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La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy

Catégorie politique
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(JPEG) " C’est, aujourd’hui, lundi 17 juillet, l’anniversaire du déclenchement de la guerre d’Espagne. Cela fait soixante-dix ans, jour pour jour, qu’eut lieu le putsch des généraux qui donna le coup d’envoi à la guerre civile, idéologique et internationale voulue par le fascisme de l’époque. Et je ne peux pas ne pas y penser, je ne peux pas ne pas faire le rapprochement, tandis que j’atterris à Tel-Aviv. La Syrie dans la coulisse...

L’Iran d’Ahmadinejad à la manœuvre... Ce Hezbollah dont chacun sait qu’il est un petit Iran, ou un petit tyran, qui n’a pas hésité à prendre en otage le Liban... Et puis, en fond de décor, ce fascisme à visage islamiste, ce troisième fascisme, dont tout indique qu’il est à notre génération ce que furent l’autre fascisme, puis le totalitarisme communiste, à celle de nos aînés...

Dès mon arrivée, oui, dès les premiers contacts avec les vieux amis que je n’avais, depuis 1967, jamais vus si tendus ni si anxieux, dès ma première conversation avec Denis Charbit, militant du camp de la paix qui ne doute pas de la légitimité de cette guerre d’autodéfense imposée à son pays, dès mon premier entretien avec Tzipi Livni, la jeune et brillante ministre des affaires étrangères qui contribua si puissamment à convaincre Ariel Sharon d’évacuer Gaza et que je trouve, là, tout à coup, étrangement désemparée face à cette géopolitique nouvelle et à bien des égards indéchiffrable pour les entendements formés aux catégories répertoriées du conflit "israélo-arabe" traditionnel, je sens que quelque chose de nouveau, d’inédit dans l’histoire des guerres d’Israël, est en train de se jouer.

Comme si l’on n’était plus très sûr, justement, d’être dans le seul cadre d’Israël. Comme si le contexte international, le jeu de cache-cache entre acteurs visibles et invisibles, le rôle, encore une fois, de l’Iran et de son bras armé Hezbollah donnaient à toute l’affaire un parfum et des perspectives inédits.

Tout de suite, avant de monter vers le font nord, direction Sderot, la ville martyre de Sderot, à la frontière de Gaza et en guerre, elle, avec les alliés Hamas du Hezbollah. Eh oui, la ville martyre. Les informations qui nous parviennent du Liban sont si terribles, l’idée même des victimes civiles libanaises est si insupportable à la conscience et au cœur, le cadrage, le passage et repassage en boucle, des images du sud de Beyrouth bombardé sont devenus si parfaitement systématiques qu’il est difficile d’imaginer, je le sais, qu’une ville israélienne aussi puisse être une ville martyre.

Et pourtant... ces rues vides... ces maisons éventrées ou criblées d’éclats d’obus... cette montagne de roquettes déchiquetées que l’on a entreposées dans la cour du commissariat central et qui sont tombées dans les dernières semaines... Aujourd’hui même, cette pluie de nouveaux engins qui s’est abattue sur le centre-ville et a obligé les audacieux qui entendaient profiter de la brise d’été à redescendre dans les caves... Et puis, pieusement épinglées sur un panneau de crêpe noir dans le bureau du maire, Eli Moyal, ces photos de quinze jeunes gens, parfois des enfants, qui sont morts sous le feu des artificiers palestiniens... Ceci n’efface évidemment pas cela. Et ce n’est pas moi qui jouerai au sale petit jeu de la comptabilité des cadavres.

-  Mais pourquoi ce que l’on doit aux uns ne serait-il pas dû aux autres ?

-  D’où vient que l’on parle si peu, finalement, de ces victimes juives tombées après qu’Israël s’est retiré de Gaza ?

Pour moi qui ai passé ma vie à lutter contre l’idée qu’il y aurait des bons et des mauvais morts, des victimes suspectes et des obus privilégiés, pour moi qui, de surcroît, plaide depuis toujours pour que l’Etat hébreu sorte des territoires occupés afin d’obtenir, en échange, la sécurité et la paix, il y a là une question de probité, d’équité, dans le jugement : la dévastation, la mort, la vie dans les abris, les existences brisées par la mort d’un enfant, sont aussi le lot d’Israël.

Haïfa.

Ma ville préférée en Israël.

La grande ville cosmopolite où Juifs et Arabes cohabitent depuis la fondation du pays. Elle aussi, une ville morte. Elle aussi, une ville fantôme. Et, là aussi, des hauteurs arborées du mont Carmel à la mer, le hurlement des sirènes qui, à intervalle presque régulier, oblige les rares voitures à s’arrêter, les derniers passants à se ruer dans les bouches de métro et qui, surtout, surtout, rend d’un seul coup palpable le cauchemar des Israéliens depuis quarante ans.

Car le problème, me dit en substance Zivit Seri, cette jolie mère de famille, toute menue, dont les gestes maladroits, sans défense, m’émeuvent comme m’émouvaient les corps de Sarajevo, le problème, m’explique-t-elle tandis qu’elle me guide parmi les immeubles détruits de Bat Galim, littéralement "la fille des vagues", qui est le quartier de la ville qui a le plus souffert des bombardements du Hezbollah, le problème, donc, ce ne sont pas seulement les tués - Israël a l’habitude.

Ce n’est même pas le fait que l’on vise ici non des objectifs militaires, mais des cibles délibérément civiles - cela aussi, nous le savions. Non, le problème, le vrai, c’est que ces bombardements font entrevoir ce qui se passera le jour, plus forcément très lointain, où les mêmes têtes de missile auront le double pouvoir : primo de viser encore plus juste et d’atteindre, par exemple, les installations pétrochimiques que vous voyez là, sur le port, en contrebas ; secundo, d’être elles-mêmes équipées d’armes chimiques semant une désolation à côté de laquelle Tchernobyl et le 11-Septembre réunis feront figure d’aimable prélude... Car telle est, en effet, la situation.

