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La France à coups de bâton

Catégorie société
Il y a (13) contribution(s).

(JPEG) J’apprends que la mise en examen de Roberto Ferrario, considéré comme unique responsable du collectif Bellaciao !!??, pour avoir relayé, comme eût pu le faire n’importe quel site ou blog, un communiqué de presse de la CGT dans l’affaire des Chantiers Navals de St-Nazaire, est notifiée par le Juge d’instruction.

Cette mesure répressive, exemplaire d’une volonté de contrôle de la parole sur Internet, est symptomatique d’une très malsaine rigidification politique en France, telle que je la notais dans quelques articles parus dans la presse.

La France a un balai dans le dos, ce n’est pas nouveau.

C’est la rigidité de notre tempérament et de nos institutions qui nous a obligés à attendre plus longtemps que beaucoup de nos voisins des droits aussi fondamentaux que le droit de vote pour les femmes, ou le droit à l’avortement.

Et qui nous fera sans doute attendre encore un bon moment avant de répondre à des demandes aussi diverses que la légalisation de l’euthanasie ou la dépénalisation du cannabis... Championne auto-déclarée des droits de l’homme et du citoyen, notre jacobine République me rappelle Mme Mesure, ma maîtresse de CP, qui faisait régner l’ordre dans sa classe à coups de règle en fer sur les doigts des enfants.

La France a un balai dans le dos, avec son triumvirat au sommet de l’Etat c’est tous les jours Guignol. Pan ! Pan ! Guignol c’est nous, le peuple d’en bas, et entre l’escroquerie intellectuelle, le mépris et la répression qui nous guettent à tous les coins de vie, ça nous en fait, des coups sur la tête ! Et hop !, encore un retour de bâton ! Il est prescrit d’interdire, voilà la mode !

Sans doute que les Français, extrêmement décriés chez leurs voisins, enferment quelques fous dans une maison, pour persuader que ceux qui sont dehors ne le sont pas , écrivait mon compatriote Montesquieu. Frères de lait des Anglais grâce à la bien libre et sensuelle Aliénor, Gascons ou Girondins, plus inspirés par la liberté que par la sacro-sainte “égalité” des Montagnards, n’ont pas été des adorateurs de ce démon séculaire et centralisateur qui érige une “France d’en haut” non seulement géographique et politique, mais aussi sociale et culturelle.

Prôner la fraternité tout en pratiquant la vassalité n’est pas un paradoxe rare dans cette citadelle nationale où les échelles font défaut...

S’il entend aujourd’hui parler du projet de loi Perben, l’auteur de L’Esprit des lois doit se demander si l’on n’est pas en train d’oublier sa leçon :

à savoir que la seule garantie des libertés publiques réside dans la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire...

-  Et que constateraient ses Persans, de retour chez nous trois siècles plus tard ?

Eh bien, sans doute que les Français se considèrent encore volontiers comme des juges infaillibles, et sont toujours aussi entêtés de leur mode : c’est la règle avec laquelle ils jugent de tout ce qui se fait chez les autres nations : ce qui est étranger leur paraît toujours ridicule (...) Ils veulent bien s’assujettir aux lois d’une nation rivale, pourvu que les perruquiers français décident en législateurs sur la forme des perruques étrangères...

-  France bien-pensante, je n’ai pas envie qu’on m’interdise de m’habiller comme je veux où je veux, serait-ce en sac à pommes de terre ou en plumes de Quetzacoatl ! Je n’ai pas envie, parce que je porte des bottines à talons hauts et des collants noirs, d’être soupçonnée de racolage passif et contrôlée par des policiers armés jusqu’aux dents, comme ça m’est arrivé un dimanche après-midi devant le Sacré-Coeur, d’où j’admirais en compagnie de mes jeunes enfants la vue sur Paris - qui d’un coup me parut nettement moins belle...

