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Le baron EAS : Noblesse oblige ... !! Feuilleton à épisodes N°2

Catégorie société
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Quelle noblesse dans le comportement ?

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feuilleton à épisodes N°2

Lire également : feuilleton à épisodes N°1

Si vous craigniez que ce noble personnage soit dans une situation financière difficile, comme à l’entendre, jetez un œil sur le document :

-  site Wendel

Le patron des patrons sur la liste VIP d’Euralair

Le vol reste un vol ...

LA LISTE des passagers transportés grâcieusement par Euralair s’allonge. Cette petite compagnie d’aviation privée, qui a fait faillite fin 2003, est soupçonnée d’avoir offert de nombreux vols à des hommes politiques de droite comme de gauche et à des personnalités du monde économique. La justice s’interroge également sur d’éventuelles irrégularités dans la gestion de l’entreprise, qui a déposé le bilan avec un passif de 40 millions d’euros.

Outre Jacques Chirac et sa famille, qui auraient bénéficié de vols gratuits jusqu’en 2002 (« le Parisien » et « Aujourd’hui en France » du 21 juin et du 6 juillet), Ernest-Antoine Seillière, président du Medef, aurait ainsi effectué plusieurs trajets sans débourser le moindre centime.

Ces vols auxquels la justice devrait s’intéresser se sont succédés dans la seule journée du 22 août 1998, alors que la société perdait déjà plusieurs millions d’euros par an. Ce jour-là, le patron des patrons, alors président du CNPF, embarque à bord d’un Cessna-Citation 5. Montant de la facture : 84 400 F hors taxes (12 800 €). Une note qui est restée en « attente de facturation » dans la comptabilité d’Euralair. Comme des dizaines d’autres qui n’ont jamais été réglées. Pourquoi une telle générosité pour le baron Seillière ?

Il n’a plus de fonction dans la compagnie mais « emprunte » des avions sans régler la note. L’influent président du Medef est un ami de longue date d’Alexandre Couvelaire, le fondateur d’Euralair. Seillière a, d’ailleurs, été membre du conseil d’administration d’Euralair au tout début de la société, créée en 1962. Alexandre Couvelaire a eu à sa disposition un bureau au dernier étage du luxueux hôtel particulier qui abrite la société d’Ernest-Antoine Seillière, rue Taitbout à Paris (IX e ). Les destins industriels des deux hommes se sont à nouveau croisés quelques années plus tard lorsque Alexandre Couvelaire a quitté Euralair en 1996 pour prendre la présidence d’AOM

AOM et AirLib - Opus 1

La fidélité en amitié ...

Les destins industriels des deux hommes se sont à nouveau croisés quelques années plus tard lorsque Alexandre Couvelaire a quitté Euralair en 1996 pour prendre la présidence d’AOM. En 1999, cette compagnie est rachetée par Swissair. Un an plus tard, AOM et Air Liberté fusionnent en un seul groupe dirigé par Alexandre Couvelaire. Problème : la législation européenne interdit à une entreprise non communautaire de contrôler une compagnie européenne. Qu’importe : l’ami Seillière contribue à la mise en place d’un système complexe pour contourner les règles en vigueur. La holding Taitbout Finances, contrôlée par Ernest-Antoine Seillière, prend 50,38 % du capital d’AOM-Air Liberté, devenant ainsi le gestionnaire de fait de cette entité.

Officiellement, il s’agit d’un « simple hasard » suite à une procédure d’appel d’offres. Contacté par « le Parisien » et « Aujourd’hui en France », le cabinet de M. Seillière confirme que ce dernier a été membre du conseil d’administration d’Euralair jusqu’en septembre 1996, date à laquelle il a donné sa démission, et ajoute qu’il n’a pas de commentaires à faire sur ce qui s’est passé après cette période.