Tels sont, vus d’Haïfa, les enjeux de l’opération en cours.

Israël n’est pas entré en guerre parce qu’on avait juste "violé" sa frontière. Il n’a pas lancé ses avions sur le Liban sud pour le seul plaisir de "punir" un pays qui a permis à une milice armée de bâtir son Etat dans l’Etat. Il a réagi avec cette vigueur parce que la simultanéité des attaques sur ses villes et des déclarations du président iranien appelant à le rayer de la carte, la conjonction, pour la première fois dans une même main, d’une volonté annihilatrice et des armes qui vont avec, créait une situation nouvelle. Il faut entendre les Israéliens lorsqu’ils nous disent qu’ils n’avaient plus le choix.

Il faut entendre Zivit Seri expliquer, devant un immeuble crevé par un obus et dont les dalles de béton se balancent au bout de leur ferraille tordue, qu’il était minuit moins cinq, dans le siècle, en Israël.

Il faut entendre aussi la tristesse de Cheikh Mohammad Charif Ouda, le chef de la petite communauté hamadi, dont la famille vit ici depuis six générations et qui me reçoit chez lui, sur les hauteurs du quartier de Khababir, revêtu d’un shalwar kamiz et d’un turban à la mode pakistanaise. La grande faute du Hezbollah, pour lui comme pour tous les citoyens de cette ville, est, certes, de frapper indistinctement.

Elle est de tuer à l’aveugle, Juifs et Arabes mêlés, comme dans le massacre de la gare centrale de Haïfa qui a fait huit morts et vingt blessés. Elle est de faire régner un climat de terreur, donc d’inquiétude de chaque instant, qui, là encore, et toutes proportions gardées, me rappelle la façon qu’avaient les Sarajéviens de spéculer à perte de vue sur le fait qu’il s’en est fallu d’un cheveu, d’un hasard, d’un changement de programme de dernière minute, d’un rendez-vous qui s’est prolongé, ou qui s’est abrégé, ou qui a miraculeusement changé de lieu - et voilà, ils se trouvaient au point d’impact de la roquette !

La faute, donc, est là. Mais elle est aussi, insiste-t-il, dans le grand bond en arrière qu’il impose à tout le Proche-Orient en réévacuant, comme il le fait, la question palestinienne... Car Cheikh Mohammad Charif Ouda a raison. Si indifférents qu’ils fussent, dans le fond, au sort des habitants de Gaza et Ramallah, au moins les dirigeants arabes traditionnels faisaient-ils encore semblant. Alors que Nasrallah, lui, ne se donne même plus cette peine. La souffrance et les droits des Palestiniens ne sont plus, dans sa géopolitique intime, ni un litige ni un alibi.

Et il suffit de lire sa littérature et la charte de son mouvement, il suffit d’écouter les communiqués assassins donnés à la chaîne Al-Manar, pour voir que, tout à son rêve d’une Oumma réconciliée dont l’Iran serait la base, la Syrie le bras armé et le Hezbollah la pointe avancée, il n’a strictement plus rien à faire de cette survivance des âges anciens qu’est le nationalisme arabe en général et palestinien en particulier. Reste la haine nue. La guerre sans but de guerre. Restent trois laissés-pour-compte de ce djihad version persane dont la guerre actuelle donne le coup d’envoi : Israël, le Liban et, donc, la Palestine. Roquettes encore.

J’ai quitté Haïfa pour Saint-Jean d’Acre puis, le long de la frontière libanaise, pour cette succession de villages, kibboutz et autres moshavs qui vivent, depuis dix jours, sous les tirs - et c’est un véritable déluge de feu, pour ne pas dire un orage d’acier, qui tombe, aujourd’hui, sur les paysages de haute Galilée. "Je n’ai jamais bien su ce qu’il fallait faire dans ces cas-là, me dit, en se forçant à rire, le lieutenant-colonel Olivier Rafovitch, tandis que nous approchons d’Avivim et que le bruit des explosions semble lui aussi se rapprocher.

On a tendance à accélérer, n’est-ce pas... On a tendance à penser que la seule chose à faire est de s’éloigner au plus vite de cet enfer... Mais c’est idiot, quand on y pense.

-  Car qui sait si ce n’est pas justement en accélérant que l’on va à la rencontre, etc. ?"

Moyennant quoi nous accélérons tout de même. Nous traversons en trombe un village druze désert. Puis un gros bourg agricole dont je n’ai pas le temps de noter le nom - peut-être Sasa - et qui a été évacué. Puis une zone complètement découverte où une katioucha vient de défoncer la chaussée.

C’est fou ce que ces engins, quand on les voit de près, créent de dégâts. Et c’est fou le boucan qu’ils peuvent faire quand on ne dit plus rien et que l’on guette juste le bruit de leur trajectoire mêlé à celui du moteur de la voiture - choc sourd et sans fumée de la roquette tombée au loin ; détonation stridente, énervée, quand elle passe au-dessus des têtes ; vibration longue, tenue comme un point d’orgue, quand elle éclate à proximité et fait tout trembler autour de vous... Peut-être, d’ailleurs, ne faudrait-il plus dire "roquette". En anglais, je ne sais pas. Mais en français ou, plutôt, en franglais il y a, dans le mot même, quelque chose qui, mine de rien, réduit automatiquement la chose et implique une vision biaisée, mensongère, de cette guerre.

