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Prostitution

Catégorie société
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Bonsoir Franca,

j’ai lu avec attention le texte sur la prostitution de Mona Chollet que vous avez eu la bonne idée de me faire parvenir.

Je connaissais déjà son discours, que je trouvais très moraline. Ce texte est bien dans sa vision des choses. Je le trouve confus, et quoique çà et là, il y a des propos pertinents.

Ce qu’elle relève, mais avec difficulté, c’est la misère sexuelle.

Il est assez clair que si la prostitution existe, c’est justement dû à la grande misère affective et sexuelle des gens, hommes et femmes. Et rien n’est plus normal de ce fait, que la prostitution soit devenue une industrie (non une marchandise).

Dans un monde qui abonde de missiles de croisière, je ne vois pas où il y a un scandale à ce que la prostitution devienne une industrie.

Dans un monde où les rapports humains sont médiatisés par l’argent, quoi de plus logique que la prostitution se développe. C’est franchement l’inverse qui serait étonnant.

La prostitution est un travail.

Selon cette auteure, ce travail serait même côté en bourse ; c’est dire... Et c’est un travail qui s’inscrit dans la loi de l’offre et de la demande, la loi du capitalisme. Comme elle le dit, même pour la pédophilie, il y a une demande.

-  hé oui !... Monat Chollet, notre monde est celui de l’argent et de ce qui le produit : le travail.

-  C’est scandaleux ?

Pas plus que journaliste, que certains, à juste titre insultent comme journapute.

La prostitution n’est pas un métier comme un autre...
-  Au fait, c’est quoi, un métier comme un autre ?

Mona Chollet prétend que "travailler avec son sexe, ce n’est pas exactement comme travailler avec ses bras ou son cerveau."

J’aime la nuance entre bras et cerveau... Passons.

Une prostituée ne travaille ni avec ses bras ni avec son cerveau. Ben ça alors... C’est un cul de jatte !... Ah, merveilleuse Mona... Le sexe un lieu d’intimité... Ca poétise... Parce que le reste du corps, l’ensemble de son esprit, tout celà n’est pas un lieu d’intimité. Si je comprends bien, on est fait de morceaux mis bout à bout... Bizarre...

"Le refus de reconnaitre aux individus le droit à une intimité inviolable" Bien oui, c’est ça, notre monde. Il n’existe pas de lieu inviolable.

-  La bouffe dégueulasse qu’on avale, avec sa chimie, n’est-ce pas un viol des plus graves, celui de vivre ? Et qu’on ne vienne pas me dire que la bouffe est moins pire qu’un viol, à moins d’aimer le cancer...

"Le corps n’est pas une marchandise"

-  Ah ?
-  Et c’est quoi, alors ?

-  Dans le monde marchand, il existerait quelque chose qui n’est pas une marchandise ?

Etonnant, comme dirait Mr Cyclopède.

Il n’y a pas de libération sexuelle.

-  Comment pourrait-il y avoir une libération de cette nature dans un monde où abondent les missiles de croisière et les supermarchés ?

La prostitution s’inscrit dans un monde privé de liberté. Un monde qui fait de la vie, un commerce.

Richard Poulin en convient, "La prostitution prétendument "libre" relève du libéralisme et non de la liberté."

Comme pour absolument toutes les activités humaines, et peut-être même quelques-unes que l’on classe dans l’inhumanité. C’est dire...

Dans ce paradigme, la prostitution est comparable à un service social.

Je ne me prive pas de le faire remarquer à mes chères camarades esclaves d’appelation AS, qui instruisent mon dossier de rmiste. Madame Cholet est loin de tout ça, elle. Elle fait dans la journaputasserie ; ce n’est pas pareil. C’est plus recommandable.

La prostitution est une source d’argent. Facile ou non, c’est la raison pour laquelle ce travail est exercé. Il y a fort à parier que c’est la seule raison. Comme pour n’importe quel travail, d’ailleurs.

-  Vous en connaissez, des caissières de grande surface qui, après avoir touché un gros paquet au loto, continueraient de travailler ?

-  Qui donc présente l’industrie du sexe comme libertaire ?

Des noms ! je veux des noms ! A moins que Madame Chollet ne fasse des confusions de nature hallucinogène...

Je sais qu’il est à la mode de confondre, comme le fait l’escroc Onfray, l’esprit libertaire de l’anarchie, avec l’esprit d’entreprise du libéralisme.

J’aime l’approche insidueuse de l’excision avec la prostitution. Là, ça flaire l’escroquerie intellectuelle à la Finkielkraut. Passons.

