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Guignol de Jacques Prévert

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Jacques Prévert (JPEG) Guignol Illustrations d’Elsa Henriquez ISBN n° 978 2 7491 1103 2 32 pages 17,5 x 23,5, 9 € ttc France (2007)

LE CHIEN : Excusez-moi... de me mêler encore à la conversation... c’est l’instinct... oui... j’ai l’instinct de conversation... Eh bien ! pour ne rien vous cacher, une fois, j’ai pris un cachet... (Lyrique :)... et j’ai rêvé !

LE MONSIEUR, méprisant et agacé : ... de gigot, bien entendu !

LE CHIEN : Non, j’avais un collier de fleurs... et je folâtrais dans les jardins suspendus.

LE CHAT : Et moi j’ai rêvé d’une jolie chatte... mais je ne vous en dirai pas plus.

LE PETIT GARÇON : Et moi, toujours je rêve que nous sommes très heureux.

-  Collection PLANETE PREVERT dirigée par Jean-Paul Liégeois

JACQUES PREVERT

Biographie

Poète et scénariste, originaire d’un milieu bourgeois et dévot de Neuilly-sur-Seine, Jacques Prévert ne cesse de se moquer des convenances, du clergé et de la religion. Il participe au mouvement surréaliste avant de s’en éloigner, puis s’intéresse au théâtre (Groupe Octobre). Joseph Kosma a mis en musique ses textes (Barbara, Les Feuilles mortes...).

Jacques Prévert réalise les scénarios et les dialogues des grands films réalistes poétiques du cinéma français, dont Jean Renoir et surtout Marcel Carné sont les réalisateurs. Après la publication de son recueil Paroles, en 1946, il devient un grand poète populaire, grâce à son langage familier, à son humour et à ses hymnes à la liberté. Au sujet de Paroles, Carole Aurouet écrit dans Prévert, portrait d’une vie (Ramsay, 2007, page 126) : « Outre les thèmes abordés, Paroles est également novateur, atypique et détonant, par sa forme et son style. C’est un recueil placé sous le signe de l’éclectisme dans lequel on trouve aussi bien des textes courts que des chansons, des histoires, des instantanés et des inventaires. Prévert y mélange les genres. Il ne s’inscrit dans aucune taxinomie poétique. Par ailleurs, il tord le cou aux règles de versification classique, tant au niveau du rythme que de la disposition ou de la ponctuation. Prévert a notamment gardé de son passage par le surréalisme une façon singulière de détruire les clichés langagiers et les lieux communs. Il attire, par exemple, l’attention de ses lecteurs sur l’arbitraire du signe. Il use avec brio des contrepèteries, des calembours, des équivoques et des allégories. Il rend hommage en quelque sorte au langage populaire ».

Son anticléricalisme parfois violent, est souvent occulté par le public, au profit de ses thèmes sur l’enfance et la nature. Jacques Prévert naît au 19 de la rue de Chartres à Neuilly-sur-Seine (act. Hauts-de-Seine) le 4 février 1900. Il y passe son enfance dans une famille de petits bourgeois dévots aux côtés de son père André Prévert, critique dramatique, qui l’amène souvent au théâtre, et de Suzanne Catusse, sa mère, qui l’initie à la lecture. Il s’ennuie à l’école, et dès 15 ans, après son certificat d’études, il quitte l’école et fait des petits boulots, il travaille notamment au grand magasin "Le Bon Marché". D’abord mobilisé en 1918, son service militaire se poursuit à Saint-Nicolas-de-Port où il rencontre Yves Tanguy avant d’ être envoyé à Istanbul où il fera la connaissance de Marcel Duhamel.

En 1925, il participe au mouvement surréaliste, au sein du groupe de la rue du Château, en fait un logement "collectif" où habitent Marcel Duhamel, Raymond Queneau et Yves Tanguy. Ils y inventent le jeu du cadavre exquis dessiné. Prévert est toutefois trop indépendant d’esprit pour faire véritablement partie d’un groupe constitué, quel qu’il soit. Il est le scénariste et dialoguiste des plus grands films français des années 1935-1945 dont Drôle de drame, Le Quai des brumes, Hôtel du Nord, Le Jour se lève, Les Enfants du paradis de Marcel Carné. En 1932, il écrit des textes pour ce qui sera plus tard le groupe Octobre. Ses poèmes sont mis en musique par Joseph Kosma dès 1933 (Les Feuilles mortes). Il écrit des pièces de théâtre. La publication de son recueil Paroles en 1946 obtient un vif succès. Il entre alors au Collège de ’Pataphysique dont il devient Transcendant Satrape en 1953. (« Le Collège ne prenant pas en compte des transformations aussi peu importantes que le décès, il y demeure président mémorial de la Sous-Commission des Paraphrases. », Lucien Logette, in "La Quinzaine littéraire", n° 945 du 1er mai 2007, page 16).

Sa fille Michèle naît en 1946.

Il épouse Janine Tricotet en 1947.

Le 12 octobre 1948, il tombe d’une porte-fenêtre. Il reste plusieurs jours dans le coma.

A la suite de la résiliation de son bail par le propriétaire qui souhaitait récupérer l’appartement des remparts d’Antibes et n’ayant pu trouver le soutien du maire de l’époque pour rester dans cet appartement qu’il aimait beaucoup il quitte Antibes contraint et forcé et sur les conseils du décorateur Alexandre Trauner, il achète une maison en 1971 à Omonville-la-Petite, dans la Manche. Il y meurt des suites d’un cancer du poumon, lui qui avait toujours la cigarette en bouche. Il avait 77 ans.

Il est enterré au cimetière d’Omonville-la-Petite, où l’on peut également visiter sa maison. Non loin de là, à Saint-Germain-des-Vaux, ses amis ont aménagé un jardin dédié au poète.

extrait WIKIPEDIA

source : Cherche-Midi



Publié le 29 décembre 2007  par torpedo


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