On dit salade de roquette... Ou croquette pour les chiens... Ou roquet justement, petit chien plus bruyant que méchant, qui vous mordille les mollets et qui aurait, face à lui, le méchant molosse israélien...

-  Alors, pourquoi ne pas dire obus ?

-  ou missile ?

-  Pourquoi ne pas rendre, en utilisant le juste mot, toute sa dimension de violence barbare à cette guerre voulue par les Iranosaures du Hezbollah et par eux seuls ? Politique des mots. Géopolitique de la métaphore. La sémantique, dans cette région, est plus que jamais une affaire de morale.

Les Israéliens ne sont pas des saints. Et ils sont évidemment capables, en situation de guerre, d’opérations, manipulations, dénégations machiavéliques. Cette guerre-ci, pourtant, il y a un signe qui indique qu’ils ne l’ont pas voulue et qu’elle leur est tombée dessus comme un mauvais destin. Et ce signe c’est le choix, au poste de ministre de la défense, de l’ancien militant de La paix maintenant, acquis depuis toujours à la cause du compromis avec les Palestiniens, patron de la centrale syndicale Histadrout et bien mieux préparé, en principe, à faire des grèves qu’à faire la guerre - Amir Peretz. "Je n’ai pas dormi de la nuit, commence-t-il, très pâle, les yeux rougis, dans le petit bureau où il nous reçoit, avec l’éditorialiste de Haaretz, Daniel Ben Simon, et qui n’est pas au ministère mais au siège du Parti travailliste.Je n’ai pas dormi parce que j’ai passé la nuit à attendre des nouvelles d’une unité de nos garçons tombés, hier après-midi, dans une embuscade, en secteur libanais..."

Puis, après qu’un jeune aide de camp aux allures, lui aussi, de militant syndical lui eut tendu puis repris un téléphone de campagne où il a reçu, sans un mot, les yeux baissés, sa grosse moustache tremblant d’une émotion mal contenue, les nouvelles qu’il attendait : "Ne diffusez pas tout de suite, s’il vous plaît, car les familles ne sont pas encore au courant - mais trois d’entre eux sont morts et nous sommes sans nouvelles du quatrième, c’est terrible..." J’ai connu, depuis quarante ans, bien des ministres de la défense d’Israël.

De Moshé Dayan à Shimon Pérès, Itzhak Rabin, Ariel Sharon, j’en passe, j’ai vu se succéder les héros, les demi-héros, les tacticiens de génie et de talent, les habiles.

Ce que je n’avais jamais vu c’est un ministre, non pas certes aussi humain (que la vie d’un soldat, n’importe lequel, ait un inestimable prix est une constante de l’histoire du pays) ni même aussi civil (Shimon Pérès, après tout, n’avait pas lui non plus de vrai passé militaire) mais aussi peu formé, en revanche, à commander une armée en temps de guerre (sa première décision, fait unique dans les annales, ne fut-elle pas d’amputer de 5 % le budget de son propre ministère ?) - ce que je n’avais jamais vu c’est un ministre de la défense répondant si exactement au mot célèbre de Malraux sur ces commandants de miracle qui "font la guerre sans l’aimer" et qui, pour cette raison même, "finissent toujours par la gagner".

Amir Peretz, comme les personnages de Malraux, gagnera. Mais qu’il ait été nommé dit bien qu’Israël, après ses retraits du Liban et de Gaza, pensait entrer dans une ère nouvelle où c’est, non la guerre, mais la paix qu’il fallait préparer...

Le chef de guerre à l’ancienne, travailliste lui aussi et partisan, non moins que le ministre, d’une paix négociée avec les Palestiniens, c’est sur le terrain que je le rencontre, au lieu dit Coah Junction, littéralement Carrefour de la force, qui est, aux yeux des kabbalistes, l’un des lieux où, le jour venu, doit se manifester et passer le Messie...

Il s’appelle Ephraïm Sneh.

Il a été, dans sa jeunesse, officier-médecin chez les parachutistes, commandant d’une unité d’élite de Tsahal, puis patron de la zone de sécurité d’Israël au Liban sud à partir de 1981. Et il a ce physique de père tranquille, à la fois cordial et bourru, qu’ont les généraux de réserve d’Israël quand ils reprennent du service - en la circonstance, une sorte de mission d’inspection pour la commission de défense de la Knesset.

-  Pourquoi ce rendez-vous ?

-  Pourquoi là, dans ce paysage de pierre sèche, chauffée à blanc par le soleil, où il m’a convoqué mais où je ne vois, à part nous, pas âme qui vive ?

-  Veut-il me montrer quelque chose ? M’expliquer un détail de la stratégie de l’armée qui ne pouvait m’apparaître que vu d’ici ?

-  Va-t-il m’amener à Avivim qui est, un kilomètre plus au nord, le nœud de la bataille en cours ?

-  Veut-il parler politique ?

-  Va-t-il, comme Peretz, comme Livni, comme presque tout le monde, me dire le découragement d’Israël face au peu d’ambition d’une France qui aurait un si grand jeu, pourtant, à jouer au Liban et en Syrie ; qui pourrait, si elle le voulait, restaurer le pays du Cèdre en imposant, vraiment, l’application de la résolution 1559 ; et qui préfère s’en tenir, hélas, à l’ouverture de corridors humanitaires ?

Oui, il me dit cela. Un peu. En passant.

Mais je m’aperçois vite que, s’il m’a fait venir jusqu’ici, c’est pour me parler d’une affaire qui le passionne, qui n’a rien à voir avec cette guerre et qui n’est autre que le kidnapping, la captivité, la décapitation de Daniel Pearl... Une conversation sur Danny Pearl à un jet de pierre d’un champ de bataille... Un officier littéraire décidant que rien n’est plus urgent que de débattre, nos deux voitures immobilisées dans la caillasse et la fournaise, du djihad et de l’islam des Lumières, des impasses de la théorie huntingtonienne du choc des civilisations, de Karachi et de ses mosquées terroristes... Cela non plus, je ne l’avais jamais vu.

