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Israël : Qui a commencé ? de Gidéon Lévy

Catégorie politique
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-  traduction de l’hébreu Michel Ghys

"Nous avons fait tout ce qui était possible pour écraser la société et la direction palestiniennes, nous avons veillé le mieux possible à ce que le désengagement n’annonce pas l’ouverture d’un nouveau chapitre dans nos relations avec le peuple voisin, et maintenant nous sommes surpris de la violence et de la haine que nous avons nous-mêmes semées."

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"Nous sommes sortis de Gaza et ils tirent des roquettes Qassam"- rien n’exprime plus précisément l’opinion générale à propos de l’actuel cycle de confrontation ; "ils ont commencé" : telle sera la réponse lancée à qui essaierait néanmoins de soutenir que par exemple, quelques heures avant le premier Qassam tombé, sans faire de dégâts, sur une école à Ashkelon, Israël avait semé la destruction dans l’Université Islamique de Gaza.

Israël plonge Gaza dans l’obscurité, lui impose un siège, bombarde, liquide et emprisonne, tue et blesse des civils, dont des enfants et des bébés en nombres terrifiants, mais : "ils ont commencé". Et puis aussi, ils "violent les règles" fixées par Israël : à nous, il est permis de bombarder comme cela nous chante, mais il leur est interdit de lancer un Qassam. Quand eux tirent un Qassam sur Ashkelon, on est tout de suite "un degré plus haut", alors que quand nous bombardons une université ou une école, c’est dans l’ordre des choses. Pourquoi ? Parce que ce sont eux qui ont commencé. Et que dès lors, la justice est toute de notre côté, pense la majorité.

Comme dans une dispute au jardin d’enfants, "qui a commencé ?" est devenu la carte morale gagnante d’Israël pour tout crime commis.

-  Mais alors, qui a vraiment « commencé » ?

-  Sommes-nous réellement « sortis de Gaza » ?

Israël n’est sorti de Gaza que partiellement et de manière retorse.

Le plan de désengagement qui s’était qualifié sentencieusement - « partage du pays », « fin de l’occupation » - a effectivement conduit au démantèlement des colonies et au départ de l’armée israélienne de la Bande de Gaza, mais il n’a quasiment rien changé aux conditions de vie de ses habitants.

Gaza est encore une prison et ses habitants toujours condamnés à vivre dans la pauvreté et l’oppression. Israël les enferme de tous côtés - mer, air et terre ferme - à l’exception de la soupape de sécurité limitée du passage de Rafah. Ils ne peuvent rendre visite à des proches vivant en Cisjordanie ni chercher du travail en Israël dont l’économie de Gaza a été totalement dépendante pendant environ 40 ans.

Faire passer des marchandises est parfois permis, parfois interdit.

Gaza n’a aucune chance, dans de telles conditions, d’échapper à la pauvreté. Personne n’y investira, personne ne pourra développer Gaza. Nul ne peut s’y sentir libre. Israël est sorti de la cage, a jeté les clés et abandonné les habitants à l’amertume de leur sort. Maintenant, moins d’un an après le désengagement, Israël fait, dans la violence et la force, le chemin du retour.

-  Que pouvait-on espérer ?

-  Qu’Israël se retire unilatéralement, en ignorant ouvertement et outrageusement l’existence et les besoins des Palestiniens, et que ceux-ci portent en silence toute l’amertume de leur sort et ne poursuivent pas le combat pour leur liberté, leur honneur et un moyen de subsistance ?

Nous avions promis un accès sécurisé vers la Cisjordanie et nous n’avons pas tenu notre promesse.

