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L’empire pharmaceutique
- suite et fin

Catégorie société
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(JPEG) Suite et fin de l’émission enquête que je réalisais en juin 2003 sur l’empire pharmaceutique...

Le cas de l’Afrique du Sud

L’Afrique du Sud a osé affronter les multinationales pharmaceutiques en tentant de s’opposer au système de propriété intellectuelle imposés par l’OMC, ceci pour sauver ses malades du sida qui ne peuvent pas payer la trithérapie occidentale. La réaction des labos fut immédiate, comme l’écrit Chiara Penzo dans le magazine l’Idéaliste : « A partir de 1997, 39 d’entre elles ont intenté un procès contre le gouvernement sud-africain. Un procès qui a traîné en longueur pendant trois longues années, au cours desquelles 400 000 personnes sont décédées parce qu’un traitement adéquat restait hors de leur portée. » La journaliste de l’Idéaliste ajoute, visiblement écœurée : « Lors de ce procès, les firmes pharmaceutiques sont finalement apparues sous leur vrai jour : des structures inhumaines, pour lesquelles l’argent et le profit sont les seules motivations. Leur objectif : accroître leur puissance mondiale - pourtant déjà considérable- par la vente exclusive de leurs produits, quel qu’en soient les conséquences. »

La conférence de Doha qui devait décider d’assouplir lesrègles de la propriété intellectuelle des médicaments pour les pays pauvres, s’est déroulée alors que le procès en Afrique du Sud n’était pas encore achevé.

Philippe Demenet, dans le Monde Diplomatique de février 2002 écrit, en liant les deux événements : « Quand l’Organisation mondiale du commerce réunie à Doha, en novembre 2000, décida d’assouplir les règles du brevet pour les pays pauvres, ce fut immédiatement une levée de boucliers : Sans les brevets, les profits ne sont pas possibles et la recherche souffre, déclara M. Daniel Vasella, PDG de Novartis AG, entreprise suisse. » Le journaliste poursuit : « Mais comment expliquer, dans ces conditions, que les grands producteurs de médicaments -qui tous engrangent des profits records- investissent trois fois plus dans le marketing et l’administration que dans la recherche et le développement ? » Et, liant ce dernier point avec le procès sud-africain, il ajoute : « La vérité ? Elle se trouve dans les livres de comptes que les compagnies pharmaceutiques refusent obstinément d’ouvrir, au nom du secret commercial. Quand, à Pretoria, le juge sud-africain a voulu obtenir des données précises sur les politiques de prix concernant les antirétroviraux, les trente-neuf industriels ont préféré retirer leur plainte. » Sans commentaires, là encore...

Afrique maudite...

Martine Bulard, dans son article au Monde Diplomatique de janvier 2000, ne fait pas non plus dans la diplomatie.

A juste titre, lorsqu’on veut bien écouter la gravité de ce qu’elle nous apprend, dans le droit fil de ce que nous venons d’entendre jusqu’ici. L’énumération des maladies tropicales frappant les pays pauvres, mais encore l’attitude des grands labos, fait vraiment froid dans le dos. Jugez plutôt par vous-mêmes : « Les 22 millions de séropositifs africains représentent 65 % des personnes atteintes par le virus du sida dans le monde. Par ailleurs, en forte recrudescence, la maladie du sommeil, transmise par la mouche tsé-tsé, tue 150 000 personnes chaque année, notamment en Afrique. » La journaliste précise tout de suite que, pourtant : « Pour la soigner, il existe un médicament -l’éflornithine- mis au point en 1985 par la firme américaine Merell Dow. D’abord vendu à prix d’or -et donc inaccessible aux populations les plus touchées-, il fut ensuite abandonné. On attend un mécène pour le financer au travers de l’OMC - M. Bill Gates, le PDG de Microsoft, est sur les rangs. » Fort bien, mais à part ceci : « Le médicament contre les méningites bactériennes, particulièrement actives dans les pays du Sud, n’aura pas eu cette chance. Le chloramphénicol huileux avait le double avantage, aux yeux des médecins, d’être facile à utiliser et peu onéreux. En 1995, Roussel-Uclaf en a arrêté la fabrication. »

Tant pis pour ces malades...

