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Après l’homme, la bête

Catégorie société
Il y a (17) contribution(s).

(JPEG) Lorsque je pense à notre condition moderne, triomphe du libéralisme - qui par un merveilleux processus d’individuation devrait faire de nous des êtres autonomes, indépendants en nous séparant les uns des autres- je saisis rapidement la supercherie. La seule indépendance à laquelle nous ont conduits des siècles d’évolution de l’homme est la capacité qui consiste à considérer et à montrer aux autres que l’on n’a pas besoin d’eux pour vivre.

L’époque nous veut égoïstes et forts de notre capacité à tenir les autres à distance.

Le gagnant de l’époque est a-émotif, entièrement centré sur la capitalisation de ses bénéfices personnels, à la recherche de la maximisation du profit immédiat, il dénie avoir besoin d’autrui, mais en se séparant des autres, de la matrice qui nous contient, l’être humain se perd lui même dans ce leurre d’autonomie qui n’est plus lui.

Nous avons foncièrement besoin les uns des autres.

Nous ne pouvons nous contenter de rapports compétitifs, nous avons besoin d’un supplément d’âme annihilé par l’évolution historique, économique qui façonne aujourd’hui la quasi totalité des représentations humaines.

L’uniformisation de la pensée forme aujourd’hui un îlot comportemental minimum auquel il faut adhérer pour ne pas être rejeté par un monde qui cultive le rejet de la différence. Ce qui semble très dévastateur est que la marge de façon d’être au monde autorisée ou acceptée semble se réduire comme une peau de chagrin.

Le contestataire passe pour un dingue, l’artiste pour un illuminé lorsqu’il ne répond pas aux besoins productifs.

-  Existe-t-il encore des interactions, des rencontres humaines spontanées qui font fi de l’interface spectaculaire au sens de Debord comme média de la communication ?

Certains puristes pourrait-on croire, s’évertuent à conserver des valeurs humanistes et vertueuses mais au fond cette espèce d’humains a laissé la place à l’homo libéralicus de pointe avatar de l’homo économicus son brouillon, académiquement établi .

-  L’homme est t-il plus égoïste aujourd’hui qu’autrefois ?

L’individualisme caractéristique de l’époque le laisse à penser et la compétition comme mode relationnel et lien social, nous éloigne les uns des autres en scandant notre suprême autonomie.

Le déclin des formes institutionnelles qui ont fondé la société du passé, n’est pas la fin du monde social mais ce berceau de l’hyper individualisme forme l’éclatement moderne du lien social humain .

-  Mais alors n’y a t il rien d’autre dans cette solidarité mécanique que la destruction lente de ce qui nous reste d’humanité : les liens non compétitifs que nous entretenons aux autres ?

Espérons un retour du refoulé, j’entends l’amour et l’amitié si ces mots correspondent à des réalités humaines, s’ils ne sont pas aussi des leurres langagiers pour encadrer des formes particulières d’arrangements humains reposant sur des fondements matérialistes et narcissiques.

Ne soyons pas trop négatifs sur l’évolution humaine, chaque époque à ses prophètes du mal et se positionner du point de vue nihiliste de l’appréciation de nos civilisations apparaît comme un exercice aisé, fort banal et démagogique.

Toutefois, au stade où nous en sommes et avant que le marché n’ait réalisé le bien être du plus grand nombre -dans et par- la consommation -source intarissable de bonheur terrestre cela ne fait aucun doute- adorons notre nouvelle liberté qui en lieu d’autonomie et d’indépendance, d’individuation, nous isole tandis qu’en lieu de lien social nous sommes en compétition, et qu’en lieu de projet de vie nous sommes capitalistes. Le constat alors est qu’en lieu d’aimer nous sommes froids et distants tels nos ancêtres arthropodes ou reptiliens, à défaut d’évoluer nous redevenons ce que des siècles d’évolution n’auront pas réussi à éradiquer dans notre nature :

de carnassiers prédateurs



Publié le 22 juillet 2006  par Virginie


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Forum de l'article
  • Après l’homme, la bête
    25 juillet 2006, par jean-marc

    Bonjour,

    L’historien dira encore une fois : "homo sapiens agressans !"

    Alors que chacun "sait" que cela n’est pas vrai et clame : "homo sapiens amans !"

    Comment résoudre cette contradiction ?

    • Après l’homme, la bête
      26 juillet 2006, par Virginie Rigot

      bonjour jean-marc, tout est une question de point de vue : une partie des "homo sapiens " tiennent peut être du bonobo et sont "amans" et sociables, tandis qu’une autre partie des homo sapiens tiennent plutot du chimpanzé, conquérants voraces et guerriers. Cette dernière catégorie est appellée, il me semble, mâles alpha par les éthologues.

