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Elections Présidentielles 2007 :
Nicolas le petit
de Samuel Duhamel

Catégorie politique
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(JPEG) Le devoir premier du journaliste réside dans l’impartialité avec laquelle il rapporte les informations collectées. C’est son gage d’indépendance et d’exemplarité. Critiquer les faibles lorsqu’il y a lieu de le faire, applaudir les forts quand ils le méritent font partie de sa mission, certains diront de son sacerdoce. Mais de rares situations imposent de rompre avec cette logique d’objectivité, notamment lorsqu’un homme peut faire vaciller le destin d’un pays.

Je n’ai jamais vraiment estimé Nicolas Sarkozy. Tout ou presque me différencie de lui : le corpus idéologique, l’appétit infini pour les fonctions électives ou les responsabilités partisanes, le regard manichéen sur le clivage gauche - droite... En un mot, le petit Nicolas dispose du parfait CV pour être un adversaire politique de l’écologiste que je suis. Mais les années passant et l’exposition médiatique du balladuro-chiraquien s’accroissant, je me suis rendu compte que Sarkozy était beaucoup plus qu’un homme politique de droite traditionnel. Ou plutôt beaucoup moins...

L’incohérence comme devise

Comme à de nombreux citoyens, Nicolas Sarkozy me fait peur.

D’abord, parce que continuellement à l’écoute des idées en vogue, il change de discours avec une facilité déconcertante. Son but : séduire le plus grand nombre en se faisant l’écho de la doxa populaire. Et malheureusement, ça marche !

Qualifié de " cohérent " par ses amis comme par ses adversaires, le petit Nicolas n’est en fait qu’une girouette qui surfe sur ce qui plaît dans l’opinion. Prenons quelques exemples : Sarkozy a très longtemps défendu le concept d’ " immigration zéro ", considérant qu’il y avait trop d’étrangers en France et qu’il fallait dorénavant les empêcher d’entrer au pays des Droits de l’Homme. Aujourd’hui, après s’être rendu compte que l’idée était mal perçue par une majorité de Français, il change son fusil d’épaule et milite dorénavant pour une " immigration choisie ". Pour autant, il ne veut pas perdre la face : la cohérence, ça se travaille ! Alors, invité à l’émission de la troisième chaîne, France Europe Express, Nicolas assure, les yeux dans les yeux, à Christine Ockrent : " Je n’ai jamais été pour l’immigration zéro. "

La classe !

Autre renversement de tendance : la double peine. Après avoir été pour, il se déclare contre et fait voter une loi qui, dans les faits, ne la supprime pas. Concernant les caméras de vidéosurveillance, rebelote : il est contre, puis pour. Concernant le Contrat Première Embauche, re-rebelote : il est pour (il revendique même, dans un premier temps, la copaternité du projet), puis contre. Encore plus fort, concernant le droit de vote des étrangers, re-re-rebelote : il est contre, puis pour..., pour finalement ne pas retenir l’idée dans son programme !

Un homme dangereux

Autre aspect dérangeant chez Nicolas le petit : sa mégalomanie.

Du haut de ses 165 centimètres, Sarkozy cherche à dominer la France. Toute la France. Car Nicolas veut concentrer tous les pouvoirs. L’exécutif évidemment, qu’il cherche à renforcer en limitant le nombre de ministres, en diminuant le rôle du Premier ministre et en laissant l’opportunité au Président d’entrer à l’Assemblée Nationale, ce qui est interdit aujourd’hui.

Le judiciaire, en se saisissant de thématiques qui ne sont pas de sa compétence : le candidat conservateur souhaite en effet que les juges répondent de leurs actes lorsqu’ils libèrent des prisonniers qui récidivent. En juin 2005, à la suite du meurtre de Nelly Crémel par un récidiviste, l’ancien ministre déclare que le juge qui l’a libéré devait " payer pour sa faute ". Mais Nicolas a oublié une chose : il règne dans ce pays, comme dans toutes les autres démocraties aussi imparfaites soient-elles, un principe incontournable : la séparation des pouvoirs. La remettre en cause comme il le fait, c’est remettre en cause le fondement de la démocratie. Sarkozy en a cure : il est prêt à tout pour prouver qu’il existe, y compris accuser un magistrat pour complicité de meurtre. Au passage, dans l’affaire Crémel, ce n’est pas un mais trois juges qui ont décidé la mise en liberté provisoire du meurtrier. Quand on est avocat de formation comme Nicolas, c’est un peu dommage de ne pas savoir qu’en droit pénal, les tribunaux sont composés de 3 magistrats et non d’un seul...

