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Le quotidien du milieu carcéral : témoignage
par Cathy

Catégorie faits divers
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Voici trois lettres dont une de mon fils Cyril et deux de son avocate adressées au juge d’application des peines et à la direction régionale de l’administration pénitentiaire. La résistance devient très compliquée lorsqu’elle n’est pratiquement pas relayée. Merci de ce support que m’offre e.torpedo...

Cyril KHIDER Quartier disciplinaire CD de Meaux Chauconin

Meaux le 11/03/08

Chère Maman,

Quelques lignes juste pour te prévenir de ce qui se passe intra muros actuellement. Encore et toujours devrais je dire. Delphine te dira que je t’ai écrit cette lettre au cas où elle n’arriverait pas et te dira ce que tu peux garder de celle ci.

Je suis tellement écoeuré par cette vendetta administrative que je suis obligé de décharger un peu du trop plein dans mes lettres, ce qui me gène vis à vis de toi qui a déjà tant de soucis.

J’aurais tellement voulu te préserver ma petite maman.

Mais, j’ai fait le choix de me battre, parce que quoiqu’en pense l’Ap, j’ai des valeurs et qu’il est dit partout que le droit doit s’appliquer à tous de la même façon. Or, la réalité en est tout autre au regard de ce que je subis intra muros, à l’abri des regards, ainsi que beaucoup d’autres, qui n’ont personne à leur côté pour les défendre. Oui, j’ai fait le choix de me battre debout avec les textes de loi, même si je ne me fais guère d’illusions quant à leur application dans ce se sens ci de la machine. Delphine a du te dire que je viens de prendre injustement 30 jours de cachot comme à chaque fois que je vais présenter une permission de sortie, en vue de ma réinsertion.

Je viens de passer au prétoire où j’ai été « jugé » de façon tout à fait partiale par madame LORNE la directrice lors de la commission de discipline qui s’est tenue hier, le 10 mars.

Comme je vous l’ai expliqué à l’avocate lors de sa dernière visite, lors de mon dernier parloir avec ma femme le dimanche précédent, un surveillant s’est permis d’entrer dans la cabine de parloir en demandant à mon épouse de se lever, puisqu’elle était assise sur mes genoux, tout en fixant son entrejambe et ce, sur un ton agressif et en lui disant que les rapports sexuels étaient interdits. Voyant son regard pervers et irrespectueux, je lui ai aussitôt dit de fermer la porte que ça allait mal se passer qu’il était inacceptable de s’en prendre à la famille en visite sur un ton totalement insultant. Elle était juste assise sur mes genoux qu’il n’y avait rien laissant supposer que nous pouvions avoir des rapports et alors que je devais avoir un parloir UVF (unité de vie familiale) quelques jours après.

Tout ce que l’agent a raconté par la suite n’est que pure invention pour se couvrir d’avoir manqué clairement de respect à ma femme.

Suite à cela, j’ai été sorti de ma cabine de parloir 10 minutes avant tous les autres. Je me suis donc rendu en direction de la salle de fouille quand j’ai constaté que la chef du CD était présente ainsi que quelques surveillants. Je me suis avancé vers le bureau où se trouvait l’agent qui s’était permis d’invectiver mon épouse et lui ai dit que je souhaitais lui dire deux mots à propos de l’incident qu’il avait cru constater.

Leur chef se met alors à me crier dessus pour que je ne parle pas à son agent et par-dessus cela, le premier surveillant m’attrape par les épaules et me bouscule. Après cela, je me rends au bâtiment de la maison d’arrêt où je me trouve depuis près de 7 mois, et étant donné que je suis sorti du parloir 10 minutes avant tout le monde et que « l’incident » créé par les surveillants d’après eux aurait duré 10 minutes de plus (mensonge), je me rends au bâtiment et vais pour me rendre à l’activité de l’étage histoire de me détendre les nerfs et là, le surveillant du jour me demande de regagner ma cellule.

Alors que pour tout le monde, « excepté moi » peut aller en promenade et qu’il reste une demi-heure avant la fin de celle ci. Pour tous les autres il est possible de rejoindre la promenade, sauf moi.