Pendant ce temps, Alexandre Couvelaire rêve de créer un grand pôle aérien privé pour concurrencer Air France. Il multiplie les allers-retours en Suisse, siège de Swissair. Alors qu’il n’a plus aucune fonction à Euralair, il « emprunte » ainsi l’un des avions de la compagnie pour aller à Zurich le 20 septembre 1998 (46 000 F hors taxes, soit 7 000 €). Le 23 juin de la même année, il rejoint des membres de sa belle-famille à Biarritz (54 000 F hors taxes, soit 8 200 €). On n’est jamais si bien servi que par soi-même... Alexandre Couvelaire nous a indiqué qu’il n’avait « aucun commentaire » à faire sur ce dossier.

Son avocat, M e Francis Chouraqui, déplore un « acharnement médiatique ». Ernest-Antoine Seillière, président du Medef, a aidé son ami de longue date Alexandre Couvelaire à contourner la législation européenne lorsque ce dernier présidait AOM. Christophe Dubois, Le Parisien, mardi 20 juillet 2004, p. 15

AOM et AirLib - Opus 2

Pour vivre heureux, restons cachés....

S’il y a un responsable qui a échappé à toute responsabilité dans le dossier d’Air Lib, c’est bien le président du MEDEF, Ernest-Antoine Seillière. Une immunité pour la moins surprenante. En effet, avant mars 2001, date du dépôt de bilan d’Air Liberté, devenu depuis Air Lib, le patron des patrons français était actionnaire à 50 % de la compagnie aérienne via sa holding Marine Wendel. Les 50 autres pour cent étaient détenus par la compagnie helvétique Swissair qui, depuis, a fait faillite, entraînant dans sa chute la compagnie belge Sabena.

L’alliance entre Swissair et Ernest-Antoine Seillière ne relevait pas du hasard. Pour contourner l’interdiction faite à une compagnie installée dans un pays hors de l’Union européenne (en l’occurrence la Suisse) de développer son activité dans les pays de la communauté, Swissair avait utilisé Marine Wendel pour exploiter Air Liberté.

De fait, Ernest-Antoine Seillière s’est prêté à une pratique qu’on appelle le portage avant de décider, à l’instar de Swissair, de se désengager d’Air Liberté, et de provoquer son dépôt de bilan sans payer ses dettes, car on fera observer que ni Swissair ni Marine Wendel n’ont jamais honoré leurs dettes à l’égard d’Air Lib. Nous ne l’avons pas inventé. C’est ce qu’écrit un très officiel rapport réalisé par la très célèbre officine Ernst & Young pour le compte des autorités helvétiques qui enquêtent sur les conditions de la faillite de Swissair.

Valeo

Prends l’oseille et tire-toi !!

2001 : Goutard est donc revenu aux commandes, en qualité de président du conseil de surveillance, le directeur général de Valeo, Thierry Morin, devenant président du directoire.

Sous l’impulsion d’Ernest-Antoine Seillière, les deux hommes se sont fixé comme objectif de faire grimper le titre boursier de Valeo de 49,5 euros (325 francs), actuellement à 56,8 euros (373 francs). Ils veulent aussi augmenter le montant de chaque dividende distribué aux actionnaires. Pour cela, ils cherchent à recentrer l’activité du groupe sur quelques secteurs financièrement les plus rentables, en procédant à des cessions dont les revenus leur permettront de financer d’autres acquisitions incontournables pour développer des activités devenues nécessaires.

Essentiellement financiers, ces choix ignorent les conséquences économiques et humaines qu’ils entraînent, comme les drames vécus à Cahors, Vire, ou encore à Rochester aux Etats-Unis, où le groupe envisage de liquider 3 000 emplois dans son usine de moteurs électriques. Sans compter que, parmi les 75 000 emplois (dont 17 000 intérimaires) que totalise le groupe dans 27 pays, quelque 6 000 devraient être transférés de l’Europe occidentale vers l’Est et des États-Unis au Mexique.