Finalement, ce qui gêne dans la prostitution, c’est l’esclavage sexuel des femmes. Parce que, pour des Mona Cholet, il existe un esclavage propre qui respecte les femmes. Pour moi, l’esclavage n’est ni propre, ni sale. Il est une soumission. Et il est une soumission partagée entre homme et femme que leur condition oblige. Mais, il est juste de remarquer que dans un monde qui a fait du travail une vertu, comment la prostitution ne deviendrait-elle pas une torture aux yeux des moralistes ?

Cependant, j’insiste, si la prostitution est une torture, c’est parce que le travail est de l’esclavage.

Bien cordialement.

-les pièges du pragmatisme

de Mona Chollet

Face aux conditions de vie infernales imposées aux prostituées françaises par la loi sur la Sécurité intérieure, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer la reconnaissance de la prostitution comme un métier. A priori séduisant, le discours réglementariste mérite pourtant qu’on y regarde à deux fois. En se plongeant dans la littérature sur le sujet, on s’aperçoit que, contrairement à un abolitionnisme authentique - avec lequel les lois Sarkozy ont peu à voir -, la légalisation, qui rend respectable la prostitution, et non les prostituées, est très loin d’améliorer leur sort, quand elle ne l’aggrave pas. Favorisée par la rencontre de l’idéologie libérale et de l’actuelle vague de fond antiféministe, elle comporte aussi des implications très inquiétantes pour le statut et les droits de l’ensemble des femmes. Révélatrice de l’état des rapports entre les sexes, la prostitution est un « résultat social » et non un phénomène marginal ; elle fait de ceux qui la pratiquent les boucs émissaires de problèmes qu’elle est impuissante à résoudre. Par son pragmatisme, qui est l’autre nom de la résignation, le réglementarisme n’aboutit qu’à verrouiller et à aggraver des situations qu’une société digne de ce nom ne devrait pas renoncer à penser et à changer.

suite de l’article :
-  site peripheries.net

-  Lire également :
-  Le noir est une couleur de Grisélidis Réal
-  Le bruit cristallin d’un talon aiguille sur le macadam de Franca Maï
-  La prostitution vend un temps de travailde Gilles Delcuse

Découvrir également :
-  site les putes



Publié le 19 juillet 2006  par Gilles Delcuse


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Forum de l'article
  • Prostitution
    20 juillet 2006, par FC
    Article presque aussi nul que dificile à lire sur un artricle basé sur des références précises et documentée. Vous dites MC est un bourgeoise qu’en savez vous ? le monde est injuste et vous voulez pérénisez cette injustice... Tant pis pour nous...
    • Prostitution
      21 juillet 2006, par Delcuse
      Nul part, je n’ai écris que Madame Chollet est une bourgeoise ; je dis que c’est une journaliste, c’est à dire, "la voix de son maître". Pour ceux qui savent lire, ils verifieront aisément que dans mon texte, je ne justifie rien ; ne cherche à rien faire péréniser. Je dis que le problème fondamentale de notre monde est le travail parce qu’il est un esclavage. Et c’est celà qu’il me semble important de critiquer. Dommage que Mr ou Mme FC ne décline pas plus son identité. Comment interpréter cet anonymat ? Manque de courage ou prudent replis ?
      • Prostitution
        25 juillet 2006, par carlos
        Le travail un esclavage : un peu réducteur et caricatural non ? Je pense aux réflexions de Primo Levi sur son métier de chimiste. Il ne le prend pas du tout comme un esclavage.
      • Prostitution
        31 août 2006, par FC
        Comme cet article est bien écrit pour une journaliste qui critiquais Fourest sur les mêmes points, elle osais remettre en cause l’anti-impérialisme Islamique, moquer Tariq Ramadan et pire que tout, s’opposer aux collectifs pour la défense des gamines voilées. Leurs arguments étaient pourtant les mêmes que ceux de madame Chollet à l’heure acteuelle comment peut on promouvoir l’esclavage des femmes en terre musulmans à travers une prison de soie au prétexte de quelques provocatrices imbéciles et immatures, désormais les Indigents de la Ripoubelle nous sommes d’applaudir des deux mains les prédicateurs musulmans qui font un travail d’islamisation dans les banlieues sous prétexte d’être qualifier de colonialisme. Revenons à nos moutons, certaines prostituées revendiquent leurs esclavages car personne n’échappe à l’aliénation capitaliste, elles souhaitent un égale asservissement des femmes et des hommes aux lois du marchés, ce qui existe déjà. A ce propos, je me souviens de théoriciens qui souhaitaient eux, la fin des religions, des classes et l’abolition de l’esclavage dont la prostitution... Des colons et des bourgeois sûrement...
  • Prostitution
    25 juillet 2006, par L.D.