Autre exemple donné par Martine Bulard dans le Monde Diplomatique de janvier 2000 : « Pas rentable non plus la molécule contre la leishmaniose, maladie parasitaire fréquente en Afrique qui conduit à de très graves lésions cutanées ou à la mort. Elle existe dans les cartons des laboratoires, mais sa production n’a pas démarré car le retour sur investissement n’est pas assuré. »

Martine Bulard apporte la précision suivante : « La liste est longue des molécules découvertes mais laissées sur le carreau et des médicaments utiles mais abandonnés. » Elargissant l’analyse, Martine Bulard écrit encore : « Alors que de nombreuses maladies que l’on croyait disparues reviennent en force, plus virulentes que jamais -le paludisme, la maladie du sommeil ou la tuberculose-, les anciens médicaments ne sont plus toujours efficaces car il existe de plus en plus de bacilles multi résistants, tandis que les nouveaux remèdes sont hors de prix. »

Et à nouveau, les mêmes raisons inacceptables sont avancées pour expliquer l’absence de traitements : « Aucune recherche sérieuse n’est menée sur un vaccin apte à remplacer le bon vieux BCG alors que l’on compte huit millions de personnes supplémentaires contaminées chaque année. Parmi elles, le nombre de patients solvables -devrait-on dire de clients ?- est estimé, selon MSF, à 400 000. Très en dessous du seuil requis pour lancer un investissement. Et pourtant, sur la planète, toutes les dix secondes une personne meurt de la tuberculose. »

Oui, mais, ce ne sont que des pauvres...

Martine Bulard, dans cet article très complet, explique ensuite : « Pour qu’un médicament soit commercialisé, il ne faut pas seulement que le marché soit important ; il faut aussi qu’il rapporte de l’argent. Beaucoup d’argent. Le plus rapidement possible. » C’est ça, la mondialisation et la marchandisation néolibérale !

Inévitablement, on en arrive aux aberrations dénoncées par Martine Bulard : « De fait, les quatre cinquièmes des dépenses mondiales de santé servent à un cinquième de la population. » Et plus précisément : « En ce qui concerne le sida, le constat est plus accablant encore : 92 % de la population mondiale n’ont droit qu’à 8 % des dépenses totales. »

Un constat aussi affreux fait dire au professeur François Bricaire, chef du service de parasitologie et maladies tropicales de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris : « Si les pays riches ne font rien, ce déséquilibre humanitaire finira par exploser. Les gens savent que, d’un côté, il y a des médicaments pour vaincre la maladie, et que, de l’autre, ils en sont privés faute de moyens. »

Les labos, c’est froid comme la mort...

-  Comment réagissent les dirigeants des grands labos face à ces constats ?

Martine Bulard, toujours dans son article au Monde Diplomatique de janvier 2000 répond : « Dans son bureau de directeur général du Syndicat national de l’industrie pharmaceutique, M. Bernard Lemoine ne cache pas son agacement devant la campagne des associations sur cette question. Il met en avant les opérations positives des laboratoires : baisse passagère de prix, dons de molécules inutilisées, aides à des fondations. »

Cet homme qui ne supporte pas les réactions indignées des associations conclut ainsi dans un propos rapporté par Martine Bulard : « Je ne vois pas pourquoi on exigerait de l’industrie pharmaceutique des efforts spécifiques. Personne ne demande à Renault de donner des voitures à ceux qui n’en ont pas. » En réaction, la journaliste ajoute finement :

« Justement, le médicament n’est pas un produit banalisé. »

C’est tout le problème de la confusion des genres entretenue par la recherche exclusive de profits au détriment de la santé humaine.

Martine Bulard rapporte encore certaines méthodes des multinationales des médicaments, méthodes logiques bien que condamnables pour un marché ordinaire, mais totalement déplacées dans ce marché précis de la santé et de la survie humaine : « Non seulement les compagnies pharmaceutiques imposent leurs prix et sélectionnent les seuls marchés qui feront monter leurs cours en Bourse, mais elles combattent toute initiative prise en dehors d’elles. » La journaliste cite un exemple précis : « En Thaïlande, pour faire face à la méningite à cryptocoque, une maladie mortelle souvent liée au sida, il n’existait, jusqu’au premier semestre 1998, qu’un seul médicament, le fluconazole, produit sur place par le laboratoire américain Pfizer sous le nom de Triflucan. Efficace mais hors de prix. » La suite de l’histoire ne devrait pas vous étonner : « Deux entreprises thaïlandaises réussirent finalement à commercialiser un produit équivalent à un prix trois fois moindre la boîte. Six mois plus tard, les ventes étaient interdites ! » Ah, pour quelles raisons : « Alerté par Pfizer, le gouvernement des Etats-Unis avait menacé les autorités thaïlandaises de taxer leurs principales exportations (bois, bijoux, microprocesseurs...) si elles ne renonçaient pas à produire le fluconazole. »

Le tour était joué, les malades pouvaient continuer à mourir dans l’indifférence générale...