-  France administrative, j’en assez de devoir te laisser entrer dans mon intimité chaque fois que j’espère un certificat d’hébergement pour accueillir quelques jours mes amis des pays du Sud en veine de tourisme ! J’en ai assez que tu puisses douter de mon existence, comme c’est arrivé très concrètement à mon fils aîné, alors étudiant : un jour qu’il se présentait en chair et en os devant un guichet de la CAF avec sa carte d’identité et son extrait d’acte de naissance, il se fit prier de revenir, sous prétexte que ce dernier document ne portant pas la mention “non décédé”, rien ne prouvait qu’il était bien vivant...
-  Kafka ou Gogol auraient-ils inventé pareille scène ?

Les joies de la bureaucratie ne sévissent pas qu’à l’est de l’Europe...

-  France sécuritaire, je n’ai pas envie que mes agissements soient soumis à la délation légale et anonyme, ni traités par une police toute-puissante ! Je n’ai pas envie d’être condamnée à la santé forcée par des autorités sanitaires qui de leur côté ne se reconnaissent jamais coupables (tout au plus responsables, quand les preuves sont trop flagrantes) de leurs bévues à grande échelle...

-  France généreuse, j’espère bien que, comme tu l’as fait pour moi en me donnant la possibilité d’entrer à la fac sans mon bac, moi qui étais un de ces nombreux enfants abandonnés de la société, tu vas t’atteler à la réparation de l’ascenseur social, et avec un meilleur terme que “discrimination positive”, faire preuve du désir de la République de respecter et promouvoir la Liberté, l’Egalité et la Fraternité... Faire vivre les mots, sortir de la langue de bois qui nous assomme aussi, c’est bien une question de désir... Savoir retrouver cette culture du désir éminemment française serait sans doute la meilleure façon de repousser les diverses tentations obscurantistes qui minent notre société, et qu’une politique de coups de bâton, très logiquement ne fait que renforcer.

-  site Alina Reyes

source :
-  Bellaciao



Publié le 24 octobre 2006  par Alina Reyes


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Forum de l'article
  • La France à coups de bâton
    24 octobre 2006, par Delcuse
    Sauf que la "France" est un faux concept. La France, c’est une idée qui n’a de sens que par la structure de frontières. La culture spécifiquement française est une vue de l’esprit. Par ailleurs, l’ascenseur social ??? Qu’est-ce que celà signifie ? Qu’il y a une échelle respectable ? Moi, je vois bien que ceux qui cherchent une place en ce monde, obéissent à des lois égoistes et carnassières. Lorsqu’on grimpe, c’est toujours sur la tête des autres. Pour ma part, saboter cette ascenseur, et faire en sorte qu’il ne monte plus, me semble une bien meilleur idée que le respect des règles qui le régissent. Je ne fournirais pas l’effort de participer positivement à ce monde, et je me refuse d’aller m’assoir à côté de quelqu’un qui croit avoir réussi quelque chose parce qu’il a grimpé les échelons d’une société dont les fondements sont animés par la veulerie.
    • La France à coups de bâton
      24 octobre 2006, par A.R.
      Vous avez un site internet, vous savez lire et écrire, Delcuse. Vous avez la possibilité de faire des choix de vie et de les exprimer, comme on l’a dans les classes moyennes. Vous ne semblez pas avoir dû arrêter l’école sans même avoir votre BEPC, comme mes quatre frères et soeurs. Ou vous n’avez pas eu à prendre l’ascenseur social pour acquérir ces privilèges, ou vous l’avez pris, et vous ne pouvez pas refuser de vous asseoir à côté de qui a eu la chance d’en profiter aussi. Que chacun ait le choix, voilà ce qui fait l’ "échelle respectable", pour reprendre vos mots.
      • La France à coups de bâton
        26 octobre 2006, par Delcuse
        j’aime beaucoups la "possibilité de faire des choix de vie". Quelque soi ce choix, puisqu’il reste un choix, cela reste médiocre. Cela dit, mon choix de vie, pour dire comme vous, c’est plutôt à coup de tatane dans la gueule que je l’ai vécu, contre moi d’abord, puis contre ce que j’appelle être mes ennemis. Vous voyez, c’est la guerre. Et dans la guerre, le chois se mesure en degré de soumission. Mais vous devez savoir tout cela...Je précise comme ce mot de "choix de vie" m’a beaucoup fait rire.
  • La France à coups de bâton
    24 octobre 2006, par Andy Verol

    Il n’est pas nouveau de devoir rappeler férocement qu’en France, c’est la liberté d’expression qui doit, inévitablement, être défendue, envers et contre les baillonneurs... Mais notre époque (sans pour autant dire "vant c’était mieux") est frappée par l’assaut, je dirais le retour, d’une forme d’obscurantisme.

