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the piper at the gates of dawn , disque intemporel

Catégorie Musique
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(JPEG) On peut posséder un album réputé indispensable sans pour autant l’écouter régulièrement mais y être profondément attaché.

C’est le cas du premier album enregistré par l’un des groupes les plus célèbres de la planète ( et d’ailleurs....)Pink Floyd

Précisons d’abord une chose primordiale, cet album gravé en 1967 en pleine explosion du mouvement psychédélique est d’abord et avant tout un disque de Syd Barrett , le génie et fondateur du groupe de Canterbury, il compose, chante et joue la plupart des parties guitares sur la quasi-totalité des morceaux qui comoposent ‘the piper’.On peut posséder un album réputé indispensable sans pour autant l’écouter régulièrement mais y être profondément attaché.

C’est bien sûr la personalité unique, fantasque et totalement hors-normes de Barrett qui va donner à ce premier album un ton si particulier et qui va faire de ‘the piper ‘ la pierre philosophale,le mètre-étalon du mouvement musical psychédélique de toute la planète et tout comme il y avait eu un avant et un après ‘sergeant Pepper’s ’ il y aura un avant et un apres ‘the piper at the gates of dawn ’ et on peut affirmer qu’il se doit de figurer dans toutes les discothèques dignes de ce nom.

‘the piper at the gates of dawn’ qui doit son titre mystérieux à un poème de William Blake -une des idoles de Syd Barrett- va révolutionner son époque.

Evidemment et cela ne surprendra personne, c’est la découverte du L.S.D très en vogue à l’époque, qui va influencer la création et la composition de ce disque au point que Syd Barrett, déjà sérieusement perturbé ne se remettra jamais des abus de sa consommation excessive et suicidaire. Sa santé mentale va décliner rapidement au point d’etre écarté du groupe qu’il avait crée. Incapable d’assurer les premières tournées du groupe, il sera remplacé par David Gilmour pour devenir un artiste maudit.

Enregistrant quelques albums solos qui dévoileront davantage encore l’étendue de la paranoia de son cerveau malade.

Sur ce premier Pink floyd, on ne retrouvera pas les singles déjà enregistrés et encensés par le public et les critiques britanniques ;pas de Arnold Layne donc ni encore moins de See Emily play titres tous deux complètement renversants et signes évidents du genie visionnaire du groupe et de son approche nouvelle dans la façon de composer.

Ces absences remarquées font faire grincer les dents du public Londonien branché, qui ne comprend pas que des chansons symboles et aussi représentatives d’un courant et d’une époque aboutis, soient ainsi écartées mais le Floyd ne fait que répéter le coup de poker réussi par les Beatles qui avait fait de même pour la sortie de ‘sergeant Pepper’s ‘ ignorant à l’époque d’y faire figurer deux singles classés pourtant très haut dans les Charts ‘penny lane ‘ et ‘Strawberry fields for ever’ .

Autour de la comète Barrett Pink floyd se compose de Roger Waters à la basse , Nick Mason a la batterie et Rick Wright aux claviers et ce quatuor va bouleverser la face musicale du monde. Des envolées cosmiques et sidérales d’Astronomy domine qui ouvrent cet album historique en passant par Interstellar overdrive .

C’est une succession de titres inouis alternant douces mélodies , explosions sonores, souffles, échos , bruitages.

Les Etats-Unis venaient de passer à l’âge adulte du rock avec l’arrivée du Velvet Underground ,les anglais font faire de même en consacrant les Floyd comme le groupe définitif du psychédélisme.

Nous sommes en 1967 et si Pink floyd ne joue encore que dans une petite salle mythique de l’underground londonien l’U.F.O, Barrett et sa bande nous proposent dejà la musique de l’an 2000.

Bien des années plus tard, selon un processus qui parfois va leur échapper, ils vont devenir une machine de guerre pour atteindre une dimension universelle en 1973 avec le célèbrissime Dark side of the moon.

Depuis longtemps Syd Barrett aura artistiquement disparu laissant Waters et Gilmour se disputer des années durant et jusque devant les tribunaux le rôle de capitaine du vaisseau. Ils n’oublieront jamais ce qu’ils doivent au ‘crazy diamond’ (surnom de Barrett) et le titre Shine on you crazy diamond sur ‘Wish you were here en 1975 lui rendra un hommage tardif mais sincère.

Année après année, Le Floyd comme un ogre insatiable va grossir pour devenir le groupe emblématique que l’on sait mais les prémices de tout ce qu’ils vont composer durant toute leur prolifique carrière sont déjà présentes sur ‘ the piper at the gates of dawn ‘ disque fondamental , étrange , moderne , un peu schizophrène, génial toujours novateur, un disque totalement intemporel .



Publié le 25 janvier 2005  par Jimbo


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