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Catégorie société
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PRISON TRAITRE ET PRISON BREAK

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PRISON BREAK, ou comment une série télévisée peut fédérer des millions d’euros tout en nourrissant une image décolorée du monde, sensationnelle et stéréotypée qui se substitue à la réalité de tant d’hommes, de mes fils en particulier, qui continuent de crever dans les entrailles de la bête, dans la partie la plus douloureuse et opaque du colon, appelée quartier d’isolement...

FICTION : Les héros, deux frères emprisonnés, dont le cadet est venu sauver son frère condamné à mort, il s’est tatoué sur le corps les plans de la prison qui doivent servir à l’évasion de son aîné.

REALITE : Le « haro » jeté sur deux frères emprisonnés, dont le cadet a tenté de faire évader (2001) son frère condamné à vie. Il a tatoué dans son cœur le plan du désespoir et de l’amour qui doit servir à l’évasion de son aîné.

Dans « Prison Break », outre l’élément affectif qui se dégage de la série, le drapeau des valeurs morales est brandi en contrepartie de cette histoire d’amour et d’évasion. Planté dans l’émotionnel collectif, il imprime son imaginaire, qui, d’émotions chocs en émotions toc, s’amenuise de jour en jour. Il abandonne la réalité de la vie au profit d’émotions fictives et fabriquées qui le rassurent quant à son identité.

Ce qui fait la force de cette fiction, sont ces deux histoires d’amour contrariées, entre les deux frères bien sur, mais plus que tout, ce drame « Shakespearien », ce « Roméo et Juliette » carcéral. Dans cet interdit amoureux, entre le prisonnier et le médecin de la prison qui n’est autre que la fille du sénateur de l’état, chaque téléspectatrice (eurs) peut se reconnaître.

Le scénariste n’a pas oublié de médicaliser la réciprocité amoureuse, il rappelle à l’aide de « flashs back » judicieusement disséminés au fil des épisodes, les quelques petits problèmes de drogue et de dépression que la toubib a connu dans son « passé fictionnel », avant de travailler en prison.

Si elle aide son amoureux de prisonnier à s’évader, ce que chaque téléspectateur attend la langue pendante à chaque nouvel épisode, c’est parce que c’est une ancienne droguée.

Ouf ! la morale est sauve !

Dans NOTRE REALITE, lorsqu’une assistante sociale tombe amoureuse de mon fils aîné, qu’un surveillant, un directeur de prison, ou le psycho flic d’une brigade d’élite, s’émeuvent devant sa personnalité, le diagnostic claque comme un tir de flash ball, dans le dos d’un adolescent : c’est un syndrome de Stockolm, doublé d’une manipulation... Exit, le romantisme de la série et son cortège de sentiments sucrés et humides...

En filigrane apparaît dans la série, « la grâce » ultime, ce droit de vie ou de mort que le grand méchant sénateur espèce de dieu territorial, peut appliquer à tout moment du scénario. Ce coup de fil quasi divin, tient le spectateur en haleine sur le tempo émotionnel et affectif.

Chacun(e) d’entre eux (elles) peut s’identifier aux personnages à travers cette histoire ayant pour ressort l’amour, la vie et la mort ainsi que la confrontation morale des axes du bien et du mal.

Ils s’émeuvent devant une série larmoyante, mais ne sont pas réactifs face à la réalité, ils n’y n’adhèrent plus.

Leur sensibilité télévisuelle a remplacée l’action. Les effets spéciaux de la série comme ceux de beaucoup d’autres, de pubs ou de téléfilms ont pris le pas sur la réalité.

Dans la vraie vie, finis les effets spéciaux, les couleurs qui accrochent l’œil, des hommes continuent de souffrir ou de mourir de la barbarie carcérale dans des quartiers d’isolement obscurs.

La burka cathodique empêche les téléspectateurs de regarder la vie dans les yeux, ils les gardent définitivement baissés devant la nudité crue et violente de la (notre) terrible réalité.

L’intégrisme télévisuel et émotionnel a guillotiné leurs sentiments.

Lors de la grand messe de « Prison break », l’excitation affective culmine, elle menotte devant l’écran des millions d’adeptes qu’elle enferme dans des émotions exaltées, nombrilistes et artificielles, les déconnectant de l’autre, de la réalité.

Ainsi, « d’électro émotions » hebdomadaires ou quotidiennes en téléfilms ou séries, les véritables sentiments disparaissent au profit d’une sensiblerie stérile et improductive.

« Prison break » atteint des sommets financiers, grâce à l’ampleur de l’emprise émotionnelle, au tsunami psycho affectif qu’elle suscite. Dans cette faille béante peuvent s’engouffrer, publicitaires, annonceurs de tout poil et autres « Merlins enchanteurs » du bizness sécuritaire et libéral.

