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Solidarité
Sans oublier les morts de la rue
par Daniel Deriot

Catégorie société
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(JPEG) Depuis plusieurs années déjà, le collectif "les morts de la rue" organise à Paris des obsèques dignes pour les sans domicile fixe et pour les personnes isolées. Accompagner, sensibiliser mais aussi alerter les pouvoirs publics sur les causes de la mort des S.D.F., tels sont les ojectifs de ce collectif qui a essaimé en province mais aussi à l’étranger.

Depuis quelques années déjà, les SDF et les personnes isolées bénéficient d’obsèques dignes, à PARIS, grâce au travail de sensibilisation conduit par le collectif "les morts de la rue". Un travail patient, minutieux conduit par des bénèvoles engagés dans une quarantaine d’associations à vocation humanitaire, sociale et caritative. Désormais les personnes de la rue qui meurent bénèficient donc d’une cérémonie lors des obsèques qui se déroulent au cimetière de THIAIS, dans la région Parisienne.

Grâce aux services funéraires de la ville de PARIS, les personnes décédées, qu’elles soient isolées, SDF et quelque soit leur âge, leur nationalité, leur religion sont inhumées dans une tombe individuelle.

EN OEUVRANT POUR LES MORTS, ILS AGISSENT POUR LES VIVANTS

Ces obsèques ont été obtenues grâce à un travail de sensibilisation, d’interpellation, impulsé par le collectif "les morts de la rue". Ce dernier organise également des célébrations publiques, laïques et inter-religieuses dans différents lieux de la capitale(lieux de culte, hôtel de ville, Trocadéro comme en juin dernier). Ces célébrations permettent de rendre hommage aux personnes décédées mais aussi de sensibiliser les différents acteurs aux causes de la mort des personnes isolées. Un peu plus d’une centaine de personnes meurent chaque année, bien souvent ce sont des hommes et des femmes confrontés à la pauvreté, à l’exclusion, à l’isolement.

MAIS AUSSI EN PROVINCE ET A L’ETRANGER.

Des initiatives semblables à celle de PARIS existent en province. A LYON, à ROUEN, à TOULOUSE ou encore à LILLE des groupes semblables au collectif Parisien existent. Ces initiatives se sont regroupées en réseau afin d’interpeller l’association des maires de France et le Ministère de l’intérieur sur le devenir des personnes isolées décédées ! En mai dernier, une cérémonie en mémoire des morts de la rue a eu lieu à la maison communale de BRUXELLES. Comme à PARIS, dans la capitale Belge, l’âge moyen des personnes décédées isolées est de 49 ans.

En cette période propice à la mémoire, aux souvenirs des morts,il n’est pas inutile de rappeler que certains citoyens demeuraient oubliés et n’étaient pas égaux devant la mort.

source : Altermonde le village



Publié le 1er novembre 2006  par torpedo


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