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VIOLATION DROITS DE L’HOMME

Catégorie politique
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Vérités sur le Programme Mondial de transferts, disparitions et torture orchestré par la CIA. Ce programme, qui existait déjà sous l’administration Clinton s’est intensifié et étendu après le 11 septembre, il a été autorisé par G.W. Bush et le Ministère de la Justice US.

Certaines compagnies écran appartenant à la CIA, mais aussi une filiale du géant américain de l’aviation Boeing, seraient impliquées, le gouvernement allemand était au parfum, et Israël fait partie des « escales » de certains prisonniers. C’est un programme mafieux, barbare, fonctionnant dans l’illégalité la plus totale, véritable déni du droit international.

-  Et quel est le rôle de la France qui héberge un centre multinational de la CIA ? ...

Avion fantôme : la véritable histoire du programme des Vols de Transferts de la CIA Extraits d’une interview par Democracy Now du journaliste et écrivain Stephen Grey qui vient de publier un livre dévoilant les secrets des vols de la CIA : « Ghost Plane : The True Story of the CIA Renditions Flights » (Avion fantôme : la véritable histoire du programme des Vols de Transferts de la CIA). Le livre reprend le cas de Maher Arar et de douzaines d’autres personnes que la CIA et l’armée américaine ont fait disparaître.

-  Amy Goodman : Comment avez-vous appris l’existence de ces transferts ?

-  Stephen Grey : Bien, c’est plutôt marrant, l’homme qui m’a parlé en premier des transferts c’est Porter Gross qui est devenu chef de la CIA. Il était à l’époque membre du Congres et à la tête du comité sur les renseignements de celui-ci. Et il m’a dit - je lui ai demandé s’il allait trouver un moyen de capturer ben Laden et il a dit : " Oh, on appelle cela transfert. Vous connaissez ?" Et j’ai répondu, "non, je n’en ai pas entendu parler ". Il a dit « c’est une façon d’amener les gens vers une sorte de justice. »

Et c’est vraiment ce qui m’a mis sur la piste pour découvrir tout ce réseau de détention secrète de prisonniers.

-  AG : Et alors, de là où êtes vous allé ?

-  SG : Quand le camp de Guantanamo Bay a été ouvert à Cuba, et que nous avons vu toutes ces photos de ces prisonniers là bas, j’ai posé des questions là-dessus et plusieurs personnes proches de la CIA m’ont répondu : « çà c’est ce que montrent les medias. "C’est ce qu’ils veulent que vous regardiez". C’est là où « ils » emmènent les caméras. Mais vous devriez savoir qu’il y a un système beaucoup plus vaste de détention, de camps dans le monde entier, où les gens sont transportés. "Et cela m’a vraiment motivé pour essayer de voir ce qui se cachait derrière tout cela, où ils (les prisonniers) étaient tous et ce qui leur arrivait".

Et en fait, pas longtemps après cela - - en fait, quelques mois - - une année plus tard, quand Maher Arar a été relâché en premier, c’était l’une des premières victimes de ce programme de transfert à sortir. Et il a décrit de façon tellement indiscutable ce qui lui était arrivé, et comment il avait été emmené dans ce jet Gulfstream, ce jet pour directeur, ce qui semblait bizarre, transporté par-dessus l’Atlantique en avion des Etats-Unis en Syrie, et il a décrit la terrible torture qu’il a subie. Cela aussi m’a motivé pour trouver ce qui était arrivé aux autres. Et, comme vous le savez, l’utilisation de ces plans se sont avérés être un bon indice de la manière dont nous pourrions dévoiler tout ce scandale.

-  AG : Maintenant, vous avez pu déterminer précisément l’avion utilisé pour transférer Maher Arar en Syrie ?

-  SG : C’est exact, je veux dire, j’ai pu en fait trouver que les mouvements de ces jets privés autour du monde étaient faciles à prendre en filature, probablement du fait d’erreurs d’agences et d’autres impliquées. Ainsi j’ai donc trouvé qu’il y avait non seulement son vol, mais un total de 20 avions différents utilisés par la CIA et des agences alliées, pour transporter des personnes autour du monde. J’ai trouvé des milliers de plans de vols de ces avions. Ce qui était important c’était qu’on a eu des personnes comme Maher Arar et d’autres qui s’en sont sortis et ont fait ces déclarations sur les transferts : « j’ai été envoyé en Egypte, au Maroc, en Syrie ».

