e-torpedo le webzine sans barbeles



Raoul Vaneigem

Catégorie portrait
Il y a (9) contribution(s).

(JPEG)

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre rédigé par Gilles Delcuse.

Raoul Vaneigem, né à Lessines (Hainaut, Belgique) en 1934, est un écrivain, révolutionnaire, médiéviste et philosophe belge.

Après des études de philologie romane à l’ULB de 1952 à 1956, il a participé activement à l’Internationale Situationniste de 1961 à 1970, invitant la jeunesse de l’époque à "jouir sans entrave". Importante contribution au sein de la revue qu’a publié ce groupe.

L’une de ses œuvres les plus célèbres Traité de savoir vivre à l’usage des jeunes générations, parue en 1967, s’inscrit dans le projet des situationnistes de renverser l’ordre social dominant. Il y exprime une critique radicale du monde moderne en y dénonçant ses illusions, la survie que ces illusions produisent, et la fausse contestation qui en découle, et invite à un "renversement de perspective", passer de la contrainte à la création.

Peu après, dans Le livre des plaisirs, paru en 1979, il invite les vivants à une "jouissance sans entrave", et à en finir une fois pour toutes avec une société marchande qui

"n’a rien façonné d’humain si ce n’est le moule parodique qui a servi à la propager partout."

Médiéviste reconnu, sa critique du monde va se reporter sur les hérésies (Les Hérésies, ed. Que sais-je, 1994) et la résistance au christianisme, dans lesquelles il voit "les signes d’une civilisation à venir, fondée non plus sur l’aliénation du travail, le pouvoir et le profit, mais sur la créativité, la jouissance et la gratuité" ; critique que l’on retrouve jusque dans sa précieuse collaboration à "L’Encyclopaedia Universalis".

Auteur moins inspiré d’un mode d’emploi de la révolution, publié sous le speudo de Ratgeb, "De la grève sauvage à l’autogestion généralisée" en 1974.

L’œuvre de Vaneigem se divise en deux tendances, l’une, théorique, qui annonce un Michel Onfray, et qui trouve sa justification dans l’idée que "la révolution n’est plus dans le refus de la survie, mais dans une jouissance de soi que tout conjure à interdire (...)" (Le livre des plaisirs, p. 9).

Ce point de vue, qui rappelle une sorte d’épicurisme, a été à l’origine de sa démission de l’IS, en novembre 1970, poussé par les autres membres de cette organisation, dont Debord, qui lui reprochait son désistement en pleine période de troubles et d’occupations de la Sorbonne en 1968 ; et l’autre, faisant appel à une érudition de chercheur, tente de démontrer que l’esprit de la liberté et de la jouissance se rencontre dès le haut moyen-âge, dans les mouvements du Libre-Esprit, qu’il distingue, dans un premier temps, des hérésies, dans lesquelles il voyait "des filiales de l’orthodoxie", ("Le mouvement du Libre-Esprit", 1986), mais revenant sur cette distinction en écrivant un livre important sur "les hérésies, des origines au XVIIIème siècle", au titre évocateur de "La résistance au christianisme", publié en 1993. Sa dernière contribution, en janvier 2005 est une importante préface à la réédition de "Le mouvement du libre-esprit", dans laquelle il appelle à "accomplir le dépassement de la religion et de sa servante maîtresse".

SOURCE : Wikipédia



Publié le 14 octobre 2006  par Gilles Delcuse


envoyer
commenter
imprimer
sommaire
Forum de l'article
retour haut de page


Si vous appréciez le e-torpedo.net
participez à son indépendance, faites un don.

Contrat Creative Commonsdri.hebergement
Réalisation et conception Zala . Ce site utilise PHP et mySQL et est réalisé avec SPIP sous license GNU/GPL.
© 2005 e-torpedo.net les articles sont à votre disposition,veillez à mentionner, l'auteur et le site emetteur
ACCUEILPLAN DU SITEContact Syndiquez le contenu de ce site Admin