C’est seulement à ce moment là que je demande à deux ou trois personnes se trouvant dans la salle d’activités, de rester dans le couloir, car j’ai peur qu’ils me tendent un nouveau un guet-apens, qu’ils me recassent la jambe comme la fois précédente ou les côtes comme par le passé. Je te rappelle maman qu’ils m’ont bousculé et menacé à la sortie du parloir quelques instants plus tôt. Avec à la clé un rapport d’incident affirmant le contraire. Comme si j’étais complètement idiot et que je voulais faire annuler mon parloir UVF, ma demande permission etc.

Cela m’a rappelé l’exacte contre façon de mon dernier passage au prétoire.

Après cela, après m’être bien comporté durant près des deux derniers mois, suite à ma demande légitime de changement de régime, c’est au zéro que j’atterris un étage de régression qui jouera de manière délétère lors de mon passage devant la JAP pour ma demande de permission. Je n’ai même pas eu de notification écrite comme c’est le cas pour les autres détenus.

Après avoir porté plainte, et m’être fait condamner pour dénonciations calomnieuses contre lesquelles j’ai fait appel, à défaut d’être protégé par un simulâcre de justice, qui n’en a que le nom, que puis-je faire pour me protéger contre cette vendetta administrative ? Dois je finalement montrer les dents et ainsi accepter leurs règle du jeu qui me mèneront tout droit dans le mur ?

La directrice s’en est donné à cœur joie. Pas une seule de mes explications n’a été retenue, il n’y a que ce que leur mémoire sélective leur a dicté d’inscrire. Tous les co-détenus présents ainsi que le chef et ses agents, lors du dernier incident ont entendu, en m’adressant aux autres détenus, je leur ai demandé de sortir de la salle où je me trouvais en leur compagnie, en leur précisant que cela n’était pas leur problème mais le mien. Et ce, à plusieurs reprises.

Comme tout le reste cela n’a pas trouvé le chemin de leur mémoire.

Donc, je conteste le mitard et tous les mensonges qui ont proférés d’un bout à l’autre de la chaîne. Il n’y’a jamais eu de menaces, ni même d’insultes, tu me connais maman même i par le passé j’ai pu être réactif face à l’indigne parfois, je ne suis pas idiot, surtout si près du but. J’ai joint dans un courrier à Delphine les documents qui m’ont été remis qu’aujourd’hui. Je conteste la décision. J’ai écrit à Delphine pour lui expliquer que madame LORNE une fois de plus m’a de nouveau parlé de « tout le monde » autour de moi qui s’agite, dont toi en particulier et m’a répété une fois encore que cela me portait préjudice.

Elle ne peut pas te voir à cause de ton combat, elle qui t’avait critiquée lors de mon passage au quartier d’isolement de la prison de la Santé où tu avais réussi à me faire avoir un psychologue et un cours de Taï chi après ton intervention remarquée devant 500 personnes à ce colloque sur la psychiatrisation, où se trouvaient le directeur de l’administration pénitentiaire, le cabinet du ministre de la justice et monsieur Badinter ainsi que tout ce que la France compte en huiles au cœur, heu pardon, au sein de l’Ap et de la psychiatrie.

Elle m’en a encore parlé, elle n’arrête pas à croire que tu l’as traumatisée !

Ce qui veut dire que ton combat dehors n’est pas vain.

Tout est passé une nouvelle fois à la vitesse supérieure depuis que mon dossier a obtenu la recevabilité devant la cour Européenne des droits de l’homme, le courrier que je viens de recevoir du médiateur de la République fait le reste, le fait que tu aies saisie une nouvelle fois la CNDS par le biais de cette parlementaire des verts, les articles sur tes blogs internet, sur Ban public, l’article dans le journal de l’OIP, les lettres que tu écris aux instances les gène considérablement.

Te souviens tu il y a quelques jours, ce que tu m’as dit au téléphone avant le mitard à propos de madame Lorne quand l’avocate a demandé à lui parler pour la énième fois, alors qu’elle cherchait une nouvelle fois à esquiver la rencontre ? « C’est la direction régionale qui nous met la pression à cause de sa mère et du combat qu’elle mène à l’extérieur ».

-  Ca ne peut être on ne peut plus clair non ?