-  Et vous vous demandez, vous savez, est ce qu’il faut croire ces personnes ?

Ils sont accusés d’être des terroristes etc... On voulait trouver un moyen quelconque de vérifier ces déclarations. Et l’importance des renseignements sur ces avions c’est qu’ils nous ont permis de confirmer précisément que ce qu’ils disaient exactement c’était la vérité de ce qui était arrivé.

-  AG : Donc, dites nous, qu’elle était la compagnie propriétaire de l’avion ? Quel type d’avion ? Comment cela fonctionnait-il ?

-  SG : Bien, l’une des principales sociétés qui ait utilisé pour ces transferts est appelée Aero sous traitants. C’est une société basée en Caroline du nord.

-  AG : Cette A E R O ?

-  SG : C’est exact, ouais. Et c’est la société qui est au centre du réseau de l’aviation de la CIA. Au début je me demandais si c’était juste une société privée normale qui avait peut être un contrat avec la CIA. Comme nous avons creusé l’affaire un peu plus profondément, on a découvert qu’en fait c’était la CIA, et j’ai trouvé quelques pilotes qui y ont travaillé et qui ont décrit comment ils avaient trouvé leur emploi chez Aero sous traitants, suite à une interview par la CIA.

Il y a eu une annonce. Il y avait des annonces de la CIA disant, vous savez, nous avons besoin de tout un tas de personnes, y compris des pilotes. Et ils ont répondu à ces annonces. La CIA a fait une enquête approfondie sur eux, ils ont passé le test de « la boîte » le polygraphe, dans un hôtel pas très loin des quartiers généraux de la CIA à Langley, en Virginie.

Finalement, on les a emmenés à Langley et la CIA leur a fourni toute une série de fausses pièces d’identité, de faux permis de pilotage, de fausses cartes de crédit, des faux permis de conduire. Ce qui est plutôt drôle en fait, l’un d’entre eux impliqué a dit qu’on lui a donné un formulaire à remplir quand il a rejoint la CIA, disant : " je n’affirmerai jamais appartenir à la CIA. Je ne dirai jamais que je suis un employé de la CIA." Il a signé le formulaire, mais la CIA a gardé toutes les copies. Mais il savait pour qui il travaillait, et ils ont tous passé de nombreuses années à travailler pour la CIA autour du monde. C’est vraiment une opération de la CIA.

-  AG : Et où ont-ils transporté Maher Arar à partir de New York ?

-  SG : Ouais, il a été emmené de l’aéroport local ici dans le New Jersey, Teterboro, c’est là qu’ils l’ont récupéré. Le FBI a été impliqué dans cette opération particulière, parce qu’il sortait de New York, de l’espace aérien américain. Donc ce n’était pas vraiment un transfert typique. Selon ce que j’ai compris, c’est que c’est la CIA qui a pris les choses en main. Il a été transporté par avion de Teterboro jusqu’à l’aéroport de Dulles, où là une nouvelle équipe l’a prise en charge. Et de là il a été transporté par avion - via Athènes - - excusez moi, via Rome en Italie, et puis l’avion a atterri en Jordanie. A ce moment là, je pense, la CIA a pris les choses en main.

Puis il a été emmené - - Il a été battu en Jordanie, et il a été conduit en voiture à cet endroit traversant la frontière syrienne. Vous avez mentionné la Branche Palestine. C’est l’un des pires centres d’interrogatoire dans le monde. Et ce que j’ai trouvé - - en me documentant pour ce livre, c’est que quand il est arrivé là bas, il n’était pas la seule personne qui y avait été envoyée par les Etats-Unis. Au moins 7 autres prisonniers s’entassaient dans ces cellules de la taille d’une tombe, 90cm de large sur 1,80m de long. Et au moins 7 prisonniers à cette époque avaient été envoyé là bas par les Etats-Unis.

-  AG : Y sont-ils encore ?