    Cher Gilles Delcuse

    Je découvre dans votre article du 19 juillet 2006 que la prostitution est tout simplement une source d’argent et un service social. Vous même manquant du premier (le rmi, ne mène pas loin) et semblant éprouver un vrai désir de soulager l’humanité de ses souffrances, vous voilà dans la position idéale pour alléger le fardeau de toutes ces femmes qui souffrent. Je ne parle évidemment pas des prostituées qui se contentent de gagner leur vie bon an mal an, mais de toutes ces femmes, frustrées par leurs partenaires et qui ne peuvent faire appel à un prostitué (ils sont si rares). Peut-être y avez-vous déjà pensé, commencé à racoler, et disposez de tarifs raisonnables pour, par exemple ce cunnilingus si souvent négligé (j’espère que vous vous alignez sur vos consœur pour ne pas le rendre plus cher que la fellation, ce ne serait pas très équitable). Ou alors avez-vous pensez à offrir, pour une somme accessible, votre cul à l’expérience unique de la sodomie à toutes ces femmes qui rèvent d’un gode ceinture pour se sentir homme un instant. Pourra-t-on vous fouetter ? Vous pisser dessus ? Ou même, vous embrasser, etc...

    Peut-être pourriez-vous faire paraître sur ce site le tableau de vos actes de façon à ce que l’information circule largement. Je suis certaine que vous pourriez gagner plus que le rmi en moins de temps qu’il n’en faut pour faire le tour des services sociaux. Ce serait un acte de courage, montrer que vous assumez entièrement vos propos, bref, joindre le geste à la parole. Enfin cela donnerait certainement du cœur à l’ouvrage à vos consœurs qui ont peut-être parfois l’impression que le corps des hommes est sacré alors que le leur est juste bon à consommer.

    PS : n’oubliez pas de mettre une photo de vous afriolante, comme vous savez si bien le faire quand il s’agit de parler des prostituées.

    PS 2 : Vos revenus augmentant, vous pourrez même enfin bénéficier de prestations sexuelles d’autres travailleurs et travailleuses du sexe.

    • Prostitution
      27 juillet 2006, par Gilles Delcuse

      Chère anonyme interlocutrice,

      Votre texte anonyme et sans adresse, j’ose espérer par prudence plutôt que par lâcheté, peut-être écrit sous la forme sexuellement orientée femelle, (mais, il aurait pu être écrit par un mâle), montre l’incompréhension du débat que je cherche à ouvrir, le mépris pour tout ce qui est de nature sexuelle, l’infâme pitié à l’égard des femmes prostituées, et le fantasme qu’un tel sujet réveille.

      Très chère anonyme interlocutrice, vous vous trompez sur un premier point, je n’éprouve pas de désir vrai ou supposé, de « soulager l’humanité de ses souffrances. » .Je ne suis pas de l’engeance des prêtres, des curés et autre Abbé Pierre ou Mère Thérésa. Cela déjà indique le peu d’attention que vous portez à mes textes.

      Le manque d’argent, la chose la plus commune que l’on puisse rencontrer, est certainement pour beaucoup dans la souffrance, la misère, les tortures, que le monde, notamment par le travail, cette activité bornée et dangereuse, répand sur la terre entière. C’est ce qui explique que certaines femmes, et certains hommes préfèrent vivre de la prostitution que du rmi. En effet, vous n’avez pas manqué de souligner que c’est le manque d’argent, et non son abondance, qui fait que des gens vont exercer une activité autrement lucrative, plutôt que de sombrer dans le renoncement, et subir le quotidien des salariés. Quant à moi, je ne soufre pas du manque d’argent, parce que le rmi suffit à me permettre de m’adonner en toute gratuité, à l’une des activités que je chéris, l’écriture ; la deuxième étant essentiellement sexuelle, justement. Je vous laisse juge des fantasmes qu’une telle activité semble produire dans votre cervelle tourmentée.