Cette série joue en virtuose sa partition affective, faisant exploser l’audimat, cet empereur de l’audience qui aspire de son énorme paille télévisuelle, l’imaginaire collectif des téléspectateurs.

Malgré l’incommensurable déséquilibre, j’assume seule, depuis des années le combat afin d’obtenir un procès équitable pour mes enfants, dans un dossier instruit uniquement à charge.

Espérant ainsi attirer l’attention des plus nombreux sur des pratiques carcérales barbares et judiciaires injustes, dont les notions de droit et d’humanité ont été définitivement bannies.

Je veux également, démontrer que cette histoire de frères est une histoire de vie et d’amour, que mon fils Cyril est l’anti thèse du Caïn biblique qui tua son frère dans un accès de jalousie.

Dans la réalité un surveillant a été blessé parce qu’il avait tiré sur l’hélicoptère alors que cela était formellement interdit.

Nous sommes là, bien loin de la fiction de « prison Break » une fois de plus.

Nombre de nos représentants politiques, brandissent le droit des victimes en étendard, alors qu’ils ne les respectent pas, puisqu’ils s’en servent comme bouclier humain, s’abritant derrière celles ci, dés qu’ils veulent occulter une réponse à une question embarrassante, ou faire aboutir des mesures liberticides pouvant fertiliser la loi organique des finances (Lolf).

Enterré sous des excréments sécuritaires, le code de procédure pénal attend au fond des quartiers d’isolement que la démocratie torche sur l’étendard du droit, la « Ré publique ».

Dans cette froide et clinique réalité, aucune identification possible, pas d’écran pour renvoyer les images de cet univers sombre, opaque et concentrationnaire, enfoui dans les catacombes de nos consciences endormies.

Slam dans lequel l’intitulé des émissions (de gaz à effet de « serres ») télévisuelles est mis entre guillemets...

Psycho Tv et menottes cathodiques...

Assis ou vautré sur ton page ami téléphage tu tournes les pages de ton programme télé pour oublier ton quotidien sans âme ou te décérébrer ? Confiant, tu livres ton esprit aux prophètes du petit écran pour oublier tes erreurs, tes défaites, ou ton environnement ? Concept ou précepte, tu acceptes pourtant leurs bouquets de chaînes fanées, qui t’enchaînent à ta télécommande, à ton poste de télé. C’est un viol en bande organisé, de tes neurones de tes idées, qui te plastique le cerveau de Thierry à Marco. Intox ou info ?

Un gosse a défouraillé dans son lycée après avoir maté sa série préférée. Il veut passer aux infos, être célèbre dan l’ghetto, être « la star à l’académie » du tiéquar. « Faites entrer l’accusé » « Ally Mac Beal » plaider.

APPRENDS LE GESTE QUI SAUVE : ETEINDS METS UN FREIN OU METS SUR PAUSE MEME SI TA VIE N’EST PAS ROSE QUAND TU L’ALLUMES TU T’ETEINDS.

Bière ou sensémilla, pieds sur la table, tu mates le championnat. Pendant qu’ta fille avec son ordi sans fil, se fait courtiser par un réseau pédophile, venu s’installer à ton domicile par souris ou écran interposé. Tu restes sourd à ses appels au secours trop occupé par tes « feux de l’amour » puis « sans aucun doute » à la fin de « téléfoot » elle pensera qu’t’en a rien à foutre. Ca sert à quoi l’amour si tu « vis pas sa vie » ? Si tu préfères tes « enfantsd’la télé » et leur « trente millions d’amis » ? Que tu rêves de « gagner des millions » à « question pour un champion » ? Planqué sous la burka d’ta religion cathodique qui te dicte ses dictats despotiques pas besoin de statistiques, c’est mathématique, c’est scientifiquement prouvé, j’l’ai vu à la télé ! Moins tu penses plus tu abdiques devant les pratiques hypnotiques du prêt à consommer ou à penser (hec)

APPRENDS LE GESTE QUI SAUVE METS UN FREIN OU METS SUR PAUSE MEME SI TA VIE N’EST PAS ROSE QUAND TU L’ALLUMES TU T’ETEINDS.

A la télé, dans les radios dans les couloirs du métro la pub te mange le cerveau pour 20 milliards d’euros. Elle t’atomise, t’infantilise et te secoue Elle uniformise tes goûts. Pourtant « on a tout essayé » pour que « tout l’monde en parle » On a « le droit d’savoir » Que l’ »capital » c’est « zone interdite » et « Fort boyard » Sous les regards violés, voilés ou volés des larmes l’innondent Malheur ou bonheur « On n’peut pas plaire à tout l’monde ». La grippe aviaire a touchée la colombe. "La marche du siècle est immonde"...



Publié le 12 septembre 2007  par catherine


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