Martine Bulard ajoute une autre pièce au dossier des dégâts engendrés par la mondialisation néolibérale et ses pratiques de déréglementations. Citant l’Amérique Latine, elle nous apprend ceci en lien direct avec la mondialisation : « En quatre ans, les hausses de prix des médicaments ont atteint 44 % au Mexique, 24 % au Brésil, 16,6 % en Argentine, selon l’OMS. »

Martine Bulard termine son impressionnante enquête en nous avertissant des dangers qui nous guettent si rien ne change dans l’évolution actuelle de l’humanité sous la férule de la mondialisation : « On va vers une monopolisation du vivant, doublée d’une confiscation de la diversité génétique, par une poignée de firmes.

Le risque est grand de voir s’instaurer officiellement un directoire technologique et financier des pays riches, une sorte de G 8 du médicament, décidant de tout, du niveau des recherches comme du lancement (ou non) de tel ou tel produit. » Et cela aurait pour conséquences : « Une accentuation des déséquilibres : les pays développés, très solvables, disposeraient de thérapies de pointe, très onéreuses et protégées par le droit de propriété intellectuelle ; les autres pourraient en bénéficier quand seraient épuisés les droits de brevet... vingt ans plus tard et quelques centaines de milliers de morts après. » Des méthodes semblables à celles des nazis...

Le dossier n’est pas encore clos ; d’autres faits non moins choquants doivent vous être présentés. Ainsi, Chiara Penzo, dans le magazine l’Idéaliste nous apprend-elle : « Autre aspect du capitalisme pharmaceutique en Afrique : l’utilisation de ces pays comme terrain d’expérimentation par les laboratoires pharmaceutiques, américains en particulier. » C’est à dire : « Auparavant, ceux-ci faisaient leurs essais cliniques auprès des populations américaines défavorisées. Après plusieurs scandales liés à ces pratiques, ce sont les pays du Tiers-Monde qui ont commencé à servir de cobayes humains. Pour une somme dérisoire versées aux groupes d’expérimentation, des recherches douteuses sont actuellement effectuées en Afrique australe sur la transmission du sida de la mère à l’enfant. »

C’est aussi la Fédération du Québec pour le planning des naissances qui nous apprend : « Dans certains pays, on offre un poulet ou un autre produit de consommation aux femmes qui acceptent les injections de Depo-Provera, un médicament retiré des marchés occidentaux en raison de ses risques sur la santé. Sachant qu’il faudrait le salaire d’une semaine ou deux pour acheter ce poulet, on peut affirmer que la liberté de choix est bafouée. »

L’occident se croit tout permis...

Nous avons vu ce qu’on appelle la bio-piraterie, la confiscation des plantes issues des pays pauvres au seul bénéfice des multinationales. Il y a une autre piraterie qu’il faut dénoncer, celle des compétences et des savoirs. Dominique Frommel, un médecin, ancien enseignant aux universités du Minnesota, de Paris V, d’Addis-abeba et de Calcutta écrit dans le Monde Diplomatique d’avril 2002 : « Réalisant que le bon fonctionnement du système de soins nécessitera de 8 000 à 10 000 praticiens supplémentaires d’ici à 2004, le gouvernement britannique lançait en décembre 2001 une campagne de recrutement de médecins étrangers. »

-  Qu’y a-t-il de choquant à cela ?

Ecoutons le docteur Frommel : « Quelques mois auparavant, l’Afrique du Sud, qui avait elle-même engagé 350 médecins cubains pour compenser l’exode de diplômés nationaux, demandait au Canada de ne plus puiser dans le vivier sud-africain pour pallier la carence de généralistes en zone rurale. En octobre 2000, l’Irlande embauchait 55 médecins anesthésistes en Inde et au Pakistan. Même la Suède, s’est récemment mise à chasser sur des terres étrangères, en recrutant, par exemple, 30 médecins polonais. » Et le médecin de poursuivre : « Aux Etats-Unis, 23 % de la population médicale a obtenu son diplôme à l’étranger ; au Royaume-Uni, près de 20 % des praticiens sont asiatiques. En France, ils sont 8 000 médecins titulaires d’un diplôme étranger. »

Le docteur Frommel explique ensuite dans son article au Monde Diplomatique : « Les conséquences de ces saignées sont considérables. Ainsi, seuls 360 des 1 200 médecins formés au Zimbabwe au cours de la décennie 1990 pratiquent dans leur pays en l’an 2000 ; la moitié des médecins formés en Ethiopie, au Ghana et en Zambie ont émigré. » La saignée dénoncée par le médecin ne s’arrête pas à ses confrères.

