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Chine et Monde Moderne
récit de Patrick Varange

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(JPEG) Quand j’étais jeune ... très jeune, la Chine était pour moi un monde mythique et inaccessible, secoué de convulsions mystérieuses.

J’avais donc appris un peu de Chinois ( zhong wen ) à l’Université et surtout étudié à fond l’Histoire de la Chine depuis Qin Shi Huangdi ( le premier Empereur Qin, IIIème s. av. JC et même avant ! ) jusqu’à Mao Zedong ( on l’écrit ainsi en pinyin ; pinyin = transcription officielle en alphabétique ).

Je savais donc par mes études que c’était d’une certaine façon un autre monde, puisque pour les Chinois leur Empire ( Zhong Guo ) a toujours été le centre du monde, et aspire à le redevenir.

Il y a un grand cercle de pierre à Pékin, entre le temple du Ciel et l’Autel des Moissons heureuses qui a été déclaré "centre du monde" par un empereur Ming ...

Pourtant, la première impression visuelle que vous donne Pékin est celle d’une mégapole mondialisée : partout les gratte-ciel poussent comme des champignons, des autoroutes urbaines embouteillées du matin au soir, des enseignes publicitaires géantes au nom de Nike, Sony, Gucci, BMW ... ou Leroy-Merlin !

Dans la banlieue Sud il y a même un hypermarché Auchan ( Ao Chan ) qui vient d’ouvrir ! Mais partout aussi, des idéogrammes géants ( dahanzi ) qui restent pour nous, les barbares non-sinophones, bien mystérieux ...

Et puis on s’aperçoit très vite que les chauffeurs de taxi ne parlent pas Anglais, qu’ils ne savent lire ni une carte ni une adresse ... même en Chinois : ce sont des ruraux pauvres et incultes qui viennent de débarquer à la ville !

Et là on remercie le Ciel ( le dieu Chang Tian ) d’avoir à ses côtés une guide chinoise qui vous aide à atterrir ! Dans l’hôtel ( Shudu Hotel, Shatan houjie ; houjie = petite rue ) où j’étais, juste au Nord de la Cité Interdite, je me sentais beaucoup plus en Chine : il s’ouvrait sur une petite rue commerçante, pleine d’odeurs de cuisine ( et d’autres odeurs moins identifiables ...) et sur les traditionnels hutongs, ces ruelles et courées anciennes, entourées de maisons basses aux toits courbes, noirâtres et surpeuplées ... Un hôtel au demeurant très peu cher ( 28 E la nuit pour une chambre avec sdb ), propre et fonctionnel ( mais sans ascenseur ! ) mais où personne ne savait l’Anglais, à part Sorry et Thank you !

J’étais le seul "barbare occidental" ( xiwai guoren ) parmi les clients. L’hôtel appartenant à la communauté urbaine de Chengdu, le restaurant attenant servait une excellente cuisine sichuanaise, très tropicale et pimentée ...

pour 2 E le repas, thé à volonté !

La Chine était donc aussi restée très chinoise, très ignorante du monde extérieur et tournée vers elle-même ...

Beijing, ce n’est pas Hong Kong ! Le portrait géant de Mao est toujours là place Tian Anmen, en face de son mausolée, veillant aux destinées de l’Empire ... Et le culte renouvelé, très populaire même chez les jeunes, de l’image de Mao révèle beaucoup plus que la nostalgie d’une époque détestée ( la Révolution Culturelle , Wenhua dageming, 1965-1973 ) ...

Tous les crimes ( hypocrites mais bien réels ) et les erreurs tragiques de Mao sont attribués par la mémoire collective à sa femme ( Qiang Qing ) qui était "folle" ou à ses mauvais conseillers ... C’est un classique dans la pensée chinoise : l’Empereur ne peut pas avoir tort, il aimait le peuple ( Mao zhuxi ai renmin ... comme dit la chanson ), il était simplement mal entouré, enfermé derrière les murailles de Zhongnanhai ( le Palais du Milieu sur le Lac du Sud ) ...

Cette panthéonisation de Mao est en fait une arme subtile, car "politiquement correcte", dirigée contre la classe des nouveaux riches qui affichent un luxe insolent au volant de leurs Audi, Mercedes ou gros 4x4 VW , sans parler de leurs concubines ( les femmes sont rares et chères en Chine ! ) dont le nombre est un élément essentiel du statut social depuis toujours ...

Cette perception aiguë des nouvelles distinctions sociales, cet égalitarisme qui glorifie les soldats rouges en haillons de la Longue Marche, fait que le petit peuple pékinois, celui qui gagne au mieux 150 E par mois ( le petit-fils de Mao est un chômeur dans la misère absolue ...), refuse de voir la hausse réelle du niveau de vie moyen ( tout le monde a un téléphone mobile ...) et râle en permanence contre les riches qui ont tous les droits, y compris celui de s’enrichir en pillant les caisses de l’Etat : la fille de Deng Xiaoping est multi-milliardaire !