Noël Goutard : le coupeur de têtes de Valeo

-  site : labaseob

Thierry Morin : il rappelle que les Chinois touchent 35ct d’euros de l’heure :
-  site cequilfautdetruire

Cap Gemini vs Ernst&Young :

ENRON, mon modèle ...

1984 (environ ?) : grâce à ses bonnes relations avec la banque Lazard, Ernest-Antoine Seillière entre au capital de Cap Gemini Sogeti.

1998 : Cap Gemini a enregistré un chiffre d’affaires de 26 milliards de francs dont 6,2 milliards en France et compte parmi ses actionnaires la CGIP d’Ernest-Antoine Seillière.

1999 : Ernst & Young a réalisé 9,1 milliards de dollars d’honoraires.

2000 : Cap Gemini devient un géant mondial en rachetant en actions Ernst & Young Consulting

2001 : Diminution de moitié de la participation de la CGIP dans CapGemini-Ernst & Young

2002 : Les quatre grands cabinets d’audit et de conseil se partagent la dépouille d’Andersen, emporté par l’affaire Enron. Ernst & Young devrait reprendre les activités françaises. Pricewaterhouse Coopers a repris celles de Hongkong et de Chine ; Deloitte Touche Tohmatsu, celles de Grande-Bretagne et d’Espagne. KPMG récupère le Japon.

EAS -> Banque Lazard -> Eurazeo -> Carlyle -> Politique Internationale -> Gouvernements

Banque Lazard : Jetez un œil sur le groupe Carlyle :

-  site isuisse]

La banque Lazard associée avec EuraZeo sont membres de ce groupe en France. Encore un groupe de pression énorme dans lequel EAS a des amitiés solides.

Scandale traffic en Afrique : Valéry Giscard d’Estaing apparaîtra ici ou là, comme la Banque Lazard qui lui est proche, ou son ancien conseiller Charles Debbasch. La plaque tournante zaïroise La Côte d’Ivoire, le Cameroun ou le Gabon sont beaucoup plus voyants dans la Françafrique que le Zaïre. Nous commencerons pourtant par examiner les liaisons franco-zaïroises, car ce pays très vaste, à la population nombreuse et potentiellement très riche est, sous l’apparence anarchique, un modèle contagieux d’exploitation criminelle.

Crédit Lyonnais : Mais d’autres problèmes apparaissent. Dans certaines entreprises surendettées, il est plus avantageux de transformer les junk bonds en actions et de prendre le contrôle de la compagnie pour la redresser.

Dès 1992, Black commence à mettre en oeuvre cette stratégie. Or, la législation américaine interdit aussi à une banque étrangère de prendre plus de 25 % d’une société commerciale. « On a alors réfléchi à de nombreuses solutions avec l’aide de la banque Lazard, raconte un cadre du Lyonnais de l’époque. Comme de vendre Altus à Thomson, aux AGF ou à Elf. Mais personne n’était acheteur. » A part les junk bonds, Altus regorge en effet de pertes potentielles. voir :

-  site denistouret

1988 : Messier va orchestrer les privatisations, notamment TF1 et Havas dont il renouvellera les deux tiers des administrateurs. C’est l’époque des noyaux durs. PS et RPR placent leurs pions. Un baron du RPR reconnaîtra : "Avec Havas, on est peut-être allé un peu trop loin dans le copinage". Devenu associé gérant dans la banque d’affaires Lazard en1988, il fait renflouer Hachette mis en difficulté par les pertes de la Cinq et la fusionne avec Matra, prépare la privatisation de la BNP.

Bien sûr, la banque Lazard a discrètement profité des privatisations lancées par Balladur, alors Premier ministre, et souvent instruites par Messier : "Lazard n’a pas obtenu de mandat vendeur de la part du gouvernement. C’eut été trop voyant. En revanche, la banque a engrangé beaucoup de mandats acheteurs"

3 Mars 2005 : Edouard Stern trouvé assassiné à genève. Edouard Stern, s’était marié avec la fille de Michel David-Weill, patron de la banque Lazard qui avait fait de lui son dauphin avant de le démettre de ses fonctions. Edouard Stern gérait sa fortune personnelle depuis après avoir quitté la direction de la banque Lazard en 1997. En avril 2003, M. Stern a ensuite été évincé du Conseil d’administration du groupe français Rhodia spécialités dans le chimique, après avoir tenté de renverser le PDG Jean-Pierre Tirouflet.