Ainsi écrit-il encore : « La pénurie de personnel infirmier est plus grande encore. En 2000, plus de 8 000 infirmières et sages-femmes non originaires de l’Union européenne ont été engagées par le ministère de la santé du Royaume-Uni et ont rejoint leurs 30 000 collègues étrangères déjà employées par les hôpitaux publics et privés. A l’horizon 2010, les projections faites aux Etats-Unis, en France, en Grande-Bretagne laissent entrevoir un déficit de plusieurs dizaines de milliers de diplômés. »

L’OMS avait assigné des objectifs aux pays du Sud.

Ainsi, d’après le docteur Frommel : « En l’an 2000, les pays du Sud devaient disposer d’un médecin pour 5 000 habitants et d’une infirmière diplômée pour 1 000 habitants. » Mais, Dominique Frommel ajoute immédiatement : « Ces objectifs ont volé en éclats en raison des lois du marché, de l’irréalisme des bailleurs de fonds et de l’incurie des autorités des pays concernés. »

Le docteur Frommel fait ensuite la comparaison entre pays riches et pays pauvres.

Là encore, c’est éclairant : « Sur l’ensemble du globe, il existe 1 médecin pour 4 000 habitants ; 1 pour 500 dans les pays occidentaux ; 1 pour 2 500 en Inde et 1 pour 25 000 dans les vingt-cinq pays les plus pauvres. » Et le docteur Frommel de conclure : « La libre circulation des médecins, infirmières et techniciens de la santé a conduit à un véritable apartheid sanitaire dans les pays du Sud. »

Que fait l’OMS ?

Une question s’impose, à ce stade du dossier.

-  Que fait l’OMS, l’office mondial de la santé, face à tous ces dysfonctionnements ?

Réponse du professeur Motchane de l’université Paris VII qui a écrit dans le Monde Diplomatique de juillet 2002 : « Alors que des épidémies dévastent la planète, peut-on compter sur l’OMS pour répondre au défi de la santé pour tous ? L’avidité des grands laboratoires, un des premiers obstacles, n’a guère rencontré d’opposition de la part de l’organisation. Sa directrice générale, Mme Gro Harlem Brundtland, leur a même largement ouvert les portes, accélérant la privatisation d’un système mondial de santé qui court à la faillite. »

Le professeur Motchane nous livre ensuite quelques phrases prononcées par la directrice de l’OMS : « Nous devons protéger les droits des brevets pour garantir que la recherche-développement nous fournira les outils et les technologies nouvelles. Nous avons besoin de mécanismes pour empêcher la réexportation de médicaments à bas prix vers des économies plus riches. »

Jean-Loup Motchane réagit immédiatement en écrivant : « Dès le début de son mandat, le 13 mai 1998, Mme Brundtland, ancien premier ministre de la Norvège, avait annoncé : Nous devons nous ouvrir aux autres. Quels autres ? Essentiellement le secteur privé, auquel un partenariat était proposé, ainsi que les principales organisations multilatérales : Banque mondiale, Fonds monétaire international et OMC. »

-  Pour quelles raisons la directrice de l’OMS a-t-elle agi ainsi ?

Jean-Loup Motchane répond en citant le directeur de cabinet de Mme Brundtland, M. David Nabarro qui dit, tout naturellement : « Nous avons absolument besoin du financement privé. Depuis dix ans, en effet, les gouvernements ne nous donnent plus beaucoup d’argent ; les gros sous se trouvent dans le secteur privé et les marchés financiers. Et comme l’économie américaine est la plus riche du monde, nous devons faire de l’OMS un système séduisant pour les Etats-Unis et les marchés financiers. »

Et le G8 ?

-  Le récent G8 va-t-il changer quelque chose dans le domaine de la santé et des médicaments accessibles à tous ?

Pour les associations, le pessimisme est de rigueur.