-  SG : Ouais certains y sont encore. Je veux dire que toute cette histoire de programme de transferts c’est que seulement quelques personnes ont pu s’en sortir et raconter leur histoire, et tellement d’autres ont disparu complètement. Nous ne savons pas où ils sont. Aucun compte à rendre sur ce qui leur est arrivé.

Il y a eu un homme lié à la cellule d’Hamburg, probablement quelqu’un suspecté de terrorisme qui a été envoyé là bas en décembre 2001. Plutôt quelqu’un de grand. Il n’avait même pas la place dans cette cellule. Et il y a été détenu plus d’un an et il a été battu, et battu constamment et n’a jamais été jugé. Ainsi, bien qu’on ait dit que cet homme était impliqué dans les attaques du 11 septembre, il a été délibérément envoyé à un endroit où il ne pouvait pas être jugé, où on ne pouvait pas entendre les preuves à charge contre lui. Ainsi nous ne connaissons pas la vérité sur ces allégations.

-  AG : ... Vous avez documenté dans votre livre, quelque chose comme 87 personnes ayant été victimes de ce programme ?

-  SG : Ouais... c’est exact.

-  AG : Pourquoi appelle- t-on cela transfert extraordinaire ?

-  SG : C’est extraordinaire à cause de la façon dont ce programme qui amenait des personnes devant la justice américaine aux Etats-Unis pour être jugées publiquement devant un juge et des jurés a été transformé en programme qui emmenait des personnes vers des lieux où elles ne feraient pas face à ce type de justice. Ainsi, le transfert, en lui-même existe depuis un certain temps déjà, kidnapper des personnes là où on veut dans le monde entier. C’est légal en droit américain - - et peut être pas dans les autres pays - - mais dans les années 1990, ils ont commencé à l’utiliser pour envoyer des personnes dans d’autres pays. Ainsi cela a en fait commencé sous le président Clinton.

Mais la différence s’est manifestée après le 11 septembre, il a été massivement étendu, et il a aussi été utilisé après cela pour envoyer des personnes à des endroits où il n’y avait vraiment aucune charge contre elles. Ce programme était utilisé pour enlever des personnes, considérées comme une menace, dans la rue, et les envoyer dans des pays avec lesquels ils n’avaient aucun lien. Je veux dire, Maher Arar, comme vous le savez, était un citoyen canadien, envoyé en syrie. On a un citoyen égyptien envoyé en Libye. On a des citoyens éthiopiens envoyés au Maroc, vraiment cela montre comment ce programme était utilisé comme méthode pour sous traiter les renseignements, pas simplement pour emprisonner des personnes quelque part ailleurs.

-  AG : Parlez nous du cas de Muhammad Haydar Zammar ?

-  SG : Oui. C’était l’un des suspects principaux du 11 septembre. En fait, quand il a été capturé, il a été capturé en décembre 2001 au Maroc. C’était l’un des premiers emprisonnés aux Etats-Unis pour les attaques du 11 septembre. Et on aurait pu penser qu’après ces attaques, quand le FBI et les autres agences avaient reçu pour mission de trouver les autres responsables, qu’il aurait été détenu aux Etats-Unis et jugé, et peut être, interrogé à New York. Mais, en fait, il a été envoyé en syrie. Son interrogatoire a été sous-traité à la Syrie.

Et j’ai obtenu un rapport des renseignements allemands, qui mentionne tout spécialement comment les US ont organisé ce transfert vers la Syrie, et qui plus est, il y a eu des compromis dans cette affaire. Ils ont demandé au gouvernement marocain, qui était impliqué dans ce transfert - - excusez moi, ils ont demandé à l’Union Européenne de ne pas critiquer le Maroc à propos des droits de l’homme, à cause de ce transfert, à cause de la coopération du Maroc dans la guerre contre le terrorisme. Ainsi vous voyez que derrière ce réseau de transfert et de coopération, il y a des compromis dans la façon nous agissons, avec des gants de velours, pour certains qui seraient autrement critiqués en ce qui concerne les droits de l’homme.

-  AG : Et bien, je veux dire, y compris pour la Syrie. Il y a quelques semaines, le président Bush déclarait devant l’assemblée générale des nations unies que la Syrie était le carrefour du terrorisme. Et derriere la scène, les US coopèrent avec la Syrie, en y envoyant des prisonniers pour qu’ils soient torturés ?