Nous avions promis de libérer des prisonniers et nous n’avons pas tenu notre promesse. Nous avons appuyé la tenue d’élections démocratiques pour ensuite boycotter les dirigeants légalement élus, confisquer l’argent qui revient à l’Autorité Palestinienne et déclarer la guerre à celle-ci. Nous aurions pu nous retirer de Gaza dans le cadre de négociations et d’une coordination, et tout en renforçant la direction palestinienne existante, mais nous avons refusé et nous voilà maintenant, à nouveau, à nous plaindre de « l’absence de dirigeants ». Nous avons fait tout ce qui était possible pour écraser la société et la direction palestiniennes, nous avons veillé le mieux possible à ce que le désengagement n’annonce pas l’ouverture d’un nouveau chapitre dans nos relations avec le peuple voisin, et maintenant nous sommes surpris de la violence et de la haine que nous avons nous-mêmes semées.

-  Que se passerait-il si les Palestiniens ne lançaient pas de roquettes Qassam ?

-  Israël lèverait-il alors le boycott économique imposé à Gaza ?

-  Ouvrirait sa frontière au travail palestinien ?

-  Libérerait des prisonniers ?

-  Rencontrerait la direction élue et mènerait des négociations avec elle ?

-  Encouragerait les investissements à Gaza ?

Balivernes.

Si les habitants de Gaza restaient tranquilles, comme Israël l’attend d’eux, la question disparaîtrait de l’ordre du jour, chez nous et dans le monde. Israël continuerait la ‘convergence’ destinée exclusivement à servir ses objectifs tout en ignorant les besoins des Palestiniens.

Personne ne prêterait attention au sort des habitants de Gaza s’ils ne recouraient pas à la violence. C’est une vérité terriblement amère, mais les 20 premières années de l’occupation ont passé pour nous dans le calme, et nous n’avons pas bougé le petit doigt pour mettre un terme à cette occupation. Au lieu de ça, profitant du calme, nous avons élaboré l’énorme et criminelle entreprise des colonies. Et nous poussons maintenant, une fois encore, les Palestiniens à recourir à la pauvre arme dont ils disposent et à laquelle nous répondons en mettant en œuvre presque tout le formidable arsenal en notre possession, tout en continuant à clamer : ce sont eux qui ont commencé.

C’est nous qui avons commencé. Nous qui avons commencé avec l’occupation.

C’est à nous qu’incombe d’y mettre un terme, un terme à la fois véritable et absolu.

Pour la violence, c’est nous aussi qui avons commencé : il n’y a pas pire violence que la violence d’une occupation s’imposant par la force à tout un peuple et la question de savoir qui a tiré le premier est par conséquent une dérobade destinée à distordre le tableau. Après Oslo également, il s’en est trouvé pour déclarer « nous sommes sortis des Territoires », dans un mélange comparable d’aveuglement et de mensonge.

Gaza se trouve dans une détresse terrible où règnent la mort, la peur, les difficultés de subsistance, loin des yeux des Israéliens et de leur cœur. Chez nous, on ne montre que les Qassam. Chez nous, on ne voit que les Qassam. La Cisjordanie continue de vivre sous la botte de l’occupation, l’entreprise des colonies est florissante et toute main tendue en direction d’un règlement, y compris la main d’Ismaïl Haniyeh, est immédiatement repoussée. Si après cela, quelqu’un avait encore une quelconque hésitation, tomberait alors immédiatement la formule décisive : ce sont eux qui ont commencé. Ce sont eux qui ont commencé et la justice est avec nous. Alors que ce n’est pas eux qui ont commencé et que la justice n’est pas avec nous.

Source :
-  haaretz.co

Lu sur :
-  Bellaciao.org



Publié le 23 juillet 2006  par torpedo


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Forum de l'article
  • Israël : Qui a commencé ? de Gidéon Lévy
    24 juillet 2006, par Nul