    La liberté d’expression et, d’ailleurs, l’ensemble de nos libertés, sont lourdement grignotés par des lois ouvertement et délibérément liberticides, mais aussi par l’autocensure des journalistes, des communiquants, et même des citoyens lambda. Autant les médias envahissent tous les espaces de nos vies, autant nous rappellent-ils à longueur de journée que ci, que ça, n’est pas bien, n’est pas adequat... Etc. C’est ainsi que des pseudo-penseurs tel Bruckner envahissent, aussi, les espaces libres de nos littératures.

    Il n’existe pas qu’une seule réponse ou une riposte à ce dangereux glissement vers le silence géné des penseurs assommés. L’une des réponses, je l’ai écrite là : http://www.le-mort-qui-trompe.fr/article111

    Egalement, des espaces, même éphémères, de pensées libres et publics existent. L’expo-manifeste qui se déroulera à la Galerie Nesle à Paris durant la première quinzaine de novembre en est un : htpp ://a-a-a.blogg.org

    Gilles de Staal et Jaime Zapata y exposeront. Des écrivains libres y interviendront : Mehdi Belaj Kacem. Des artistes : le groupe de rap La K-Bine (rap conscient), etc. Sans subventions, sans mécénat, sans pub, la chose aura lieu... Il est préférable que les esprits libres puissent s’y rencontrer sans aucune restriction.

  • La France à coups de bâton
    24 octobre 2006, par Serge Rivron

    En matière de coup de bâton, l’écrivain Sarah Vajda (je fais exprès de ne pas employer ce ridicule barbarisme d’ "auteure", en vogue dans les milieux intelligents) est en train de se débattre avec un qui pourrait être sévère : elle est menacée de plusieurs milliers d’Euros d’amende dans un procès que lui intente Claire Chazal et son compagnon pour avoir oser écrire un livre sur la présenta-potiche, qui n’a pas peur de vouloir gagner (plus) de millions, et saisit, avocat spécialisé à l’appui, toute occasion de faire respecter une vie privée qu’elle étale par ailleurs partout quand ça lui chante.

    Notons d’ailleurs que le livre de Sarah Vajda ne fait aucune révélation sur la vie privée de la dame, et que c’est peut-être ce qui agace le plus la dame : qu’une plume acérée la traite seulement en effigie des turpitudes de l’époque.

