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Léo Ferré : et un jour le Lion est mort...

Catégorie Musique
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(GIF) C’est un 14 juillet 1993 que Léo Ferré tire sa révérence. Le jour même de la fête révolutionnaire parisienne devenue fête nationale.

Histoire de transformer symboliquement la solennité des défilés militaires et le charivari des bals populaires cerclés de feux d’artifice, en y ponctuant définitivement son aura de patriarche libertaire.

Son ultime bras d’honneur.

Il rejoint enfin Pépée, sa femelle de guenon, son âme sœur.

...J’voudrais avoir les mains d’la mort Pépée

Et puis les yeux et puis le cœur

Et m’en venir coucher chez toi

Ça chang’rait rien à mon décor

On couch’ toujours avec des morts

On couch’ toujours avec des morts

On couch’ toujours avec des morts

Pépée...

Né le 24 Août 1916, dans la principauté de Monaco, Léo Ferré respire une enfance ensoleillée dans une famille liée où, cousines, oncles et tantes se côtoient à foison, lui laissant l’impression arachnéenne de grandir essentiellement entourée de femmes.

Son père, Joseph, catholique à l’esprit étriqué, est un employé de la Société des bains Mer, sa mère Marie dite Charlotte, possède un atelier de couture. Tous deux sont des enfants d’Italiens. C’est donc dans un contexte de petite bourgeoisie assez aisée que Léo Ferré s’ébroue innocemment, en toute curiosité et harmonie. Dès l’âge de 5 ans, il dirige des orchestres imaginaires.

Suite à de mauvais résultats scolaires, il est envoyé à l’âge de neuf ans comme pensionnaire chez les Frères des Ecoles Chrétiennes du collège Saint-Charles de Bordighera en Italie. Il n’est qu’à une vingtaine de kilomètres du nid familial - très peu de distance à vol d’oiseau- néanmoins il s’y sent encagé et abandonné. Un sentiment profond de solitude flirte avec sa boîte crânienne percutant une mélancolie certaine en ses veines.

...Cette blessure

Qu’on voudrait coudre au milieu du désir

Comme une couture sur le plaisir

Qu’on voudrait voir se fermer à jamais

Comme une porte ouverte sur la mort

Cette blessure dont je meurs...

Parallèlement, vers l’âge de dix ans, il est initié à Beethoven grâce à son oncle Albert, violoniste professionnel.

...Dans la rue la Musique !

Music ? in the street !

La Musica ? nelle strade !

Beethoven strasse !

MUSS ES SEIN ? ES MUSS SEIN !

Cela doit-il être ? Cela est !...

Il restera huit longues années austères dans cet internat catholique baptisé prison qui lui insufflera un anticléricalisme aigu. Il y découvrira néanmoins la poésie, l’amitié mais également la perversion des adultes. Il sera victime d’attouchements par le surveillant général. Adolescence violée laissant des traces inexorables.

...C’est cet enfant perdu au bout de mes caresses

C’est le sang de la terre avorté cette nuit

C’est le bruit de mes pas quand marche ta détresse

Et c’est l’imaginaire au coin de la folie

C’est ta gorge en allée de ce foulard de soie

C’est un soleil bâtard bon pour les rayons " X "

C’est la pension pour Un dans un caveau pour trois

C’est un espoir perdu qui se cherche un préfixe

Le désespoir...

Ne voulant pas stagner en apnée dans ce mouroir, il cravache sérieusement et obtient son baccalauréat à Rome avec succès. Son géniteur lui refusant la voie royale du conservatoire de musique, il se retrouve paradoxalement à donner des cours de français dans ce même collège maudit.

En 1935, il s’échappe à Paris pour suivre des études de droit. Il obtient en 39, le diplôme de Sciences Politiques. La vie de bohème le happe en ses ailes. A vingt ans, dans la capitale, il perd son pucelage avec une péripatéticienne, avant que la guerre ne l’amène sous les drapeaux.

Pour tout bagage on a sa gueul’

Quand elle est bath ça va tout seul

Quand elle est moche on s’habitue

On s’dit qu’on est pas mal foutu

On bat son destin comm’ les brêmes

On touche à tout on dit : "Je t’aime"

Qu’on soit d’la Balance ou du Lion

On s’en balance on est des lions ...