    Washington a décidé de donner du temps à l’armée israélienne. Pour détruire. L’Europe suit. Embourbé dans sa guerre d’occupation en Irak, Washington voit dans cette guerre-ci, qui prend les peuples libanais et palestinien en otage, un instrument régional de plus de son remodelage du « Grand Moyen-Orient », qui passe par la désignation de l’islam comme l’ennemi, par la justification de la terreur d’Etat comme légitimement défensive sinon préventive, par l’affaiblissement des régimes arabes récalcitrants au nom d’une défense de la démocratie à géométrie variable, par l’absence de tout pouvoir fort dans la région face à Tel-Aviv, par la tentative de démembrement communautaire des Etats et par la réécriture du droit international au gré de ses intérêts économiques et stratégiques. Et l’Europe suit. Les marines et leurs homologues européens évacuent les ressortissants américains et européens du Liban. Ceux-là méritent effectivement la vie sauve, loin des bombes. Indiquant au passage que les chancelleries occidentales savent que la guerre va durer. Et les Libanais ? Paris plaide pour un couloir humanitaire. L’humanitaire. Certes indispensable. Mais si insuffisant alors que c’est une solution politique dont les peuples de la région ont besoin.

    Il faut imposer la fin des bombardements. La protection internationale des peuples palestinien et libanais. La libération des prisonniers politiques. Et la paix. Une paix durable. C’est-à-dire une paix globale fondée sur le droit international. La France, dans d’autres circonstances, a su montrer sa détermination à en défendre le principe. Son refus de participer à la guerre américano-britannique en Irak lui a valu une reconnaissance légitime des citoyens des deux rives attachés au droit, à la paix, à la justice, au respect des droits des peuples dans leur diversité. Au lieu de réorienter à grands pas sa diplomatie vers un suivisme piteux du néo-conservatisme américain, elle se grandirait à défendre enfin le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et à oeuvrer pour une conférence internationale pour une paix juste et durable au Moyen-Orient.

    Isabelle Avran, Le 22 juillet 2006. France-Palestine

  • Israël : Qui a commencé ? de Gidéon Lévy
    25 juillet 2006, par Roseline Lewin

    Balivernes, en effet.

    Ces Messieurs qui - sans conteste ont du coeur - surtout pour les Palestiniens et les Libanais (et c’est aussi le cas pour moi et la plupart de mes amis)- pourtant JAMAIS pour les Israéliens (là nous sommes différents !)- ont cependant une vue bien étroite des enjeux qui semblent les dépasser.

    Le positionnement du Hizbollah et de leurs parrains : la Syrie, mais surtout l’Iran, ainsi que leurs protégés du Hamas, sont clairs et comportent non seulement un danger devenu quotidien pour les Israéliens, mais pour l’avenir de la planète.

    Ce n’est pas en faisant du prêchi-prêcha que nous aiderons qui que ce soit à sortir du bourbier qui touche des civils DES 2 CÔTÉS des frontières Israélo-Libanaise et Libano-Isaélo-Syrienne !

    Il est plus que regrettable qu’à la mort de Rafik Hariri les Libanais ont voté pour de vieux shnoks impotents, dont des pro-syriens et des pro-iraniens..... ce qui préparait le terrain pour amis de Nasrallah. Il est aussi désolant que ces politiciens ne se soient pas occupés des pauvres Libanais qui ont trouvé de l’aide sociale et un réel réconfort auprès des nouveaux occupants de leur pays. C’est bien pourquoi la moitié des Libanais mange dans la main des sbires de Nasrallah. Il est décevant que des abris n’aient pas été inclus dans le formidable programme de construction de Rafik Hariri, ce super entrepreneur ! Allez donc puiser vos renseignements auprès des géopoliticiens, afin de rendre votre site un peu plus intéressant. En ce qui me concerne, je crois bien en avoir fait le tour. Mes salutations airelle

    • Israël : Qui a commencé ? de Gidéon Lévy
      20 août 2006, par monique MEY

      Merci Monsieur Levy, pour cet article qui vous honore. Etre de tradition juive et dénoncer l’antisémisme mis en place par Israël vis à vis des sémites non-juifs, ne doit pas être facile, vu la propagande subtile mis en place par ce pays. Merci de lutter contre votre propre appartenance lorsqu’elle devient meurtrière ; votre seule référence étant la justice humaine, les mêmes droit pour TOUS.