      Mais, justement, venons-en à la sexualité, puisque vos propos sont, en fait, entièrement tournés vers le fantasme réputé, mais à tort, d’être homosexuel, le fantasme de la sodomie. Il est probable que vous ne pratiquez pas cette posture digne du Kama Soutra. Vous n’imaginez pas le plaisir dont vous vous privez... Je peux vous confirmer que, avec une amie, nous ne nous privons pas de faire usage d’un god ceinture. A notre époque du latex, il eut, quand même, été dommage de se priver d’un luxe si accessible. Quant à me fouetter, l’Etat me faire subir assez ce genre de coup pour que j’en redemande avec mes propres ami(e)s. Me pisser dessus ? Tous les nourrissons vous diront combien c’est délicieux. Mais, j’ai passé l’âge ; enfin, c’est ce qu’on m’a dit... Et du caca ? Non ? Je vous devine perverse, vous.

      Vous faites preuve d’un sexisme qui n’a rien à envier au racisme, et vous confondez les jeux sexuels SM, la pathologie masochiste, la pathologie sadique dont l’exemplaire Dutroux est resté dans les mémoires effrayées, et le travail de prostitution.

      Vous affirmez, assez naïvement, que les femmes rêvent de se sentir homme. On n’est pas homme ou femme sexuellement, mais psychologiquement. L’orientation sexuelle de l’individu traduit sa psychologie, non sa nature. La nature sexuelle de l’homme et celle de la femme sont la même, celle d’être du genre mammifère. Vous avez dû apprendre ça à l’école. Mais, précisément, nous transcendons (normalement) notre nature, notre animalité, pour se faire Humain, c’est-à-dire autre chose que ce pourquoi nos organes nous prédisposent. La nature sexuelle de l’animal le prédispose à engendrer. Pas chez l’homme, qui en a fait un plaisir. Et, dans les sociétés fondées sur des rapports de domination, un commerce. Devrais-je préciser que la prostitution est un commerce ? C’est précisément ce rapport que je critique dans la prostitution.

      -  Qu’est-ce qui vous gêne, dans la prostitution ?

      -  Que cela vous renvoie, à vous, l’image de votre propre soumission ?

      Vous avez raison.

      La prostitution, à l’égale de votre existence comme de la mienne, est une soumission. Comme vous, et comme les prostitués, je suis soumis à l’argent, et, donc, au travail.

      -  Vous pensez sincèrement que dans le monde, le corps masculin est sacré, tandis que le corps féminin est juste bon à consommer ?

      Ce ne sont pas des corps, qui sont sacrés ou consommés, mais des marchandises, par définition, privées de sexe.

      Une femme, prostituée ou non, est d’abord une femme, biologiquement parlant ; un homme, rmiste ou non, est d’abord un homme, biologiquement parlant. Cela se complique lorsqu’on tente une définition philosophique, parce que l’espèce humaine agit sur sa nature.

      -  Depuis qu’on a marché sur la Lune, vous auriez dû vous en rendre compte, quand même... Alors, de quoi s’agit-il ? De ce que nous sommes sexués. Ah, la belle affaire... Et vous semblez en connaître un rayon, question accessoire, en tous les cas. Ben oui, on a un cul. Et ce qui vous gêne, c’est que ce cul peut faire gagner de l’argent à des hommes, des femmes, et peut-être même à des cul-de-jatte... C’est dire...

      Vous avez raison, le cunnilingus est trop souvent négligé ; pire, il est trop souvent mal exécuté. Je vous rassure, c’est pareil pour la fellation. Que voulez-vous, la tendresse n’est plus de ce monde, et sucer avec la langue devient un travail épuisant....

      -  Un travail de spécialiste ???

      Vous semblez être prête à verser de l’argent pour que quelqu’un satisfasse vos fantasmes. Et, à vous lire, la liste semble non exhaustive. Jusqu’à suggérer être embrassée...
      -  Manqueriez-vous autant d’amour, d’amour véritable, que vous confondiez un baiser avec un service sexuel ?

      Sachez que les prostitué(e)s, dans le cadre de leur travail, n’embrassent jamais. Si c’est un baiser que vous désirez, je suis prêt à vous en offrir un, sincèrement, sensuellement, et en toute gratuité, parce que, derrière votre courroux, je sens bien que c’est de tendresse dont vous parlez. Et c’est de tendresse, dont je parle, bien que vous ayez compris l’inverse. Sachez qu’après leur travail, les prostitués aussi, on leur moment de tendresse. Certaines sont mère de famille. Ne vous méprenez pas, la prostitution est un travail qui s’arrête à la porte de la vie privée.

      Vous parlez d’acte de courage, de propos qu’il me faudrait entièrement assumer... Je vous ferais remarquer que, pour ce qu’il est du courage, vous ne montrez pas l’exemple. Et quant à assumer vos propos... A qui, alors, peut-on répondre ?