      La théorie du soit bonobo/soit chimpanzé me convient bien, bien que nous puissions sans doute être un peu les deux à la fois en fonction du contexte, "amans" ou "agressans". Le risque n’est il pas en nous divisant en deux catégories si opposées de reproduire le dualisme chrétien : d’un coté le bien de l’autre le mal ?Bref, je pense que l’ère du management, de la compétitivité, de la rentabilité et du productivisme n’a rien d’un havre de paix et que nous nous comportons à cet égard comme n’importe quel prédateur lorsqu’il s’agit de conquérir des parts de marché par exemple.

      Toutefois, cela n’a rien non plus de très nouveau d’un point de vue historique, pensons à notre art de la guerre par exemple.

      Enfin, il est bon de penser que l’amour existe même si les médias de masse ont tendance à le réduire à sa plus simple expression d’instinct sexuel (exemple des divers show tv pourris de l’été et autres sites "sexy")

      A bientot pour de nouvelles aventures terrestres.

      • Après l’homme, la bête
        27 juillet 2006, par jean-marc

        Salut virginie,

        Les catégories du bien et du mal sont des catégories liées à la capacité du jugement. Autrement dit, et pour faire vite, à notre capacité de distinguer la réalité de l’illusion. Un poisson péché pense que l’appât est une proie et est incapable de faire la différence entre cette illusion et la réalité (la pèche). C’est à cause de cette idée de "jugement" qu’on ramène toujours notre comportement à un principe de croyance (la religion) lequel est basé sur le jugement.

        Un "homo sapiens agressans" est le propre de l’homme qui juge tandis que l’"homo sapiens amans" est le contraire : "celui qui ne juge pas" ou encore "celui qui accèpterait son incapacité à distinguer "la réalité de l’illusion".

        Nous avons passé notre temps, environ plus de 2500 années, à réfléchir sur cette question. Il serait peut-être temps de la dépasser. [Cette argumentation est inspirée des théories du biologiste constructiviste Humberto Maturana.] Aujourd’hui, nous ajoutons comme voile suprême celui de la marchandise, du système marchand afin de reporter la faute donc le jugement sur ce système alors que le fond du problème est peut-être ailleurs.

        L’amour existe et rend l’humain beau. Le plus beau film de "cul" que j’ai vu est "fuses" par l’artiste Carolee Schneeman tourné en 1967. Un somptueux collage/montage ayant pour sujet l’amour. Rien à voir avec le porno mercantile parce que justement le film parle d’une relation amoureuse où les corps ne s’exposent pas en simulant (illusion/réalité) mais vivent l’amour et c’est peut-être cela qui rend ce film beau tout simplement et qu’il n’a rien de sexuel au sens mercantile du terme... D’ailleurs le fond sonore de ce film est le flux et le reflux de l’océan.

        A bientôt.

        • Après l’homme, la bête
          27 juillet 2006
          bonjour, lorsque je vous lis j’ai le sentiment que nous pourrions étaler nos bribes de sciences a l’infini : le réel/réalité renvoie à la fameuse caverne de platon ect..quant au corps produit du marchandizing il y a long à dire aussi..bref merci pour votre réaction à ma réaction. Virginie.
      • Après l’homme, la bête
        15 septembre 2016, par rahmi23
    • Après l’homme, la bête
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      GEJALA STROKE

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      15 septembre 2016, par rahmi23

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      15 septembre 2016, par rahmi23

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      Gejala Asam Urat Yang Parah Dan Cara Mengatasinya

      Inilah Gejala Asam Urat Pada Kaki Yang Biasa Terjadi

      Gejala Asam Urat Yang Tidak Boleh Diabaikan

      Gejala Asam Urat Dan Metode Pengobatan Secara Alami

  • Après l’homme, la bête
    13 octobre 2006

    Bonjour Virgine,

    puisque votre article évoque le concept de "séparation" et que plus loin vous invoquez Guy Debord, je nous suggère d’aller peu plus loin sur ce concept pour comprendre (peut-être) où la désolidarisation des êtres humains (dans ce qui reste de notre civilisation) trouve son ancrage.

    La "société du spectacle" n’est pas seulement ce système où l’individu est séparé des autres, ce qui induirait la désolidarisation. C’est avant tout le système où l’individu est séparé de lui même, au "spectacle" de lui même, non pas vivant mais au spectacle de sa vie, dans une fiction permanente : le travailleur qui se regarde travailler, l’artiste qui se regarde faire l’artiste, l’amant qui se regarde faire l’amour, le blogueur qui se regarde bloguer, le militant qui se regarde militer, etc. Bref, l’ouvrier qui se regarde oeuvrer plutôt qu’être "à l’oeuvre", celui "qui se la joue"...