Non, non, CapGemini Ernst&Young n’est pas comme Andersen !!!

2001 : CGIP revend une grande partie des titres Ernst & Young au moment même où celui-ci fait un rapport assez ennuyeux sur marine Wendel pour l’affaire AirLib/SwissAir.

2003 : Dix ans de comptes plombés : Le Conseil d’Etat genevois n’est pas du tout satisfait du travail déployé par la fiduciaire Ernst & Young SA, dans son mandat pour la Banque cantonale de Genève (BCGe). Il l’a fait savoir à la société de révision comptable en lui collant une plainte civile devant le Tribunal de première instance de Genève, pour lui réclamer la bagatelle de 3,1 milliards de francs de dommages intérêts, a communiqué hier Robert Cramer, vice-président du Conseil d’Etat.

Au contraire des procédures pénales déjà ouvertes contre les ex-dirigeants de la banque, visant à les punir des erreurs commises, cette démarche civile devrait contraindre la fiduciaire à réparer le « très lourd » dommage financier que ses « actes et omissions » ont fait subir au canton.

2004 : Canada : Les rapports de presse affirment que Heico a acquis le contrôle d’Ivaco par la LACC en assumant environ 150 millions $ de dette garanties et en promettant de verser 225 millions $ aux débiteurs-en-possession et autres créanciers. Pour faciliter le coup, plus tôt cette année, quand les prix de l’acier ont commence à grimper, et avant que l’acquisition ne soit annoncée, le contrôleur Ernst & Young a sous-évalué l’inventaire d’acier d’Ivaco de 88 millions $ et les avoirs de la compagnie d’environ 100 millions $.

Certains prétendent maintenant qu’Ernst & Young a ainsi forcé Ivaco à afficher un plus grand déficit et accéléré la restructuration et la vente pour presque rien. Ceux qui ont suivi l’affaire de près notent que ces sous-évaluations ont eu pour conséquence qu’en prenant le contrôle d’Ivaco, les vautours de Heico mette automatiquement la main sur un crédit de 188 millions $. Et ce n’est pas tout. Aussitôt que l’entente sera finalisée, Heico réclamera les 200 millions $ de profits réalisés jusqu’à présent cette année !

2004 : Ernst & Young se voit en effet reprocher dans ce dossier de n’avoir pas respecté les règles d’indépendance de l’audit des sociétés cotées. De 1993 à 2000, un contrat de développement et de promotion d’un logiciel aurait été signé par le cabinet avec l’éditeur PeopleSoft, alors que les comptes de ce dernier étaient audités par Ernst & Young.

Etc..etc...

Coup d’éclat de l’assemblée générale de Wendel-Investissements de 2001

La famille, c’est important ...

On fait campagne ouvertement pour un changement de génération. On critique en coulisses les choix d’investissement d’Ernest-Antoine Seillière. Une fronde qui se nourrit des très mauvais résultats des entreprises dans lesquelles la famille a pris des participations.

Cap Gemini, la valeur star de Wendel, s’effondre en Bourse. L’équipementier automobile Valeo ne va pas bien. La compagnie aérienne AOM, dont Marine Wendel détient 51 % du capital, plonge. L’image de la famille est éclaboussée. Seillière a beau expliquer qu’il n’est pas gestionnaire mais actionnaire, le bilan est sans appel : une faillite fracassante et 1 300 suppressions d’emploi.