      (PS : mon affriolante photo, entièrement nu, de tête en pied, se trouve en page d’accueil de mon site, http://destroublesdecetemps.free.fr)

      • un homme nu ? où ça ? où ça ?
        27 juillet 2006, par ducon

        Bon je vais répondre en vrac à ce que m’inspire les diverses interventions pas piquées des hannetons...

        Ben... je suis vachement déçu, merde alors !

        Je me précipite pour voir la photo affriolante de Gilles à l’adresse qu’il indique, et je me retrouve devant une gravure d’un squelette pensant...

        J’me suis bien demandé si j’avais pas encore fait une photte d’aurtôgaffe dans l’adresse tapée dans mon butineur bricolé... mais il semblerait que non !

        bon d’accord, j’vois bien qu’il doit y avoir un humour conceptuel derrière tout ça, histoire de détendre l’athmosphère scandalisée du débat...

        mais quand même, franchement, moi qui n’ai rien d’autre à me mettre à l’oeil que quelques images d’humains ayant eu droit à beaucoup plus d’expériences tumultueuses et chaleureuses, aux descriptions desquelles je reste sans voix, puisque j’en suis à faire des hypothèses sur le sens des vocables employés, n’ayant jamais eu d’échanges charnels en nombre suffisamment marquant de bonheur pour cause de non intégration socialo-animale... et manque de motivation personnelle très marquée pour les graisses humaines humides et vaniteuses...

        bref je ne suis même pas onaniste par plaisir ! mais juste par défoulement hormonal en quelque sorte, souvent sans même penser à grand chose, et aussi parce que j’ai remarqué que ça m’évitait les désagréments de la cartographie nocturne et poisseuse...

        y’en plein qui doivent se dire : qu’est-ce que c’est que ce coincé qu’à même pas honte d’être aussi con ...

        là, franchement, je peux servir de valorisateur au camarade auteur qui n’y va pas par le dos de la cuillère pour faire bouger les méninges...

        (bon, y’a des fois où il pourrait peut-être ne pas se précipiter dans ses expressions, mais c’est aussi son côté généreux impulsif, je suppose...)

        bref, le sexe m’est très curieusement étranger... et pourtant je suis très fouineur un peu tête chercheuse quoi hein !

        alors, ce qui m’intéresse dans vos échanges, c’est combien son marchandage suscite d’affrontements conflictuels :

        mais putain, merde,

        (je trouve que ça va bien avec le sujet ces mots là)

        faudrait quand même reconnaître que si c’était si bon que tout le monde s’évertue à le faire croire, peut-être bien que ça vous inspirerait autre chose...

        ou alors,

        c’est justement parce que votre espèce animale est si bien inspirée par la bonté des rapports inter-individuels que la moindre bonne chose devient la cause des pires méchancetés...

        dans l’empire de la jalousie, les frustrés sont ... rois, reines, élus, électeurs ?

        y’a un truc qui m’amuse de plus en plus dans beaucoup d’interventions et de réponses des auteurs agressés ou valorisés... c’est l’histoire de l’anonyma...

        m’enfin Gilles !

        (et les autres aussi, hein, j’ai les noms, si, si)

        restons réalistes ! Nous sommes sur le "net" ! et avec un minimum de savoir et d’astuce technique, il est possible de se planquer derrière un masque d’ip, un pare feu et quelques bricoles de plus... y’a même récemment chez www.framasoft.net la présentation d’un logiciel vous permettant... ben z’avez k’a aller voir vous-mêmes : et ça marche pour les non-unixiens et non-linuxiens aussi leur truc...

        bref tout ça pour dire que même si je vous donne une adresse de courriel, une page de présentation prétendument personnelle... allez savoir qui se cache vraiment derrière tout ça, et si je ne récupère pas l’identité de quelqu’un d’autre, simplement histoire de me marrer...

        aller, faites pas cette gueule, ’savez très bien que y’a des tas de petits jeunes attardés qui jouent à ça très tôt et qui continuent quand y savent plus quoi faire...

        y’a plus sérieux : je pense que ce qui est important c’est l’échange d’expression que permet l’outil électronique. les vraies identités sont celles que l’on se reconnait dans le réel

        j’ai suffisamment été rejeté dans mon réel autant que j’ai suffisamment été obligé de fuir après avoir du faire le fayot ou "la pute" pour faire la différence entre une occasion d’être vraiment courageux d’être soi-même et une autre... ridicule de prétention ou de naïveté