Mais Sarkozy ne s’arrête pas là : en faisant main basse sur une bonne partie du quatrième pouvoir, celui des médias, il a montré qu’il en voulait beaucoup plus. Tout le monde s’accorde à dire qu’une presse libre et indépendante des pouvoirs financiers constitue l’une des bases de la démocratie. Nicolas Sarkozy, non ! Et il n’a aucun intérêt à ce que ça change. Le petit caporal est ami de Martin Bouygues, propriétaire de TF1 et LC1, les deux plus gros fabricants d’armes français Arnaud Lagardère (Paris Match, Elle, Le Journal du dimanche, Europe 1...), Serge Dassault (Le Figaro), Bernard Arnault (La Tribune) et d’autres magnats de la presse.

Ces affinités lui permettent par exemple d’exiger à Arnaud Lagardère la démission d’Alain Genestar (rédacteur en chef de Paris Match) quand le journaliste met en Une de son hebdomadaire la photo de Cécilia Sarkozy avec Richard Attias, son amant.

Virer un journaliste qui met peu ou prou en danger un responsable politique fleure bon la méthode de dictateur.

Mais avec Sarkozy, les journalistes obéissent... ou paient la note. Autre privilège médiatique du président de l’UMP : pouvoir choisir, avec Jean-Pierre Elkabach, la journaliste d’Europe 1 qui va la suivre dans ses déplacements. On doute qu’il ait choisi la plus critique, la plus objective, bref la plus journaliste : une chargée de comm’ supplémentaire, ce n’est pas mal non plus. Enfin, le petit Nicolas n’a aucun mal à empêcher la parution d’une biographie sur Cécilia en décembre 2005. D’après le Canard Enchaîné, Sarkozy a menacé l’éditeur du bouquin intitulé, Cécilia Sarkozy, entre le cœur et la raison, de " foudres judiciaires " si le livre paraissait. Décidément, ce petit Nicolas, c’est un modèle de démocratie participative...

Main mise sur le pouvoir exécutif, immersion dans le pouvoir judiciaire, amitiés dans le pouvoir médiatique, affinités avec le pouvoir économique par l’intermédiaire de son frère Guillaume, ancien vice-président du MEDEF... Vu la faiblesse du pouvoir législatif dans ce pays, Nicolas Sarkozy ne sera pas un simple président s’il est élu le 6 mai. Avec autant d’atouts, ce sera un véritable super héros.

Vers une société repliée sur elle-même

Mais si Nicolas Sarkozy me fait peur, c’est avant tout parce que, suivant les conseils de Machiavel, il est prêt à diviser pour mieux régner.

Le petit Nicolas a une vision bipolaire de la société : d’un côté, il y a les bons, les méritants, " ceux qui se lèvent tôt ", ceux qui correspondent au " modèle familial " traditionnel et qui souhaitent " travailler plus pour gagner plus ", afin de " devenir propriétaires " et participer à la croissance du pays. De l’autre, il y a les mauvais, les " voyous qui ont des couteaux, des hachoirs, des armes à feu ", " la racaille ", " les bandes organisées ", " ceux qui n’aiment pas la France ", " les polygames ", " ceux qui pratiquent l’excision sur leurs filles ", " ceux qui égorgent le mouton dans leur appartement ".

Il y a aussi les sans-logis que la loi de sécurité intérieure dénigre et sanctionne honteusement de six mois d’emprisonnement et 3.750 euros d’amende, lorsqu’ils squattent dans des logements vides sans autorisation ou lorsqu’ils demandent l’aumône " de manière agressive " .

-  Et que dire des prostituées dont le " racolage passif " est désormais puni de la même peine ?

Chez Sarkozy, les mauvais élèves sont également les chômeurs ou les Rmistes, toujours suspectés de profiter d’un système qui les exclut et les condamne.

Alors, pour remettre de l’ordre dans la maison et replacer les délinquants sur le droit chemin, Nicolas a importé des Etats-Unis un slogan vide de sens, visant à réconforter l’électorat conservateur : " la tolérance zéro ". Séduisant en apparence, ce précepte a l’inconvénient de ne pas pouvoir être concrétisé sur le terrain par manque de moyens, d’effectif ou simplement de volonté politique.