  • La France à coups de bâton
    26 octobre 2006, par Delcuse
    il y a, chez moi, comme quelque chose d’essentiel, c’est de ne prèter aucune considération pour toute référence nationale. Evoquer "La France" et "Les français", je trouve cela affligent. Qu’est-ce que c’est qu’un Français, mise à part le veau insultant d’un général plein de chienlit ? "Les Français se considèrent comme des jugent infaillibles" Mais, à qui s’adresse cette remarque ? Encore une fois, j’insiste, c’est quoi, un Français ? L’etat n’est pas Français, mais monstrueux. Et il est monstrueux, quelque soi sa référence nationale. Il est monstrueux partout ; il est tentaculaire et envahissant. Vous nous faite croire refuser à l’Etat la pénétration de votre intimité. C’est bien jolie de dire ça, mais ça passe par quoi ? Je vais pas détailler içi, mais je trouve que vous prenez un peu trop vos justifiables désirs pour la réalité des lois. L’Etat est partout jusque dans notre intimité, au plus profond de notre intimité. N’est ce pas l’Etat qui gère les naissances et les morts, les mariages, la scolarité... Bref, bref, bref...Vous dites refuser à l’etat de rentrer dans votre intimité. Mais il ne fait que cela. C’est même sa fonction essentielle. Limiter la liberté à des droits, ce n’est pas être libre. Le droit de porter des bottes haut-talons sans être accusé de racolage, ce n’est pas être libre ; c’est seulement manifester un droit, un droit stupide comme l’est cet exemple. Montesquieu n’a pas écrit l’esprit de la liberté, mais l’esprit des lois ; c’est quand même très différent. On peut lui faire confiance pour le titre. Il aurait écrit "l’esprit de la liberté" si c’était le sujet qui l’interressait. C’est quand même pas un illétré. Vous évoquez votre possibilité d’entrer à la fac sans un bac comme si c’est un avantage que cette sacro sainte france peut offrir. Mais, c’est juste une sanction, un bac, pas l’expression de l’être libre. Bon sang, les mots ont un sens, que je sache. Cela dit, des études, à moins d’un Doctorat, ça ne vaux rien sinon une monnaie pour bosser. je vais pas içi développer. Trop long. La France n’est pas généreuse. Jamais. C’est un non sens d’affirmer cela. La France c’est une structure caractérielle comme l’est chaque pays. Bon, bref, ménerve à la fin... La société française n’abandonne pas ses enfants. Je sais pas où vous avez trouvé ça. La France met les mômes abandonnés à "L’assistance publique". J’en sais personnellement quelque chose... "Merde alors", comme dirait Coluche ! bref, moi, je dis : Merde à la France ! et c’est pas discutable.
    • La France à coups de bâton
      26 octobre 2006, par régis

      Ceux qui oeuvrent à la disparition de Bellaciao, par des moyens d’autant plus fourbes qu’ils rompent et en finissent avec des garanties arrachées de haute lutte au front bourgeois et aux milieux affairistes maffieux, ceux-là ont des cadavres dans leurs comptes bancaires. En n’hésitant pas à faire emploi de moyens retords qui couvrent leur fond de commerce démocratique d’absurdité et de ridicule, en piétinant comme ils le fond aussi avec les sans papiers l’immuable principe de séparation des pouvoirs, ils avèrent l’irreversible. Or nous le savions tous : l’uniforme des affairistes est celui de gouapes de la pire espèce. Ils ne paraissent pas concevoir qu’il y a dans la tentative de refus plus qu’une tentation d’en finir avec le vieux monde, un énième coup d’épingle qui participe de son écroulement. A en refuser l’augure ils nous entraînent dans des catacombes dont nous ne sortirons vivants qu’en les abattant. Qu’ils crèvent !

      régis

  • La France à coups de bâton
    28 octobre 2006, par paul

    "C’est la rigidité de notre tempérament et de nos institutions qui nous a obligés à attendre plus longtemps que beaucoup de nos voisins des droits aussi fondamentaux que le droit de vote pour les femmes, ou le droit à l’avortement..." Dites-vous Alina...
    et je ne vous contredrai certes pas...
    Moi aussi j’aimerais bien d’autres libertés que ces lois qui ne permettent pas de gérer les rapports de façons adaptées et équitables entre des agents ou partenaires...
    à défauts de citoyens à la fois capables d’individualisme sans égoïsme et de fraternité collective sans communautarisme grégaire et mimétique... d’ouverture d’esprits autant que de vigilance sans jalousie excessive ni indifférence laxiste aux lois des plus agressifs, forts de la crainte qu’il savent manipuller dans l’esprit des plus fainéants du bulbe...

    Et c’est là qu’il y a quelques petites choses avec lesquelles je suis en désaccords avec le copain Gilles comme avec vous : "notre tempéramment..." rigide dites vous, la france et les français...

