Je suis partie aujourd’hui
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Petit rappel historique
Pendant que Di2 et Franca Maï se concentraient sur le projet d’un film citoyen et militant contre la privatisation d’EDF et rencontraient Blacksting (auteur du texte) dans la ville-lumière, la fée électricité se chargeait de couper le fluide lumineux de leurs lieux de tournage et d’habitation. Voir article de Brunz du mois d’Avril.
Ce film de 7 minutes, réalisé par Di2, pendant trois mois, a nécessité non seulement de la matière grise pour rendre le discours ludique et accessible mais également de longues heures de sa part à fabriquer et concevoir le décor, les marionnettes, les accessoires etc... à la manière amoureuse d’un facteur cheval.
Le e-torpedo a le plaisir de vous présenter en avant-première au miroir-bar, le film d’animation : « Vous ne sentez pas comme une odeur ? » agrémenté d’un article sur le même thème du Canard enchaîné (4 juillet 2007).
Pour la petite anecdote sachez que la comédienne ultra-libérale a poussé son râle fatidique au dernier clap du tournage. Les trois autres se reposent toujours dans le réfrigérateur. Elles virent un peu de couleur mais Di2 et Franca sont incapables de s’en séparer. Oui... certaines patates ont une âme attachante et leurs combats sont des nôtres.
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découvrir ou (re)découvrir le texte original de Blacksting
par Claude Roire
Depuis le 1er juillet, la cause est entendue : le vent du marché et de la libre concurrence apporte ses bienfaits à l’abonné au gaz et à l’électricité. Bien sûr, il n’en a rien a vu pour l’instant, et peut même craindre qu’il en résulte une hausse de ses factures. Déjà, la Commission de la concurrence, somme EDF de vendre du courant aux fournisseurs privés (Poweo, Direct énergie et les autres) à un prix suffisamment bas pour qu’ils réalisent des bénefs en le revendant plus cher aux particuliers.
Tout cela n’est que la stricte application des règles édictées par Bruxelles, avec l’assentiment des gouvernements français successifs, y compris celui de Jospin.
Mais avant de plonger dans le grand bain de la concurrence, et de payer des factures plus élevées quand les tarifs réglementés auront disparu, l’abonné est en droit de poser trois questions :
Pendant des lustres, les clients d’EDF ont déboursé, avec leur facture, des dizaines de milliards de francs puis d’euros pour financer la construction de 58 réacteurs nucléaires. Sans ces investissements colossaux, l’entreprise publique ne pourrait pas afficher les coûts de revient les moins élevés d’Europe, tout en alignant un bénéfice net de près de 10% (5,6 milliards d’euros pour 58,9 milliards de chiffres d’affaires). Au nom de la concurrence, Bruxelles et les champions de la dérégulation voudraient maintenant priver les clients d’EDF du « retour sur investissement » qu’ils ont permis grâce à leurs factures.
Les fournisseurs privés vendront du courant (et du gaz) en passant par les réseaux financés, installés et gérés par EDF et GDF.
Aucun.
Les mêmes n’assureront pas l’entretien ni les réparations chez les particuliers : les interventions techniques restent l’apanage d’EDF-GDF.
En résumé, ces nouveaux fournisseurs d’énergie ne produisent rien, ne transportent rien, ne réparent rien ? Ils n’apportent aucune valeur ajoutée. Mais l’Etat (et Bruxelles) somme les entreprises publiques, qui ont prospéré grâce à leurs 41 millions d’abonnés, de se mettre au service de leurs concurrents privés.
Le canard enchaîné du mercredi 4 juillet 2007
BRavo à DI2 et Franca et tous leurs copains contributeurs ! Voici une belle réalisation, ça m’a emballée et du coup j’ai mis un petit post sur mon blog pour rediriger mes quelques lectueurs ici !
A bientôt et bonne lutte ! La Louve