Cela aussi, il m’aura fallu cette expédition sur les premières lignes d’une guerre où Israël et le monde ont, plus que jamais, partie liée pour en concevoir l’idée. Et en même temps... Il faut croire que l’histoire a, parfois, moins d’imagination qu’on ne le voudrait et que les vieux généraux n’ont pas de si mauvais réflexes qu’on croit. Car le fait est que, quelques kilomètres plus au sud, dans le village de Mitzpe Hila, près de Maalot, Maalot, les circonstances vont m’offrir une bouleversante réminiscence, en effet, de l’affaire Pearl...

Je suis chez les parents du soldat Shalit dont la capture par le Hamas, le 25 juin dernier, fut l’une des causes occasionnelles de cette guerre. Je m’interroge sur l’ironie de l’histoire qui a mis ce tout jeune homme, sans qualité particulière, sans importance collective non plus, au déclenchement de cette affaire énorme. Nous sommes là, au soleil, sur la pelouse où il a joué enfant et où l’on entend, très près, quelques centaines de mètres peut-être, tomber des katiouchas auxquels les époux Shalit semblent, eux, ne plus prêter attention.

Nous sommes là, dehors, autour d’une table de jardin, à discuter des dernières nouvelles apportées par l’envoyé des Nations unies qu’ils ont reçu juste avant moi. Et je suis en train de songer que, si cette guerre doit durer, si l’effet Iran doit, comme je le pressens depuis l’instant de mon arrivée, lui donner une portée et une extension nouvelles, ce modeste caporal sera le François-Ferdinand d’un Sarajevo qui se sera appelé Kerem Shalom...

-  Que se passe-t-il alors ?

-  Est-ce l’expression d’Aviva, la mère, lorsque je l’interroge sur ce qu’elle sait des conditions de captivité de son garçon ?

-  Celle de Noam, le père, quand il entreprend de m’expliquer, une pauvre lueur d’espoir dans le regard, que le jeune homme est Français par l’une de ses grand-mères, Jacqueline, née à Marseille, et qu’il espère que mon gouvernement joindra donc ses efforts à ceux d’Israël ?

-  Est-ce le débat, que je devine en lui, du père prêt à n’importe quel marchandage pour retrouver son fils chéri et de l’ancien soldat de Tsahal qui ne cède, par principe, pas au chantage des terroristes ?

-  Est-ce la visite de la chambre d’enfant du caporal ? Est-ce la maison elle-même si conforme, tout à coup, à celle de Danny Pearl, à Encino, Californie ?

Toujours est-il que je suis saisi, oui, par un sentiment de déjà vu et que, sur les visages de cet homme et de cette femme, viennent se surimprimer en moi ceux de Ruth et Judea Pearl, mes amis, le père et la mère courage d’un autre tout jeune homme, semblable à celui-ci et enlevé par des fous de Dieu dont le programme idéologique n’était pas très différent, non plus, de celui du Hamas...

Remonter vers Avivim.

Puis, d’Avivim, jusqu’à Manara que tiennent les Israéliens et où ils ont installé, dans un cirque de deux cents mètres de diamètre, un champ d’artillerie où deux énormes canons montés sur des chenilles bombardent, de l’autre côté de la frontière, les arsenaux, le poste de commandement et les lanceurs de roquettes de Maroun Al-Ras.

Trois choses, ici, me frappent.

-  L’extrême jeunesse des artilleurs : vingt ans ; peut-être dix-huit ; leur air stupéfié quand le coup part, comme si c’était chaque fois la première fois ;
-  leurs moqueries de gamins quand le copain n’a pas eu le temps de se boucher les oreilles et que la détonation l’assourdit ;
-  et puis le côté grave en même temps, pénétré, de qui se sait aux avant-postes d’un drame immense, et qui le dépasse.

L’allure décontractée ensuite, j’allais dire débraillée et même désœuvrée, d’une petite troupe qui me rappelle irrésistiblement la joyeuse bousculade des bataillons de jeunes républicains décrits, une fois encore, par Malraux : une armée plus sympathique que martiale ; plus démocratique que sûre d’elle et dominatrice ; une armée qui, ici, en tout cas, me semble aux antipodes de ces bataillons de brutes, ou de Terminators sans principes ni pitié, qu’ont si souvent décrits les grands médias européens.

Et puis cette drôle de machine enfin, extérieurement semblable aux deux canons autoportés mais qui est garée en retrait et qui, elle, ne tire pas : ce troisième engin est une salle des machines mobile où l’on entre, comme dans un sous-marin, par une tourelle centrale et une échelle de coupée ; il s’y tient six hommes, certains jours sept, qui s’affairent autour d’une batterie de radars, ordinateurs et autres appareils de transmission dont le rôle est de collecter du renseignement pour, ensuite, déterminer les paramètres de tir que l’on va transmettre aux obusiers ; et la vérité est qu’il y a là, au principe du feu israélien, un véritable laboratoire de guerre où des savants-soldats déploient une intelligence optimale pour, le nez collé sur leurs écrans, tentant d’intégrer jusqu’aux plus impondérables données de terrain qui leur arrivent, calculer la distance de la cible, sa vitesse de déplacement ainsi que, last but not least, le degré de proximité d’éventuels civils dont l’évitement est, ici au moins, j’en témoigne, un souci prioritaire - et pourtant...