        Et je pense que beaucoup d’anonymes l’ont vécu autant que moi

        j’ai suffisamment cotoyé de gens devant aussi se prostituer de diverses façons, y compris sexuelle, et des deux sexes, qui ne pouvaient prétendre à aucune aide sociale, pour autant reconnaître le besoin d’argent, que le travail sexuel de gens sans que cela ne me pose de questions morales, d’état d’âmes, de révoltes et de je ne sais quoi d’autre encore !

        je sais moi-même que même si je racolais, je ne me ferai ni client ni cliente : je n’ai ni amante, ni partenaire... et il y a longtemps que j’ai compris qu’il ne fallait nullement que j’espère grand chose d’agréable de tout cela... car je n’ai absolument rien d’attractif en cette "discipline"...

        le sexe est un "moyen" de se reconnaître mutuellement membres d’une communauté animale et culturelle : réfléchissez au comment dès vos premières années se construisent vos identité, vos notions de membres d’un groupe, vos notions de ce "qui se fait" de "ce qui se dit" de "ce qui de se dit pas", de "ce qui ne se fait pas"...

        faites votre propre ethnologie : regardez-vous comme des aliens vous regardent et faites-vous peur...

        bande de nantis !!!!!

        mais les humains sont si honorables, qu’ils se prétendent au-dessus de tout ça ...

        vous avez tous et toutes vos rejets qui vous permettent de définir les limites de votre horizon d’acceptabilité, de tolérance...

        ce qui me dégoûte dans la prostitution, c’est de faire quelque chose qui moi me dégoûterait : lécher le cul ou le sexe de gens sans poils (sans fourrure) putain, merde, (ben quoi, c’est chez vous que j’ai appris à parler comme ça) c’est dégueu !

        ce qui me fait peiner dans le travail, c’est de faire des trucs d’autant plus mal payés qu’ils sont pénibles, c’est donc d’être exploité,

        pire c’est de sentir souvent que le salopard qui me paie mal ou pas du tout

        et qui détourne aussi l’état et la concurrance car d’autres eux paient mieux et aussi leurs charges... du coup ils gardent leurs personnels et ne peuvent pas sauver le monde en embauchant tout les chômeurs... si si y’a des patrons qui ont des réputations comme ça dans certains patelins et la réputation ils ne l’ont pas volée...

        mais bon du coup on n’en parle pas ! d’ailleurs ce sont des gens pudiquent ! alors que les salauds ils ont droit aux feux de la rampe et ils adorent ça !

        bon tout ça à un rapport si si ! et très sérieux !!!!!

        celui de la pudeur et du rapport à l’intimité

        sans blague !!

        qu’est-ce qui fait que l’on distingue son espace publique et son espace intime, si ce n’est la limite de ce que l’on accepte d’échanger et la façon de l’échanger et avec quel autre "autrui"

        ben réfléchissez-y et là peut-être bien que vous aurez des choses à reconstruire ensemble (au lieu de vous envoyer des légumes pourris à la gueule)

        je critique mais je vous donne quand même une piste de rédemption car je suis celui qui sait : sans dec’

        bon ben à part ça...

        mon nom c’est ducon comme ma qualité et mon identité en plus je détourne l’ordinateur d’un brave type qu’a laissé sa baraque ouverte et je tape avec des gants de ka où tchou récupérés dans sa cuisine ...

  • Prostitution
    14 août 2006

    bonjour...

    Monsieur Delcuse nous dit qu’il ne faut pas confondre l’esprit libertaire de l’anarchie avec l’esprit d’entreprise du libéralisme... mais son site renvoie au site "les putes" qui lui même trouve certains de ses arguments sur le site www.quebecoislibre.org qui est un site "libertarien" et "anarcho-capitaliste"...

    un jour ou l’autre les libertaires se rendront compte qu’ils ont été les idiots utiles du libéralisme...

    la psychanalyse, malgré ses nombreuses limites, offre à chacun qui en fait l’effort la possibilité de sortir de l’infantilisme en apprenant (ce que des parents déficients n’auront pas su lui apprendre) que le monde ne tourne pas autour de l’axe de son sexe... mais évidemment, en toute bonne logique, Monsieur Delcuse la voue aux gémonies...