Léo Ferré est embrigadé à Montpellier, Sète, Saint-Maixent-l’Ecole, ... Il fuit la France occupée et échappe au feu. Il est démobilisé en 40 rejoignant Monaco où la guerre se passe chez ses parents dans l’oisiveté monégasque. Léo Ferré plonge alors dans la musique et l’écriture. Il se marie en Octobre 43 avec Odette et se rapproche des milieux artistiques. Il travaille à Radio Monte-Carlo où il appréhende en 1945, l’univers poétique de Jean-Roger Caussimon, au travers un enregistrement d’un poème intitulé A la Seine, déclamé lors d’une soirée « au Lapin à Gill ».

Dans la ville du soleil, il croise le moineau du macadam, Edith Piaf, qui lui conseille généreusement de monter à Paris.

Suivant les intuitions avisées de cette grande dame, il joue en 1946, au "Boeuf sur le toit" et signe son premier contrat. C’est l’époque de Saint-Germain avec Greco, Vian, Sartre, Queneau ... Il ne manque pas de rendre visite à Jean-Roger Caussimon lui demandant l’autorisation de mettre en musique le fameux poème. Commence alors le début d’une longue et singulière amitié, porteuse d’une collaboration artistique fructueuse. Léo Ferré trouvant un parolier d’exception. Ils accouchent de chansons marquant toute une génération : Monsieur William, Comme à Ostende, Ne chantez pas la mort etc..

... Ni gris ni verts, ni gris ni verts

Comme à Ostende et comm’ partout

Quand sur la ville tombe la pluie

Et qu’on s’demande si c’est utile

Et puis surtout si ça vaut l’coup

Si ça vaut l’coup d’vivre sa vie ...

Leur tandem est tellement fusionnel qu’aujourd’hui certains lui attribuent la paternité de la prose de cette époque. Jamais Léo Ferré ne manquera de rendre hommage à son ami. Mais le quotidien d’une vie d’artiste n’est pas de tout repos et Odette, l’épouse ne peut plus supporter les incertitudes, en montagnes russes. Le divorce est prononcé en décembre 1950.

...Et maintenant tu vas partir,

Tous les deux nous allons vieillir

Chacun pour soi, comme c’est triste.

Tu peux remporter le phono,

Moi je conserve le piano,

Je continue ma vie d’artiste.

Plus tard sans trop savoir pourquoi

Un étranger, un maladroit,

Lisant mon nom sur une affiche

Te parlera de mes succès,

Mais un peu triste toi qui sais

" Tu lui diras que je m’en fiche...

que je m’en fiche..."

Après la libération, Léo Ferré se rapproche des mouvements politiques libertaires. Electron libre, il reste en marge. Des mouvements ultra-gauchistes lui reprochent même de faire du fric avec ses idées. Pourtant tout comme la poésie, il porte à la connaissance du plus grand nombre, le drapeau noir de l’anarchie.

« L’anarchie est une formulation politique du désespoir ».

...Y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent

La plupart Espagnols allez savoir pourquoi

Faut croire qu’en Espagne on ne les comprend pas

Les anarchistes

Ils ont tout ramassé

Des beignes et des pavés

Ils ont gueulé si fort

Qu’ils peuv’nt gueuler encore

Ils ont le cœur devant

Et leurs rêves au mitan

Et puis l’âme toute rongée

Par des foutues idées...

En 1953, il enregistre son premier disque au Chant du Monde.

Il fait la courte échelle à Apollinaire, Baudelaire, Rimbaud, Aragon, qu’il descend dans la rue. Il popularise et fertilise les poètes, avec cette voix particulière qui a bercé et basculé plus d’une adolescence.

Grâce à lui, les vers se déclinent en chansons, restant épinglés en nos occiputs.

...C’était un temps déraisonnable On avait mis les morts à table On faisait des châteaux de sable On prenait les loups pour des chiens Tout changeait de pôle et d’épaule La pièce était-elle ou non drôle Moi si j’y tenais mal mon rôle C’était de n’y comprendre rien

Dans le quartier Hohenzollern Entre la Sarre et les casernes Comme les fleurs de la luzerne Fleurissaient les seins de Lola Elle avait un cœur d’hirondelle Sur le canapé du bordel Je venais m’allonger près d’elle Dans les hoquets du pianola

Est-ce ainsi que les hommes vivent Et leurs baisers au loin les suivent...

C’est à la même époque, dans un café parisien - au bar Bac- qu’il rencontre sa deuxième compagne Madeleine, femme de tête au sens artistique très développé qui prend en charge son destin et participe activement à sa métamorphose.

Fin 1955, il enregistre huit nouvelles chansons dont "l’Amour", chanson qui touche énormément le poète surréaliste André Breton. S’ensuit une belle amitié qui prend fin le jour où Ferré présente au vieil homme "Poètes... vos papiers" en 56. Ce recueil de soixante-dix-sept poèmes, véritable credo de l’artiste est aussi une prise de position contre l’écriture automatique des Surréalistes. André Breton s’insurge et refuse d’en écrire la préface. La fâcherie dure jusqu’en 1966, date du rendez-vous ultime de Breton avec la faucheuse.