      Pour Mme Airelle, comme "piqûre de rappel", sur l’histoire d’Israël, ci-dessous des commentaires des fondateurs et dirigeants de ce pays, dont certains sont assez récents. Cela donne froid dans le dos,comme s’exprimait un groupe d’internautes. Mais est-ce encore suffisant à Mme Airelle, pour revoir ses positions et lui permettre de se repositionner ?

      Israel - 15-08-2006

      Histoire d’Israel Par ISM-France

      Afin de mieux comprendre pourquoi Israel s’est lancé aussi rapidement et violemment dans une guerre contre le Liban, un rappel des principales déclarations des dirigeants Sionistes depuis avant même la création de l’Etat d’Israel peut éclairer. En 1948, Ben Gourion disait : "Un Etat Chrétien devrait être établi (au Liban), avec sa frontière Sud sur le fleuve Litani. Nous ferons une alliance avec lui. Quand nous écraserons les forces de Légion Arabe et que nous bombarderons Amman, nous éliminerons aussi la Transjordanie, et puis la Syrie tombera."


      "Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple Juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non Juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays." Déclaration de Balfour au Baron Rothchild, le 2 novembre 1917

      "Les anciens dirigeants de notre mouvement nous ont laissé un message clair : donner à Eretz Israël la terre qui va de la mer au Jourdain, et ce pour les générations futures, pour une "Aliya" (immigration) massive et pour les Juifs, tous ceux qui seront rassemblés dans ce pays" Déclaration de l’ancien Premier Ministre Yitzhak Shamir, lors d’un service mémorial des anciens partisans du Likoud à Tel Aviv, en novembre 90. Jerusalem

      "Nous devons expulser les Arabes et prendre leur place... et si nous devons employer la force — pas pour déposséder les Arabes du Néguev et de Transjordanie, mais pour garantir notre droit de coloniser ces lieux — nous avons des forces à notre disposition" David Ben Gurion, futur Premier Ministre d’Israel, 1937, Ben Gourion et les Arabes de Palestine, Oxford University Press, 1985.

      "Chassez la population pauvre au-delà de la frontière en lui refusant du travail. Le processus d’expropriation et de déplacement des pauvres doit être mené discrètement et avec circonspection." Théodore Herzl, fondateur de l’Organisation Sioniste Mondiale, parlant des Arabes de Palestine, "Complete Diaries", note du 12 juin 1895.

      "Les réfugiés trouveront leur place dans la diaspora. Grâce à la sélection naturelle, certains résisteront, d’autres non (...). La majorité deviendra un rebut du genre humain et se fondra dans les couches les plus pauvres du monde arabe." Moshe Sharett, président israélien "modéré". (Archives ministère des Affaires Etrangères, dossiers des réfugiés, n° 2444/19)

      "Nous sommes sortis, accompagnés par Ben Gourion. Allon a répété sa question : "Que devons-nous faire avec la population palestinienne ?" Ben Gourion a levé sa main dans un geste qui voulait dire : Chassez-les" Yitzhak Rabin, version censurée des mémoires de Rabin, publiée dans le New York Times, 23 octobre 1979.

      "Nous devons utiliser la terreur,les assassinats, l’intimidation, la confiscation des terres et l’arrêt de tous les services sociaux afin de débarrasser la Galilée de sa population Arabe ." Ben Gourion, s’adressant à l’Etat Major en mai 1948 . Ben-Gurion, A Biography, de Michael Ben-Zohar, Delacorte, New York 1978

      Description de Rabin au sujet de la conquête de Lydda après l’achèvement du plan Dalet. "Nous réduirons la population Arabe à une communauté de coupeurs de bois et de serveurs." Uri Lubrani, conseiller spécial de Ben-Gourion aux Affaires Arabes, 1960. Tiré de "The Arabs in Israel" de Sabri Jiryas.