Les Amis de la Terre, Agir Ici, Attac, le CADTM, le CCFD, le CRID, 4D et Greenpeace, toutes ces associations humanitaires ou environnementales, dans un communiqué en date du 3 juin 2003 se sont écriées : « Définitivement, le G8 ne sert à rien. »

Plus loin, ces associations écrivent dans leur communiqué commun : « Les dirigeants du G8 reconnaissent la profonde crise que traverse le système actuel : disparités croissantes entre riches et pauvres, dégradation des conditions sociales, environnement à l’agonie, multiplication des conflits armés. »

Pourtant, ajoute ce collectif d’association : « Les chefs d’Etat et de gouvernement réaffirment leur rhétorique néo-libérale et leur confiance dans la croissance, réitérant la nécessité d’accélérer encore la libéralisation du commerce mondial. Ce faisant, ils refusent de reconnaître que les politiques qu’ils préconisent sont en fait les causes mêmes de ce désordre mondial. »

Concernant le sida en particulier, les associations écrivent : « Sida : le compte n’y est pas ! Les annonces prétendument généreuses sont fragiles, les conditions posées par les Etats-Unis à l’octroi de leur aide étant particulièrement inquiétantes. Par ailleurs, aucune garantie n’a été apportée à la question de l’accès aux médicaments génériques dans les pays du Sud et le G8 s’est contenté de renvoyer la question à la conférence de l’OMC à Cancun. »

En conclusion de ce dossier sur les labos pharmaceutiques, dossier très éclairant sur les pratiques liées à la mondialisation, je laisse la parole à Philippe Rivière qui résume parfaitement le fond du problème dans un article au Monde Diplomatique de janvier 2000 : « Les centaines de milliers de malades qui vont mourir du sida dans les années à venir sont-ils sacrifiés pour préserver la recherche pharmaceutique de l’avenir ? Une conclusion aussi brutale et inacceptable semble pourtant découler logiquement de la protection à tout crin des brevets sur les médicaments. Si les brevets préservent un avenir, c’est peut-être celui de la recherche privée, très certainement celui des actionnaires des compagnies pharmaceutiques, mais en aucun cas celui des personnes atteintes. »

A présent, quatre ans plus tard, je voudrais vous faire réfléchir. J’aimerais qu’après avoir lu ces quatre articles concernant l’Empire pharmaceutique, après avoir retenu les dysfonctionnements, mais surtout les malversations et crimes commis par ces multinationales, vous méditiez sur cette phrase prononcée par Robert MAC NAMARA, l’ancien secrétaire d’État américain :

« Il faut prendre des mesures draconiennes de réduction démographique contre la volonté des populations. Réduire le taux de natalité s’est avéré impossible ou insuffisant. Il faut donc augmenter le taux de mortalité.

Comment ? Par des moyens naturels, la famine et la maladie... »

source : Altermondelevillage



Publié le 22 août 2007  par Jean Dornac


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Forum de l'article
  • L’empire pharmaceutique
    - suite et fin
    22 août 2007, par prok

    je dit :Il faut prendre des mesures draconiennes de réduction des dirigeants du G8 avec la volonté des populations. Réduire le taux de riches est possible . Il faut donc augmenter le taux de révoltés.

    Comment ? Par des moyens naturels, la famine et la maladie des dirigants des pays les plus riches des rennes et des rois des nantis et des pseudo bienfaiteur de l’humanité ! pape compris » je l’écrit avec humour contrairement a cette homme qui le dit avec cynisme ! j’ai tous lu les articles. la révolte me monte aux cerveaux et il n’y a pas de "vaccins" pour sa !

  • L’empire pharmaceutique
    - suite et fin
    22 août 2007, par Eric Darier

    L’empire pharmaceutique en Afrique... et l’empire OGM de Monsanto aussi !

    Mais des ONG africaines s’organisent. Allez voir trois courtes entrevues vidéo d’Ibrahim Ouedraogo, Secrétaire Général d’INADES-Formation en Côte d’Ivoire, d’Assétou Founé Samaké, Coordonatrice scientifique, Institut de recherche et de promotion des alternatives en développement, au Mali et Mamadou Goïta, Directeur exécutif de l’Institut de recherche et de promotion des alternatives en développement (IRPAD)au Mali.

    Présentation lors des audiences publiques à Gatineau de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire au Québec (CAAAQ), le 19 juin 2007.

  • L’empire pharmaceutique
    - suite et fin
    4 janvier 2017, par EricaPierce
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