...J’ai bu du Waterman et j’ai bouffé Littré

Et je repousse du goulot de la syntaxe

A faire se pâmer les précieux à l’arrêt

La phrase m’a poussé au ventre comme un axe

J’ai fait un bail de trois six neuf aux adjectifs

Qui viennent se dorer le mou à ma lanterne

Et j’ai joué au casino les subjonctifs

La chemise à Claudel et les cons dits " modernes "

Syndiqué de la solitude

Museau qui dévore du couic

Sédentaire des longitudes

Phosphaté des dieux chair à flic

Colis en souffrance à la veine

Remords de la Légion d’honneur

Tumeur de la fonction urbaine

Don Quichotte du crève-cœur

Poète, vos papiers !

Poète, Papier !...

L’année 56 est marquée par l’écriture de la "Nuit", ballet -avec textes et chansons- destiné au chorégraphe Roland Petit et à sa compagnie : l’accueil est glacé, hostile et au bout de quatre représentations, le spectacle est retiré de l’affiche du Théâtre de Paris.

Après tout ce lent chemin initiatique vécu à moitié aux portes des cabarets et des écluses de la Seine, il triomphe en 1958, lors de son premier tour de chant donné sur la scène de Bobino, à laquelle il restera fidèle.

La lumière se fait.

Amour passion-Amour destruction.

Madeleine et Léo vivent leurs démons.

...Ils ont des becs, ils ont des yeux perçants

Comme les femmes

Les oiseaux du malheur

Ils ont la grâce, ils volent adorablement

Comme les femmes

Les oiseaux du malheur

Ils ont des pattes et marchent dans le vent

Comme les femmes

Les oiseaux du malheur

Ils ont des nids avec tous nos enfants

Comme les femmes

Les oiseaux du malheur

C’est avec ça que nous dormons

Et c’est pour ça que nous crevons

En essayant de leur apprendre

Le doute et la misère...

La vie de reclus -indispensable à la création profonde- qu’ils mènent dans le vieux château du Lot entourés de la tribu de chimpanzés et de leurs nombreux animaux domestiques, commence son travail de sape et rend l’existence délicate, malgré les escapades musicales, les tournées et les enregistrements de Léo Ferré, véritables pansements d’oxygène.

Après 18 ans de vie commune, au printemps 68, c’est la rupture. Madeleine fait abattre Pépée, blessée et malade.

...Avec le temps...

avec le temps, va, tout s’en va

on oublie les passions et l’on oublie les voix

qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens

ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps...

avec le temps, va, tout s’en va

et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu

et l’on se sent glacé dans un lit de hasard

et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard

et l’on se sent floué par les années perdues- alors vraiment

avec le temps on n’aime plus...

Cette chanson écrite en deux heures, il la massacrera systématiquement en public.

Mais ce printemps au souffle révolutionnaire lui apporte également un élixir de jouvence. Un public vaste. Il se produit le 10 mai 1968, lors du célèbre gala de la Mutualité, rituel et antre des anarchistes. Il est au yeux du public et des manifestants enthousiastes, le chantre de la contestation et de la révolution permanente. Il faut l’entendre vociférer et balancer ses bleus à l’âme. Les petites graines viscérales se posent et tracent leur chemin inéluctablement.

En fait, il est toujours aussi distant par rapport à l’action politique.

Néanmoins, Léo Ferré reste en phase avec son époque. Lassé des récitals en solo, il commence à tourner avec un groupe pop français, Zoo.

...Une robe de cuir comme un oubli

Qu’aurait du chien sans l’faire exprès

Et dedans comme un matin gris

Une fille qui tangue et qui se tait

C’est extra

Les moody blues qui s’en balancent

Cet ampli qui n’veut plus rien dire

Et dans la musique du silence

Une fille qui tangue et vient mourir

C’est extra

C’est extra

C’est extra

C’est extra ...

A l’initiative d’un journaliste de Rock & Folk, une rencontre légendaire est organisée entre Ferré, Brel et Brassens, le 6 janvier 1969. Ils y abordent leurs thèmes de prédilection, leurs tourments.

Rencontrée avant sa séparation d’avec Madeleine, Marie-Christine est devenue la nouvelle compagne de Léo Ferré. C’est la sérénité et le calme qui entrent dans sa vie. Le repos de l’âme qu’il espérait tant après le cataclysme mortifère.

