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Marie george Buffet

Catégorie politique
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(JPEG) SMIC à 1 500 euros brut. Augmenter les minima sociaux de 300 euros. Aucune retraite en dessous du niveau du SMIC. Service public et social de l’emploi-formation. Construction de 120000 logements sociaux par an jusqu’à satisfaction des besoins. Sécurité sociale du logement. Fonds national de lutte contre les inégalités à l’école. Création d’une loi pour un engagement national en faveur de la jeunesse.

EMPLOI

Le programme prévoit que tout salarié licencié puisse "bénéficier d’un congé de reclassement amélioré", "un plan pluriannuel de résorption de l’emploi précaire" "l’abrogation du CNE et du " contrat senior" "la réduction du recours à l’intérim et la protection des rémunérations des stagiaires. " Les salariés et les comités d’entreprise pourront imposer des moratoires suspendant les décisions controversées pour faire des propositions alternatives. Le CDI sera la norme d’emploi pour tous et il sera progressivement sécurisé. Les lois Fillon seront abrogées et les lois Aubry réformées pour que les 35 heures (u.) soient un droit pour tous et créent des emplois." Enfin, " l’ANPE sera refondue avec son articulation à l’UNEDIC, à l’AFP A et à l’éducation nationale pour un grand service public et social de l’emploi-formation".

LOGEMENT

Quatrième préoccupation majeure des Français : les difficultés à se loger. La candidate promet la mise en place d’un véritable service public du logement. Pour ce faire, il s’agirait de « construire 120000 logements sociaux par an... jusqu’à satisfaction des besoins », un« plan d’urgence avec réquisition des logements vacants » et « l’augmentation des petites structures pour les sans-logis bénéficiant d’un accompagnement sanitaire, social et psychologique renforcé ». Elle promet aussi de « faire appliquer la loi SRU avec 20 % de logements vraiment sociaux dans toutes les communes » en sanctionnant d’inéligibilité « les maires hors la loi ». Sur le plus long terme, MarieGeorge Buffet souhaite la mise en place d’« une sécurité sociale du logement dès le premier logement, avec une garantie du risque locatif pour l’accès et le maintien dans un logement décent ». De « revaloriser les aides au logement ». Ainsi que de " faire baisser le coût du logement » pour « le limiter à 20 % des revenus du foyer ». Enfin, déclare le programme, il faut « revenir à un budget logement égal à 2 % du PIB », à « 1’aide à la pierre », « supprimer les cadeaux fiscaux aux plus riches qui louent à des loyers inaccessibles », « mobiliser le système de financement de l’argent public collecté pour le logement social (Livret A, Caisse des dépôts et des consignations, etc.) »et« taxer la spéculation foncière et immobilière ».

POUVOIR D’ACHAT

Marie-George Buffet s’engage« à porter dès l’été 2007 le SMIC à 1 500 euros brut et d’aller rapidement à 1 500 euros net, à augmenter les minima sociaux de 300 euros, puis à les indexer sur le SMIC, à ne laisser aucune retraite en dessous du niveau du SMIC ». Le programme annonce que « les primes et les indemnités de RIT seront intégrées dans les salaires ». Et prévoit une « modulation des cotisations chômage des employeurs, qui pénalisera ceux qui précarisent ».

ÉDUCATION

« Abrogation des lois Fillon et Robien »et « création d’un fonds national de lutte contre les inégalités à l’école pour combattre l’échec scolaire ». « Droit à la scolarité en maternelle dès l’âge de deux ans. » « Abandon du socle commun a minima »et « promotion d’une culture commune de haut niveau ». En termes de moyens, cela signifie : « augmentation du budget de l’éducation nationale à hauteur de 7 % du PIB »et le « recrutement et la formation sur cinq ans de 150000 enseignants et 45000 personnels d’accompagnement ».

RETRAITES

« Aucune retraite en dessous du niveau du SMIC ».« Le droitàlaretraite à 60 ans rétabli ». Le montant de « la pension doit être garanti à 75 % du salaire brut moyen des dix meilleures années pour les salariés du privé ». Une nouvelle « réforme doit être mise en chantier, permettant notamment la retraite à 55 ans pour les travaux pénibles et insalubres ». Le « financement de ces mesures peut être assuré par une nouvelle politique d’emploi et une mise à contribution des revenus financiers du capital, notamment des entreprises, au même taux que les salaires ».