    • Prostitution
      14 août 2006, par Delcuse

      Monsieur,

      ce que vous dites de la psychanalyse est éronné. La psychanalyse n’offre rien, et surtout pas la possibilité de sortir d’un infantilisme qui ferait tourner le monde autour de l’axe de son sexe. La psychanalyse est une théorie, que la pratique particulière tente d’aider le client (et non le patient) à faire emmerger à sa conscience ce qui est cause de troubles dans sa vie, du fait de la non conscience de ces causes, et de la gêne que ces causes provoquent par leurs manifestations incontrolables. De plus, je ne confonds pas les diverses formes de pathologies dont rend compte la psychanalyse, avec l’infantilisme. Par ailleurs, il est malheureux que le monde ne tourne pas autour de l’axe de son sexe, parce que, pour le coup, à s’occuper de son cul au lieu de celui des autres, il y en aurait beaucoup comme moi qui commencerait à respirer. Sachez que je ne suis pas responsable des liens que renvoient les sites qui figurent sur le miens, mais seulement du choix d’y voir figurer tel site plutôt que tel autre, pour des raisons qui ne sont pas forcement en rapport avec mes propres idées, et pour la durée qui sert le débat qui retient mon attention, dont ce lien est en rapport. Enfin, je ne me revendique d’aucun parti, d’aucune orientation politique, religieuse, ou idéologique. Je ne me reconnais pas non plus dans le cadre étroit que portent les divers variantes d’une anarchie moribonde. Je ne suis d’aucune appartenance. Et s’il m’arrive de me référer à l’anarchie, c’est dans la strict définition qu’en donne Bakounine. Vous comprendrez que je rejette sans ménagement les fausses appelations comme Libertarien, par exemple. Cependant, l’apparition execptionnelle, de mots chargés idéologiquements ou émotionnellements, sous ma plume, n’oblige en rien à porter des jugements comme vous semblez l’affectionner avec une pointe de mépris dans votre réponse. Vous pouvez observer que votre intervention n’a pas permis de faire avancer le débat sur le sujet par lequel vous vous êtes, pourtant, manifestés.

      • Prostitution
        16 août 2006

        ... et pourtant, je pense bien faire avancer le débat en indiquant au lecteur que la "liberté de se prostituer" est défendue avec les mêmes arguments par la mouvance "Libertarienne" ou "anarcho-capitaliste", idéologies ultra-libérales qui ne jurent que par la propriété privée de toute chose.

        Ainsi, sur l’encyclopédie libérale en ligne Wikibéral (http://www.liberaux.org/wiki/index.php) , à l’entrée « Prostitution », on trouve ce commentaire :

        "Les hommes et les femmes, du fait qu’ils sont libres en droit et qu’ils sont des adultes responsables de leurs actes, peuvent louer leurs services sous diverses formes, et notamment gagner de l’argent en proposant des relations sexuelles payantes. Nul ne peut les empêcher de se prostituer, car cela reviendrait à les désaisir de la propriété de leur corps. La morale peut réprouver cette relation commerciale, mais pour un libéral le droit n’a pas à proscrire ce type de contrat."

        La suite du commentaire n’est pas piquée des vers :

        "...l’Etat empêche les prostituées de s’établir librement, de proposer leurs services au grand jour, dans des conditions d’hygiène et de sécurité maximales. Elles sont obligées de passer par un proxénète (certaines sont même forcées à se prostituer par ceux-ci) avec la bénédiction des policiers, qui ont ainsi un moyen de pression sur les proxénètes"

        les proxos ne seraient donc pas du tout les sombres crapules que l’on croit, mais bien les anges gardiens de nos travailleuses indépendantes du sexe, volant à leur secours devant l’agression sournoise des flics corrompus, forcément corrompus... finalement, rien d’autre que de gentils chefs d’entreprise de prestation de service de protection harcelés comme leurs protégées par les forces maléfiques de l’Etat méchant-méchant (flics, inspecteurs du fisc, inspecteurs du travail et autres « parasites »)... sourire.

        On trouvera le même genre de prose pour justifier le droit de faire ce que l’on veut de sa vie et de son corps, rouler à 300 km/h (en voiture, pas en TGV qui est un moyen de transport collectiviste), se droguer, se suicider et, bien entendu, c’est dans l’air du temps, vendre tout ou partie de son organisme... sourire jaune.

        J’invite amicalement les « libertaires » et autres « anarchistes » qui se veulent « de gauche » à explorer la blogsphère « libertarienne » et « anarcho-capitaliste ». Ils verront comment la notion de « liberté individuelle » peut être interprétée par les tenants du « tout marché » et comment il en découle que nous ne sommes les uns et les autres, selon cette théorie, rien de plus que des parties contractantes responsables, forcément responsables (au passage, les libéraux trouvent l’état trop lourd et les lois trop complexes, mais ils ne sont pas choqués que les clauses d’un contrat d’assurance fassent trois pages écrites dans un charabia illisible avec des caractères lilliputiens !).

