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Internet à l’heure de la curée

Catégorie société
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(JPEG) Le téléchargement est devenu légal ou illégal. Pirates ou consommateurs abusés, il vous faut choisir, car ne rêvons pas, la qualité d’un mp3 légal ou non, ne restera qu’un pâle reflet du travail méticuleux réalisé en studio.

Toute forme de compression se débarrasse en premier des fichiers dits parasites. Pour une symphonie, essayez d’entendre à nouveau, le petit "gling" du triangle intervenant au quatrième temps de la cent-soixantième mesure. Idem pour la compression dvx qui figera le décor pour ne s’occuper que du mouvement. Les travellings rapides sont exempts de détails.

Alors pourquoi cette guerre ?

Les réponses ne se trouvent-elles pas dans le souvenir ?

Ne dit-on pas que l’histoire se répète inlassablement ?

Cela impose une réflexion. L’humain ne disposerait-il d’aucune mémoire, mis-à-part celle des historiens ?

Cette amnésie du peuple permet de faire perdurer les pratiques ancestrales d’une certaine "caste" baptisée élite. A la recherche d’un profit individuel, c’est toujours avec le même dédain qu’elle considère ceux-là mêmes, qui l’enrichissent...

Aujourd’hui, un grain de sable semble enrayer cette infernale machine aux rouages bien graissés. Internet est devenu un démon. La toile met à jour les carences d’une industrie aux idées étriquées, via un tunnel des libres droits de pensées mondiales.

Comment récupérer ce moyen de communication, dont les industriels ont ignoré l’existence, après une tentative commerciale désastreuse.

Durant leurs années d’absence, des défricheurs ont su exploiter ce filon de liberté, délaissé, et cet élan communautaire -souvent bénévole- a comblé les failles de jeunesse, de cet outil d’échange.

Par mégarde ou par dédain, l’instinct de survie de nos grands fauves est intervenu, encore une fois, à retardement. Aussi est-ce par la répression qu’ils comptent combler leur lacune.

Leurs ripostes sont déjà connues.

En 1981 : lancement des radios libres, quelques mois après certaines de ces radios sont déclarées Pirates par le lobby soi-disant culturel.

La faute de ces nouveaux médias , « électrons libres »,est d’ignorer les pressions d’une industrie de marketing cherchant à imposer ses produits. Puis sous couvert de lois, les ondes seront partagées et investies par ces industries. Les locaux de stations de grande écoute se retrouveront saccagés . Malgré leurs appels à une mobilisation, malgré les manifestations de soutien, le mouvement s’essoufflera vite et sans vagues.

De cette rébellion, seuls, des acteurs mercantiles en sortiront vainqueurs. Les autres se consumeront dans le placard de leurs idées chimériques.

Ce ne sont pas les exemples qui manquent, au cours de l’histoire.

Si l’on décortique le système d’une propagande, on comprend vite que la presse dissidente est utile aux pouvoirs en place, même avec un taux supérieur de publications, à condition qu’elle soit domptée. C’est le prix à payer pour un semblant de liberté.

En 2004, le problème est totalement résolu. Le milieu de l’édition écrite appartient désormais au lobby du pouvoir suprême : l’industrie de l’armement.

De ses mailles s’échappent avec pertinence calculée, une information dissidente et critique. Le véritable but étant de sacraliser un martyr sur lequel vont déferler des vérités dérangeantes. L’information sur-médiatisée lassant vite l’opinion, les médias accusateurs sont désarmés le jour du sacre. Car s’ils persistent, leurs investigations deviennent alors un acharnement personnel. Exemple, des phrases-clefs comme le meilleur des Français peuvent prendre toute leur envolée pour assurer le pardon mérité du peuple. Un martyr est né !

Le P2P est la faille pour une emprise totale du web. L’attaque est bien orchestrée et la propagande fonctionne. En France, pendant que Pascal Nègre -ventriloque VRP du milieu industriel- investit la télévision pour un martèlement de marketing, ce même lobby, suqatte tous les jours Bruxelles, afin de concrétiser le tout brevetable. A traduire : une main mise sur le monde de l’informatique, premier maillon de L’internet.

Le téléchargement de musiques ou films par des réseaux P2P commence à diviser l’opinion publique.

Des Artistes volent au secours de leur détrousseurs. De ce fait, les propos répressifs du méchant producteur se métamorphosent en miel protecteur d’une culture qui ne peut vivre sans ses maquignons. Mais ces même artistes savent-ils qu’à long terme, ce sont eux qui seront les dindons de la sordide farce ?

Car actuellement Sony Music propose d’essayer des artistes sur sa plate-forme de téléchargement légale. Bien entendu, un contrat leur est proposé et s’ils dépassent un quota de téléchargement ils se verront accéder aux portes de leur méga-catalogue.

L’artiste quant à lui, assumera sa maquette ou CD, fera sa promo, et n’aura plus qu’à attendre les miettes consenties.

Tout est bénéfice et sans le moindre coût.

Nous ne reparlerons pas de la plate-forme d’Universal musique, qui passe des accords avec la SACEM, pour ne pas à devoir payer, au prorata, les royalties des artistes téléchargés depuis deux ans.

D’autre part, les alliances passées ces derniers jours avec les producteurs indépendants, ne sont pas sans précédent. « La dernière étant celle du cinéma livré aux tentacules de la télévision privatisée. »

Le copy Left est peut-être une réponse pour le moment.

Les mentalités peuvent-elles changer au point de faire des dons aux artistes, sans intermédiaire ?

Certainement... car sinon pourquoi un tel combat ?

Cependant, si l’artiste donne tout, le consommateur lui, est formaté pour ne donner qu’au commerçant.

Question de confiance !

Lire brève du 24Janvier2005



Publié le 24 janvier 2005  par di2


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