JEUNESSE

Mise en œuvre, dès la première année de mandature, d’une« loi d’orientation pour un engagement national en faveur de la jeunesse », de laquelle découleront plusieurs nouveaux droits. Droit à l’emploi, accompagner" l’insertion professionnelle des jeunes vers un emploi durable et correctement rémunéré », « de lutter contre les discriminations à l’embauche, de résorber l’emploi précaire des jeunes ». 1 0 milliards d’euros seront ainsi dégagés pour les jeunes en formation ou à la recherche d’un premier emploi. « Le droit au logement : un plan d’urgence pour le logement avec une part réservée pour les jeunes et les étudiants. » Le droit aux transports « avec une " réduction jeunes et étudiants" sur tous les transports nationaux ». Le droit à la santé, « par la mise en place d’un" régime jeunesse" de l’assurance maladie et de lieux permettant un accès gratuit aux soins et aux médicaments ». Le droit à la culture et aux loisirs, « avec la création d’une vraie" carte jeune" permettant l’accès aux événements culturels et sportifs ». Le droit à l’exercice de la citoyenneté : « Installation de nouveaux conseils représentatifs de la jeunesse et renforcement de ceux qui existent. Soutien actif aux associations de jeunes. Reconnaissance de la majorité civique pleine et entière dès 18 ans. » Le droit à l’autonomie, avec « l’instauration de trois allocations différenciées (formation, accès au premier emploi, retour à la formation) et individualisées avec la mise en place d’un dispositif de nouveaux droits ".

SANTÉ

Dès la première année, annuler « la réforme Douste- Blazy qui instaure une médecine à deux vitesses et ouvre sur une privatisation de la Sécu (...). Une première étape pour aller vers le remboursement à 100 % par la Sécu, en commençant par les enfants et les personnes dépendantes ». Elle promet en parallèle« l’arrêt de la casse de l’hôpital public, en lui donnant les moyens nécessaires pour répondre aux besoins de santé des populations ». Et « la formation des personnels médicaux et paramédicaux nécessaires : 9 300 médecins et 40 000 infirmières par an ».

RÉFORMES INSTITUTIONNELLES, EUROPE

Marie-George Buffet propose, d’une part, de réorienter la construction européenne en « retirant la signature par la France au projet de constitution européenne, conformément à la volonté des électeurs et des électrices exprimée lors du référendum du 29 mai 2006 », puis en remplaçant les traités actuels par un nouveau traité et en adressant « un appel solennel aux autres peuples européens à constituer un front commun i pour réorienter les structures et les politiques de ; l’Union en faveur d’une Europe sociale, démocratique, écologique, facteur de paix et de solidarité dans le monde ». Et, d’autre part, d’ouvrir le chantier d’une VIe République, qui donnerait « aux citoyens dans la vie publique et aux salariés dans les entreprises des droits et pouvoirs nouveaux », en engageant un large débat citoyen débouchant sur l’élection à la proportionnelle d’une Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution. Projet qui sera soumis à référendum.

RECONNAÎTRE LE DROIT DE VOTE AUX RESIDENTS ETRANGERS.

Dès la mise en place du nouveau gouvernement, le programme promet d’accorder le droit de vote et d’éligibilité aux résidents étrangers à toutes les élections (après trois ans de résidence pour les élections locales et dix ans pour les élections nationales). Un projet qui s’accompagne de plusieurs mesures importantes : « Abroger la loi CESEDA, qui institue " l’immigration choisie", développer les partenariats avec les pays d’émigration, faire reculer les situations de clandestinité (respect du droit d’asile, régularisation avec un titre de séjour de 10 ans de tous les sanspapiers, conditions d’accès à la nationalitéfacilitées, suppression des visas de court séjour, des zones d’attente et des centres de rétention). »

L’Analyse du programme de Marie George Buffet

Aux préoccupations des Français, la gauche populaire et antilibérale entend répondre par un programme ambitieux. Un programme qui nécessitera, pour être applicable, de profondes transformations politiques en matière d’économie et de fiscalité. Et cela, tant à l’intérieur de nos frontières qu’au niveau européen.

EMPLOI Contre les notions de « chômage structurel » et de « plein-emploi » telles qu’employées par les tenants du libéralisme, il s’agit d’« avancer vers un nouveau type de pleinemploi et de pleine activité avec la construction d’une sécurité d’emploi formation », selon les mots de l’économiste Paul Boccara. J :idée politique défendue, c’est de « garantir une activité bien rémunérée soit d’emploi, soit de formation permanente, à toute la population demandeuse ». Soit « nous acceptons le principe que le chômage joue un rôle de souplesse et d’adaptation contre la vie des hommes », soit« nous choisissons de dépasser le capitalisme. C’est ce dernier choix que nous faisons », répond Paul Boccara. À partir de quel financement ? En créant par exemple un « fonds national et régionalisé pour le financement des investissements sécurisant l’emploi et la formation », explique l’économiste Yves Dimicoli. « Ce fonds serait alimenté par les 23 milliards d’euros annuels dévolus aux exonérations de cotisations sociales patronales. Il prendra en charge une partie des intérêts versés aux banques par les entreprises pour les crédits à l’investissement : plus celui-ci programmera d’emplois et de formations et plus serait abaissé le taux d’intérêts payé aux banques par l’entreprise. Ce pourrait être jusqu’à 460 milliards d’euros d’investissements qui pourraient être réalisés grâce à un tel mécanisme. »