-  SG : Oui je pense que les contradictions ici sont tellement visibles que la relation s’est détériorée récemment. Mais même en faisant un retour en arrière vers cette période - - une période très active après le 9 septembre, 2001, 2002, à ce moment là, le département d’état disait clairement que les personnes seraient torturées en Syrie. Le régime syrien a été mis sur la liste des candidats, si vous préférez, de l’axe du mal. On le déclarait très clairement, c’est un pays condamné par Georges Bush pour ses pratiques de torture et d’oppression. Et en même temps, ils envoyaient des personnes en syrie.

Et la clé de tout cela c’était que c’était une opération clandestine. C’était embarrassant, et c’est toujours le pays le plus embarrassant pour l’administration, parce qu’ils ont parlé de leur agenda de répandre la démocratie au Moyen Orient, et en même temps les mêmes qui empêchent la démocratie de s’y installer, la police secrète de ces pays, sont considérées comme des partenaires dans la guerre contre le terrorisme, des gens avec lesquels on travaille, les mêmes qui emprisonnent des dissidents qui veulent y installer le type de démocratie que tout le monde je pense aux Etats-Unis aimerait voir dans ces pays.

-  AG : SG, en septembre dernier, la secrétaire d’état Condoleezza Rice a dit que « les Etats-Unis n’ont transporté personne et ne transporteront personne dans un pays ou nous croyons qu’il sera torturé. »

-  SG : Eh bien ce n’est pas vrai. Et je pense qu’elle le sait. Ils ont préservé une fiction légale, quand ils ont envoyé ces personnes dans ses pays, en leur demandant - - parfois seulement verbalement - - de dire qu’ils ne seraient pas torturés, de dire qu’ils recevraient un traitement juste, qu’ils seraient jugés devant un tribunal. Mais ce qui a été intéressant en documentant ce livre c’est que je suis remonté jusqu’à certaines personnes qui ont été impliquées dans ce programme de transfert dans ses débuts, et ils ont dit de manière catégorique - - certaines de ces personnes, vous savez, pensent que ces transferts sont une bonne chose, et elles les défendent encore, mais une chose sur laquelle elles sont absolument claires c’est qu’elles ont dit à tout le monde, à la Maison Blanche, au Département d’état, qu’envoyer des personnes dans ces pays impliquerait que les prisonniers seraient torturés. Elles savaient parfaitement bien que ceux-ci seraient torturés. Donc quand Condoleezza Rice dit qu’ils avaient des promesses crédibles qu’ils ne seraient pas torturés, elle ne dit pas non plus la vérité.

-  AG : il y a actuellement des enquêtes en cours sur des personnes kidnappées dans la rue - - par exemple, à Milan, le cheikh qui a été kidnappé. Pouvez vous parler des poursuites, et de ces deux douzaines d’agents de la CIA qui ont été impliqués dans cette affaire ?

-  SG : C’est exact. Et ils ont laissé une trace avec des indices derrières eux. C’est plutôt surprenant la manière dont ils se sont laissés découvrir. Ce qui est arrivé c’est qu’il y avait un homme nommé Abu Omar. Une enquête avait été ouverte à son encontre pour implication terroriste et le procureur italien chargé de celle-ci voulait qu’il soit présenté devant le tribunal. En fait, s’il était toujours en Italie à l’heure actuelle, il serait devant un tribunal. Il aurait été poursuivi de façon normale dans un tribunal ouvert. Ils rassemblaient des preuves contre lui.

Mais ce qui est arrivé au lieu de cela, c’est qu’en février 2003, il a été kidnappé dans la rue et transporté par toute une série de jets via l’Allemagne en cellule en prison en Egypte, où il a dit avoir été violemment torturé. Il a été relâché brièvement, et il a téléphoné chez lui à sa famille à Milan et a expliqué ce qui lui était arrivé et comment il avait été kidnappé. Et parce que la police italienne écoutait cet appel téléphonique, l’histoire a été révélée.

