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En Palestine et au Liban, encore et toujours des violations du droit par Israël

Catégorie politique
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Kidnapping d’un ministre palestinien à Ramallah...Attaque d’un commando sur Baalbeck au Liban...

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Alors que les discussions avancent entre le Hamas et le Fatah pour la formation d’un gouvernement d’union nationale, les autorités d’occupation ont donné l’ordre à leurs spadassins de pénétrer dans Ramallah au petit matin ce samedi et de s’emparer d’un élu palestinien, le dr Nasser Addin Ash-Sha’er, vice Premier ministre palestinien et ministre de l’Education et des Universités. Selon l’épouse de Nasser Addin Ash-Sha’er, " Un large contingent de forces isréliennes a pénétré de force chez nous et a arrêté mon mari. Ils le pourchassaient depuis que les autorités israéliennes ont lancé leur offensive dans la bande de Gaza en juin, à la suite de la capture du soldat israélien."

Le Dr. Ghazi Hamad, porte parole officiel de l’Autorité palestinienne, a dénoncé le kidnapping.

De même Saeb Erekat, négociateur et responsable du Fatah a dénoncé cet enlèvement qui survient à un moment clé des discussions interpalestiniennes, tout comme l’offensive contre Gaza a été déclenchée au lendemain de la présentation de l’accord dit "document des prisonniers" entre les différents groupes et partis palestiniens, qui menait à l’élaboration d’une stratégie nationale face à l’occupation.

Chacun sait que la capture du soldat lors d’une opération militaire à la frontière de Gaza n’a été qu’un prétexte pour des opérations prévues de longue date contre la résistance palestinienne à l’occupation.

Comme au Liban en juillet, Israël a joué la carte de l’agression contre la population civile prise en otage et qu’il espérait voir se retourner contre la résistance. En Palestine comme au Liban, les stratèges israéliens ont lamentablement échoué, et au prix -criminel, et qu’il leur faudra payer- de la destruction de la bande de Gaza et du Liban, ont soudé les populations palestinienne et libanaise derrière leurs mouvements de résistance.

Mais à Baalbeck des commandos ont mené hier 18 août une opération armée, malgré l’accord de cessez le feu, sous prétexte de leur "défense" ainsi que la scandaleuse résolution 1701 leur en réserve la possibilité [1]. Il est de notoriété publique que toutes les agressions menées par l’armée israélienne sont présentées comme "défensives" par une propagande mensongère parfaitement maîtrisée et malheureusement souvent relayée par des médias peu attentifs ou critiques.

Cependant il semble que la caste politico-militaire qui à Tel Aviv veille à la "sécurité" d’Israël soit sous le feu de critiques de son opinion, non pas pour avoir mené une attaque criminelle contre le peuple du Liban mais pour l’avoir mal menée. La ferveur populaire s’est écroulée avec le nombre de morts - près de 120 soldats- causés par la résistance farouche des militants du Hezbollah à l’attaque contre leur peuple. [2] Les stratèges de tel-Aviv n’avait pas compté avec la détermination d’un mouvement solide, soutenu par tout le peuple avec toutes ses composantes, qui les a amenés à renoncer à la poursuite de leur attaque et accepter le cessez le feu qu’ils refusaient depuis des semaines, avec leurs complices américains. La résistance armée du peuple a tenu en échec pendant plus d’un mois cette armée puissante que les armées classiques arabes n’ont jamais su vaincre.

-  C’est ça l’ "affaiblissement" du Hezbollah recherché par Israël ?

Ses forces restent quasi intacte et sa réputation au zénith, Nasrallah adulé.

Mais si au Liban l’agression israélienne est actuellement contenue, il en va autrement en Palestine occupée. Gaza comme Naplouse restent sous le feu israélien, le président du Parlement palestinien kidnappé le mois dernier reste emprisonné malgré un état de santé qui se dégrade de façon inquiétante, les autres élus du peuple kidnappés en territoire palestinien sont toujours détenus. En Cisjordanie les attaques sont quotidiennes.