    Le système libéral a parfaitement intégré les moyens qui lui permettent d’exploiter de façon perverse le narcissisme infantile pour nous maintenir dans le "spectacle". Par le fait, parce que dans ce système nous serons toujours insatisfaits par la qualité de notre "prestation", il fait de nous des frustrés et des angoissés permanents parfaitement adaptés à la société de sur-consommation.

    Dans ce sens, le système libéral ne nous pousse pas véritablement à être autonomes ou indépendants les uns des autres. Tout au contraire, il génère de nouvelles et artificielles formes de solidarité, notemment à travers les communautarismes qui n’ont pour but que de fédérer des angoisses et des frustrations autour de causes simplistes et contre des "boucs émissaires". C’est le modèle de la "société" américaine qui, dans une guerre civile permanente, monte les populations les unes contre les autres pour assurer la tranquillité de la classe dominante.

    La première subversion, si l’on souhaite réellement démonter ce système, consisterait donc à "se réunir" soi même pour "mettre la crosse en l’air" de façon réellement efficace. Je pense que, dans un contexte historique et culturel très différent du notre, c’est ce que voulait dire Debord qui demeure un très grand moraliste. Pour tous ceux qui par-ci, par là "se la jouent" révolutionnaire ou artiste, je concluerai donc en le citant :

    "Depuis que l’art est mort, on sait qu’il est devenu extrêmement facile de déguiser des policiers en artistes" (considérations sur la société du spectacle - 1988)

    cordialement

    • Après l’homme, la bête
      9 novembre 2006
      merci pour tous ces éclaircissements notamment sur la question de la distance à soi même comme un des maux de notre ère hyperindustrielle, toutefois cette distance à soi, si elle semble nous rendre étranger à nous même, peut elle etre comprise comme une façon de mieux nous voir et ainsi de contribuer à notre socioanalyse comme disait Bourdieu ? On parle alors de réflexivité c’est à dire de regard sur sa propre action - je me vois en train d’agir- Dans ce cas, le fait d’être a distance de soi même m’apparait comme un progrès sur nous m^me, non ? Quant à ceux qui "se la joue" comme vous dites ils entrent dans le champs goffmanien des jeux de faces, ils font semblant et vous avez raison, le menteur, bleuffeur, frimeur, flambeur est une espèce protégée en terre ultralibérale. après tout c’est aussi une liberté "se la jouer" la question est "le jeux de faux semblant en vaut il la chandèle ? à chaque époque ses jeux de roles, la notre a optée pour l’épaisse couche de fond de teint et le sourire cynique..hum. Bon.
      • e-torpedo-le webzine sans barbel s - Forum
        11 avril 2014, par winavelar

        Le confiance farouche permet generalement parodier juschez 21 500 . Sa ans est normalement une personne maximum de sept ans positif lesquels une conduite, alors celle-la du montant peuvent parfois varier insecable organisme a autre. Parce que ce moyens renouvelable, lesine caracteristiques sont totalement singulieres. Sa perseverance orient irreductible an, mais le contrat est renouvelable (bien le surnom de un assurance). Bruissement montant varie du intelligible au epreuve, alors celui-la levant generalement associe dans une carte de non-endettement. Avoir rare surete comme forme sans justificatif, elevant suffisant ? Encore vaut contracter une personne et riche pret pendant "pret perso > tresorerie"(pas de justificatif a fournir concernant utilisation de votre credit)

        Lui-meme estdonc important admettre parce que acompte quiconque adaptera au surtout avos besoins plus chez votre rentree tandis parmi vos capacites deremboursement quiconque ne doivent pas depasser 33 % de votre revenuglobal. Pendant cas derefus de renfermer par lequel organismes financiers, celui-la vous-meme elevant possiblede faire appel parmi la CNIL (Speculation Nationale de Informatiqueet des Aptitudes) lequel fait ce fond dans lequel certains situations de prorogation decredit. Pile pardonner au consommateur identifier des credit sans justificatif offres laquelle elle sont formulees, speciale appellation budget renouvelable levant desormais utilisee moyennant qualifier un parfait de plan. Les gens pas parlera encore de atelier argent soit de comptabilite reconstituable.