Il faut dire que les règles ne sont appliquées qu’en fonction du statut social : le pauvre hère chargé de cartons sur son triporteur est harcelé d’amendes par la police mais les limousines à vitres fumées ont le droit de se garer n’importe où sur les trottoirs, saluées bien bas ( ça je l’ai vu de mes yeux vu ) !

Malgré les motards sur leurs superbes engins ( une copie pétaradante des Harley-Davidson ! ) le code de la route reste largement une fiction : la moitié des Pékinois roulent encore sur leurs vieux vélos noirs ( souvent volés par les migrants ruraux ) malgré l’apparition bienvenue de vélomoteurs électriques made in China ... Et il faut un courage d’insensé pour rouler en deux-roues dans le chaos de la circulation :

malgré leur habileté à esquiver les chocs, les Chinois détiennent le triste record du monde des accidents mortels en ville ...

Pourtant il y a des flics partout en nombre ahurissant !

Dans chaque passage souterrain du centre-ville, il y a un policier militaire ( uniformes verts ) à chaque bout, planté là toute la journée !

Et puis ce trafic urbain engendre un smog abominable, épais, grisâtre, qui brunit les arbres des parcs, fait tousser les citadins, et m’a fait pleurer des larmes acides pendant tout mon séjour ( j’ai acheté un remède chinois, des gouttes de décoction mystérieuse, très efficaces ).

Du haut de la Colline de Charbon ( en Chinois, le parc de Jing Shan : colline de Beauté, entrée 0,20 E ; tous les parcs sont payants ! ) on est à peine à trois jets de pierre de la Cité Interdite mais impossible de la photographier, noyée dans cette brume épaisse et industrielle !

Ce smog ne se dissipe que sous l’effet du vent venu de la steppe mongole, glacial, tourbillonnant, imprévisible, qui commence à souffler très dur début novembre.

Son effet sur le marché aux vieux livres de Panjiayuan était spectaculaire : une tornade d’idéogrammes sur papier jauni !

Bien sûr il y a aussi la cuisine chinoise, le canard laqué à la pékinoise ( on sert le canard entier, découpé en fines lamelles et on emporte la carcasse chez soi pour la soupe ! ) ...

On mange très bien pour 2 E

même si j’ai dû chercher trois jours pour trouver des chao mien ( nouilles sautées aux légumes ) et des xiao longbao ( petits pains blancs farcis ) car ces plats trop populaires ont été rayés des menus des restaurants "propres" ...

Il y a trois catégories de restaurants : les "sales", les "propres" et les "moyens" !

Si cette cuisine n’a qu’un lointain rapport avec ce que nous trouvons dans nos restaurants euro-asiatiques, elle est à mon goût souvent délicieuse et délicatement épicée ... mais parfois bien étrange ! Sans parler des scorpions frits et des étoiles de mer confites qu’on trouve en brochettes sur Wangfujing ( les Champs Elysées de Pékin ), le petit-déjeuner chinois servi dans mon hôtel se composait d’une soupe fade et brûlante ( lentilles, riz , choux verts ), de petits légumes marinés dans du piment ou de la sauce aigre, d’un oeuf dur et de deux mentous ( têtes-de-mort : petits pains blancs et mous ), respectant ainsi la règle des quatre goûts et des cinq couleurs ( ou l’inverse ) ... J’ai essayé aussi courageusement la fondue sichuanaise dans un bouiboui "moyen" de Shatan houjie : tremper ( avec les baguettes ! ) dans un anneau d’huile bouillante et pimentée des morceaux de tofu ( fromage de soja), de foie d’agneau cru et des nouilles bleuâtres et translucides à la crevette ... Déguster le tout en trempotant vos prises dans une sauce épaisse et noire qui brûlerait la gueule d’un Mexicain ! J’avoue que j’ai abandonné l’épreuve en cours de route ... ( La suite au prochain épisode ).

Quand on fait du tourisme, il faut accepter aussi de faire le touriste !

C’est-à-dire que pour voir, il faut aussi visiter, faire des excursions organisées, se rendre dans les lieux symboliques devant lesquels on se fait photographier ...

D’ailleurs les Chinois vous demandent sans cesse de les prendre en photo devant les monuments et ils vous rendent la politesse bien volontiers.

J’ai donc pris un billet pour la Grande Muraille et ce billet comprenait plusieurs arrêts obligatoires dans des pièges à shopping, le magasin du jade sculpté ( très kitsch ) la maison de thé ( très beau ) et l’inévitable supermarché de souvenirs made in China où bizarrement on trouvait des portraits de Poutine et des Vénus de Milo en faux marbre ...