    Ce groupement de personnalités "plus ou moins ni plus ni moins" dépersonnalisées que la plus part des autres groupement humains quelques soit la beauté de la nature géographique sur laquelle ils exercent leurs facultés d’adaptations et de destruction de tout ce qu’ils ne peuvent immédiatement contraindre à leurs désirs...

    bon reprends ton souffle mon gars, parce que les lecteurs ne rient déjà pas beaucoup et que t’as pas le charme de l’initiatrice du débat et la fougue de son critique...en plus c’est parti pour ne pas faire dans le court...

    Bref, (pas possible !) moi je suis désespéré et effaré de voir l’évolution obscure des peuples du monde semblant être contaminés par une épidémie pire que celle de l’hépatithe dont j’ai vue un de mes aïeul crever et du sida par lequel je sais que des croisements de vie ont disparu...
    à savoir le retour à des "valeurs" de force et de bêtise épaisse de capitalisme de chair grégaire, de familialisme misérabiliste appauvrissant autant les ventres que les regards et les voix, attristant pour ne pas dire désolant les corps et les "graces" expressives (dont semble encore agréablement et généreusement pourvue l’écrivaine et son tapageur provocateur remue-méninges)

    La france c’est une zone géographiquement unie rassemblant des gens pratiquant tous de façon intuitive dès les premiers gargouillement d’imbécilités mimétiques une langue aux avantages et inconvénients lui étant propres mais présentant pour les natifs de la zone géographique concernée l’avantage d’une pratique "naturelle", donc d’une facilité évidente en comparaison tout à fait relative par définition (c’est donc un sacré pléomiamse que de le massacrer orthaugaffiquement) des autres systèmes de communication...

    tout ça pour dire que ce que l’on pourrait retenir de commun aux "français" à mon invraissemeblable orgueil de connard même pas capable d’assumer sa nationalité sauf quant il a des emmerdes (en fait très rares, mais alors vraiment très rare) en dehors du dit territoire géographique, c’est la pratique d’une langue...

    Parce qu’ailleurs figurez-vous que moi j’ai aussi l’impression que les gens ne sont réunis que de façon assez artificielle, en dehors d’une pratique de langue commune...

    Alors bien s&urc;r la pratique de la langue, ça veut dire beaucoup de choses en commun en matière de procédure d’attribution de sens, donc de construction de membritude, le truc qui fait que l’on se reconnait et que l’on est reconnu plus ou moins directement comme membre d’un groupe

    Et qu’ailleurs aussi, j’ai l’incertaine impression que l’évolution va dans le sens des restrictions d’expressions de diversité de comportements, de projections d’attitudes de non acceptation de tout ce qui peut remettre en cause la certitude du pouvoir grégaire de légitimer le bien et le mal par le nombre d’imbéciles à se reconnaître dans l’interdit d’une déviance... à quoi au juste :
    Votre exemple des botines à talons ne peut me laisser indifférent (là je sens que le copain Gilles va se tordre de rire). Parce qu’il n’y a pas que les femmes à se faire traiter de déviants à la bonne tenue sociale en portant ce qui est interprété comme propice à réactiver l’impuissance de certains observateurs à la maîtrise de leur désir d’assouvir certains plaisirs "très sains" d’exprimer, non un sensuel partage de joie commune (forcément) , à savoir la reproduction de leur assurance d’identité sexuelle, à travers la reproduction d’attribution de prérogatives définies par l’appartenance à un groupe bio-déterminé.

    Lêves-le pieds : ça fûme et t’as même pas mis d’additif parfûmés

    En d’autres termes, moi aussi j’aimerais pouvoir me vêtir autrement que comme le puritanisme généralisé, je devrais dire démocratisé, le consummérisme démagogique en objet de reconnaissance d’adhésion à des groupes d’identification dépersonnalisante (genre je suis fort par ce que je nike), me vêtir, me comporter, aimer, m’exprimer, m’associer... autrement que selon la loi de la soumission à l’uniformisme généré par la jalousie commune au plus grand nombre.

    Comment rendre supportable la jalousie : la recette du monothéisme est généralisée par le marketing et la finance en habit terne et en cravate, en unifiant la direction des regards non plus sur la diversité des origines d’inspiration (comme dans tout animisme et polythéisme qui ne résoud pas tout pour autant , mais est l’expression de l’observation de la richesse de la vie).