-  La preuve dans les faits ? Nicolas Sarkozy lui-même.

En tant que maire de Neuilly, il n’a pas respecté l’obligation qu’ont les communes de plus de 1.500 habitants de compter au minimum 20% de logements sociaux. Et quand on lui signifie qu’un tel comportement est illégal, Nicolas botte en touche avec une mauvaise foi horripilante : " L’idée serait que des villes qui ne sont pas forcément vivables puissent le devenir et non pas que des villes qui sont agréables perdent une partie de cet agrément ".

Autrement dit, villes pauvres, débrouillez-vous ! Nous, les villes riches, on préfère reposer en paix, en vous laissant les miséreux...

Evidemment, ce comportement de nanti égoïste et anti-républicain peut être critiqué. D’ailleurs, la Ligue des Droits de l’Homme considère Sarkozy comme le candidat le moins humaniste en lui attribuant la note de 0,57 sur 20. Nicolas, en matière de lien social, va falloir bosser...

Des bilans dramatiques Survint alors une question dérangeante :

-  si le petit Nicolas obtient de si mauvais résultats, pourquoi reste-t-il aussi populaire ?

Dans un premier temps, je me suis dit que ses bilans ministériels devaient être de bonne qualité. Mais, j’ai rapidement déchanté.

Son passage au ministère du budget en 1995 a pour conséquence d’alourdir la dette de 30% en deux ans, en dépit de nombreuses privatisations (Usinor, Pechiney, AGF...). On a déjà vu mieux en matière de maîtrise de budget. Ses quelques mois au ministère de l’Economie (mars à novembre 2004) ne sont guère plus concluants : augmentation de la dette, dégradation du solde de la balance commerciale, augmentation du chômage... C’est très moyen. Circonstance atténuante, Sarkozy n’est resté qu’environ 300 jours à Bercy. Il lui était donc difficile d’enrayer une dynamique engendrée plus en amont.

Concentrons-nous alors sur ses résultats en tant que ministre de l’Intérieur, rôle qu’il a tenu pendant quatre ans. Là-encore, malgré ses déclarations, la déception est de mise. Il n’est pas besoin d’être sociologue pour sentir qu’en France, le climat social n’est pas sain. Les émeutes des banlieues de l’hiver 2005, les plus importantes de l’Histoire de notre pays, prouvent que la violence n’a pas disparu dans l’hexagone. Nicolas Sarkozy porte une responsabilité certaine dans le déclenchement de cette révolte des sans-grade. A coup de " kärcher " et " de racaille ", il a provoqué, de manière irresponsable, des milliers de jeunes dont l’avenir semble déjà bien sombre.

Or, que demande-t-on à un ministre de l’Intérieur si ce n’est de pacifier les relations entre citoyens ?

Nicolas a beau déclarer : " La seule chose qui m’intéresse, c’est d’éradiquer la délinquance, de lui porter les coups les plus fous, les plus forts... ", son action reste inefficace.

Augmentation du nombre de bavures, augmentation du nombre des violences policières et des sanctions infligées contre les policiers, les rapports entre les Français et les forces de l’ordre se sont considérablement tendues.

Et ce d’autant plus que ces dernières n’ont pas été capables de faire baisser l’insécurité. D’après Alain Bauer, président de l’observatoire national de la délinquance, " l’indicateur de la violence a continué imperturbablement à augmenter de 1994 à 2006. " Et d’après le ministère de l’Intérieur lui-même, les violences dites " gratuites " et les agressions contre les serviteurs de l’Etat sont elles aussi en augmentation.

Si Sarkozy est un vrai cow-boy, il semble que son ombre tire au moins aussi mal que lui.

Un programme de rupture destructeur Autre hypothèse possible expliquant l’attrait de Sarkozy dans l’opinion : son programme. Mais là encore, je ne peux me résoudre à lui concéder cet atout.

Nicolas Sarkozy est issu de la mouvance économique libérale.