      "La colonisation sioniste doit être exécutée contre la volonté de la population autochtone. C’est pourquoi cette colonisation doit continuer seulement sous la protection d’une puissance indépendante de la population locale, tel un Mur de Fer capable de résister à la pression de la population locale. Ceci est notre politique à l’égard des Arabes..." Vladimir Jabotinsky, Le Mur de Fer, 1923.

      "Une réconciliation volontaire avec les Arabes est hors de question, que ce soit maintenant ou dans le futur. Si vous souhaitez coloniser un pays dans lequel une population vit déjà, vous devez fournir une armée pour le pays ou trouver quelque riche personne oubienfaiteur qui vous en fournirait. Sinon, abandonnez la colonisation, parce que sans une force armée, qui rendrait physiquement impossible toute tentative de détruire ou d’empêcher cette colonisation, la colonisation sera impossible, pas difficile, pas dangereuse,mais IMPOSSIBLE. Le Sionisme est une aventure coloniale et c’est pour cela qu’elle est dépendante d’une force armée. Il est important... de parler Hébreu, mais, malheureusesement, il est encore plus important d’être capable de tirer - ou bien je termine le jeu de la colonisation." Vladimir Jabotinsky, Fondateur du Sionisme Révisionniste (précurseur du Likoud),The Iron Wall, 1923

      "Il y en a qui croient que la population non-Juive, même dans un pourcentage élevé, à l’intérieur de nos frontières sera plus efficacement sous notre surveillance ; et il y en a qui croient le contraire, c.-à-d., qu’il est plus facile de surveiller les actions d’un voisin que celles d’un locataire. J’ai tendance à soutenir la dernière opinion et j’ai un argument complémentaire : ... la nécessité de soutenir le caractère de l’Etat qui sera dorénavant Juif... avec une minorité non-Juive limitée à 15%. J’étais déjà arrivé à cette position fondamentale dès 1940 (et) c’est écrit dans mon journal." Joseph Weitz, chef du Département de la colonisation de l’Agence Juive. Tiré de Israel : an Apartheid State - Uri Davis, p.5.

      "Des villages Juifs ont été construits à la place des villages Arabes. Vous neconnaissez même pas le nom de ces villages et je ne vous le reproche pas, carles livres de géographie n ’existent plus. Et non seulement les livres, mais les villages n ’existent plus. Nahahal a remplacé Mahahul, le Kibbutz Gevat a remplacé Jibta, le Kibbutz Sarid a remplacé le Kibbutz de Hanifas et Kafr Yehoushua le Kibbutz de Tel Shamam. Il n’y a pas un seul endroit contruit dans ce pays qui n’a pas une ancienne population Arabe." Moshe Dayan, Discours à Technion, Haifa, repris dans Haaretz, 4 Avril 1969.

      En 1899, Davis Triestsch écrivait à Herzl : "Je vous suggère d’en arriver au programme de la "Grande Palestine" avant qu’il ne soit trop tard. Le "Programme de Bâle" doit contenir le mot "Grande Palestine" ou "Palestine et ses pays voisins" autrement cela n’a pas de sens. Vous ne pouvez pas faire venir 10 millions de Juifs dans un pays de 25’000 km2".

      "La carte actuelle de la Palestine a été dessinée sous le Mandat britannique. Le peuple Juif possède une autre carte que les jeunes et les adultes doivent s’efforcer de mener à bien : celle du Nil à l’Euphrate." Ben Gurion

      "La population doit se préparer à la guerre, mais il revient à l’armée israélienne de poursuivre le combat avec l’objectif ultime qui est la création de l’Empire Israélien." Moshe Dayan (Ministre israélien de la Défense et des Affaires Etrangères), le 12 février 1952. Radio "Israel."

      "La seule solution est Eretz Israël (Grand Israël) ou au moins Eretz Israël Ouest (toutes les terres à l’ouest du Jourdain), sans les Arabes. Il n’y a pas de place pour un compromis sur ce point. Nous ne devons pas laisser un seul village, une seule tribu." Joseph Weitz, Directeur du Fond National Juif, l’agence Sioniste chargée d’acquérir les terres de Palestine, Circa 194. Machover Israca, 5 janvier 1973 p. 2.