Avec David Grossman, la rencontre a lieu dans un restaurant en plein air de Abu Gosh, à l’entrée des monts de Jérusalem, qui me semble un jardin d’Eden après l’enfer des derniers jours - soleil heureux, bruit d’insectes qui ne sont plus ni des avions ni des chenilles de chars, bouffées d’insouciance, vent léger... Nous parlons de son dernier livre qui est une relecture du "mythe de Samson". De son fils qui vient d’être appelé dans une unité de tankiste et pour lequel il tremble.

Nous commentons une statistique qu’il vient de lire et qui l’inquiète puisque ce serait près d’un tiers des jeunes Israéliens qui auraient, selon l’article, perdu la foi dans le sionisme et trouveraient des astuces pour se faire exempter de service militaire. Et puis nous discutons de la guerre, bien sûr, et du très grand malaise où, comme les autres intellectuels progressistes du pays, elle paraît l’avoir plongé... Car d’un côté, m’explique-t-il, il y a l’ampleur des destructions, les femmes et les enfants tués, la catastrophe humanitaire en cours, le risque de guerre civile et d’embrasement au Liban - d’un côté il y a l’erreur d’avoir mis la barre si haut (détruire le Hezbollah, mettre hors d’état de nuire ses infrastructures et son armée...)

que même une demi-victoire risque, le moment venu, d’avoir un parfum de défaite.

Mais, de l’autre, il y a cette attaque surprise du Hezbollah contre un Israël qui s’était successivement retiré du Liban puis de Gaza ; il y a le droit d’Israël, comme n’importe quel autre Etat au monde, à ne pas rester les bras croisés face à une agression aussi folle, immotivée, gratuite ; il y a le fait, insiste-t-il, que le Liban est le pays d’accueil du Hezbollah, son allié, en même temps qu’un pays au gouvernement duquel lui, le Hezbollah, participe, hélas, pleinement ; de l’autre côté, donc, il y a le fait que la riposte israélienne ne pouvait être portée ailleurs que sur le sol libanais... J’observe David Grossmann. Je détaille son beau visage d’ancien enfant prodige des lettres israéliennes vieilli trop vite et dévoré par la mélancolie.

Il n’est pas seulement l’un des grands romanciers israéliens d’aujourd’hui. Il est aussi, avec Amos Oz, Avraham Yehoshua et quelques autres, l’une des consciences morales du pays. Et je crois que son témoignage, sa fermeté, sa façon de ne pas céder, en dépit de tout, sur la justesse de la cause d’Israël, devraient convaincre les plus hésitants.

Et puis Shimon Pérès enfin.

Je ne voulais pas achever ce voyage sans aller, comme chaque fois mais, cette fois, plus que jamais, rendre visite à Shimon Pérès. C’est Daniel Saada, cet ami d’autrefois, membre fondateur de SOS-Racisme, installé en Israël et devenu, également, son ami, qui m’a conduit jusqu’à lui. "Shimon", comme tout le monde l’appelle ici, a 84 ans.

Mais il n’a rien perdu de sa prestance. Ni de son allure magnifique de prince-abbé du sionisme. Il a toujours le même visage, tout en front et en lèvres, qui souligne l’autorité mélodieuse de la voix. Et j’ai même l’impression, par instants, qu’il s’est incorporé, en prime, une légère amertume dans le sourire, un éclair dans le regard, une façon de se tenir et, parfois, de timbrer les mots qui n’étaient pas à lui mais à son vieux rival Itzhak Rabin... "Tout le problème, commence-t-il, c’est la faillite de ce que l’un de vos grands écrivains appelait la stratégie d’état-major. Personne, aujourd’hui, ne contrôle personne. Personne n’a le pouvoir d’arrêter ni de maîtriser personne. En sorte que nous n’avons, nous, Israël, jamais eu autant d’amis mais que jamais, dans notre histoire, ils n’ont autant servi à rien. Sauf ..."

Il prie sa fille, une dame d’un certain âge qui assiste à l’entretien, d’aller, dans le bureau voisin, chercher deux lettres d’Abou Mazen et Bill Clinton. "Oui, sauf que vous les avez, eux. Les hommes de bonne volonté. Mes amis. Les amis des Lumières et de la paix. Ceux que ni le terrorisme, ni le nihilisme, ni le défaitisme, ne feront jamais renoncer. Nous avons un projet, vous savez... Toujours le même projet de prospérité, de développement partagé, qui finira par triompher... Ecoutez..."

Shimon a fait un rêve.

Shimon est un jeune homme de 84 ans dont l’invincible songe dure, en effet, depuis trente ans et que la présente impasse, loin de décourager, semble mystérieusement stimuler.

Je l’écoute donc.

J’écoute ce sage d’Israël m’expliquer qu’il faut simultanément "gagner cette guerre", disqualifier ce "quartet du mal" que constituent l’Iran, la Syrie, le Hamas, le Hezbollah et frayer "des chemins de parole et de dialogue" qui finiront bien, un jour, par mener le Proche-Orient quelque part. Et le fait est qu’en l’écoutant, en réentendant ces prophéties déjà anciennes mais qui, aujourd’hui, je ne sais pourquoi, me semblent affectées d’un coefficient nouveau d’évidence et de force, je me prends à imaginer, moi aussi, la gloire d’un Etat hébreu qui oserait, dans le même temps, presque le même geste, dire et surtout faire les deux choses : aux uns, hélas, la guerre ; aux autres, une déclaration de paix qui ne laisserait soudain plus le choix. "

source
-  Le Monde



Publié le 1er août 2006  par torpedo


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  • La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy
    1er août 2006, par Nul

    "Il y a deux manières de combattre, l’une avec les lois, l’autre avec la force. La première est propre aux hommes, l’autre nous est commune avec les bêtes" Le Prince, Machiavel Cette phrase, d’une actualité brûlante, reflète fidèlement l’état dans lequel se trouve le monde. Mais principalement, elle dit la violence des puissants, et particulièrement de ceux du monde occidental et du directoire, de facto, composé des Etats- Unis et de l’Europe, qui dans leur croisade contre les peuples, y compris le leur, justifient, par des fictions idéologiques, les pires crimes lorsqu’il s’agit de la défense de leurs intérêts, comme jadis, ils l’ont fait, durant la domination coloniale, à propos de l’infériorité des races.

