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Torture aux USA :
86 minutes pour tuer un condamné à mort

Catégorie société
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(JPEG) Un détenu américain condamné à mort pour meurtre a été exécuté par injection mortelle. Cette exécution a pris 86 minutes, après plusieurs tentatives par les bourreaux pour lui injecter la dose mortelle.

Une femme poursuit en justice l’administration pénitentiaire US pour l’exécution de son fils qui a pris 86 minutes

Selon une dépêche AFP du 3 juillet 2007, Irma Clark, la mère d’un américain condamné à mort pour un meurtre commis en 1984, poursuit devant le tribunal de Cincinnati, Ohio, l’administration pénitentiaire pour avoir fait subir à son fils, Joseph Clark, des souffrances excessives, lors de son exécution le 2 mai 2006 à la prison d’état de Luscaville dans l’Ohio selon les documents présentés au tribunal.

L’accusation affirme que deux administrateurs de prison et 12 membres de l’équipe d’exécution ont ignoré que, du fait que pendant longtemps Clark s’était drogué par intraveineuse, il était difficile de lui injecter la dose mortelle.

Selon le dossier d’accusation, cela a pris 25 mn à l’équipe chargée de l’exécution pour tenter de placer les aiguilles dans les bras de Clark pour lui injecter les trois poisons utilisées pour l’exécution, à cause des cicatrices qu’il portait aux bras conséquences de son usage de la drogue.

« La première tentative d’exécution a échoué, probablement du à l’effondrement d’une veine » selon l’accusation. « L’équipe d’exécution a découvert le problème quand Mr Clark a levé la tête et déclaré à plusieurs reprises : « cela ne fonctionne pas. »

Clark a aussi demandé s’il n’y avait pas un autre moyen de l’exécuter, toujours selon le document de l’accusation.

Lors d’une deuxième tentative cela a pris encore ½ heure pour trouver une veine utilisable, et comme ils injectaient les produits, « les témoins derrière le rideau pouvaient entendre les gémissements de Mr Clark. »

La mort de Clark a été enregistrée 86 mn après le début de l’exécution et une autopsie a révélé

19 blessures dues aux piqûres.

Selon l’accusation, l’équipe n’a pas suivi les procédures et s’est montrée négligente dans sa gestion de l’exécution. « Résultant de l’indifférence délibérée des accusés aux risques substantiellement encourus d’une exécution problématique, Mr Clark a souffert inutilement d’humiliation, de douleurs et souffrances et de stress émotionnel. » affirme le document.

Source :
planetenonviolence.org


La lente agonie de Joseph Clark relance le débat sur la cruauté de l’injection létale

L’exécution était prévue à 10 heures du matin, heure locale, dans le pénitencier de la Southern Ohio Correctionnal Facility, au sud de l’Ohio. Tout aurait dû se dérouler " normalement ", en deux ou trois minutes. Mais Joseph Clark a mis près d’une heure et trente minutes pour mourir dans d’insoutenables souffrances... tellement que

les autorités carcérales ont finalement fermé les rideaux, empêchant les témoins d’assister à la lente mise à mort.

10 heures du matin dans le sud de l’Ohio

Ce matin du 2 mai, tout a commencé selon la procédure, à 10 heures précisément. Joseph Clark, un homme noir de 57 ans condamné à mort pour le meurtre d’un homme durant un cambriolage, est sanglé dans la salle d’exécution, sur le brancard du condamné. Derrière la vitre, les témoins sont installés ; des proches de la victime et des journalistes, majoritairement de la presse locale et de l’agence de presse internationale AP.

" Ça marche pas, ça marche pas. "

Au moment de placer les perfusions sur les bras du condamné, le personnel pénitentiaire s’aperçoit qu’il ne parviendra pas à atteindre les veines du bras droit de Clark. Les employés se contentent donc de placer l’intraveineuse sur son avant-bras gauche avant de quitter la salle, comme le veut le règlement.

Seul face aux témoins, de l’autre côté de la vitre, Joseph Clark commence à s’agiter et les journalistes présents l’entendent dire " ça marche pas, ça marche pas ", à cinq reprises.

A 10 heures et sept minutes, le personnel constate que l’intraveineuse a causé l’éclatement de la veine. Clark, qui aurait immédiatement dû s’endormir, est éveillé. Deux employés pénitentiaires décident alors de poursuivre l’exécution à l’abri des témoins et tirent les rideaux.

84 minutes d’agonie à l’abri des regards indiscrets

Les cris qui s’échappent de la chambre d’exécution glacent le sang des témoins. Joseph Clark gémit, appelle "au secours" et pleure.

Finalement, un médecin constate son décès à 11 heures et 26 minutes... 84 minutes après la première injection.

Source :
www.revoltes.org

Lu sur : Radio Air Libre



Publié le 15 août 2007  par torpedo


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