      "Entre nous soit dit, il doit être clair qu’il n’y a pas de place pour deuxpeuples dans ce pays. Nous n’atteindrons pas notre but si les Arabes sont dans ce petit pays. Il n’y a pas d’autre possibilité que de transférer les Arabes d’ici vers les pays voisins - tous. Pas un seul village, pas une seule tribu ne doit rester." Joseph Weitz, chef du Département Colonisation de l’Agence Juive en 1940. Tiré de "A Solution to the Refugee Problem"

      "Nous devons tout faire pour nous assurer qu’ils (les Palestiniens) ne reviendront pas." En rassurant ses copains Sionistes que les Palestiniens ne reviendraient jamais dans leurs maisons, il disait : "Les vieux mourront et les jeunes oublieront." David Ben-Gourion, dans son journal, 18 Juillet 1948, cité dans le livre deMichael Bar Zohar : "Ben-Gourion : le Prophète Armé", Prentice-Hall, 1967, p.157.

      L’un des slogans les plus persistants et trompeurs du Sionisme a été inventé par Israel Zangwill, il y a près de 100 ans : La Palestine était "une terre sans peuple avec un peuple sans terre."

      Après avoir visité la Palestine en 1891, l’essayiste Hébreu Achad Ha-Am a commenté : "A l’étranger, nous sommes habitués à croire qu’Israël est presque vide ; que rien n’y pousse et celui qui veut acheter de la terre peut aller là-bas et acheter les terres qu’il désire. En réalité, la situation n’est pas ainsi. Dans tout le pays, il est difficile de trouver une terre cultivable qui ne soit pas déjà cultivée."

      "Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre." Golda Meir, 8 Mars 1969.

      "Il n’y a jamais rien eu de tel puisque les Palestiniens n’ont jamais existé." Golda Meir, Premier Ministre Israélien, 15 juin 1969

      "...si les gens s’habituent à cette donnée et que nous soyons réellement obligés d’accepter le retour des réfugiés, il pourrait être difficile pour nous, quand nous serons confrontés à des hordes de plaignants, de convaincre le monde qu’ils ne vivaient pas tous sur le territoire israélien. Quoi qu’il arrive, il serait souhaitable de réduire au minimum leur nombre...sinon." Arthur Lourie, responsable israélien, dans une lettre à Walter Eytan, directeur général du Ministère des Affaires Etrangères israélien (ISA FM 2564/22). D’après Benny Morris, "La Naissance du Problème des Réfugiés Palestiniens 1947-49", p. 297.

      "C’est le devoir des leaders israéliens d’expliquer à l’opinion publique, clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui ont été oubliés avec le temps. Le premier de ces faits est qu’il n’y a pas de Sionisme, de colonisation ou d’Etat Juif sans l’éviction des Arabes et l’expropriation de leurs terres." Yoram Bar Porath, Yediot Ahronot, 14 Juillet 1972.

      "Nous devons nous préparer à l’offensive. Notre but est d’écraser le Liban, la Transjordanie et la Syrie. Le point faible est le Liban, parce que le régime Musulman est artificiel etfacile pour nous à destabiliser. Nous devons y établir un Etat Chrétien, puis nous écraserons la Légion Arabe, nous éliminerons la Transjordanie et la Syrie tombera. Ensuite nous bombarderons et prendrons Port Saïd, Alexandrie et le Sinaï." David Ben-Gurion, Mai 1948, à l’Etat major général. Tiré de "Ben-Gurion, ABiography", par Michael Ben-Zohar, Delacorte, New York, 1978.

