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Lire ou Relire Bakounine

Catégorie politique
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(JPEG) « Toute révolution exclusivement politique, soit nationale et dirigée exclusivement contre la domination de l’étranger, soit constitutionnelle intérieure, lors même qu’elle aurait la république pour but, n’ayant point pour objet principal l’émancipation immédiate et réelle, politique et économique du peuple, serait une révolution illusoire, mensongère, impossible, funeste, rétrograde et contre-révolutionnaire. »

« Ainsi, aucun État, si démocratiques que soient ses formes, voire la république la plus rouge, populaire uniquement au sens de ce mensonge connu sous le nom de représentation du peuple, n’est en mesure de donner à celui-ci ce dont il a besoin, c’est-à-dire la libre organisation de ses propres intérêts, de bas en haut, sans aucune immixtion, tutelle ou contrainte d’en haut, parce que tout État, même le plus républicain et le plus démocratique, même pseudo-populaire comme l’État imaginé par M. Marx, n’est pas autre chose que le gouvernement des masses de haut en bas par une minorité savante et par cela même privilégiée, soi-disant comprenant mieux les véritables intérêts du peuple que le peuple lui-même. »

-  Lettres aux compagnons du Jura.

Je déteste le communisme, parce qu’il est la négation de la liberté et que je ne puis concevoir rien d’humain sans liberté. Je ne suis point communiste parce que le communisme concentre et fait absorber toutes les puissances de la société dans l’État, parce qu’il aboutit nécessairement à la centralisation de la propriété entre les mains de l’État. [...] Je veux l’organisation de la société et de la propriété collective ou sociale de bas en haut, par la voie de la libre association, et non du haut en bas par le moyen de quelque autorité que ce soit. Voilà dans quel sens je suis collectiviste et pas du tout communiste .

Prétendre qu’un groupe d’individu, même les plus intelligents et les mieux intentionnés, sera capable de devenir la pensée, l’âme, la volonté dirigeante et unificatrice du mouvement révolutionnaire et de l’organisation économique du prolétariat de tous les pays, c’est une telle hérésie contre le sens commun et contre l’expérience historique, qu’on se demande avec étonnement comment un homme aussi intelligent que Marx a pu la concevoir

Nous n’admettons pas même comme transition révolutionnaire, ni les Conventions nationales, ni les Assemblées constituantes, ni les gouvernements provisoires, ni les dictatures soi-disant révolutionnaires ; mais que nous sommes convaincus que la révolution [...] lorsqu’elle se trouve concentrée entre les mains de quelques individus gouvernants, devient inévitablement et immédiatement la réaction.

Je me demande comment il fait pour ne point voir que l’établissement d’une dictature universelle, collective ou individuelle, d’une dictature qui ferait en quelque sorte la besogne d’un ingénieur soi chef de la révolution mondiale, réglant et dirigeant le mouvement insurrectionnel des masses dans tous les pays comme on dirige une machine, que l’établissement d’une pareille dictature suffirait à lui seul pour tuer la révolution, pour paralyser et pour fausser tous les mouvements populaires.

Et que penser d’un congrès international qui, dans l’intérêt soi-disant de cette révolution, impose au prolétariat de tout le monde civilisé un gouvernement investi de pouvoirs dictatoriaux, avec le droit inquisitorial et pontifical de suspendre des fédérations régionales, d’interdire de nations entières au nom d’un principe soi-disant officiel et qui n’est autre que la propre pensée de Marx, transformée par le vote d’une majorité factice en une vérité absolue ?

Si le prolétariat devient la classe dominante, qui demandera-t-on, dominera-t-il ? [...] Qui dit État dit nécessairement domination et, par conséquent, esclavage. [...] Sous quelque angle qu’on se place, on arrive au même résultat exécrable : le gouvernement de l’immense majorité des masses populaires par une minorité privilégiée, Mais cette minorité, disent les marxistes, se composera d’ouvriers. Oui, certes, d’anciens ouvriers, mais qui, dés qu’ils seront devenus des gouvernants, cesseront d’être des ouvriers et se mettront à regarder le monde prolétaire du haut de l’État, ne représenteront plus le peuple, mais eux-mêmes et leurs prétentions à le gouverner.

-  Étatisme et Anarchie.

