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De l’avilissement des coryphées
et de leurs complices stipendiés

Catégorie politique
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La garde des chiens est montée au créneau dans l’affaire Redeker. On crie à la liberté d’expression, on monte de toute pièce un complot islamiste quand la police n’a appréhendé qu’un seul individu, agissant de surcroît pour son propre compte. La théorie du complot est diligentée par ceux qui naguère la récusaient dans d’autres circonstances, avec d’autres protagonistes qui ne vous échappent pas.

Silence radio en revanche sur Oaxaca, Beit Hanoun ...

Pour ces chiens de garde il est de première instance d’invoquer au sommet de la hiérarchie des événements qui secouent le monde, une pure fiction journalistique initiée par les provocations et les fadaises d’un faraud qui prétend à la caresse des mains et à vivre à l’ombre des puissants.

Les morts d’Oaxaca et de Beit Hanoun sont de bien peu de poids. Soit. La conclusion s’impose qu’ils choisissent un camp : le pouvoir et en récuse un autre :

les peuples.

Si le "Cri du peuple", le journal de Jules Vallès pendant la Commune devait avoir son pendant aujourd’hui, ce serait peut-être Bellaciao.

Un énarque, un professeur de l’IEP de Paris, c’est à dire une girouette. Le professeur Philippe Raynaud dégoisant dans l’émission d’Alain Finkielkraut "Repliques" eut ces mots au sujet des positions affichées sur Bellaciao pendant l’affaire Redeker "il vient un moment où le devoir de la démocratie est d’arrêter la complexité".

Entendons-bien que la complexité est ici et l’Expression et l’expression de la vérité et sa liberté de la dire.

Staline réincarné dans un prosélyte du libéralisme, le chantre professeur de méthodologie de l’absolutisme le plus indiscutable. Hier défenseur de Finkielkraut, aujourd’hui son invité selon une pratique du clientélisme qui mène les ascenseurs au niveau du sous sol, Philippe Raynaud prenait déjà parti contre les émeutiers pour la qualification « de révolte ethnico-religieuse » proférée par A.F, « au-delà de cette pénible affaire, il règne un climat délétère, entretenu par des victimes agressives organisées en minorités oppressives ».

Aujourd’hui le zarabe de service n’a plus de bombes incendiaires mais une longue barbe et internet, seul il représente les zarabes du monde. Il n’en demeure pas moins, chez l’intellectualiste Raynaud, une obsession de nature très affective et inquiétante qui focalise sur le zarabe et à laquelle nous serions tenté de répondre : Il règne un climat autoritariste entretenu par des bourreaux régressifs organisés en clique oppressive.

S’il y a une désertion générale de l’aspiration à ce que le bonheur de chacun en passe par le bonheur de tous, tout et « tous » est si bien ficelé, encerclé, cloisonné par les puissances de l’argent que les moindres velléitaires sont "exclus", au mieux on leur oppose l’indifférence, ce qui à des termes de plus en plus court signifie "l’exclusion".

Quand la marginalisation ne se fait pas par des règles économiques conçues sur mesure par ou pour les seules puissances de l’argent, le pouvoir sous quelque forme qu’on le retrouve s’acharne à une censure à peine déguisée. L’affaire des chantiers de St Nazaire est là qui en apporte la preuve la plus irréfutable.

L’objectif avéré de ces pouvoirs et de leurs sbires, ce bloc qui œuvre à faire du monde une vaste zone d’achalandage, est de décourager tout ce qui contrecarre son expansion en propageant un écran de fumée squameux : une fiction de la société à partir de laquelle ils sèment dans les esprits la confusion sur les institutions mêmes dont la Justice. Ainsi laissent-ils des citoyens désabusés dans le combat de chacun contre tous, par les pouvoirs même instillé, puisqu’il n’est plus de garants ni de la vérité, ni du règlement pacifique des différends, ni de la prééminence de l’homme sur la marchandise.

Un boulevard s’ouvre alors.

Les pouvoirs peuvent, par exemple, s’asseoir sur les décisions de tribunaux qui récusent les décisions préfectorales et ministérielles d’expulsions, piétinent le principe de séparation des pouvoirs. Nous entrons lors donc dans le globalisme. Et nous y entrons d’autant plus facilement puisqu’en amont Raynaud, Redeker, Finkielkraut, Le Figaro auront brouillé les cartes en faisant croire à un péril islamiste.

« Arrivent sur ces entrefaites les intéressés (..) pour ruiner l’esprit ils attaquent la lettre ; s’emparant de l’étiquette, ils appellent un sac à poudre ce qui est un livre à idées, et, sur la couleur seule de sa lanterne, vouent au mépris Diogène.

C’est une manœuvre derrière laquelle se retranche leur ignorance et se barricade leur réputation. Elle réussit toujours, et l’on peut être sûr que celui qui a osé écrire tout au long sur son livre ou son chapeau quelque hardie devise sera assailli par les huées ou les imprécations d’un public aveugle, sur le signe d’un coryphée ! » (Jules Vallès)

Bellaciao est sous le coup d’un procès qui menace son existence. Contre les principes les plus élémentaires de la liberté d’un média de se faire le relais de l’expression, les chantiers navals de St-Nazaire (entendez la clique libérale toute entière) ont été reçu par les juges à citer Roberto Ferrario.

La garde des chiens et son berger allemand de service le professeur Raynaud ne sont pas émus de ce que la liberté d’expression est menacée. Voltaire et les lumières qu’ils évoquent avec tant de complaisances est trahi par ceux qui se flattent le mieux de perpétrer sa mémoire.

Aussi sordide qu’on ait pu écrire qu’un "air de liberté soufflait sur Saïgon" on ne désarme pas chez les casuistes au siècle d’après.

C’est pourquoi contre eux et pour la liberté véritable d’expression, la seule qui soit menacée, la seule qui se départisse de la propagande et des manipulations quotidiennes des mass médias, je vous demande, amis, de signer la pétition en faveur de Bellaciao. Roberto y tient. Et Roberto est à "l’insurgé" de Jules Vallès ce que nos sophistes sont à "Bel ami".

Ceux qui oeuvrent à la disparition de Bellaciao, par des moyens d’autant plus fourbes qu’ils rompent et en finissent avec des garanties arrachées de haute lutte au front bourgeois et aux milieux affairistes maffieux, ceux-là ont des cadavres dans leurs comptes bancaires.

En n’hésitant pas à faire emploi de moyens retors qui couvrent leur fond de commerce démocratique d’absurdité et de ridicule, en piétinant comme ils le font aussi avec les sans papiers l’immuable principe de séparation des pouvoirs, ils avèrent l’irréversible. Or nous le savions tous : l’uniforme des affairistes est celui de gouapes de la pire espèce. Ils ne paraissent pas concevoir qu’il y a dans la tentative de refus plus qu’une tentation d’en finir avec le vieux monde, un énième coup d’épingle qui participe de son écroulement. A en refuser l’augure ils nous entraînent dans des catacombes dont nous ne sortirons vivants qu’en les abattant. Qu’ils crèvent !

-  PETITION BELLACIAO



Publié le 22 novembre 2006  par Regis Duffour


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  • De l’avilissement des coryphées
    et de leurs complices stipendiés
    30 janvier 2016, par Sara

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