    L’Etat d’Israël a violé et continue de violer toutes les normes de droit international : acte d’agression, domination coloniale, politique d’apartheid à l’égard de la population palestinienne, crimes de guerre, crimes contre l’humanité...la liste est longue. Les dirigeants israéliens, avec l’appui des pays occidentaux, ont manifesté et manifestent encore de nos jours, un mépris ouvert envers leurs obligations internationales découlant des accords et des traités et envers la décision d’une instance internationale comme la CIJ.

    Les actions militaires israéliennes contre la Palestine et le Liban, la violation flagrante de la souveraineté et de l’indépendance politique du Liban, la destruction intentionnelle des infrastructures, le bombardement planifié des populations civiles, avec son cortège de morts et de blessés, le blocus maritime terrestre et aérien, les menaces lancées contre la Syrie et d’autres pays de la région, les actes terroristes de l’Etat israélien contre la population civile palestinienne, tels que pratiqués à Gaza et en Cisjordanie, configurent un crime d’agression et des violations gravissimes des Conventions de Genève et de la Charte des Nations Unies.

    C’est ainsi que la politique mise en place par les différents gouvernements israéliens, et principalement, la dernière agression contre le Liban et les successives contre la Palestine, mettent en danger la stabilité, la paix et la sécurité de toute la région du Moyen-Orient et plus largement la paix et la sécurité internationales, au point de prendre le risque de détruire l’humanité.

    Ce déchaînement n’est pas sans effet sur l’Etat d’Israël lui-même qui, en commettant ces actes d’agression, met en péril sa propre sécurité et celle de l’ensemble des citoyens de son territoire. Plus grave encore, cet Etat fait fi des conventions et des innombrables résolutions de l’ONU, y compris les principes de la Charte des Nations Unies, qui régulent les relations internationales et qui interdisent aussi bien la menace de l’emploi de la force que son utilisation.

    Cette situation n’est pas le fait de l’Etat d’Israël seul. Si des violations aussi massives des règles internationales sont possibles c’est que ce pays jouit de l’appui des Etats-Unis et de certains pays européens, dont la France ; ceux-ci garantissent à leurs dirigeants l’impunité la plus totale devant des actes aussi graves que le crime d’agression.

    Il faut qualifier et nommer ces crimes, il y a pour cela le cadre du droit international et du droit humanitaire. Ainsi le non respect des articles 16 - portant sur la protection générale- ; 17 - sur l’évacuation- ; 21 - à propos des transports terrestres et maritimes des blessés ;- 22 - sur les transports aériens- ; de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre constitue des infractions graves -article 147- dont les responsables devront en répondre devant les tribunaux. Est aussi violé le premier protocole additionnel -1977- à la Convention de Genève relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux, et plus spécialement les articles 35 -concernant les méthodes et les moyens de guerre ; 48 - à propos de l’obligation faite aux parties en conflit de faire la distinction entre personnes civiles et combattants- ; 51 - sur la protection des personnes civiles-, 54 -à propos de la protection des biens indispensables à la survie de la population civile- ; 56- concernant la protection des ouvrages et installation contenant des forces dangereuses-. Mais aussi les Conventions de La Haye -1907- à propos du droit et des coutumes en temps de guerre sur la protection des personnes civiles et celle de 1954 sur la protection des biens culturels lors de conflits armés, ainsi que la Convention sur la prévention et la punition du crime de Génocide -1948- interdisant toute attaque contre des civils.

    L’armée de l’Etat d’Israël en bombardant massivement, entre autres, les villages ou les villes de Marouhin,d’ Aitaroun, de Tyr, de Nabi Chit et de Baalbek ont commis des infractions graves qui ne peuvent être qualifiées autrement que de crimes de guerre.

    Les Hautes Parties contractantes, selon l’article I commun aux conventions de Genève, ont l’obligation de respecter et de faire respecter leurs dispositions, au lieu de cela, les Etats-Unis et certains pays européens comme la France, encouragent l’Etat d’Israël à violer, sur une grande échelle et de manière systématique, les dispositions de base desdites conventions. Par cet acte d’encouragement, les autorités de ces pays deviennent complices de ces crimes de guerre et des violations graves du droit international y compris des droits humains.

    Les derniers actes de l’Etat d’Israël sont la manifestation la plus crue de la violence de l’ordre néo-libéral, et montrent le vrai visage du "nouvel ordre mondial" soutenu par le fantasme de l’axe du bien, indissociable de l’ordre économique libéral. Et l’ONU, garant de la paix et de la sécurité internationales, n’est pas moins responsable que les pays qui soutiennent la politique israélienne. Les premiers à payer le prix de la violence de l’ordre libéral sont les peuples palestinien, libanais, irakien, afghan et bien d’autres. Et l’Etat d’Israël participe pleinement dans l’imposition de cet ordre fondé sur la violence et la domination des plus forts.

    Peu importe aux pays occidentaux et à l’Etat d’Israël que le droit international consacre le droit à résister à l’agression, à l’occupation et à la domination coloniale.

    Peu importe, à ces pays, le droit des peuples à disposer d’eux mêmes et les droits humains.

