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Pompiers de Gironde et d’ailleurs
par Redon

Catégorie société
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(JPEG) Depuis des dizaines d’années, les pompiers de Gironde ont répondu "présent" et offert leur courage, leur compétence et leur savoir-faire. Dans nos campagnes, depuis la départementalisation votée par les Conseils Municipaux en 1996, les prestations des pompiers ne cessent de diminuer et les pompiers professionnels sont même supprimés.

Pompiers de Gironde à la campagne

En cette période électorale, il est bon de mettre à plat les dysfonctionnements de la société afin d’y apporter remèdes et solutions. Depuis des dizaines d’années, les pompiers de Gironde ont répondu présent et offert leur courage, leur compétence et leur savoir-faire. Dans nos campagnes, depuis la départementalisation votée par les Conseils Municipaux en 1996, les prestations des pompiers ne cessent de diminuer et les pompiers professionnels sont même supprimés.

On peut donc mourir en Médoc à 100 mètres d’une caserne.

Et les pompiers n’y sont pour rien. D’ailleurs ceux de Lacanau lancent un appel alarmant dans le journal « Sud Ouest » lors de la cérémonie des vœux.

La cause en est le principe même de l’organisation.

Comme le rappelle ce journal, la caserne de Lesparre centralise tous les appels du Médoc, en attendant un super centre de traitement à la caserne d’Ornano de Bordeaux qui gèrera le département Gironde. Actuellement, tous les appels sont transmis par le 18 au CTA de Lesparre.(Centre de Traitement d’Alertes). Le principe est bon pour la gestion des moyens et les débordements d’une caserne afin qu’une autre puisse intervenir mais le but n’est pas là.

Comme l’indique le journal, le but est de répondre aux 35h (sans embauche de professionnels) donc de diminuer les gardes, de rentabiliser sur les heures de pointe et améliorer l’adéquation entre les besoins de la population et les moyens mobilisés. Pour l’usager, il faut donc avoir un problème entre 8 h et 18 h et s’abstenir le week end. Dans le cadre de la rentabilisation, on regroupe les engins, les personnels et les moyens qui ne sont donc plus à proximité.

La vitesse d’intervention devient une utopie.

De même, on se repose sur les pompiers volontaires qui sont de moins en moins nombreux et à qui on demande de plus en plus. Ce corps des pompiers volontaires a été créé en renfort des professionnels. Depuis 10 ans, il se substitue petit à petit aux professionnels.

-  Avec 32 jours de théorie et de pratique, ont-ils la même formation, le même entraînement, la même responsabilité que les professionnels ?

-  Si non, pourquoi veut-on les substituer aux professionnels ?

-  Si oui, pourquoi ne sont-ils pas professionnels avec les mêmes statuts ?

Il y a là matière à de nombreuses embauches.

-  Est-ce normal et prudent que les pompiers professionnels puissent être pompiers volontaires après leurs heures de travail et après leur retraite à 55 ans ?

En cas d’intervention, l’appel est reçu par Lesparre, chargé de gérer à distance les moyens, qui peuvent être sur place au minimum une demi heure et plus après l’alerte alors que les premiers secours sont les plus importants. C’était l’avantage de la caserne de proximité.

C’est l’inconvénient d’être à la campagne au niveau santé, sans SAMU ni SOS médecins.

Le service public disparaît et la sécurité des biens et des personnes devient une marchandise qu’il faut rentabiliser suivant le principe de l’Europe libérale.

On passe d’un service multiforme gratuit à une prestation ciblée payante.

Aujourd’hui à la ville, il y a la Police et à la campagne il y a la Gendarmerie ; de même en ville pour les secours aux personnes, il y a le SAMU, SOS médecins et à la campagne rien, on supprime les Pompiers, telle est la politique irresponsable et assassine de nos élus !

Dans telle commune, une personne aurait pu survivre si les secours avaient été plus rapides, une autre personne s’est vue attendre les secours de Lacanau alors qu’elle était accidentée à 1 km d’une caserne et bien d’autres cas non répertoriés. Depuis la départementalisation, dans le milieu professionnel de la santé, sur l’ensemble du territoire, on estime un nombre de morts par manque de rapidité d’intervention supérieur à celui des accidents de la circulation.

Dans les Landes, la surveillance de la forêt ne sera plus assurée par les pylônes mais par une couverture aérienne. Le département est plus prompt à supprimer les prestations qu’à assurer la continuité du service. Cette réforme présentée fin 2005 par le Directeur du SDIS 33 aux élus ne les a pas inquiété, notamment sur les problèmes de délais d’interventions, ce qui par là même nous condamne à une mort probable dans nos campagnes.

A quand les Pompiers en partenariat avec les Pompes Funèbres ?

Le rapport du SDIS peut-être consulté en Mairie et il se conclut par un tout va bien dans le bon sens. En 2005, la diminution des interventions n’est pas due à la nouvelle gestion ni à une meilleure prévention, mais à un abandon de missions jugées « non rentables ».

-  A quand les pompiers en CDD, CNE ou chèques emploi service universel ?

Des municipalités se mobilisent contre cet abandon dans nos campagnes mais beaucoup semblent s’être désintéressées de ce problème de secours aux personnes.

Les mairies se sont débarrassées facilement des pompiers depuis la départementalisation de 1996 et ont oublié que c’est le Maire qui est responsable pénalement de la sécurité des personnes et des biens de leur commune et les pleurs de ceux-ci arrivent mal à propos !

Pour les communes rurales, pas un mot sur la situation des pompiers !

Pas de remarque ni d’inquiétude auprès des responsables départementaux, sous prétexte que c’est partout pareil en France !

-  Que compte faire les Mairies, le Département, si SOS Médecins répond qu’il n’assure pas le secteur, si le SAMU reste confiné à la CUB, si les médecins ne veulent plus faire de déplacement à domicile, si les ambulances sont surbookées et arrivent sans médecins ?

Il y avait les pompiers qui grâce à leurs compétences et leurs connaissances du secteur, intervenaient dans les premières minutes, les plus importantes. Il faut que l’expression « hélas les pompiers sont arrivés trop tard » redevienne « heureusement les pompiers étaient là à temps ».

Les pompiers de terrain, professionnels ou volontaires sont conscients de ce dysfonctionnement et sont les premiers sensibilisés mais que peuvent-ils, que peut-on faire devant une politique qui place la sécurité au niveau de la rentabilité ?

Questions :

-  Quel homme politique va s’intéresser à la sécurité en campagne ?

-  Quand les casernes de proximité redeviendront-elles opérationnelles ?

-  De quels moyens disposons nous maintenant à la campagne pour venir en aide rapidement aux personnes en difficultés ?

Pourtant une solution simple existe, passons tous notre brevet de secouriste ou de pompier volontaire. Et remplaçons nos voitures par des ambulances ou des camions citernes.

source :
-  Altermonde.le village



Publié le 7 mars 2007  par torpedo


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