        Surtout, ils verront que ces anarchistes « de droite » (bien que ceux-ci se défendent d’être de droite ou de gauche, bien entendu, vieille rengaine) partagent avec eux un anti-étatisme, un anti-christianisme et un anti-marxisme assez conventionnels en cette époque post-républicaine.

        Quant à la psychanalyse, je laisse à chacun le soin de vérifier par la pratique sur soi ou par le regard sur l’autre, en particulier par le souci d’élever des enfants ou par celui de négocier avec de prétendus adultes, si les concepts de stade oral, stade anal et stade génital sont des concepts inopérants ; par là même, de constater si le système dit « société de consommation », avec tout l’appareil de propagande qu’il a développé ne donne pas chaque jour la preuve qu’il cherche à maintenir chacun dans un état d’infantilisme en verrouillant ses blocages à ces stades ; de voir comment la « fabrique de crétins frustrés et fiers de l’être » fonctionne à plein régime... il n’y a que les vieux « anars » pour s’en satisfaire dans un nihilisme de pacotille (tout le monde n’a pas le talent de Léo Ferré, ni les droits d’auteurs) et contrairement à ce que prétend Brel, il ne faut aucun talent pour être vieux sans être adulte, un nombre grandissant de crétins nous le prouve chaque jour. En revanche, il faut beaucoup de chance et/ou d’effort pour être adulte sans être vieux.

        La prostitution telle que les « légalisateurs » veulent nous la présenter (des entrepreneuses indépendantes de service sexuels responsables) n’est qu’un des aspects du « DisneyLand » planétaire qu’on nous prépare... c’est « la liberté dans le bac-à-sable sous vidéo-surveillance ». Si vous voulez une autre image, c’est la « rave-party » où tout commerce, même illégal, peut s’exercer librement sous la protection dévouée d’ONG humanitaires (privatisation de la charité) et sous l’œil vigilant d’un cordon de CRS coordonné par Monsieur Le Préfet sur ordre de Monsieur le Ministre de l’Intérieur... il y a des gens qui se disent « de gauche » que cela ne choque pas et même qui trouvent ça « trop cool »...

        Oui mais, n’en déplaise, la Vrai Vie, elle est de l’autre côté des clôtures de « DisneyLand », au-delà des limites du bac à sable, derrière le cordon de CRS... Et s’il y a une révolution à faire, c’est de ce coté là, du coté de la vie quotidienne...

        Lectures amicalement conseillées : « impasse Adam Smith » et autres livres de Jean Claude Michéa (Ed. Climats) et « le complexe d’Ubu » de Jean Claude Liaudet (Ed Fayard)

        • Prostitution
          18 août 2006, par delcuse
          Voilà ce qui s’appelle ne pas être compris, avec les contres sens, voir les non sens que cela entraine. Il ne me semble pas avoir fait l’apologie de la prostitution, ni de parler en terme de liberté en ce qui concerne cette activité. Je dis que la prostitution est un travail, c’est-à-dire un esclavage. Franchement, les gens qui savent pas lire commence sérieux à m’agacer. La soumission émotionnelle de mes contradicteurs n’élève pas le débat que je tente d’ouvrir. C’est bien dommage. Associer anarchie et capitalisme, c’est carrément faire volontairement une confusion, que je suis pas loin de soupçonner venir du travail d’un agent de l’Etat (pour rester correct...).
        • Prostitution
          12 septembre 2006, par non crs

          En tout cas, quand des crs se font attraper pour proxénètisme ou encore récemment racket de taxis, l’affaire est vite étouffée. Ca fait pas le même bruit que trois arabes qui brûlent des voitures. Normal, c’est pas sur TF1 que ça va passer, et une fois l’affaire sous la tutelle de la police des polices... plus un mot...

          C’est beau la liberté d’expression dans notre pays... Vivement 2007 sous Sarkozy...

          • Prostitution
            14 octobre 2006, par cécomça
            Lisez Virginie Despentes sur le sujet elle a une approche très intéressante et elle a le mérite de savoir de quoi elle parle, merci à elle !
  • Prostitution
    3 octobre 2016, par Anindita Keisha
    Youre so cool ! I dont suppose Ive read anything like this before. So nice to find somebody with some original thoughts on this subject. realy thank you for starting this up. this website is something that is needed on the web, someone with a little originality. useful job for bringing something new to the internet ! Website Information Visit
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