Dis un grand merci aux membres de l’ACAT, eux qui te soutiennent et t’adressent des petits mots pour moi d’une incroyable gentillesse, ainsi qu’aux personnes de l’OIP qui t’aident dans ce juste combat. Tiens, à propos pendant que j’y pense, c’est carrément l’OIP qui aurait du être désigné comme organisme indépendant pour ce droit de regard indépendant sur ce qui se passe intra muros et non pas un organisme dont les subventions seront comme un bandeau sur leurs yeux.

Elle m’a dit très clairement que c’était préjudiciable pour moi ce que tu fais dehors (afin que je ne finisse pas pendu par leurs soins au bout d’une corde).

-  Tu te souviens à mon arrivée déjà ?

La sous directrice, le sous directeur et Madame Lorne la directrice, lors des entretiens d’arrivant, chacun leur tour m’avaient questionné sur toi. Votre maman ceci, votre maman cela, ce qui m’avait profondément choqué à l’époque. J’avais refusé de leur parler de toi.

Aujourd’hui, nous avons une réponse claire du pourquoi de la chose.

Tu les agaces, tu les insupportes, ils pensaient que tu aurais lâché prise.

Ils ne veulent pas que les personnes se défendent contre l’inacceptable et surtout, que cela donne à d’autres, des velléités de procédure pour dénoncer. D’habitude, les Droits de l’homme et toutes ces instances les font marrer.

Remarque...Des fois je me pose de sacrées questions au regard de ce qui se passe dans ce que tu appelles les entrailles de la terre...

Je ne te dis qu’une chose maman, continue de faire ce que tu crois juste et nécessaire. D’ailleurs, j’ai décidé qu’à chaque fois qu’il se passerait un truc bizarre au lieu de demander à parler à un chef de détention ou un membre de leur hiérarchie, je ne dirais plus rien, je t’expliquerais à chaque fois que ce sera nécessaire le tout en détails. J’éviterais encore plus que je ne le fais déjà, de répondre à l’injure, au mépris, à la provocation perpétuelle, ce qui n’est pas chose facile au regard des les conditions dans lesquelles je me trouve après cinq ans d’isolement total et sept de détention.

Crois tu maman qu’ils rencontreront leur conscience un jour si tant est qu’ils en aient une à moins d’un improbable hasard ?

Je reprendrais en détail dans un prochain courrier ce que j’ai pu entendre au prétoire dernièrement dans ce tribunal d’opérette.

Je trouve que je t’en ai dit bien assez comme cela et que tu es une maman formidable qui me permet de tenir debout.

Je souhaite à tous les gars d’en avoir une combattante comme toi, c’est ce qui pourrait leur arriver de mieux...

A part ça, je vais bien, parce que je sais qu’en ce moment tu vas bien, le moral est au top malgré cette kabbale administrative contre moi.

Sache que comme d’habitude, je ne souhaite pas me suicider, ni même m’écorcher un ongle. Que ma fille, ma femme, mes nièces, et toi êtes mon oxygène. Que j’ai aussi beaucoup de chance d’avoir une avocate comme Delphine qui a des principes et qui croit encore en certaines valeurs.

J’aime la vie et je vous aime et je compte vous retrouver.

Ton fils Cyril qui t’aime.

Cyril


Paris, le 17 mars 2008

Direction Régionale de PARIS 3 avenue de la Division Leclerc BP 16 94267 FRESNES Cedex + télécopie : 01.47.02.25.40

Lettre recommandée avec accusé de réception N° RA 062108078 FR

Aff : Cyril KHIDER/AP

Objet : recours hiérarchique suite à la condamnation de la commission de discipline du centre de détention de MEAUX CHAUCONIN du 10 mars 2008

Monsieur le Directeur,

Je suis le Conseil de Monsieur Cyril KHIDER qui a été condamné par la commission de discipline de l’établissement de MEAUX CHAUCONIN, pour des faits d’insultes ou menaces sur personnel et pour avoir imposé des actes obscènes à la vue d’autrui à une sanction disciplinaire de suppression du parloir sans séparation pendant trente jours et par deux autres décisions à une sanction de trente jours de quartier disciplinaire pour des faits d’incitation d’un co-détenu à commettre l’un des manquements, de participation à une action collective de nature à compromettre gravement la sécurité de l’établissement et d’avoir causé délibérément un dommage aux locaux ou au matériel.