      "Un Etat Chrétien devrait être établi (au Liban), avec sa frontière Sud sur le fleuve Litani. Nous ferons une alliance avec lui. Quand nous écraserons les forces de Légion Arabe et que nous bombarderons Amman, nous éliminerons aussi la Transjordanie, et puis la Syrie tombera. Si l’Egypte ose toujours continuer à se battre, nous bombarderons Port Said, Alexandrie et Le Caire... Et de cette façon, nous mettrons fin à la guerre et nous règlerons les comptes de nos ancêtres avec l’Egypte, l’Assyrie et Aram." David Ben-Gurion, un des pères fondateurs d’Israel, a décrit les objectifs Sionistes en 1948

      "Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine, lorsque l’attention du monde s’est focalisée sur ce pays, pour mettre à exécution desexpulsions massives parmi les Arabes des Territoires." Benyamin Netanyahu, alors Député israélien au Ministère des Affaires étrangères,ancien Premier ministre d’Israël, s’exprimant devant des étudiants à l’Université de Bar Ilan, Tiré du journal Israélien "Hotam", 24 novembre 1989

      "Chacun doit bouger, courir et s’emparer d’autant de collines qu’il est possible pour agrandir les colonies, parce que tout ce que l’on prendra maintenant restera à nous... Tout ce que nous ne prendrons pas leur restera." Ariel Sharon, Ministre israélien des Affaires étrangères, s’exprimant lors d’un meeting des militants du parti d’extrême-droite Tsomet, Agence France Presse, 15 novembre 1998.

      "A-t-on vu un seul peuple abandonner son territoire de sa propre volonté ? De la même façon, les Arabes de Palestine n’abandonneront pas leur souveraineté sans l’usage de la violence." Vladimir Jabotinsky (fondateur et partisan des organizations terrorists Sionistes), cité par Maxime Rodinson dans "Peuple Juif ou Problème Juif" (Jewish People or Jewish Problem).

      "Si j’étais un leader Arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal, nous avons pris leur pays. C’est vrai que Dieu nous l’a promis, mais en quoi cela les concerne ? Notre dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce de leurfaute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et avons volé leur pays.Pourquoi devraient-ils l’accepter ?" David Ben Gourion, le premier "Premier ministre israélien", cité par Nahum Goldmann dans Le Paradoxe Juif, p. 121.

      "On peut mentir, dans l’intérêt de la Terre d’Israël" Avishai Margalit, "The Violent Life of Yitzhak Shamir", The New York Review of Books, 5/14/92

      "Lorsque nous aurons colonisé le pays, il ne restera plus aux Arabes que de tourner en rond comme des cafards drogués dans une bouteille." Raphael Eitan, Chef d’Etat-Marjor des Forces de la Défense Israélienne, New YorkTimes, 14 Avril 1983.

      "Si nous avions pensé qu’au lieu de 200 morts palestiniens, 2.000 morts auraient mis fin au combat, nous aurions utilisé beaucoup plus de force...." Premier Ministre Israélien, Ehud Barak, cité par Associated Press, 16 Novembre2000.

      "La thèse du danger d’un génocide qui nous menaçait en juin 67 et qu’Israël se battait pour son existence physique était seulement du bluff, créé et développéaprès la guerre." Général israélien Matityahu Peled, Ha’aretz, 19 Mars 1972

      "Nous déclarons ouvertement que les Arabes n’ont aucun droit de s’établir sur ne serait-ce un seul centimètre du Grand Israël... La force est l’unique chose qu’ils comprennent. Nous devons utiliser la force absolue jusqu’à ce que les Palestiniens viennent ramper devant nous." Rafael Eitan, Chef d’Etat-Major des Forces de la Défense Israélienne - Gad Becker, Yediot Ahronot 13 Avril 1983, New York Times 14 Avril 1983.