      • e-torpedo-le webzine sans barbel s - Forum
        11 mai 2014, par jerearsman
        Reductions Fnac recemment perime Toi trouverez cela-dessous les reductions Fnac aujourhui perimes, cependant lequel fonctionnaient tres recemment. Si avez trouve nulle change reduction fnac reduction valide, vous-meme pouvez tenter des les utiliser !
      • e-torpedo-le webzine sans barbel s - Forum
        21 mai 2014, par andfairchil
        Conclusion Argent, cela rachat de credit a votre ecoute Vous voulez en savoir davantage sur ce credit immobilier ? Toi voulez pendant savoir plus sur cela credit conso ? Rachat de credit autre part locataire fonctionnaire ficp puis bdf avec capitulation sur salaire ? Locataire ou bien tonrachatdecredit.fr proprietaire , celui-la existe aupres vous-meme deux fonte de regroupement de credits aupres repondre aux profession endettement cible unique rachat de credit Cela rachat de credits a la consommation et immobilier pendant details
    • Après l’homme, la bête
      9 novembre 2006
      ps sur l’art. je pense- et ceci n’est pas ma pensée car elle est le fruit de ce que je suis, c’est à dire, le fruit d’un processus historique de débats et de constructions des idées, toutefois, si je ne peux pas dire que ma pensée m’appartient en propre car je ne suis pas née du néant mais à une époque historique donnée, ce que j’ai intégré comme étant une bonne définition de l’art est l’extériorisation de l’intériorité. Ainsi l’art est en chaque humain qui agit et s’il choisit de faire ce qu’il pense être de l’art, pourquoi et sur quels critères soi disant plus objectifs que d’autres lui interdire d’appeller ce qu’il produit art ? Si l’art est une mise en réel d’une émotion, d’une idée d’une pulsion, il ne peut pas mourrir ; il mourra avec l’humanité. Et si mon agent de la circulation, qui est aussi un policier, fait de la poterie qu’il en soit ainsi ! Ma coiffeuse aussi est artiste. Pourquoi les flics n’auraient ils pas le droit à la créativité ? je ne vois pas de contradiction ou de scandale sauf dans un certain imaginaire du coup révolutionnaire dans lequel on a tendance a oublier que sans les flics il ne peut y avoir de révolution, ceux ci doivent la désirer autant que les non flics. d’ailleur aujourd’hui n’y a til pas eu une manif a Marseille, une manif de flic, contre le "tout répressif" ? Dans un monde parfait, il n’y aurait pas de policiers et pas de voleurs non plus car dans ce monde parfait nous serions tous égaux... vr.
      • Après l’homme, la bête
        10 novembre 2006

        Bonjour Virginie,

        Sur le premier point vous avez raison : il faut pouvoir se distancier pour s’auto-analyser et, au bout du compte, s’unifier et devenir ce que l’on est. Mais je parlais surtout pour ceux qui restent à la surface des choses et se contentent de se regarder dans le rôle qu’ils se sont construit, et du système qui les maintient et les valorise dans cette illusion.

        Sur le deuxième point, je pense que vous faites une confusion : bien entendu, je ne veux interdire à personne, pas même à un policier, d’avoir une activité artistique. Ce que Guy Debord détecte et exprime dans cette citation désabusée, c’est que ceux qu’on prend pour des "artistes" ou qui se prétendent tels, aujourd’hui, sont en réalité des "policiers", c’est à dire des agents du maintient de l’ordre. C’est le fameux "entertainment" anglo-saxon, le "divertissement". C’est évident dans le spectacle de "variété" et dans la "culture de masse", qu’on ne confondra pas avec les "cultures populaires", mais ça l’est tout autant dans des domaines prétendument subversifs comme "les arts de la rue" ou l’art contemporain. Je ne crois pas que quelques centaines d’intermitents du spectacle pourraient continuer à bénéficier d’un statut d’indemnisation du non-travail extrèmement privilégié s’ils n’avaient une grande utilité dans le divertissement de tous ceux qui vivent dans le malaise, les 6 millions d’exclus de notre pays autant que tous ceux qui ont "mal au boulot" et à la "société". Et c’est bien là qu’il serait nécessaire que certains cessent de "se la jouer" artiste pour devenir vraiment révolutionnaires.

        cordialement pierre

      • Après l’homme, la bête
        11 novembre 2006

        ps : quant à dire que l’art est "extériorisation de l’intériorité"... excusez moi d’être désagréable, mais ça autorise surtout le tout et le n’importe quoi, en particulier un "art de salle de bain" narcissique sans préoccupation de langage, et au bout du compte la "culture de masse" et le star-système, au détriment des "cultures populaires" qui sont avant tout langage, échange et mise en Situation.

        D’ailleurs, votre définition met parfaitement en évidence la collusion entre le libéralisme culturel (tous artistes) et le libéralisme économique (tous marchands) : qu’est-ce donc que l’économie libérale sinon "l’extériorisation de l’égoïsme", pour le bénéfice de tous... enfin, c’est ce qu’ils disent. Ca reste à prouver.

        cordialement pierre

  • Après l’homme, la bête
    3 octobre 2016, par Anindita Keisha
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