La Grande Muraille n’est pas grande en hauteur ( elle n’a d’ailleurs jamais arrêté une vraie invasion ) mais elle escalade les crêtes et quand on se lance dans l’ascension, sur des marches très inégales on comprend pourquoi Mao a dit "Celui qui a escaladé la Grande Muraille, celui-là est un héros !".

La redescente est encore plus rude pour les genoux et il souffle là-haut un vent glacial ... Au demeurant, cette muraille est très neuve, elle a été refaite à neuf par l’armée dans les années 90, mais avec des matériaux authentiques : des briques sombres plus dures que la pierre, cuites pendant une semaine dans des fours souterrains ... La plupart des monuments que l’on peut visiter à Pékin sont ainsi restaurés, certains avaient été ravagés par le séisme de 1976 ou, moins avouable, par les Gardes rouges de la Révolution culturelle ( "Il faut détruire l’ancien pour que le neuf paraisse ..." ).

La Cité interdite est ainsi en travaux en prévision des Jeux Olympiques de 2008, et les principaux édifices masqués par des échafaudages ! Elle est tellement immense qu’on se contente du reste et que d’ailleurs on ne voit pas tout parce qu’on est épuisé ! Notamment par ces escaliers successifs qu’il faut gravir et redescendre ... Et puis cela manque de variété : sans cesse les mêmes formes architecturales répétées à l’infini, vers les quatre points cardinaux : porte monumentale, palais et salles d’apparat, jardins et petites allées couvertes, pavillons d’habitation disposés en rectangle autour d’une cour intérieure, autel ou petite pagode au centre de la cour ... Ce dispositif de répétition symétrique à l’infini produit un effet de puissance et d’immensité, celui que devait diffuser l’Empire lui-même sur les Barbares visiteurs. La Cité Interdite est une architecture de propagande et Mao lui-même ne s’y est pas trompé en apparaissant toujours sur la porte monumentale de Tian ’An Men, la porte Sud du palais, celle des triomphes et des parades officielles, la porte Nord étant réservée aux fuites des empereurs en cas d’invasion ou de révolte paysanne ...

On montre ainsi au Nord, au pied de la Colline de Charbon, l’arbre où s’est pendu le dernier des Ming qui ne s’est pas échappé bien loin ...

Il y a aussi le Palais d’Hiver, de l’autre côté des lacs de l’Ouest où j’ai bu un thé aux fleurs délicieux sur un petit pont, face à la chambre à coucher de la vieille douairière Ci Xi ( la mère du dernier empereur ) ... Et aussi le palais d’Eté au Nord-Ouest de la ville, qu’elle fit reconstruire avec le budget réservé à la Marine, autour d’un lac immense qu’elle a fait creuser pour rafraîchir l’air torride à la saison chaude, et des pagodes perchées sur les collines. Et puis au Sud de la Cité impériale, le Temple du Ciel, en fait l’Autel des Moissons heureuses, un complexe très vaste où le vrai Temple rond est plus petit, traversé par une voie de marbre axée Nord-Sud où seul l’Empereur pouvait marcher ... porté dans un palanquin le plus souvent ! Et les tombeaux des Ming dans une large vallée à 30 Km de la ville, entre la Montagne du Tigre et celle du Dragon, des tombeaux qui pour la plupart sont restés inviolés et sont encore scellés aujourd’hui : les Mandchous envahisseurs ne voulaient pas réveiller les spectres impériaux !

Partout dans les parcs et devant les pagodes, on note une répétition des portes à trois ouvertures qui rappellent que seul le Fils du Dragon Jaune du Ciel peut emprunter celle du milieu.

Mais aujourd’hui on croise partout devant ces portes des Chinois moyens déguisés en empereurs et en impératrices qui se font tirer ainsi un portrait royal par les ateliers de photographe !

Effet visible de la révolution prolétarienne et paysanne : tout Chinois a le droit de goûter à la dignité impériale et d’en prendre la pose pour un instant ... Et ce n’est pas par dérision ! On le voit sur les mines compassées qu’ils arborent sur les tirages ...

Le plus intéressant se trouve sans doute dans les temples bouddhistes et les innombrables pagodes restaurées comme le grand Stupa blanc ( Bai Pa ) qui domine le Lac du Nord. Devant leurs statues couvertes de peinture dorée, il y a foule de gens qui se prosternent, brûlent de l’encens, prient pour leurs proches ...

Et l’entrée est payante ! au titre des monuments historiques ...

Dans la plupart des familles chinoises, à côté du petit autel des ancêtres il y a un petit Bouddha auquel on s’adresse comme à une représentation de la divinité. Quand on pense que le bouddhisme a failli disparaître de Chine au XIème siècle, que cette religion a longtemps été perçue comme "étrangère" ( celle des Mongols et des Mandchous ) cette religiosité populaire est bien surprenante ! Mais elle permet de s’adresser ( comme pour le Christ, mais le christianisme apparaît bien étrange là-bas ! ) à une personne à la fois humaine et divine. Et aussi elle remplit un vide :
-  qui parle encore de l’avenir radieux du communisme ?