En France - et dans le monde- les manifestations de citoyen-ne-s déterminé-e-s à exiger le respect du droit international et à lutter contre la barbarie israélienne au Liban ont demandé avec force l’arrêt de l’attaque. Il faut que nous nous levions de la même manière pour imposer à Olmert - Peretz et leur clique la fin de l’occupation de la Palestine et l’application du droit.

-  [1] "L’opération commando menée samedi à l’aube par les forces d’occupation israéliennes dans la région de la Bekaa constitue une violation flagrante de l’accord de cessation des hostilités annoncé par le Conseil de sécurité des Nations unies", en vigueur depuis lundi, a déclaré le premier ministre libanais Fouad Siniora, samedi 19 août, selon un communiqué.
-  voir : LeMonde du 19 8 2006

-  [2] de 95 % au début de l’attaque, le soutien était passé à 48 % juste avant le cessez le feu. Avant l’attaque criminelle de Canaa, l’opinion israélienne pensait à 72 % que l’offensive n’était pas assez forte. Heureusement des manifestations contre la guerre ont eu lieu à plusieurs reprises à Tel Aviv, qui ont rassemblé quelques milliers d’Israéliens conscients et courageux.

sources :
-  France-Palestine
-  20six.fr



Publié le 22 août 2006  par nul


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  • En Palestine et au Liban, encore et toujours des violations du droit par Israël
    21 août 2006

    Les forces d’occupation israéliennes ont arrêté dimanche 20 août 2006 le Secrétaire Général du Conseil Législatif Palestinien, Mahmoud AL RAMAHI, à son domicile à Ramallah Au moment où le Président Mahmoud ABBAS mène ses consultations avec le Premier-Ministre Ismaïl HANYAH ainsi qu’avec les autres forces politiques palestiniennes, en vue de former un nouveau gouvernement d’union nationale sur la base du document d’entente nationale des prisonniers, un gouvernement censé reprendre du côté palestinien l’initiative pour une reprise du processus de paix basé sur la légalité internationale, les forces d’occupation israéliennes ont arrêté dimanche 20 août 2006 le Secrétaire Général du Conseil Législatif Palestinien, Mahmoud AL RAMAHI, à son domicile à Ramallah . La veille, l’armée israélienne a procédé à l’arrestation du vice Premier-Ministre, Dr. Nasser AL CHAER, toujours à son domicile à Ramallah.

    Ces actes illégaux s’ajoutent à l’arrestation par Israël du Président du Conseil Législatif Palestinien, Dr. Aziz DEWIK, des 4 ministres et des 28 députés et élus locaux. Rappelons ici que toutes ces personnalités sont issues des élections législatives palestiniennes organisées d’une manière libre et démocratique le 25 janvier 2006, en présence d’observateurs internationaux, notamment européens.

    Ces arrestations illégitimes sont une atteinte grave aux institutions politiques palestiniennes et constituent une violation flagrante des accords conclus entre L’OLP et le gouvernement israélien concernant l’immunité des responsables et des députés de l’Autorité Nationale Palestinienne.

    Nous demandons à l’ensemble des gouvernements et organismes internationaux d’agir, de toute urgence, afin de libérer l’ensemble des détenus palestiniens et arabes -environ dix mille- notamment les ministres et les députés.

    Délégation Générale de Palestine en France

    • En Palestine et au Liban, encore et toujours des violations du droit par Israël
      23 août 2006, par nul

      Amnesty International dénonce les "crimes de guerre" commis par l’armée israélienne au Liban

      Embargo : 23 août 2006 00h01 TU

      Israël/Liban. Des éléments montrent que des infrastructures civiles ont été délibérément détruites

      Amnesty International a rendu publics ce mercredi 23 août 2006 les résultats d’investigations montrant qu’Israël a mis en œuvre lors du conflit récent une politique délibérée de destruction d’infrastructures civiles libanaises, qui s’est traduite dans certains cas par des crimes de guerre.

      Les dernières informations publiées par l’organisation montrent que la destruction par Israël de milliers d’habitations, ainsi que les frappes qui visaient de nombreux ponts et routes et des installations de stockage de l’eau et du carburant, faisaient partie intégrante d’une stratégie militaire au Liban et ne constituaient pas des « dommages collatéraux » résultant de la prise pour cibles légitime d’objectifs militaires.