Il a rapidement été de nouveau arrêté, après cet appel téléphonique. Probablement que les égyptiens écoutaient aussi. Mais cela a provoqué tout ce scandale en Italie. Et les procureurs généraux italiens, qui pensent que les terroristes devraient être poursuivis devant un tribunal dans le respect de la loi, plutôt que d’être torturés dans une cellule en prison en Egypte, ont poursuivi ce cas de façon tout à fait rigoureuse. Et il va y avoir un procès d’ici peudes agents de la CIA impliqués. Il y a des mandats d’arrêts contre eux. Aucun d’eux n’a été attrapé. Peut être qu’ils ne le seront jamais, mais il y aura un procès ouvert, peut être tenu en leur absence, qui aura lieu en Italie et qui exposera d’autres détails de toute cette opération.

-  AG : Quand est -il de Khaled El-Masri et de l’enquête allemande qui a lieu sur cette affaire ?

-  SG : En fait c’est une histoire plutôt vivante. Le gouvernement allemand a traité le transfert de son citoyen, Khaled El Masri, qui était en vacances en Macédoine en Europe de l’est - - il a été kidnappé et transporté par avion dans une prison de la CIA en Afghanistan, emprisonné là bas pendant 5 mois sans aucune charge, sans qu’aucune accusation soit portée contre lui, puis finalement relâché sans aucune compensation, sans aucune excuse, sans confirmation que c’était la CIA qui avait dirigé cet acte. Il est retourné en Allemagne, et s’est plaint auprès du gouvernement allemand. Et ce qui est intéressant, c’est que le gouvernement allemand traite cela comme une offense criminelle, comme suspectant un kidnapping. Et actuellement ils cherchent à trouver les responsables. Et il semble que dans les semaines qui vont suivre, ils vont lancer un mandat d’arrêt contre certaines personnes qu’ils croient avoir organisé le transfert de Macédoine en Afghanistan...

-  AG : ... Est-ce que la CIA ou le gouvernement américain dirige encore des prisons secrètes autour du monde ?

-  SG : ils détiennent encore des personnes en détention secrète, et il y a beaucoup de personnes cachées dans ce système. Je pense que ce que s’est passé c’est que, avec la demande de la cour suprême que le gouvernement respecte les conventions de Genève qui fournit des droits aux prisonniers, pour qu’ils puissent être là où ils sont détenus amenés devant un tribunal, qu’ils soient emprisonnés selon des normes civilisées, ils ont fermés une grande partie de ces prisons, bien qu’ils aient reçu un nouveau feu fer avec cette nouvelle législation (légalisant la torture, la détention indéfiniment sans jugement...ndlt).

Ce qui se passe c’est qu’on a fait « disparaître » des personnes dans des prisons étrangères, des personnes clés. J’ai mentionné Ibn al Sheikh al Libi, un membre actif clé présumé d’al Qaeda, qui a fourni sous interrogatoire certaines des fausses informations utilisées par Colin Powell pour conduire le pays à entrer en guerre contre l’Irak. Cela est arrivé après qu’il ait été transféré en Egypte. Il a été de nouveau placé sous détention américaine, emprisonné en Afghanistan. Et maintenant, on l’a complètement fait disparaître.

-  Ainsi c’est plutôt effrayant d’entendre le président qui se dresse pour affirmer que ces prisons sont vides, parce qu’on peut se demander ce qu’il sont fait des autres prisonniers ?

-  Où les ont -ils mis, vous savez ?

Il y a des centaines de personnes qui ont été capturées en Afghanistan, par exemple, et qui n’ont pas été envoyées à Guantanamo. Elles ont été envoyées ailleurs, soir emprisonnées à l’intérieur de l’Afghanistan, ou envoyées dans d’autres pays.

-  Et, quand ils disent que les prisons sont vides, c’est plutôt effrayant, parce q’on pense, où ont-ils mis toutes ces personnes ?

Et cela reste un mystère.

19 octobre 2006 Source Democracy Now :

Stephen Gray est un journaliste d’investigation qui a écrit pour the New York Times, Newsweek, The Atlantic Monthly, et bien d’autres publications.

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Publié le 29 novembre 2006  par nul


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  • VIOLATION DROITS DE L’HOMME
    30 janvier 2016, par Sara

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