LOGEMENT

L’objectif du programme, c’est de créer un véritable « service public décentralisé du logement et de l’habitat », financé par un effort exceptionnel et durable du budget national (au moins 2 % du PIB). Par une mobilisation des fonds de l’épargne populaire et citoyenne du Livret A, gérés par la Caisse des dépôts et consignations (2 milliards d’euros immédiatement disponibles), mobilisation conjuguée à un plus grand contrôle des élus locaux et nationaux de la gestion de cette institution. Par une de la participation des employeurs, la taxation de la spéculation foncière et immobilière et la contribution des grandes entreprises du BTP. Pour atteindre l’objectif fixé, Marie-George Buffet s’appuie aussi sur sa proposition de réformer la fiscalité locale, visant à transformer la taxe professionnelle en impôt sur l’investissement matériel et les actifs financiers des entreprises. Cela permettrait de rendre immédiatement disponibles 20 milliards d’euros, qui seraient répartis entre les collectivités territoriales selon leurs besoins sociaux.

POUVOIR D’ACHAT

Un SMIC à 1 500 euros brut, tout de suite, et qui n’entraînerait pas une « smicardisation » massive des salaires en France :

-  combien ça coûte et comment faire ?

Augmenter le SMIC des salariés du public et du privé à hauteur de 1500 euros coûterait environ 30 milliards d’euros. Le salaire médian en France étant de 1484 euros net en 2004, il faut envisager la répercussion de cette hausse sur l’ensemble des salaires. Et là, la facture monte à 70 milliards d’euros.

-  Comment supporter une telle dépense ?

En satisfaisant quatre exigences, avance l’économiste Yves Dimicoli.

1I faut « relancer le crédit bancaire pour alléger sélectivement les charges financières » qui empêchent les entreprises d’investir. « Plus les investissements programmeraient d’emplois et de formations et plus le coût du crédit pour les financer serait abaissé. » Mais il faut« en même temps augmenter les richesses produites », ce qui serait permis par « l’essor de l’investissement conditionné par la création d’emplois et le progrès des qualifications ». Ensuite, il faut « promouvoir fortement les droits et pouvoirs des salariés dans les gestions des entreprises pour les orienter ». Enfin, il faut « intervenir en Europe pour réorienter les choix et la politique monétaire de la BCE ». Non seulement cette politique d’ensemble permettrait d’augmenter le SMIC, mais, conjuguée à la convocation d’une « conférence nationale sur les salaires » et à la baisse jusqu’à 0 % de la TVA sur les produits déclarés de première nécessité, elle permettrait d’atteindre l’ensemble des objectifs fixés en matière de pouvoir d’achat.

ÉDUCATION

L’augmentation du budget de l’éducation , le recrutement et la formation sur 5 ans de 150 000 enseignants et de 45 000 personnels d’accompagnement n’ont pas été totalement chiffrés. Le reste des propositions de Marie-George Buffet en direction de l’éducation relève plus d’une perspective politique qu’économique. Ainsi la candidate propose-t-elle, en plus du volet social, permettant la mise en place de mesures immédiates de gratuité, un volet éducatif. Avec le lancement d’un programme national de recherche, une profonde réforme de l’enseignement technique, des formations professionnelles et technologiques, articulée à la proposition de sécurité d’emploi formation ; l’enrichissement des contenus (avec notamment l’introduction de l’enseignement artistique dans les programmes de la maternelle à l’université), faisant une place importante à l’éducation physique et sportive, à la culture scientifique et technique et à l’apprentissage des langues régionales. Un volet démocratique, favorisant le rôle des différents acteurs, et un volet de politique territoriale, visant à réduire les inégalités entre territoires.

RETRAITES

L’ensemble des propositions du programme en ce qui concerne les retraites repose sur la « mise à contribution des revenus financiers du capital, notamment des entreprises ». -Qu’est-ce que cela veut dire ?

Il s’agit de revaloriser l’impôt sur les sociétés par la suppression des zones franches et des régimes dérogatoires, comme le régime du bénéfice mondial ou consolidé dont bénéficient les plus grandes multinationales.

Cela rapporterait déjà, selon l’estimation des économistes du PCF, environ 760 millions d’euros.

Le barème de l’impôt sur les sociétés serait rendu progressif, son taux modulé selon la part des bénéfices réinvestis dans la modernisation de l’outil de travail et la recherche, avec un progrès de l’emploi, des salaires, de la qualification, tandis que la part distribuée aux actionnaires et/ou placée sur les marchés financiers serait pénalisée. À cela, il faut ajouter que toutes les dérogations fiscales seront réexaminées.

Ce qui représente un potentiel de 50 milliards d’euros.

Les revenus financiers du capital seront soumis à l’impôt progressif, alors qu’aujourd’hui ils sont largement exonérés. C’est ainsi, par exemple, que serait supprimé le crédit d’impôt et que toutes les plus-values de cessions seraient soumises au barème de l’impôt sur le revenu .

-  J-A NIELSBERG

source : Bellaciao



Publié le 22 février 2007  par torpedo


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Forum de l'article
  • Tous les programmes passés au crible (source HD) ....
    Marie george Buffet
    30 janvier 2016, par Sara

    The way of writing is excellent and also the content is top-notch. Thanks for that insight you provide the readers !

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