Selon lui, pour que l’économie fonctionne, les marchés doivent être dérégulés, les grandes entreprises publiques privatisées, la lutte contre le chômage subordonnée à la lutte contre l’inflation, les riches moins taxés, le travail flexibilisé... Bien que la logique libérale ait atteint ses limites avec l’explosion des inégalités et la généralisation de la précarité, Nicolas persiste et signe. Son slogan majeur durant la campagne incite ainsi les salariés à " travailler plus pour gagner plus ". Les heures supplémentaires seraient rémunérées 25% de plus que les heures normales et exonérées de charges sociales et fiscales. Cette réforme profitera certainement aux entrepreneurs mais pour les autres acteurs de la vie économique, rien n’est moins sûr. Etant donné l’état du marché de l’emploi dans bon nombre de secteurs, pléthore de salariés seront contraints d’accepter des heures de rab contre leur volonté, sous peine de prendre la porte. En outre, les salariés désireux de travailler un peu plus seront eux aussi brimés dans la mesure où les heures supplémentaires ne sont pas prises en compte pour le calcul des retraites. L’Etat est lui aussi perdant car moins de cotisations, c’est moins d’argent dans les caisses, donc moins de services publics efficaces et plus de dettes. Mais les agents économiques qui souffriront le plus de cette mesure sont les chômeurs : en retirant tout intérêt pour les employeurs à embaucher avant d’avoir saturé leur plafond d’heures supplémentaires, la réforme court-circuitera les sans emploi qui resteront coincés sur les listes d’attente. Pourtant, eux aussi aimeraient " travailler plus pour gagner plus ".

Face à la précarité, Naboléon propose la sécurité sociale professionnelle. L’idée est séduisante : il s’agit de créer un contrat de travail unique qui se substituerait à tous les contrats existants. Dans ce nouveau contrat à durée indéterminée, les patrons disposeront de plus de souplesse pour licencier et les salariés bénéficieront, comme les Danois, les Suédois ou les Finlandais, d’une " assurance salaire et retour à l’emploi " qui leur garantira de vivre convenablement, s’ils sont au chômage. Jusque là, je dis bravo ! Mais là où ça coince, c’est que Nicolas entend en même temps baisser de 4 points de PIB les prélèvements obligatoires (du jamais vu dans l’Histoire européenne récente même sous l’Angleterre thatchérienne des années 80) et instaurer un bouclier fiscal à 50% des revenus des contribuables les plus aisés. Or, lorsque l’on sait, qu’avec 4% de chômeurs, le Danemark dépense 4% de son PIB pour la flexi-sécurité, on se dit que la France, avec ses 9% de sans emploi, devra fournir de gros efforts de taxation et de redistribution des richesses pour aboutir à un système aussi performant.

-  Mais comment le financer si Sarkozy baisse les impôts des plus riches ?

Je ne reviendrai pas sur les réformes en matière de sécurité et d’immigration qui ont déjà montré leurs limites. Mais pour conclure ce paragraphe, j’aimerais mettre en lumière une promesse de Sarkozy concernant un domaine que je connais bien, l’environnement. Cette promesse témoigne à elle seule de la méconnaissance, de l’orgueil et de la folie des grandeurs du candidat. Il s’agirait, tenez-vous bien, " d’engager les actions nécessaires pour que tous les problèmes écologiques de la France soient résolus d’ici une génération " et que le réchauffement de la planète soit enrayé en deux générations. Plus démagogique, tu meurs, d’autant que Sarkozy ne souhaite pas mettre en application toutes les propositions - pourtant objectivement minimalistes, d’un point de vue écolo - du pacte de Nicolas Hulot. En un mot, le programme d’Iznogoud constitue bel et bien un changement avec ce qui s’est fait jusqu’à présent. Mais un changement dans le mauvais sens...

Il ment donc il est

-  Quel est donc le secret de Nicolas Sarkozy ?

-  Comment peut-il plaire à la France à ce point en étant petit, laid, bête et agressif ?

Le psychiatre américain Mac Dermolt assure que :

" La peur est un outil de persuasion incroyable. Les gens qui ont peur, on les fait faire ce qu’on veut. "

La peur, voilà l’ennemie !

Peur du chômage, peur de l’étranger, peur de la maladie, peur de se faire agresser, peur de l’avenir... La technique est simple mais redoutable. Quand on flippe, on se replie sur soi, on exclut ceux qui sont différents, qui ne correspondent pas à la norme. Sarkozy fait cela remarquablement. Les " braves gens " chers à Brassens n’aiment pas qu’on sorte de la ligne dessinée par le chef, par celui qui commande. Ajoutez à cela une bonne dose de communication, une éloquence indéniable et des journalistes frileux et le tour est joué. Ou quasiment...

