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Le Bordel

Catégorie société
Il y a (7) contribution(s).

(JPEG) Dany Cohn-Bendit, qui a parfois encore des remontées salutaires de lucidité juvénile, a une nouvelle fois trouvé les mots justes : "Il faut foutre le bordel à Pékin !"

OK, pas de problème, cher Dany, que dirais-tu si nous reprenions aussi ta formule pour notre cher pays ?

Hého, vous entendez, les lycéens, les parents de lycéens, les profs, les étudiants, vous qui défilez de plus en plus nombreux dans les rues pour hurler votre colère contre le démantèlement de tout le système éducatif ? Vous pouvez gueuler autant que vous voudrez contre les démolisseurs, ils ne vous accorderont rien que vous n’aurez pas été chercher d’autorité. Rentrez-leur dans le lard ! Et surtout ne vous laissez pas abuser par les mirages à gogos qu’ils vont essayer de faire miroiter pour vous embrouiller ?

Discuter, établir un lien avec ces gangsters, autant pisser dans un violon, autant offrir le bras à l’engrenage qui le broiera. "Si tu veux être sûr de perdre à un jeu, joue avec celui qui a inventé la règle", fait dire Keny Arkana à un de ces potes dans un rap prémonitoire (j’espère !) : Le changement viendra d’en bas[1].

Ça n’a jamais été aussi vrai ! Il n’y a plus rien à espérer de ces tordus.

Rien à attendre, sauf le pire !

Demandez donc ce qu’en pensent les protagonistes du Grenelle de l’environnement, roulés dans la farine nauséabonde du ministre Borloo et de ses détestables comparses, sénateurs, députés.

Demandez donc aux ouvriers d’Arcelor-Mittal à Gandrange, bafoués par les promesses du foutriquet de L’Élysée ; aux pêcheurs englués dans leur fuel à prix d’escroc ; aux exclus qui bavent après ce fameux RSA (Revenu de Solidarité Active - sic !) qu’ils N’OBTIENDRONT JAMAIS ; au rmiste qui vient carrément de paumer du fric en acceptant le sale boulot qu’on lui imposait ; à l’infirmière toute seule à se coltiner les misères de dizaines et de dizaines de lits en souffrance ; à la caissière de Monoprix à 1000 balles par mois maxi ; aux retraités, qui ont un peu voté pour ces gangsters (hé hé, avouez-le !), mais qui se retrouvent maintenant à tirer la langue devant l’érosion cataclysmique de leur pouvoir d’achat.

Regardez-bien, même ceux d’entre eux qui tentent de ralentir le sordide rouleau-compresseur, sont contraints à la soumission, comme l’infortunée Kosciusko-Morizet dégueulant ses excuses pour son crime de lèse-voyous ("l’incident est clos", ho ho ho ! ), comme cette oie blanche de Rama Yade, comme la fantomatique Fadela Amara, comme ce pauvre Martin Hirsch...

Non, non, plus rien à espérer, plus rien à attendre de ces voyous, c’est plié ! Ouvrez autant de négociations que vous voulez, dès que vous leur serrerez la main, vous serez dans le mur.

Justement, à propos de murs. Les leurs, à ces salauds, commencent à se lézarder grave. Si on les aidait un peu à tomber ? De toute façon, le bordel est déjà là. Ils ne remonteront pas la pente glissante sur laquelle ils se sont fourvoyés. Et nous ont entraînés. Autant en finir au plus vite avec ce ramassis de tocards et de faux-culs. Remettre un peu les choses à plat avant qu’il ne soit trop tard. Parti comme c’est parti, on va y être forcément contraints d’une manière ou d’une autre, un jour ou l’autre. Tant qu’à faire, prenons notre avenir en main tout de suite, non ?

Qu’en penses-tu, toi, Dany ?

Non, non, je ne veux pas te relancer sur Mai 68. Je sais, et comprends, que tu n’aimes pas ressasser ces vieux souvenirs d’anciens combattants. Mais là n’est plus la question, je te parle de maintenant. Dans une poignée de jours... ...

c’est le 1er mai 08 !

-  Source : Les chroniques du Yéti



Publié le 12 avril 2008  par Le Yéti


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Forum de l'article
  • Le Bordel
    12 avril 2008, par Delcuse
    Suis pas convaincu que Cohen-Bendit soit le mieux placé pour parler de révolte. D’ailleurs, il en est à vouloir foutre le bordel à Pékin, au lieu de nous suggérer de le foutre ici. C’est dire s’il a plutôt vieillit, le Cohen-Bendit. "Le changement viendra d’en bas !" Ben, forcément. C’est pas d’en haut qu’une révolution pourrait se produire. Parfois, il y a de ces propos idiots dans les articles... Franchement... Vous dites qu’il n’y a plus rien à espérer de ces tordus. Mais, pourquoi un tel espoir ? On pouvait espérer de ces gens, avant ? Quand ? Espérer en Giscard d’Estaing ? En De Gaulle ? En Pompidou ? En Mitterand ? Vous délirez ou quoi ? Rappelez-vous ce qu’à fait Mitterand avec les ouvriers sidérurgistes en lutte dans le bassin Lorrain dès le début de son premier septennat... Il n’y a aucun espoir à attendre en dehors de nous-même. Et cet espoir ne peut pas passer par d’autres chemins que celui de la révolte.
    • Le Bordel
      13 avril 2008, par paul
      La révolte ! Vous n’avez plus que ce mot à la bouche... et après, comment vivre ? Vivre c’est à dire transformer la matière pour notre logement, notre santé donc notre nourriture, notre éducation et nos développement culturels : la transformation de la matière ça porte un autre nom que les patrons et les gens de droite méprisent au point de l’avoir employer en place du terme d’exploitation... de même qu’il utilisent communication échange concurrence rivalité outrancièrement et de façons mensongères... alors que ces termes sont antagonistes par les processus qu’ils décrivent... La révolte c’est ce qu’il provoquent pour mieux la détruire : voulez-vous faire leur jeu ? Moi je vous parle de générosité, de résistance et de construction : mais cela demande une dépense énergétique et donc du travail !
      • La révolte.
        14 avril 2008, par Delcuse
        Paul, le travail et la générosité sont incompatible. Quant à la question de la vie, c’est justement parce qu’elle est confisquée, humiliée, soumise à tous les caprices, qu’elle se trouve réduite à ne plus être qu’une fabrique de matière par le travail. Et le peu de poésie que l’on pourrait y trouver est, lui-même, réduit au service de ce système qui réduit tout à de la matière. La révolte, c’est justement vouloir se réapproprier sa vie. Ce n’est pas une provocation, ni une manipulation de la part de riches accapareurs propriétaires. Justement, c’est même totalement l’inverse. Ces gens ont une trouille totale de la révolte. Précision, c’est dans la révolte, par la révolte, qu’une générosité, la construction de la vie, peut se manifester. Mais, bon, Paul, je suppose que tu as lu Marx, donc, je vais pas te faire un cours...
        • La révolte.
          17 avril 2008, par KarL