    Leur seul but est de soumettre tous les peuples à leur domination. Et si le droit international s’y oppose, ils n’hésitent pas à le violer, de la manière la plus grossière, en utilisant d’abord la tromperie, le mensonge, la propagande puis la violence et les guerres d’agression contre les peuples.

    Il est urgent de rétablir les règles de droit international comme fondement des relations entre les peuples et le respect de la Charte des Nations Unies. De la même manière, il est urgent d’en finir avec l’impunité des criminels et de leurs complices, il faudra bien que ceux-ci soient jugés et punis pour leurs crimes.

    Paris, 28 juillet 2007 Mireille Mendès France et Hugo Ruiz Diaz Balbuena

    http://www.france-palestine.org/

    http://basta-baraka.blogspot.com/

  • La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy
    1er août 2006, par Magnaume

    M° Bernard Henri Levy n’a qu’une mission c’est de venir en aide au sionisme même au prix de mettre le peuple juif sous repression. Il considère que les peuples juifs doivent être la cinquième colonne de l’armée sioniste. Ce sont des gens comme lui qui ont toujours organisé le masacre des peuples juifs dans le passé et actuellement entraîné le peuple juif d’Israël dans une guerre pour satisfaire les seules ambitions pétroliers de l’administration Bush.

    Il n’hésite même pas une seconde à exploiter la morts des enfants et des civils. Ce monsieur est un monstre et ne le sera malheureusement pour lui qu’une fois réssucité et présenté devant Son Créateur Le Divin. C’est à ce moment là qu’il apprendra qu’il passera son éternité dans les Feux de l’Enfer Eternel comme son patron d’autre fois M° Adolf Hitler juif sioniste comme lui.

    Les peuples juifs du monde entier sont contre les sionistes et sont sous l’emprise de cette organisation mondiale. Il faut aider les peuples juifrs à se faire libérer de leurs bourreaux. Et ce que les autres sont en train de faire justement. Bientôt le sionisme et l’impérialisme américaine seront anéantie et tous les peuples du monde seront ce que c’est la liberté et les gens comme M° BHL seront jugés devant les tribunaux pour crime et complicité de crime contre l’humanité. C’est gens-là sont de véritables terroristes.

    • au commentaire éclairé précédent
      2 août 2006

      Cher ami, vous venez de gagner un point GODWIN (http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin) pour cette contribution :

      "C’est à ce moment là qu’il apprendra qu’il passera son éternité dans les Feux de l’Enfer Eternel comme son patron d’autre fois M° Adolf Hitler juif sioniste comme lui."

      D’autre part, pour l’emploi que vous faites de "sioniste" ou "sionisme" sachez qu’en soi cela ne consitute pas une inuslte, c’est même pour certains un motif de fierté.

      • au commentaire éclairé précédent
        7 août 2006

        J’ai beaucoup d’amis et de membres de famille juifs autours de moi. Je vous assure qu’ils ont peur des sionistes et se voient étrangers aux agissements de l’Etat d’Israël. Ils ont cru à l’Etat d’Israël et rêvé d’apporter leurs richesses au Moyen-Orient et leurs rêves ont étés brisés par tout ce que fait l’Israël depuis sa création.

        C’est dommage tous ces gâchis Messieurs les sionistes. Après-tout, même Moïse était étranger aux doctrines du sionisme et les a commbatu durement. Je ne vois pas en quoi on peut se sentir fier du sionisme sauf si on sous la crainte d’eux.

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          4 juillet 2014, par panforehand
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          19 juillet 2014, par noe48b
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  • La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy
    1er août 2006, par David
    BHL, hahaha, BHL ! Mais vous prenez les gens pour des cons ? Vous êtes toujours là au secours des sionistes. Peut-être demain vous sortirez un Livre, après celui de "Qui a tué un juif au Pakistan", dont le titre serait "La nuit de Cristal à Haïfa". Vous êtes un être abject.
    • e-torpedo-le webzine sans barbel s - Forum
      22 février 2014, par howardlessa

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  • La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy
    1er août 2006, par Jean

    Cher Monsieur,

    Je suis d’accord avec ce que vous dites. L’information qu’on livre en France par le biais de l’AFP -rarement objectif-, repris en litanie par tous les médias est totalement distordue dans le sens pro-musulman.

    En tant qu’authentique chrétien, je ne puis m’empécher de penser au psaume 83 : "...voici tes ennemis s’agitent, ceux qui te haïssent lèvent la tête, ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse et délibèrent contre ceux que tu protèges. Venez disent t ils exterminons les du milieu des nations, et qu’on ne se souvienne plus du nom d’Israel."

    Ceci est d’une prodigieuse actualité -écrit il y a près de 3000 ans- n’est-ce pas ? Et la suite est aussi décrite, on voit par exemple que l’assyrie leur prète son bras (dont Syrie faisait partie) et l’on voit comment ceci se termine "mon Dieu rends les semblables au tourbillon, au feu qui brûle dans la forêt... poursuis les... couvre leurs faces d’ignominie afin qu’ils cherchent ton Nom ô Eternel... qu’ils soient confus et épouvantés... qu’ils sachent que toi seul dont le nom est l’Eternel, tu es le très haut sur toute la terre !"

    Aussi j’ai cette confiance, cette foi ferme que non seulement Israël s’en sortira mais qu’en plus ses voisins qui le haïssent reconnaîtront la main de Dieu (le vrai)... un temps où Il va se révéler de plus en plus ouvertement, y compris au yeux du monde dont l’attention est tournée vers ce conflit. Un temps aussi où il y aura acceptation ou rejet de ceci, clivage donc en 2 camps, assurément ceux qui seront du côté juif (comme vrais chrétiens, connaissant la Bible) ne seront pas, de très loin, les plus nombreux.