Monsieur Cyril KHIDER entend contester ces trois décisions et conteste surtout les propos recopiés sur lesdites décisions, qui ne correspondent absolument pas à ce qu’il a pu dire durant cette commission de discipline. Aucun de ses conseils n’avaient pu être présents à ses côtés et aucune mémoire n’a donc été remis lors de cette commission.

Sur la légalité externe de la décision du 10 mars 2008, il apparaît que l’enquête qui a été diligentée est plus qu’incomplète compte tenu de la contestation ferme du déroulement des faits par Monsieur Cyril KHIDER. D’autres détenus étaient présents mais n’ont pas été entendus, concernant les faits d’incitation à la commission de manquement ainsi que les faits de participation à une action collective ; de même, et concernant les faits d’imposer à la vue d’autrui des actes obscènes, il aurait été plus qu’utile de faire entendre l’épouse de Monsieur KHIDER, directement concernée par l’accusation. Ainsi, et comme souvent dans ce type de procédure, où l’administration s’arroge le droit d’être juge et partie, les enquêtes sont plus que succinctes et insuffisantes, alors même que les conséquences de telles procédures peuvent avoir des conséquences très importantes sur la situation des personnes détenues.

Sur la légalité interne, il vous est demandé d’annuler la décision en ce qu’il n’est absolument pas démontré que Cyril KHIDER a commis les faits reprochés. En effet, il conteste fermement avoir commis les faits.

Et notamment celui d’avoir incité un codétenu à commettre l’un des manquements énumérés par le présent article (a.D249-1-9° du code de procédure pénale). En effet, il est indiqué sur la décision qu’il aurait « reconnu avoir dit aux co-détenus que si je ne suis pas mis en promenade de faire un blocage. De toutes façons, il y a un règlement spécial pour moi ici ». Monsieur Cyril KHIDER a seulement indiqué aux personnes présentes avec lui de bien examiner le comportement des surveillants, si jamais il ne lui était pas permis de descendre en promenade, afin de pouvoir témoigner de ce comportement. En effet, Monsieur Cyril KHIDER est contraint de solliciter l’assistance de détenus pour attester auprès de vous ou des autorités administratives et judiciaires du comportement souvent inacceptable des personnels à son encontre ; comme cela s’est déjà déroulé au mois de janvier 2008 et pour témoigner de la différence de traitement dont il fait l’objet par rapport aux autres personnes détenues.

Il n’a jamais incité un codétenu à commettre l’un des manquements énumérés par le présent article (article D 249-1-9° du code de procédure pénale). D’ailleurs, il est stupéfiant de constater que ledit manquement n’est même pas caractérisé dans l’acte de poursuite de Monsieur Cyril KHIDER.

De même, Monsieur Cyril KHIDER, comme il l’a toujours dit, conteste fermement avoir eu des rapports sexuels au parloir et avoir, dans la suite de l’intervention du surveillant, insulté ou menacé ce dernier. Cependant, et comme il a pu l’exposer devant la commission de discipline, qui n’a pas reproduit ses explications dans leur intégralité tant celles-ci pouvaient les gêner et notamment concernant le comportement du surveillant intervenant, il est vrai que son épouse se trouvait sur ses genoux mais aucun rapport intime ne se produisait. Cependant, il a été énervé par le regard insistant et humiliant du surveillant sur son épouse.

Il a indiqué tout cela à la commission, qui ne fait que répondre : « ces propos tenus ne sont que des extrapolations ». La commission considère que « l’agent ne fait que son travail », sans prendre en considération les explications de la personne incarcérée alors même que l’agent doit effectivement pouvoir effectuer son travail mais sans oublier le respect d’autrui et de sa dignité.

Là encore, il ne s’agit que de la parole d’un surveillant contre celle d’un détenu, ce qui ne peut être suffisant pour caractériser une infraction disciplinaire, surtout dans le contexte délétère dans lequel se passe la détention de Monsieur Cyril KHIDER, et ce d’autant que votre direction est parfaitement informée de la difficulté persistante de cette détention.

Enfin, il conteste également avoir incité un mouvement, malgré ce qui a pu être écrit sur la décision de la commission de discipline. S’il n’a effectivement pas compris pourquoi il était affecté au niveau O, ce qui correspond dans l’esprit des personnes incarcérées au centre de détention de Meaux comme une sanction sans respect de la procédure disciplinaire, il n’a pas demandé à d’autres détenus d’intervenir à ses côtés pour contester cette décision, de même qu’il n’a pas porté atteinte aux biens de l’administration. D’ailleurs, il semble que les autres personnes, poursuivies le même jour que lui, aient bien indiqué qu’elles avaient effectué un blocage pour des raisons qui leur sont propres et personnelles. Aucun lien ne peut être trouvé avec Monsieur Cyril KHIDER.