Le baron va profiter de cette crise pour donner quelques gages à la génération montante. Il lui ouvre le conseil familial. Il renouvelle presque en totalité le management de la CGIP, l’ancêtre de Wendel Investissement. Il va chercher à l’extérieur Bernard Lafonta, 42 ans, jeune X-Mines passé par les cabinets ministériels sous la gauche, et promis à une belle carrière chez BNP-Paribas. Avant d’accepter le poste, Lafonta s’inquiétera d’une seule chose : « Quelle sera ma marge de manoeuvre ? » Seillière lui assure une totale tranquillité. La famille ? Il en fait son affaire, puisqu’il en sera demain le seul et unique chef.

Pierre Celier, 87 ans, est en train de prendre du champ. Hubert Leclerc de Hauteclocque et Louis-Amédée de Moustier, respectivement 77 et 76 ans, vont bientôt passer la main. Le baron a du temps et pas de rival. Il sait ce que la famille attend de lui : délivrer son confortable dividende. Lequel n’a jamais baissé depuis vingt ans, même lorsque le groupe traversait les pires difficultés. « C’est important cette sécurité pour certains retraités qui, après avoir payé l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune), n’ont plus grand-chose de côté », dit sans rire un héritier.

Pour cela, Ernest est prêt à beaucoup de choses. Comme loger des participations de Wendel Investissement dans une société néerlandaise pour bénéficier d’une fiscalité plus favorable...

-  Libération

Editis - Lagardère

Mascarade dans l’édition...

On se souvient peut-être que lors de la vente à Lagardère, le ministre de la culture de l’époque, Aillagon, s’était élevé contre les fonds d’investissement, dépeceurs d’entreprises.

Plus récemment il déclarait : « Ce que je redoute, ce sont les solutions menées par les fonds d’investissement pressés de réaliser sur le court terme leurs plus-values, sans se soucier du développement national et international de l’ensemble »

Résultat des courses, c’est bien un fonds d’investissement qui l’a emporté !

Seillière, connaissant par cœur objections et réticences des milieux professionnels, s’est employé à convaincre une presse bienveillante qu’il a défini pour Editis une stratégie industrielle, fondée sur de vigoureux investissements. Mais il faudra bien qu’il rende des comptes aux autres héritiers Wendel et à tous les actionnaires, attentifs à maintenir les taux de rendement qui leur ont été promis en assemblée générale, en particulier ceux qui, au sein du fonds, sont les relais de fonds de pension anglais et américains, dont on sait qu’ils ne plaisantent pas avec le calcul du retour sur investissement.

Pour satisfaire Bruxelles, Lagardère aurait donc fait mine de vendre au plus offrant - mais il n’y a pas eu d’enchères, comme certains l’ont cru, et le fonds Wendel aurait bénéficié d’informations qui n’auraient pas été communiquées aux autres candidats au rachat - c’est ce qui fonde la plainte des Editions Odile Jacob (candidate au rachat, appuyées elles aussi par un fonds d’investissement et une banque) devant les tribunaux...

On a appris ultérieurement qu’un autre candidat aurait proposé une somme supérieure à celle (660 millions d’euros) qui doit être versée par Wendel Investissement.

KKR - fonds d’investissement américain

Débarquement des américains chez Legrand ...

Au milieu des années 1990, le mythique fonds d’investissement avait déjà tenté d’acquérir dans l’Hexagone la Générale de Santé. « A cette époque-là, nous avons eu des doutes concernant le potentiel d’une entreprise de soins à but lucratif en France », se souvient Ned Gilhuly. Cependant, explique-t-il, après cette expérience, « nous avons réalisé une étude de marché minutieuse qui nous a convaincus de développer une implantation locale ».