    Alors je ne pense pas que ce soit le propre des gens de langue française, ou des institutions de ce pays que de restreindre la liberté des expressions de sensibilités.

    Quant au retard... par rapport à quoi... et ailleurs, ben l’herbe n’est pas forcément plus verte, et parfois son goût est décevant !

    Je pense que partout, de part l’évolution observable d’une "certaine sorte de gens" de sensibilité ouverte, ayant permis à d’autres (dont nous sommes) l’accès à la "culture", c’est à dire des outils de mémorisation de méthodes et de connaissances, donc de production de savoir et de poursuite d’une oeuvre collective dépassant les jalousies et les craintes narcissiques et grégaires centrées sur des nationalités ou ethnies aussi vaniteuses que virtuelles, mais correspondant aussi à des structurations dites et non-dites de regards et d’expression, dont les difficultés de partage sont précisément ce que la laïcité (inventée de façon différente par Jésus et Gautama pour ne parler que des exemples les plus décriés à l’origine historique débattable mais culturelle évidente) tend à structurer de façon pragmatique autant qu’éthique. La division des pouvoirs, c’est comme la nécessaire clarification des domaines méthodologiques de pertinence et ça permet de clarifier les situations, de mieux assurer à chacun... son bonheur.

    Or ce que l’on observe à tous les échelons des sociétés depuis un siècle, c’est une régression de ces pratiques autant par les dominants que parmi les gens dits du communs : l’intolérance et la bêtise est ce qui semble de mieux partagé par tous les ensembles de définition socio-culturels... pour ne pas prendre d’autres termes classiques (ayant perdu, me semble-t-il de leur force descriptive par des usages divers et pas toujours en bonne connaissance... mais bon, c’ets bien connu, je suis dieu et je ne me trompe jamais...)

    Les uniformes comme le masquage des corps, féminin et plus encore masculin pusqu’il ne viendrait pas de façon "naturelle" à un homme adhérant aux valeurs de virilité populaire de se vêtir de façon "trop dénudée" ou ouverte... sont des négations de l’autre comme objet de son besoin d’être en soi et l’affirmation totalitaire de la prégnance de la projection du désir comme crainte de frustration... par ceux-là même que l’on éduque à n’être que de façon trop restrictive : une bête de sexe uniquement prévue à la fécondation et l’assurance d’une domination économique territoriale. Selon mon invraissemblable et délirante hypothèse, la première victime du patriarcat monothéiste phalocrate et capitaliste, ce sont les hommes eux-mêmes réduit à des "pas-grand chose", en matière comme en sensibilité, donc massacrable à la guerre et ailleurs dans tous les quotidiens.

    Moi j’en est plus que par dessus la tête d’être obligé de payer le coiffeur, alors les pseudo féministes qui râlent parce que le coiffeur c’est plus cher pour les nana que pour les mecs : ben le coiffeur c’est obligatoire pour les pauvres bêtes nêes avec une merde qui pisse pas si facilement qu’on le raconte et souvent à côté de la plaque !(mais ça doit aussi être une projection désespérée de ma part de pauvre tache qu’à rien compris)

    et il y a tant d’autres choses encore que j’aimerais... vivre...

    Encore un exmple idiot peut-être : ben non et vous le savez tous et toutes très bien. Seuls les cons sont fiers d’aller se faie razer la tête par adhésion à une mode et à une idéologie virile... et la douceur d’une chevelure : c’est sûr, c’est pas hygiénique, ça demande de la délicatesse, ça demande de l’entretient... c’est un truc de gonzesse ! et puis comme on va les perdre et qu’on peut pas en avoir une aussi belle que le voisin... et pour le reste c’est pareil : le monde est conquis par la facilité du rassemblement selon le "ressemblement". Si tout le monde est pareil : il n’y a plus de jaloux !

    Erreur capitale : car cela ne fait que renforcer les craintes, les incapacités à comprendre l’autre, à rendre plus délicates et sources de tensions destructrices tout rapport à l’altérité.