          Vous parlez d’une révolte, voir d’une révolution. C’est trés bien, mais si par miracle vous réussissiez à réunire suffisemment de personnes pour mener une lutte de quelque nature qu’elle soit, que se passerait il ? Ne pensez vous pas que, apres avoir déposer le gouvernement, le gouvernement provisoir d’alors serai pire que le précedent ? Non pas par leurs agissements, mais bien par son inéluctable( ?) destinée.

          La Rome antique s’est rétrogradé de République à Empire. La France à sombré dans le féodalisme.

          Le monde moderne dans les guerres mondiales, la société internationale dans le mondialisme liberale.

          C’est pas le gouvernement qu’il faut renverser.

          C’est la nature même de l’être humain qu’il faut éduquer.

          On commence par où ? Moi je vous suis, mais uniquement pour un truc qui va tenir la route, pas dans un einiéme cycle de restructuration "sociale" qui sera vouée à sa perte dés sa naissance.

          A mon humble avis il faudra passer par éradiquer l’argent.

          Cordialement.

      • Le Bordel
        17 avril 2008, par Delcuse
        "Moi je vous parle de générosité, de résistance et de construction : mais cela demande une dépense énergétique et donc du travail !" je précise que mon ami Paul, devenu par là même, selon ses critères, mon ennemi, n’a jamais bossé comme manutentionnaire à l’usine ou dans un supermarché. Moi, si. Evidemment, ça fait toute la différence. Le travail auquel il fait allusion, est une douce utopie que n’aurait pas renié Rousseau. Mais, ce n’est pas de cette jolie formule, qui devrait réunir les hommes, dont il s’agit lorsqu’on parle de travail, mais très exactement l’inverse, c’est-à-dire une forme moderne d’esclavage. Mon ami Paul, devenu entre temps un ennemi auto-proclamé par lui même, devrait bien le savoir, lui qui est en chômage, et qui s’en plaint.
        • Le Bordel
          20 avril 2008, par KarL

          Voilà, travailler sur la nature humaine pour révolutionner les esprits.

          Et c’est par cette pirouette que je rebondirai sur les paroles d’un grand sage chinois : « ne fais pas à autrui ce que tu voudrais pas qu’autrui te fasse ». Ce qui en terme de bouddhisme se traduirait par ce concept d’humilité qui oblige à considérer son prochain comme une source de sagesse. Pourquoi ces deux peuples si sage cherchent aujourd’hui à se déchirer de la sorte ?

          Et puis surtout est ce quelqu’un à la veille de cette été a commencé à se demander ce que nous allons faire de nos sdf cette hiver ?

          Enfin pour ce qui est de savoir ce qu’on peut ou pas attendre des « gens d’en haut » (mieux vaut entendre ça que d’être sourd il parait), j’aimerai bien savoir comment ça se fait que dans une démocratie personne n’a peur de mettre en œuvre des politiques nationale et internationale lorsque s’abstient, en moyenne et en permanence, 30% de la population française ?

          Mais que se passe t-il ?

    • Le Bordel
      25 septembre 2014, par sonadesjackson
      Pricey just simply will mean that something costs a tremendous amount, but there is valid reason for the price. Overpriced means that something simply possesses a cost that is vastly in excess of the materials cost + marketing and advertising costs + development rates + manufacturing cost + submission costs + fair revenue. Expensive watches and overpriced watches are incredibly common. And unfortunately overpriced people are too common. At the same time, you need to pay close attention to, "if a brand asks a particular overpriced amount for a wrist watch, but is still capable to sell them, can you still regard the watch as being overpriced ? " The answer will be yes, but you still need the watch fake tag heuer, don’t you ? I will now do not delay- list many (yet not all) of the grounds that watches will be so expensive fake tag heuer watches. These are both in defense in the industry fake cartier sale, and expositive issues that are less glamorous in regard to the luxury industry. The first thing that watch is amazingly obvious, is the visual height of carbon fiber that comprises the head. As someone who incorporates a great love for carbon fiber, and who has items comprised wholly from them, I can say it’s the absolute best that We have seen on a watch and ’moves’ using the light, as good carbon linens should. Additionally, the pushers of this chronograph feel diverse from your average pushers. While first depressed, it gives the characteristic ’click’ which you expect when starting this function, however, each additional push of the same pusher does never. The motion is smooth and silent until the chronograph is stopped along with reset, then watch clicks repeatedly.
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