    Observons bien ce qui va se passer...

    Voyez vous n’êtes pas seuls !

    Salutations

    • La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy
      2 août 2006, par Reflexion

      ho mon dieu !

      mais qu’est ce que c’est que ça !!!??? mais retournez au moyen age monsieur "vrai chrétien"...

      la bible ne doit pas être prise au pied de la lettre (c’est l’église qui le dit).

      Monsieur Levy a son point de vue qui malgré que je ne le partage pas, est tout a fait valide dans le sens qu’il essai d’expliquer que tout n’est pas blanc ou noir.

      Il essai de montrer que les Israeliens ne sont pas tous des fous sanguinaires pret a génocider ceux qui se mettent en travers de leurs passage.

      Je prends cet opinion comme un essai pour nuancer la vision monolythique des choses que l’on à en ce moment avec des médias qui ne sont jamais impartiaux.

      prenez un peu du point de vue d’Israel pour ponderer votre vision (quand vous êtes "pro-Liban") et si vous êtes un de ces urluberlus voyant le feu divin ravager la terre des infideles ou je ne sais quoi.. et bien je n’ai pas grand chose à vous dire, essayez de trouver le bouton "on" de votre cerveau, ça fera des vacances à tout le monde...

      a bonne entendeur salut !

      • La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy
        2 août 2006, par regis

        Si l’on peut bien entendre qu’il y a un réel danger à ce que des bombes s’abattent sur des complexes pétrochimiques, BHL nous prend-il pour plus naïfs que nous ne sommes à se défendre de faire la comptabilité des morts alors qu’il ne cesse tout au long de l’article de peser et soupeser les morts israeliens ? C’est le talent de BHL : prendre les lecteurs pour des imbéciles. Comme imbéciles il y a forcément parmi les lecteurs il parvient à s’acoquiner cette poignée de béjaune et nécessairement hatise le légitime ressentiment des gens qui savent lire. Quelle horreur que t’entendre parler de héros à propos d’un Sharon. Cette seule phrase mérite la comparution de BHL devant une cour internationale de justice, cour informelle qui se composerait d’humains réfractaires au brigandage. Car après tout BHL se garde bien d’évoquer le fond du problème et c’est en cela que son texte est proprement criminel, il omet de dire que ces guerres ne sont ni religieuses, ni fratricides, elles participent de l’éternel des guerres : le brigandage impérialiste.

        (Notre copain libertaire au Liban le professeur Georges Saad reçoit des menaces de mort quotidiennes. Il s’attend à tout moment à être liquidé)

        • La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy
          5 août 2006, par Tony
          Vraiment ca fait pleurer M Levy, heureusement que nous avons lu les fables ( le loup et l’agneau ) avant de lire cette analyse qui prend les gens pour des stupides pour ne pas dire autre chose
    • La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy
      5 août 2006, par armelle
      Il semble que cette fois ci ils aient aussi attaque les chretiens. Chercher le hezbollah A Qaa ou a Jounieh.... Si les indiens venait dire au americains "Cette terre est a nous, quittez ou mourrez" que penserait l’opinion internationale ? et les americains ne sont la que depuis 400 ans... Au nom de quoi demandont nous a des gens de partir de leur terre parce qu’il y a 2000 ans les israeliens en aurait ete les maitres ou parce qu’un Dieu leur a promis. Et on s’etonne qu’ils finissent par prendre un fusil ou un missile. Ceux qui n’ont rien n’a perdre font les meilleurs terroriste. Combien de libanais n’auront plus rien a perdre apres cette guerre ?
    • La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy
      5 août 2006, par sarrah

      Cher Monsieur Bernard-henri Lévy,

      Comment vous pouvez dire que vous etes un bon chretien .

      Quelle dieu aimerait il voir tout ses enfants mourir sous les bombes ? moi je dirais que la soif du pouvoir remplie le coeur des hommes .il faut laisser les gens vivrent en paix.

      • La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy
        7 août 2006, par nul
        Il y a tout lieu de croire que les horreurs des trois dernières semaines (les bombardements qui ont réduit en miettes la plus grande partie du Liban sud et du sud de Beyrouth et qui ont paralysé une grande partie des infrastructures du pays, tuant environ 700 personnes, en blessant des milliers de plus et transformant en réfugiés plus de 750.000 personnes) ne sont que le prélude à un massacre plus grand encore. Le crime de guerre qui a coûté la vie à plus de 60 personnes, dont la majorité était des enfants, dans le village de Cana se répétera à travers la région dans les prochains jours et semaines.
  • La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy
    8 août 2006, par Jean Cristophe Lemerre
    M. BHL, vous et les acolytes de votre espèce, les pseudo intellectuels, les journaleux abjects qui ont perdu toute humanité, membres de cette mafia politico-économique de l’internationale sioniste ; le judaisme est innocent de vos agissements ; je ne contre argumente pas votre torchon qui pue la haine. Je vous dis simplement, que vous ne voyez pas le monde changer, qu’il n’est plus facile de mentir, et que vous ne perdez, vous et vos semblables, rien pour attendre.
  • La guerre vue d’Israël par Bernard-Henri Lévy
    8 août 2006, par aaron Dreyfus
    BHL, ça a quel goût le sang du libanais, le même que celui du palestinien ????, Et puisque vous admirez les criminels comme toton "shimon" (auteur de kana version I" je vous suggère de méditer sur le sort de l’autre criminel, sharon (auteur de Sabra et Chatila), entre la vie et la mort, les tripes entremêlés. ça ca s’appelle la justice divine. Vampire.
    • e-torpedo-le webzine sans barbel s - Forum
      12 février 2014, par xisroman
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