    Les "élus" des peuples ne le sont-ils vraiment plus ?
    Je pense avec désespoir qu’au contraire ils sont inconsciemment très très proches de l’expression des masses : ils en sont l’expression des fantasmes de domination, comme de séduction démagogique, l’expression de la haine vengeresse à l’égard du voisin. L’histoire du pays de langue française regorge de tristes épisodes d’expressions de cette haine larvée prompte à collaborer silencieusement avec tout pouvoir d’expression autoritariste autant que sa réaction contraire (je pense précisément à l’après 1936, la collaboration puis la "pseudo-libération".)

    La solidarité et la fraternité sont des choses inventées par des penseurs conscients de la nécessité de ne pas laisser libre cours aux inspirations profondément encrées dans les masses populaires incapables d’autodétermination : Ben oui, là encore, je sens que ça va pas plaire.

    Je pense que la liberté et l’autodétermination sont des qualités peu partagées, toutes origines et classes "culturelles" confondues. Je pense qu’il s’agit à la base autant d’éducation que de sensibilité, autant que d’expérience du rapport à l’altérité, donc de travail sur soi-même dans le collectif et que c’est loin de la facilité et du confort auxquels l’étouffante majorité humaine (beurk, sale marée vaseuse ça, et puis ça grouille et sa se reproduit à une ivresse terrorisante surtout quand c’est inconscient de sa misère) aspire et s’identifie.

    Il est tout aussi (inversement) partagé par les quelques gens ayant bénéficié et ayant assimilé autant que transformé et approfondi, donc travaillé (ça c’est un gros mot spécialement pour faire hurler quelqu’un avec le sourire) ces acquis, un espoir de voir en l’autre quelque chose qui pourrait le rejoindre dans son bonheur : non sans blague !
    C’est plein de bons sentiments, mais c’est pas réaliste les enfants
    (euh désolé m’Dame, mais quand j’étais môme on m’disait déjà qu’jétais vieux de fatalisme. d’ailleurs ça expliquerait une bonne part des raisons pour lesquelles les femmes m’ont jamais apprécié).

    Leur filer des droits... ben j’comprends bien l’intention... mais ce n’est bon qu’avec un parallèle d’instruction pour élargir la vision des choses de chacun dans le collectif... sauf que les gens insttruits ne consomment pas tous la même chose et qu’ils sont toujours très exigents, insoumis, bidouilleurs, solitaires et remues méninges dès qu’ils se mettent à plusieurs, fatiguant même entre eux...
    alors pour les autres : ce sont des fous, des pervers, des mercenaires, des prostituées, des déviants inacceptables parce qu’incompréhensibles.

    La question que je me pose depuis quelques années déjà, c’est de savoir comment survivre à la marée de médiocrité qui nous éteind progressivement.

    La petite bourgeoisie c’est étendue aux classes d’en dessous comme d’au dessus car son modèle est facile à pratiquer : sécurité, uniformité, domination.

    L’asscenssion sociale ce n’était pas l’idée d’écraser qui que ce soit, mais celui d’une émancipation par l’instruction, la possibilité de comprendre mieux ce à quoi l’on participait et c’est ce qui avait motivé certains de nos aîeux.

    Leurs descendants, toutes classes confondues, ont tout détruit.

    La fermeture d’une voie d’expression devrait nous inciter à plus de vigilence, plus d’engagement dans des oeuvres communes et impliquées dans du réel
    (parce que désolé de le dire, même si je le pratique ayant moi aussi fait joujou avec des sites et des pseudos, mais internet ça n’a pas grand impact sur le réel : alors que faire sauter les pilônes des émetteurs de propagande télémédiocrisée, c’était pas si con que ça. Il faudrait juste trouver des idées plus productrices que destructrices.)

    Merci de votre article qui m’a été un occasion d’expression

    bonne continuation. Paul

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      15 février 2015, par martyd95trbk
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  • La France à coups de bâton
    10 novembre 2016, par Anindita Keisha
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