Car Sarkozy a dans son sac une arme décisive : le mensonge.

Le petit manie le mensonge avec une aisance et un opportunisme frôlant la performance d’acteur. Souvenons-nous : quand Sarkozy ferme le centre de Sangatte en novembre 2002, il explique que le " problème des migrants qui empoisonnait les relations franco-anglaises et la vie des habitants du Calaisis (...) est définitivement résolu ". Cinq ans plus tard, ils sont plusieurs centaines de miséreux à errer dans les rues de Calais dans l’espoir d’un avenir meilleur. Et cette fois, ils sont tellement traqués, chassés, martyrisés, affamés... qu’ils en viennent à manifester dans les rues du Calaisis pour demander plus de considération. Pas sûr que " le problème soit définitivement résolu "... Sarkozy a dit, Sarkozy a menti.

Pour légitimer son idée de création de ministère de l’immigration et de l’identité nationale, Joe Dalton explique à Poivre D’Arvor que la France est le seul pays de l’Europe des 15 à ne pas avoir créé un tel ministère. Pour se donner du crédit, l’argument est imparable... sauf qu’il est faux ! Dans les faits, seul l’Angleterre dispose d’un ministère comparable. Les treize autres n’ont pas de dispositif équivalent : Sarkozy a dit, Sarkozy a menti.

Quand les émeutes de banlieue éclatent en novembre 2005, le petit explique qu’elles sont le fait de " bandes organisées " et de " véritables mafias ", légitimant ainsi l’intervention extrêmement musclée des CRS et la mise en place de l’état d’urgence. Toujours cette volonté de faire peur, toujours ce souhait d’apparaître comme le sauveur. Mais quelques jours plus tard, après leur enquête, les renseignements généraux tirent une conclusion diamétralement opposée :

c’est la " condition sociale d’exclus de la société " des émeutiers qui est la cause des violences urbaines.

Pourtant, aujourd’hui, Sarkozy défend toujours sa thèse initiale : c’est ce que l’on appelle un mensonge d’Etat. Sarkozy a dit, Sarkozy a menti.

Juste avant les émeutes, l’ancien ministre de l’Intérieur explique que les adolescents Zyed et Bouna sont morts électrocutés après " une tentative de cambriolage ". Le nabot a l’outrecuidance de rajouter qu’" ils n’étaient pas poursuivis physiquement par la police quand ils sont allés se cacher dans le transformateur. "

Jeter l’opprobre sur des morts : mais jusqu’où ira-t-il ?

L’enquête de l’inspection générale de la police montrera que les jeunes n’avaient rien tenté de voler et qu’ils étaient poursuivis par des policiers. Sarkozy a dit, Sarkozy a menti.

Et il y en a eu tellement d’autres : sa déclaration à l’Assemblée nationale, en tant que ministre de l’Economie, où il explique que " la France est le pays au monde qui compte le plus de chômeurs ", sa déclaration sur l’absence de bavures policières au JT de TF1, un an après son arrivée place Beauvau et alors que les chiffres de dérapages policiers sont en hausse, sa promesse de virer de l’UMP Christian Vanneste, le député homophobe de Tourcoing, qu’il n’a jamais tenue, ses conclusions pseudo scientifiques sur le déterminisme génétique, alors même qu’aucune des 14 études mondiales menées sur le sujet ne démontre cette théorie. Et la liste pourrait s’allonger davantage.

Dites-lui non !

Il y aurait encore beaucoup à dire sur Sarkozy, la fourberie de ses méthodes et l’agressivité de son discours. Mon exposé ne reprend qu’une partie des éléments qui m’incitent à penser que Sarkozy constitue un grand danger pour la France.

Un danger pour les populations déjà marginalisées, un danger pour l’équilibre des pouvoirs, un danger de guerre civile larvée dans le pays.

Pour ces raisons et pour beaucoup d’autres, j’appelle tous les citoyens responsables et solidaires, qu’ils soient de gauche, d’extrême gauche, du centre et même de droite modérée, à faire barrage au petit Napoléon.

Il ne passera pas, il ne sera jamais mon Président.

Samuel Duhamel Le 19 avril 2007

source : Radio Air Libre



Publié le 25 avril 2007  par torpedo


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    Nicolas le petit
    de Samuel Duhamel
    30 janvier 2016, par Sara

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