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Les expositions doubles : une nouvelle mode en peinture
de Philippe Cesse

Catégorie peinture
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(JPEG) Les expositions doubles sont une excellente opportunité pour présenter et étudier les influences réciproques entre peintres contemporains. En effet, les artistes qui se côtoient, qui se fréquentent ou qui s’admirent puisent nécessairement chez les confrères, ne serait-ce qu’inconsciemment vu le fabuleux appareil comparatif et classificatoire qu’est le cerveau humain. Naturellement, un artiste retravaille une idée et lui donne forme nouvelle dans une autre mouture : c’est toute la justification des travaux préparatoires. Alors méfiez-vous de ceux qui escamotent cette étape.

Les relever et les analyser font une des grandes richesses de l’histoire de l’art.

Il en va de même des peintres se succédant dans le temps, où l’influence des précurseurs est autrement plus profonde et plus étendue. Car au-delà des pastiches des apprentis visant à s’imprégner des maîtres qui les précèdent, par devoir ou par intérêt propre, il y a tous ces noms qui ont marqué des générations successives de peintres ultérieurs, et ce encore aujourd’hui.

-  Ainsi, qui ne s’est pas réclamé un jour de Raphaël, le Titien, Vinci, Rembrandt, Rubens ou Ruysdael, pour ne mentionner que ceux-là ? Les nouvelles technologies d’analyse des œuvres, les études de correspondance et les relectures de chroniqueurs de l’époque apportent toujours leur lot de surprises... au point parfois de désattribuer une œuvre en faveur d’un collaborateur, ou inversement, de valider la paternité cette fois au maître.

Aussi, en tenant compte de la richesse intérieure de chaque être humain et de la mémoire photographique de la plupart des artistes, il est évident qu’il reste forcément de nombreux liens cachés à découvrir.

L’historien d’art se fait ainsi une joie de les rechercher et analyser, avant de les exposer éventuellement dans quelque docte publication, la consécration ultime étant l’aboutissement à une exposition.

Rappellons à ce stade que pareille quête revient aussi à violer la conscience des artistes concernés, puisque chacun a le droit de conserver un jardin secret. Mais comme en archéologie, qui de son côté n’hésite pas à profaner moult sépultures antiques pour le bien de la connaissance, la question devient celle-ci :

-  "à partir de quand est-on décédé depuis suffisamment longtemps pour être inspecté sous toutes les coutures ?"

Heureusement, ces extrêmes sont rarissimes en histoire de la peinture, mais il reste que nombre de découvertes présentées au public révèlent des influences, des regrets et des faits que l’artiste aurait probablement préféré maintenir cachés.

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Publié le 22 mars 2007  par torpedo


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