Je tiens également à vous préciser que Monsieur Cyril KHIDER n’a pu lire ses explications, telles qu’elles ont été retranscrites par la commission de discipline, que le lendemain de celle-ci, lorsque les trois décisions lui ont été notifiées au quartier disciplinaire. Il n’a donc pu les faire modifier lors de la commission puisqu’elles ne lui ont pas été présentées.

Ainsi, ce dernier conteste formellement toutes les infractions qui lui ont été reprochés et donc la sanction disciplinaire qui en a découlé de 30 jours de quartier disciplinaire, totalement injustifiés.

De plus, je profite de ce recours, pour faire suite au courrier que j’ai pu vous adresser précédemment concernant la situation de Cyril KHIDER et le fait qu’il se trouve au centre de détention de Meaux Chauconin depuis près de 7 mois et qu’il n’a toujours pas intégré le « secteur ouvert » du centre de détention. Et le fait de le faire descendre au niveau O a été vécu par ce dernier comme une réelle sanction déguisée qui ne se justifiait pas. De même, il apparaît que tous ces nouveaux faits, qui lui sont reprochés, se sont produits très peu de temps après qu’il ait demandé à être « monté au régime de confiance ». Comme s’il existait une volonté réelle de l’empêcher de poursuivre l’exécution de sa peine en toute sérénité et de lui permettre de préparer sa réinsertion.

C’est pourquoi, compte tenu de tous les éléments qui vous sont exposés, il apparaît que vous ne pouvez maintenir les décisions de la commission de discipline du centre de détention de Meaux Chauconin et que vous annulerez ces trois décisions, tout en lui permettant d’intégrer le secteur dit de « confiance » du centre de détention.

Comme j’ai pu vous l’indiquer précédemment, je suis toujours à votre disposition pour discuter avec vous de la situation de Cyril KHIDER. Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l’assurance de mes salutations distinguées.

Delphine BOESEL

Pièces jointes :
-  les trois décisions de la commission de discipline du 10 mars 2008


Paris, le 14 mars 2008

Madame GRUOT DABIN Juge de l’Application des Peines Tribunal de Grande Instance de MEAUX Avenue Salvador Allende 77100 MEAUX + télécopie : 01.60.09.76.40 (30 pages)

Aff : Cyril KHIDER / MP

Madame le Juge,

Je suis l’un des conseils de Monsieur Cyril KHIDER et vous adresse ce courrier afin de vous tenir informée de la situation de ce dernier au sein de l’établissement de Meaux Chauconin.

En effet, nous avions pu vous exposer dans quelles conditions se déroulait la détention de Monsieur Cyril KHIDER et il apparaît que celles-ci se dégradent encore. Je tenais ainsi à vous en informer tout en vous précisant que Monsieur KHIDER m’a indiqué vous écrire pour solliciter une audience afin d’en discuter directement avec vous.

Vous avez dû être informée de son dernier passage en commission de discipline. Je n’ai pu l’assister à cette commission, étant retenue en audience, mais j’ai pu le rencontrer après cette comparution, alors qu’il purge une sanction de 30 jours de quartier disciplinaire.

Compte tenu de toutes les conséquences d’une telle décision sur son avenir judiciaire, il s’agit d’une décision extrêmement importante, sur laquelle il souhaiterait pouvoir s’expliquer directement avec vous. Vous ne trouverez, en effet, dans le dossier de l’administration aucune explication de Monsieur KHIDER, puisqu’il semblerait qu’aucune de ses explications n’aient été notées et consignées par la direction de l’établissement.

Par ailleurs, je me permets de vous transmettre la copie d’une lettre que j’adresse ce jour à la direction régionale de Paris.

Je reste évidemment à votre entière disposition pour tout entretien ou tout renseignement complémentaire,

Je vous prie de croire, Madame le Juge en l’assurance de mes salutations respectueuses.

Delphine BOESEL

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Publié le 19 mars 2008  par catherine


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