Ils s’installent en Italie, près de Florence en Toscane. En mai 70, naît leur premier fils Mathieu.

Au milieu des Années 70, Léo Ferré devient son propre producteur et édite artisanalement quelques livres à compte d’auteur sur sa machine off-set. Il sort un double album, "Amour Anarchie", considéré par les puristes, comme le summum de son oeuvre discographique.

...La marée, je l’ai dans le cœur

Qui me remonte comme un signe

Je meurs de ma petite sœur, de mon enfance et de mon cygne

Un bateau, ça dépend comment

On l’arrime au port de justesse

Il pleure de mon firmament

Des années lumières et j’en laisse

Je suis le fantôme jersey

Celui qui vient les soirs de frime

Te lancer la brume en baiser

Et te ramasser dans ses rimes

Comme le trémail de juillet

Où luisait le loup solitaire

Celui que je voyais briller

Aux doigts de sable de la terre...

En 1973, il enregistre un monologue nihiliste : Il n’y a plus rien.

...Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras ! La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis. Vous avez le style du pouvoir Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes Comme si vous parliez à vos subordonnés, De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu’on vous montre du doigt, dans les corridors de l’ennui, et qu’on se dise : "Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper" Soyez tranquilles ! Pour la reptation, vous êtes imbattables ; seulement, vous ne vous la concédez que dans la métaphore... Vous voulez bien vous allonger mais avec de l’allure, Cette "allure" que vous portez, Monsieur, à votre boutonnière, Et quand on sait ce qu’a pu vous coûter de silences aigres, De renvois mal aiguillés De demi-sourires séchés comme des larmes, Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer votre visage, Je me demande comment et pourquoi la Nature met Tant d’entêtement, Tant d’adresse Et tant d’indifférence biologique A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères, Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires Jusqu’aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire, Dans votre grand monde, A la coupe des bien-pensants. Moi, je suis un bâtard. Nous sommes tous des bâtards. Ce qui nous sépare, aujourd’hui, c’est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le code civil Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé. Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien Il n’y a plus rien Et ce rien, on vous le laisse ! Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez, Nous, on peut pas.

Son père meurt la même année et Léo Ferré, très affecté, au-delà des relations réputées houleuses, panse ses plaies.

En 1974, il se produit à l’Opéra Comique, salle de spectacle d’habitude réservée à la musique classique. Il y lit une prose intitulée "Et basta" véritable provocation, qui laisse le public une fois de plus, impressionné et pantois.

En 1975, commence une nouvelle aventure musicale. Il dirige avec fougue et feu un véritable orchestre symphonique, celui de Montreux en Suisse. Il poursuit l’expérience en Belgique puis au Palais des Congrès à Paris. Ravel et Beethoven sont au programme.

On peut facilement imaginer l’ivresse et le bonheur ressentis par Léo Ferré lors de ces « messes musicales » . Il touche et partage l’étoile de son enfance. Les spécialistes de la musique ne lui pardonnent pas cette incursion en leur monde sectaire.

« Quand je vois un spécialiste Je change de trottoir »

Le lion est blessé.

Cette même année, il quitte son nid, la maison Barclay, non sans quelques écumes.

Parallèlement, la petite tribu s’agrandit en 74 et en 78, donnant le jour à Marie-Cécile et à Manuella.

L’harmonie est visible mais pas ses textes qui engrangent sans relâche, rage et chaos. L’écriture est une invective, une grenade dégoupillée lancée à la face des résignés et des assis.

En 1991, il enregistre son dernier disque ’Une saison en enfer’ et participe à des galas de soutien.

Sa maladie dont il n’a quasiment jamais parlée, l’empêche en 92, de faire son Adieu au Grand Rex à Paris.

J’ai eu la chance de rencontrer Léo Ferré à cette époque-là et de partager une magie avec lui. Nous avons parlé durant trois heures, assis autour d’une table. Essentiellement d’images. Je me souviens qu’il était soucieux « de rendre lisibles les mots » via le fluide de la pellicule.

Par timidité ou par pudeur, j’ai laissé filer le temps croyant qu’il était immortel.

Mais cette rencontre précieuse, je la garde comme un talisman en ma chair.

...Cette parole d’Evangile

Qui fait plier les imbéciles

Et qui met dans l’horreur civile

De la noblesse et puis du style

Ce cri qui n’a pas la rosette

Cette parole de prophète

Je la revendique et vous souhaite

Ni Dieu ni maître...

Léo, si tu savais comme tu manques...



Publié le 3 mars 2005  par franca maï


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