KKR a ainsi chargé le cabinet de chasseurs de têtes Heidrick & Struggles de recruter une grosse pointure en France. La perle rare devra être un opérationnel, pour coller à la culture maison. « Aujourd’hui, le marché est beaucoup plus concurrentiel. Il faut pouvoir démontrer sa capacité à comprendre la stratégie industrielle des entreprises que l’on envisage d’acquérir et expliquer comment on peut les aider à se développer à moyen terme. C’est un avantage pour KKR car nous avons une mentalité d’industriels », poursuit le natif du Connecticut qui a passé beaucoup de temps en France en 2002, où il a, paraît-il, fait de gros efforts d’acclimatation, allant jusqu’à goûter aux mignonnettes de veau à Limoges, le fief de Legrand !

KKR, en outre, a su s’appuyer sur le meilleur des relais, l’un de ses fondateurs, Henri Kravis. Marié à une économiste montréalaise administrateur de Vivendi Universal (VU), il est propriétaire d’un appartement Rive gauche. « Henri Kravis est très impliqué dans nos activités, particulièrement en France », reconnaît Ned Gilhuly.

L’homme est lié depuis une dizaine d’années avec Ernest-Antoine Seillière, le président de Wendel, qu’il a rencontré au Bilderberg, un cercle très fermé de grands patrons internationaux. Habitués à chasser ensemble, ils ont formé le ticket gagnant pour séduire Henri Lachmann, président de Schneider Electric, autre administrateur de Vivendi Universal.

Voir aussi :

-  Stopusa

« Liée au complexe militaro-industriel et à Israël Mais en parcourant la liste des administrateurs d’Hasbro, on tombe sur un autre nom extrêmement intéressant : Marie-Josée Kravis est ou a été administratrice de Ford, Canadian Imperial Bank, Vivendi Universal et Hollinger.

Cette société est liée à la droite dure US et aux services de renseignements israéliens puisque leur ancien chef Shlomo Ben Gazit siège dans un comité de Hasbro. Elle contrôle divers journaux britanniques et israéliens qui ont joué un rôle de tout premier plan dans le dossier irakien. Marie-José Kravis a aussi été administratrice de Seagram. Dont le patriarche Edgar Bronfman Sr. est président du très influent lobby du ‘Congrès Juif Mondial’. Elle siège aussi à la direction d’un think thank US conservateur, l’Institut Hudson. Bush Père l’avait nommée au conseil du secrétariat à l’énergie.

Sur le site du Council on Foreign Relations, organe majeur où se discute et décide la politique internationale US, elle est présentée comme « experte » en économie internationale, politique publique et stratégie.

Son mari, Henry Kravis, occupe le 351e rang de la liste Forbes des hommes les plus riches du monde avec une fortune estimée à 1,3 milliards $. Sa firme KKR a possédé ou possède en tout ou en partie plusieurs firmes significatives : Safeway, Union Texas Petroleum, Duracell, American Re Insurance, Nabisco...

Enfin, à ceux qui s’étonneraient si un tribunal français se montrait peut-être complaisant envers une société US, signalons que KKR est le principal actionnaire de la société française électrique Legrand. Dont le président est Ernest-Antoine Seillière, patron du Medef, c’est-à-dire patron des patrons français. Le monde du business est petit.

Parmi les autres administrateurs actuels d’Hasbro, on trouve encore Jack Greenberg, ex-boss de McDonalds, Paula Stern, ancienne présidente de la Commision du Commerce International des Etats-Unis, Sylvia Hassenfeld (American Jewish Joint Distribution Committe) et Alan Batkin, vice-président de Kissinger Associates.

Cette société de consultance fait profiter les multinationales US des conseils expérimentés du “Docteur Henry", qui fut le boss de Pinochet et de quelques-uns uns des dictateurs les plus sanglants de la planète.

Conclusion : Hasbro, ce n’est pas du tout un jeu. Ni pour des dizaines de milliers de travailleurs du tiers monde, surexploités au bénéfice d’actionnaires et administrateurs richissimes comme Kravis et Wolfowitz. Ni pour son rôle aux côtés des agressions militaristes US et israéliennes. Hasbro est un élément du complexe militaro-industriel qui a mis en place le régime Bush et sa guerre globale. »

Quelle noblesse vis à vis de ses protégés : les entreprises ?

