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The Cure : une trilogie de rêve

Catégorie Musique
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The Cure : une trilogie de rêve

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Dans la discographie inégale de The Cure la trilogie des années 80 (Seventeen seconds - Faith - Pornography) a toujours fait l’unanimité tant pour le public que pour les critiques pourtant souvent sévères avec les artistes de cette période musicale.

Il faut avouer qu’à l’image de son modèle et maître ,un certain David Bowie , Robert Smith et son groupe ont livré à la face du monde trois véritables disques miraculeux tout à la fois distincts les uns des autres mais pourtant indissociables.

Je serai même tenté de penser (et j’arrêterai là un parallèle qui n’a pas lieu d’être) que la trilogie de Cure dans son unité est supérieure et encaisse mieux les années qui passent que la trilogie berlinoise de Bowie notamment en raison d’un Lodger nettement inférieur au niveau de Low (chef d’œuvre incontestable) et de Heroes les deux autres productions du tandem Bowie -Eno.

Cela dit Low étant définitivement la pierre fondatrice de la new wave - et de l’ambiant c’est historiquement le Tin white duke qui remporte la palme.

Evidemment la démarche artistique de ces trilogies est très différente même si on peut y déceler un point commun dans l’absence quasi intégrale de véritables ‘singles’ excepté ‘Heroes’ pour david Bowie et A forest pour The Cure.

J’en profite pour signaler que l’on mesure bien l’homme d’affaires que Mr Jones est devenu pour avoir offert en pâture aux publicitaires et autres D.J un trésor comme Heroes mais ceci est une autre histoire et ne regarde que Bowie et sa conception artistique.

Soucieux d’une démarche créative différente de leur production passée The Cure va brutalement cesser après la sortie de ces trois disques importants d’être considéré comme un groupe à ‘singles’, étiquette qui leur collait à la peau en raison du succès de titres comme (Killing an arab - boys don’t cry - charlotte sometimes - let’s go to bed - the lovecats ou encore jumpin ’ someone else this train)

A l’opposé de Bowie déjà auréolé d’un statut culte et qui avait déjà tourné une page importante de sa carrière (Ziggy stardust) Robert Smith et ses musiciens livrèrent ces fameux trois albums alors que le groupe n’était encore que balbutiant seventeen seconds paru en mars 80 et premier volet de la trilogie n’est que le troisième album du groupe apres Three imaginary boys (Mai 79) et Boys don’t cry (Fevrier 1980). Simon Gallup remplaçant alors Mathieu Hartley aux claviers avant, à son tour, de céder la place à Lol Tolhurst qui lâchera la batterie pour le remplacer en 82.

Parallèlement Robert Smith semble ne pas penser que l’avenir du groupe soit scellé car après avoir enregistré l’album Hyaena avec sa vieille copine Siouxie il part en tournée avec elle en compagnie des Banshees en tant que guitariste.

Mais très vite partout à travers le monde des milliers de jeunes vont prendre le temps d’écouter, de disséquer cette œuvre qui va devenir une référence essentielle et incontournable. Seventeen seconds tout d’abord puis Faith et surtout Pornography apothéose totale - albums pourtant hermétiques et surtout peu dansants au regard des productions New-Wave de l’époque (Depeche Mode - Human league - Simple minds ou encore U2)- vont devenir tour à tour les disques de chevet de toute une génération et Cure va imposer un son, un look, un climat reconnaissable et identifiable instantanément.

Propulsé par le tremplin de ces albums majeurs, la suite ne sera pour Robert Smith et sa bande que triomphante et les années qui suivront seront celles du carton médiatique partout sur la planète the head on the door en Juillet 85 puis Kiss me kiss me kiss me en Mai 87) marqueront le retour des singles qui portés par des vidéos magnifiques (souvent signés du génial Tim Pope) deviendront des standards de leur époque (in beetwen days - close to me -just like heaven - why can’t I be you ? pour ne citer que les plus connus)

The Cure reviendra par la suite aux climats atmosphériques et aux mélodies envoûtantes et mélancoliques avec Disintegration livrant à cette occasion un nouveau chef-d’œuvre malade et fiévreux.

15 ans plus tard The Cure semble, après un net passage à vide avoir retrouvé une certaine jeunesse et un public nouveau.

leur dernier disque s’appelle ‘ The Cure’ titre bizarrement jamais employé Robert Smith est toujours à la barre du navire et n’a jamais cédé au projet solo qui tente souvent les leaders de formation et se révèle parfois (souvent) décevant .

Quoiqu’il en soit de l’avenir, Cure restera Le groupe le plus important de cette époque new-wave et assurément l’un des groupes les plus influents de ces 25 dernières années.



Publié le 6 avril 2005  par Jimbo


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