e-torpedo le webzine sans barbeles



ON
par Andy Vérol

Catégorie free littérature
Il y a (28) contribution(s).

(JPEG)

La peau, on s’y faisait des dessins sur la peau.

Tout le monde se foutait de nous. On faisait des dessins sur nos peaux. On regardait des films porno toute la journée, on s’indignait que nos enfants puissent les regarder, on regardait des films sur les enfants soldats, on trouvait ça caca, on partait bosser chaque jour pour faire fonctionner le système qui nous détruisait.

On ne cherchait pas à voir venir.

On regardait du foot, on installait des panneaux solaires, on affirmait pouvoir changer le monde sans violence sans révolution, c’était tellement aisé avec nos frigos pleins de pots de yaourts pétrole, de kiwi ayant fait 5000 bornes pour finir dans nos estomacs archi pleins.

On regardait des émissions sur les régimes, sur les stars qui se droguaient, on se disait tous de gauche, tous libéraux tous pour l’économie de marché pour les entreprises pour les syndicats pour les retraites, pour les économies, pour les “on n’a pas l’choix, sinon ce seront nos enfants qui paieront la note.

Nos enfants se branlaient sur internet regardaient des gang bands avec la maman qui suce le fiston du nouveau papa de la famille recomposée. On se faisait chier dans les bouchons pour se faire chier dans des hôtels des campings pour râler redire qu’on en avait marre de payer et on payait et on était tous pour le rock et les associations humanitaires, contre les guerres, contre les 4x4, pour les bio-carburants.

On était pour internet et pour une école de meilleure qualité.

On avait des beaux jeans plus si chers et on mangeait des mangues et du saumon fumé à Noël, on ne s’offrait plus des oranges et on aimait les émissions de déco, on trouvait ça utile les psy et le fait de souscrire à des assurances.

On n’aimait pas les mecs riches qui s’en mettait plein les fouilles alors qu’il y avait de la misère, mais on rêvait de gagner au Loto.

On avait peur de la Chine et de la banquise qui fondaient.

On s’achetait de la vaisselle chez Ikéa et on faisait du ski sur herbe. On aimait bien les rebelles et on détestait les pédophiles. On voulait plus de massacres, on soutenait les peuples oppressés à l’occasion des Jeux Olympiques oh les dégueulasses. On détestait les FARC, on adorait les Obama et les films de Tarantino, on soutenait les pêcheurs et on détestait le massacre des poissons...

Et aussi...

Andy Vérol est l’auteur du roman : "Les Derniers Cow-boys français" ausx éditions pimientos



Publié le 28 mai 2008  par torpedo


envoyer
imprimer
sommaire
Forum de l'article
retour haut de page


Si vous appréciez le e-torpedo.net
participez à son indépendance, faites un don.

Contrat Creative Commonsdri.hebergement
Réalisation et conception Zala . Ce site utilise PHP et mySQL et est réalisé avec SPIP sous license GNU/GPL.
© 2005 e-torpedo.net les articles sont à votre disposition,veillez à mentionner, l'auteur et le site emetteur
ACCUEILPLAN DU SITEContact Syndiquez le contenu de ce site Admin