      Le rapport renforce la nécessité de l’ouverture urgente par les Nations unies d’une enquête exhaustive et indépendante sur les graves violations du droit international humanitaire dont se sont rendus coupables le Hezbollah et Israël pendant le conflit qui les a opposés un mois durant.

      « L’affirmation par Israël que les attaques des infrastructures étaient légales est de toute évidence erronée, a déclaré Kate Gilmore, secrétaire générale adjointe exécutive d’Amnesty International. Nombre de violations décrites dans notre rapport, telles que des attaques disproportionnées et menées sans discrimination, constituent des crimes de guerre. Les éléments suggèrent fortement que la destruction massive de centrales d’eau et d’électricité et d’infrastructures indispensables au transport de la nourriture et de l’aide humanitaire était délibérée et s’inscrivait dans une stratégie militaire. »

      Le gouvernement israélien a affirmé qu’il prenait pour cibles les positions et les installations auxiliaires du Hezbollah et que les autres dommages occasionnés aux infrastructures civiles étaient dus au fait que le Hezbollah avait utilisé la population civile comme « bouclier humain ».

      « Le mode, l’étendue et l’intensité des attaques ôtent toute crédibilité à l’affirmation d’Israël selon laquelle il s’agirait de dommages collatéraux », a déclaré Kate Gilmore.

      « Les victimes civiles des deux parties au conflit ont droit à la justice. La gravité des violations commises rend d’autant plus urgente la tenue d’une enquête sur la conduite des deux parties. Il faut que les auteurs de crimes de guerre rendent des comptes et que les victimes obtiennent réparation. »

      Intitulé Deliberate destruction or ’collateral damage’ ? Israeli attacks against civilian infrastructure, le rapport s’appuie sur des informations de première main que l’organisation a rassemblées lors des entretiens avec des dizaines de victimes, de représentants des Nations unies, des Forces de défense d’Israël (FDI) et du gouvernement libanais qu’elle a réalisés au cours de missions de recherche récentes au Liban et en Israël. Certaines informations du rapport proviennent de déclarations officielles et de la presse.

      Le rapport contient des éléments faisant état :

      -  de la destruction massive par les forces israéliennes de quartiers et de villages civils ;
      -  d’attaques de ponts dans des zones n’ayant pas d’importance stratégique flagrante ;
      -  d’attaques de stations de pompage et de traitement des eaux et de supermarchés, en dépit de l’interdiction de prendre pour cibles des objectifs indispensables à la survie de la population civile ;
      -  de déclarations de responsables militaires israéliens indiquant que la destruction d’infrastructures civiles faisait effectivement partie des objectifs de la campagne militaire israélienne visant à dresser la population et le gouvernement libanais contre le Hezbollah.

      Le rapport décrit un modèle d’attaques disproportionnées et menées sans discrimination, qui ont provoqué le déplacement de 25 p. cent de la population civile. Ce modèle, rattaché aux déclarations officielles, montre que les attaques sur les infrastructures étaient délibérées et non pas inhérentes à la poursuite d’objectifs militaires légaux.

      Amnesty International lance un appel en faveur de l’ouverture de toute urgence par les Nations unies d’une enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur les violations du droit international humanitaire commises par les deux parties au conflit. L’enquête devra porter en particulier sur les conséquences de ce conflit sur la population civile ; elle devra avoir pour objectif de déterminer la responsabilité des individus dans les crimes de droit international qui ont été commis et d’accorder des réparations aux victimes.

      Le rapport Deliberate destruction or ’collateral damage’ ? Israeli attacks against civilian infrastructure (index AI : MDE 18/007/2006) est disponible sur le site de l’organisation, à l’adresse suivante : http://web.amnesty.org/library/index/engmde180072006)

      Document public Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d’Amnesty International à Londres, au +44 20 7413 5566 Amnesty International, 1 Easton St., Londres WC1X 0DW. web : http://www.amnesty.org

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