Il y aura un gouvernement excessivement compliqué, qui ne se contentera pas de gouverner et d’administrer les masses politiquement, [...] mais qui encore les administrera économiquement, en concentrant en ses mains la production et la juste répartition des richesses, la culture de la terre, l’établissement et le développement des fabriques, l’organisation et la direction du commerce, enfin l’application du capital à la production par le seul banquier, l’État. Tout cela exigera une science immense et beaucoup de têtes débordantes de cervelle dans ce gouvernement. Ce sera le règne de l’intelligence scientifique, le plus aristocratique, le plus despotique, le plus arrogant et le plus méprisant de tous les régimes. »

-  « Écrits contre Marx », dans Œuvres complètes, Vol. III, p. 204.

Pilotes invisibles au milieu de la tempête populaire, nous devons la diriger, non par un pouvoir ostensible, mais par la dictature collectie de tous les alliés. Dictature sans écharpe, sans titre, sans droit officiel, et d’autant plus puissante qu’elle n’aura aucune des apparences du pouvoir.

-  "Bakounine cité dans F.D. Nieuwenhuis : Le socialisme en danger".

-  Biographie Increvables anarchistes

source : wikipédia

Les Anarchistes

Musique : Jean Ferrat, Maurice Vandair

Y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent La plupart Espagnols allez savoir pourquoi Faut croire qu’en Espagne on ne les comprend pas Les anarchistes

Ils ont tout ramassé Des beignes et des pavés Ils ont gueulé si fort Qu’ils peuv’nt gueuler encore Ils ont le cœur devant Et leurs rêves au mitan Et puis l’âme toute rongée Par des foutues idées

Y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent La plupart fils de rien ou bien fils de si peu Qu’on ne les voit jamais que lorsqu’on a peur d’eux Les anarchistes

Ils sont morts cent dix fois Pour que dalle et pour quoi ? Avec l’amour au poing Sur la table ou sur rien Avec l’air entêté Qui fait le sang versé Ils ont frappé si fort Qu’ils peuvent frapper encor

Y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent Et s’il faut commencer par les coups d’pied au cul Faudrait pas oublier qu’ça descend dans la rue Les anarchistes

Ils ont un drapeau noir En berne sur l’Espoir Et la mélancolie Pour traîner dans la vie Des couteaux pour trancher Le pain de l’Amitié Et des armes rouillées Pour ne pas oublier

Qu’y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent Et qu’ils se tiennent bien le bras dessus bras dessous Joyeux, et c’est pour ça qu’ils sont toujours debout Les anarchistes



Publié le 13 novembre 2006  par torpedo


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Forum de l'article
  • Lire ou Relire Bakounine
    13 novembre 2006, par yankee zoulou

    Comme disait J. Duclos :

    Marx/Bakounine : ombre et lumière..

    Duclos était un mec bien : grand militant, grand politique. Communiste historique.

    Comme Gremetz..

    Dialectique du couperet. Tu veux ou tu veux pas.

    L’utopie ou la mort.

    Depuis 30 ans, de renoncement en renoncement, on nous inflige une vision du monde ou chaque avancée du rouage libéral est un cliquet irréversible..

    Le chant anar se fait discret, mais que son grain de sable se fasse diamant.

    al

  • Lire enfin Bakounine
    14 novembre 2006, par Delcuse
    "Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres" Bakounine (1814-1876),cité par Fritz Brupbacher, qui ajoute à la préface de sa biographie consacrée à cet étonnant personnage, publiée en 1929, que " Bakounine redeviendra actuel le jour où l’homme commencera à trouver insuportables le despotisme bourgeois et le despostisme prolétarien." L’ambitieux Marx a fait pour beaucoups contre Bakounine, par sa dénonciation calomnieuse, le traitant d’agent provocateur. On ne peut que faire ce constat que la pensée de Marx n’a servit que l’instauration de dictature, alors que celle de Bakounine n’a jamais pu servir à cette fin. Il nous faut redécouvrir cette pensée, qui est aujourd’hui intégralement publié, notamment sur Internet. En finir avec l’interprétation marxiste de l’histoire, qui n’a apportée que du malheur, et fait du mot révolution l’équivalent d’une horreur sans non. Il n’y a pas d’Être révolutionnaire ; et l’anarchie n’est pas un programme, mais l’expression du désir à s’affranchir de toute autorité coercitive. Il faut en finir avec les programmes, parce que la vie n’est pas un mode d’emploi qu’il reste à appliquer.
  • Lire ou Relire Bakounine
    22 avril 2014, par waynedavies222
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  • Lire ou Relire Bakounine
    30 janvier 2016, par Sara

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