Cette histoire du communisme chinois reste cantonnée au Musée militaire, un palais d’architecture stalinienne avec des escaliers monstrueux, des statues colossales des maréchaux ( mais aussi de Xun Zi et de Deng Xiaoping ! ), des étalages d’obusiers et de mitrailleuses et même des avions de chasse Mig 17 de la guerre de Corée ! Mais le petit peuple y va surtout pour voir la galerie racontant la Longue Marche, promue épopée nationale : la télé montre des raids en 4x4 ( sponsorisés par Hyundai ) et des "courses au trésor" qui refont le même itinéraire du Jiang Xi à Yenan ...

Plus significatif encore : toute une aile du musée raconte l’Histoire du Pays du Milieu depuis les Printemps et Automnes ( Chun Qiu : époque de Confucius ), les Royaumes Combattants, le Premier Empereur Jaune des Qin, jusqu’à Cao Cao, Li Zicheng et les Tai Ping du XIXème siècle. La Chine se réapproprie son passé, tout son passé, mis au service de la gloire du peuple Han. Mao n’est plus l’idole du communisme triomphant mais le refondateur d’une dynastie qui a rendu sa grandeur à l’Empire ...

L’agressivité manifestée envers les Japonais ( qui se font rares parmi les touristes ) , l’agacement croissant manifesté devant le refus des Taïwanais de rejoindre la mère-patrie, la haine sourde contre les Etats-Unis et leur arrogance, tout cela révèle un nationalisme de grande puissance déjà expansionniste.

Pendant mon séjour à Pékin se tenait le sommet sino-africain :

23 chefs d’Etat et de gouvernement étaient reçus en grande pompe.

Mais il y a eu quelques couacs !

D’abord le racisme anti-Noirs des Chinois moyens qui s’affichait sans honte et puis cette exposition officielle de photos sur l’Afrique sur Wangfujing : la Guinée était illustrée par des Papous ( ! ) peinturlurés avec des os dans les narines et l’Erythrée par des chameaux à deux bosses du Kazakhstan !

Mais l’ignorance des Chinois sur le monde extérieur est telle que c’est passé inaperçu ( sauf des délégations africaines ...) !

Cela n’empêche pas Hu Jintao ( le président ) d’annoncer tout de go que la Chine a vocation à remplacer les Occidentaux et à devenir la puissance la plus influente en Afrique, contrats juteux, bakchichs et cargaisons d’armes à l’appui ... Et en retour bien sûr, pétrole, uranium, bauxite, tungstène, diamants, etc ... et l’implantation à demeure de milliers de Chinois ! Le gouvernement ne cache pas sa satisfaction voir des émigrants s’installer aux quatre coins du monde pour y ouvrir des restaurants !

Et plus flatteur encore : les étudiants des universités américaines se mettent aux idéogrammes ...

La seule angoisse qui commence ( à peine ) à se faire jour est liée à la pollution effroyable des villes et des grandes vallées et au changement climatique.

On en parle à mots couverts, comme d’ailleurs du SIDA qui n’est jamais nommé, "une terrible maladie venue d’ailleurs" qui a infecté cent mille pauvres paysans du Henan à cause de seringues souillées ...

sujet tabou !

De même, personne ne dit à la télé que Shanghai et les plaines rizicoles du Jiang Su seront sans doute submergés dans un siècle ...

-  Changer de civilisation ?

-  arrêter la marche en avant et le boom économique ? La pensée chinoise n’y est pas préparée ...

Seuls quelques artistes d’avant-garde du district de Dashanzi ( quartier d’usines squattées par les créateurs au Nord-Est de Pékin ) osent l’exprimer avec des moyens plastiques ... Comme le disait naïvement un présentateur de la télé : on peut obliger les masses à utiliser les vélos électriques, mais on ne peut quand même pas demander aux riches de renoncer à leurs grosses voitures !

A Pékin, il y a 15 millions d’habitants et 3 millions de voitures, autobus et camions, un nombre qui augmente de 10 % chaque année !

-  Alors la Chine est-elle mondialisée ?

-  Jusqu’à un certain point, pas plus, et elle voudrait surtout que le monde soit un peu plus chinois. Pour notre malheur ?

La Chine n’a pas inventé le pragmatisme à courte vue et la poursuite effrénée de la réussite matérielle ... Elle s’y est même décidée avec un certain retard.

-  Mais entre le business et le climat, qui aura le dernier mot ?

Nous connaissons déjà la réponse.

source
-  Récit de Patrick Varange
-  Posté par Delcuse



Publié le 12 décembre 2006  par Gilles Delcuse


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