Je suis partie aujourd’hui
Les soins palliatifs à domicile ou le dernier train avant le bleu du ciel par Franca Maï
Franca Maï : Fleurs vénéneuses extrait Crescendo (vidéo)

L’Elysée compose un public pour accueillir le président sur un chantier
Les nouveaux chiens de garde font leur cinéma
le petit-fils d’Ambroise Croizat reprend le flambeau
Les banques égorgent l’Europe par Gérard Filoche
Jean-Marc Rouillan est un drôle de type par Paco
Petite étude des moeurs dans les lettres françaises de Olivier Bessard-Banquy par Tang Loaëc
Agone : « L’édition militante a un besoin vital de vrais libraires »
Peut-on aimer une morte ?extrait du dernier roman de Jean-Laurent POLI
La discipline de la haine de Régis Duffour
Tu aimes tes lecteurs ? Soit. Moi pas vraiment par Andy Vérol
Extraits : Les premières pages
Lorsque j’étais adolescente, je vivais dans un hameau de quinze maisons. Curieusement, les habitants se fréquentaient à peine comme si le choix de ce trou perdu recelait une envie de s’emmurer et de refuser tout contact avec l’espèce humaine. Certains mêmes ne connaissaient pas l’existence du voisin. Je n’avais aucun loisir à part celui d’observer la nature et d’essayer de percer les secrets des maîtres des lieux. Chaque pierre, chaque chemin, chaque fleur avait pourtant une résonance sur mon imaginaire. L’haleine des murs m’indiquait le degré de solitude ou de bonheur déployé et j’errais entre les herbes folles, les tumulus à la recherche d’un signe qui m’autoriserait à fuguer, loin de ce désert programmé.
Mais je n’avais que quatorze ans et la ville me faisait peur. Mes parents m’avaient affranchie sur ses tentacules destructeurs et son pouvoir d’ogresse. Je la pressentais vicieuse et nuisible. Ils me répétaient ici, nous avons la paix, Lou, tu ne peux pas comprendre la chance que tu as ! ...
La paix portait la couleur de l’ennui, le temps était suspendu, quelquefois il m’arrivait de compter les moutons.
Elle était un leurre.
Les fantômes ont la dent coriace, ils errent l’âme en peine, personne ne voulant les recevoir. Entre l’enfer et le paradis, ils flottent parmi les nuages et de temps à autre, ils pissent de rage.
C’est ce que vous appelez la pluie, par commodité.
Pourtant, au-dessus de vos têtes, s’ébroue un grand cimetière ambulant.
Les rêves sont-ils au-dessus ou au-dessous des êtres humains ?
La première baraque était située près d’une petite rivière, un peu isolée des autres. Mes pas m’y conduisaient en un quart d’heure. Elle était minuscule et disposait d’un gros chêne dressé sur un gazon mal peigné. Elle abritait Fana et Manuelo. Ils m’ont croisée, parfois m’accordant un sourire muet. Fana possédait une beauté sauvage à couper le souffle et Manuelo paraissait un géant à ses côtés. Il avait des yeux bleus très clairs qui perçaient l’infini. Ils marchaient toujours la main dans la main comme tous les amoureux accrochés aux étoiles. Fana accordait ses foulées à celles de Manuelo qui cheminait avec difficulté. Il était malade.
Ce qui s’est déroulé à l’intérieur des murs ne se raconte jamais. Les préjugés prennent toujours le dessus. Un Roméo et Juliette version trash dans les colonnes d’un journal régional, à la rubrique faits divers. Puis le papier enveloppe les épluchures de pommes de terre et termine à la poubelle.
Moi qui les ai guettés, épiés et aimés, je veux vous en dire plus.
1- La maison de Fana et de Manuelo
J’étais... Comment pourrais-je vous décrire mon état. Vidé...Le mot est trop faible. Incapable de bouger, de faire un pas, de respirer. Glacé, de l’intérieur, ma carcasse ne se réchauffait pas.
Voilà, elle était partie. Ma Fana avait pris la tangente.
Mon étoile avait filé. Jamais plus je ne verrais sa bouche dégouliner de plaisir, mordant la vie à vitesse enivrante. Jamais plus et cette résonance irréversible me paralysait les membres. Plus de soleil, de lune, de jour, de nuit, rien d’autre que ce manque d’elle et ces heures interminables figées dans le cafard. Ce déferlement de souvenirs qui m’agressait les neurones en démangeant ma viande me filait des maux de crâne. Mes cheveux avaient blanchi et mes yeux vides accusaient les cernes d’un vieillissement prématuré. Combien de temps s’était-il déroulé depuis cette trahison ? Car comment appelez-vous une femme qui vous brame des mots d’amour la veille et qui se barre sans rien dire ?... Pas une seule explication. Une sacrée putain de girouette.
Alouette, gentille alouette, alouette je te plumerai... Non... Je ne lui conseille pas de se pointer à nouveau dans cette baraque. Je pourrais devenir fou. Il vaut mieux qu’elle s’abstienne de tout remords. Je ne veux plus voir sa gueule. Qu’elle reste là où elle est...
Le Cherche-Midi
Les articles de Presse
Le site de la romancière
L’agence Koboy
Le site de la photo de couverture
Oui.
Réaction implacable. Balèze la littérature.
J’ai vu a la téloche un flim ’sew’iss piblik ’ en créole bien français reprise du Raboliot de M.genevois ou genevoix. ; don’t care..
Pitin d’sa race...je reconnais la mon prix spécial d’écriture de 1959..gros bouquin in quarto ou autre joli format..pas sur entre Coty et deGaulle.
Belle édition.. Rien bité à l’époque et à 7 ans de ce magnifique roman, que je viens de tout piger à l’approche de mes 56 ans mardi prochain..
Théorie du personnage à opposer aux caricatures que sont les xxx que l’on veut parfois de nos jours exhiber, par facilité ou par devoir militant.
Première approche..
Ensuite résistance à l’aliénation qui pousse comme au judo à encourager l’opprobre jusqu’à son inanité, faux rapport force/faiblesse.
Puis les mots simples..
Comme l’innocence coupable.
Et nos médailles dans leurs gueules !!!.. Courage.

