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Léo Ferré : Words Words Words

Catégorie Musique
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leo ferre
envoyé par bisonravi1987



Words... words... words...

Et qu’ont-ils à rentrer chaque année les Artistes ? J’avais sur le futur des mains de cordonnier Chaussant les astres de mes peaux ensemellées La conscience dans le spider je mets les voiles Et quarante millions de mètres de tailleur Prenaient la taille à la putain de Galilée La terre a bu le coup et penche du Tropique Elle reste agrippée à mon temps cellulaire Je déchargeais des tombereaux de souvenirs Nous étions une histoire et n’avions rien à dire Moi je prendrai la quatrième dimension Pour trisser dans l’azur mes jambes migratrices Le mur instantané que je dresse à la Chine Mao c’était le nom de ce Viking flamand Le tissu d’esquimau vieillit beaucoup plus vite Des plaies sur des grabats du Chili à Lisbonne S’exténuaient en équations de cicatrices Le malade concret et l’interne distrait Sont allés boire un pot au Café de la Morgue Des vieillards le chéquier à la main à la banque Faisaient des virements de testicules abstraits L’embryon vaginé derviche dans le manque Un pavot est venu l’asperger cette nuit Mon berceau féodal et mes couilles gothiques Des faux-nez des trognons des tissus ajoutés Fondaient sous les sunlights de l’Opéra Comique La Standard Oil prend du bidon et du gin fizz La fièvre est descendue ce soir à Mexico O ce parfum diapré dans la nuit des cigales Dans une discothèque on a mis des barreaux Les fenêtres s’en vont de la gorge et du squale Ça sent la perfection dans ces rues amputées Saint-Denis c’est un saint au derrière doublé La fièvre est descendue ce soir dans un bordel Et fallait voir comment ça soufflait dans la cale Il y a partout des cons bordés d’oiseaux Comme des lettres cheminant en parchemin Nightingale O chansons crevées à minuit trente J’ai le concile dans la main qui se lamente Devant le mur à faire un peu des oraisons La Folie m’a tenu la main à sa culotte On eût dit de la mer s’en allant pour de bon Viens petit dévêts-toi prends du large et jouis Je sais des paravents comme un zoom d’espérance

Que font-ils ? Qui sont-ils ? Ces gens qu’on tient en laisse Dans les ports au shopping Au bordel à la messe ? Et ces mômes qu’on pourrait S’carrer entre deux trains Histoire de leur montrer Qu’on a du face-à-main... Ils ont voté Ils ont voté Comme on prend un barbiturique Et ils ont mis la République Au fond d’un vase à reposer Les experts ont analysé Ce qu’il y avait au fond du vase Il n’y avait rien qu’un peu de vase

Et qu’ont-ils à rentrer chaque année les Artistes ? J’avais sur le futur des mains de cordonnier Chaussant les astres de mes peaux ensemellées La conscience dans le spider je mets les voiles...

SHAKESPEARE AUSSI ETAIT UN TERRORISTE

" Words... words... words... " disait-il

Videla ? En français : BUDELLE, tripes En italien : BUDELLA, tripes

En argentin ? Allez-y voir !

DE QUOI DEGUEULER... Vraiment



Publié le 28 février 2007  par torpedo


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