      "Il y a une énorme différence entre nous (Juifs) et nos ennemis. Pas seulement dans la capacité, mais dans la morale, la culture, le caractère sacré de la vie et la conscience. Ils sont nos voisins ici, mais c’est comme si, à une distance de quelques centaines de mètres, il y avait un peuple qui n’appartenait pas à notre continent, à notre monde, mais qui appartenait véritablement à une autre galaxie" Président israélien, Moshe Katsav. Jerusalem Post, 10 Mai 2001

      "Les Palestiniens sont comme les crocodiles, plus vous leur donnez de viande, plus ils en veulent" Ehud Barak, alors Premier Ministre israélien, 28 août 2000. Repris dans leJerusalem Post le 30 août 2000

      "(Les Palestiniens) sont des bêtes qui marchent sur deux jambes." Menahem Begin, discours à la Knesset, cité dans Amnon Kapeliouk, "Begin and the Beasts". New Statesman, 25 juin 1982.

      "Puisse le Nom Divin répandre le châtiment sur les têtes arabes, et faire égarerleur semence et les annihiler. Il est interdit d’avoir pitié d’eux. Nous devons leur lancer des missiles avec joie et les annihiler. Ils sont malfaisants et damnés." Ovadia Yosef, grand rabbin sépharade, à l’occasion de la commémoration de la destruction du premier temple en 2001, cité par Ha’aretz, 12 Avril 2001

      "Si l’Assemblée Générale devait voter par 121 voix contre une le retour aux frontières de l’armistice (frontières d’avant juin 1967), "Israël refuserait de se plier à cette décision." Aba Eban, Ministre israélien des Affaires Etrangères. Tiré du New York Times, 19 juin 1967.

      "Israël peut avoir le droit de mettre d’autres en jugement, mais certainement personne n’a le droit de mettre le peuple juif et l’Etat d’Israël en jugement" Le Premier Ministre israélien, Ariel Sharon, 24 mars 2001, cité par BBC News Online.

      "Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre temps, il y a l’émergence, dans l’état nouvellement créé d’Israël, d’un Parti de la Liberté (Herut), un parti politique très proche, dans son organisation, sa méthode, sa philosophie politique et son appel social, des nazis et partis fascistes." (Begin et Yitzhak Shamir qui étaient membres de ce parti sont devenus Premiers Ministres).

      Albert Einstein, Hanna Arendt et d’autres Juifs Américains célèbres, ont écrit dans le New York Times, pour protester contre la visite en Amérique de Begin, en décembre 1948.

      "Nous devrons affronter la réalité qu’Israel n’est ni innocent, ni rédempteur. Et que lors de sa création et de son expansion ; nous les Juifs, avons créé ce dont nous avons souffert historiquement ; une population de réfugiés dans uneDiaspora." Martin Buber, Philosophe Juif, s’adressant au Premier Ministre Ben Gurion sur le caractère moral de l’Etat d’Israel en faisant référence aux réfugiés Arabes enMars 1949

      "Quand nous (disciples du Judaïsme prophétique) sommes retournés en Palestine... la majorité des Juifs ont préféré apprendre d’Hitler plutôt que de nous." Martin Buber, à un public de New York, Jewish Newsletter, 2 Juin 1958.

      "Le pouvoir légal d’Hitler était basé sur le "Décret de Loi", qui était voté tout à fait légalement par le Reichstag et qui permettait au Fuhrer et à ses représentants, en langage simple, de faire ce qu’ils voulaient, ou en langage juridique, de publier des arrêtés ayant pouvoir de Loi. Exactement le même type de loi votée par la Knesset (le Parlement Israélien) juste après la conquête de 1967, accordant au gouverneur israélien et à ses représentants le pouvoir d’Hitler, qu’ils utilisent d’une façon Hitlérienne." Dr. Israel Shahak, Président de la Ligue israélienne pour les Droits de l’Homme et civiques, et survivant du camp de concentration de Bergen Belsen, commentant les règles d’urgence de l’armée israélienne suite à la Guerre de 1967. Palestine, vol. 12, Decembre 1983.

      "Si nous devions admettre des réclamations suite aux conquêtes de milliers d’années, le monde entier serait sens dessus dessous." Lord Sydenham, Hansard, Chambre des Lords, 21 Juin 1922.

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