Comprendre le LBO ou la nouvelle stratégie de Wendel

L’acquisition de Legrand (avec KKR) ou Editis témoignent de la nouvelle stratégie du groupe Wendel : le LBO (leveraged buy-out).

Merci à l’AFIC (organisme qui se charge de promouvoir le LBO). Jetez un œil sur l’organisation de l’AFIC et vous serez rassurés sur la déontologie ;-))

-  site Afic

Le document explicatif est disponible sous :
-  123venture

Le but : acheter quelque chose qui marche bien pour faire des plus-values

Un LBO (Leverage Buy Out) peut être défini comme l’achat d’une entreprise saine, financé partiellement par des emprunts,dans le cadre d’un schéma financier, juridique et fiscal spécifique où les dirigeants repreneurs sont associés en partenariat avec des investisseurs financiers spécialisés en vue de réaliser ensemble une plus-value à moyen terme.

Achat : changement de contrôle mais en faisant plaisir aux actionnaires

Entreprise Saine : choisir une victime en bonne forme

Le LBO concerne des entreprises industrielles, commerciales ou de services d’une certaine taille (effectif de quelques dizaines à plusieurs milliers de personnes...) et dont la valeur excède les capacités financières d’un dirigeant repreneur individuel (valeur de quelques millions à plusieurs milliards d’euros). L’entreprise doit être financièrement saine, rentable et disposer de solides atouts concurrentiels.

Financement : pour acheter, il faut être gros (holding) et avoir des banquiers « copains » L’achat est réalisé via un holding de reprise, qui détiendra les titres de la cible et supportera les emprunts correspondants. D’une durée de l’ordre de sept ans, les emprunts d’acquisition sont remboursés grâce aux dividendes versés au holding de reprise par la cible. Les emprunts bancaires du holding de reprise sont garantis par les titres de la cible. Fiscalité : en plus on a une déduction fiscale Il est préférable que le holding de reprise détienne au moins 95 % du capital et des droits de vote de la cible, ce qui permet de déduire les frais financiers de la dette d’acquisition du bénéfice imposable de la cible en application du régime de l’intégration fiscale. Repreneurs : Attention, opération réservée aux costauds de l’économie Les dirigeants repreneurs de la société acquise sont étroitement associés au montage de l’opération et détiennent une part significative du capital du holding de reprise. Dans certains cas, ils peuvent apporter au holding de reprise les actions de la cible qu’ils pourraient détenir. Objectif : s’enrichir personnellement en revendant assez vite la cible L’objectif prioritaire des investisseurs financiers et des dirigeants associés est de réaliser une plus-value à moyen terme lors de la revente de la cible. S’ils réalisent une très belle performance en ligne supérieure aux objectifs, il est habituel que lors de la sortie, les investisseurs financiers rétrocèdent aux dirigeants associés une fraction de leur " super plus-value ". Grâce aux LBO, les dirigeants ont la possibilité de se constituer un patrimoine personnel pouvant être très important.

Ce moyen de réaliser des OPA n’est pas récent et il sévit depuis longtemps aux Etats-Unis.

Le fait que la revente (et l’acquisition) entraîne le plus souvent par une restructuration et donc des licenciements, n’est qu’un effet de bord, dont nos amis financiers n’ont cure !!

En fait, des grosses entreprises avec des moyens importants et un bon jeu de relations peuvent ainsi absorber n’importe quelle entreprise ou société, uniquement pour faire plaisir à leurs actionnaires. Il est ainsi clair que les objectifs et les difficultés de ces « décideurs » sont loin de ceux des patrons de PME/PMI, TPE ou des artisans. Cependant, seul le MEDEF est visible dans le média ou en politique. Nous pourrions raisonnablement nous poser la question des relations entre ce MEDEF et ces structures plus petites.

Entreprises françaises en difficulté ! Oui, mais lesquelles ?

En 2002, les patrons des sociétés du CAC 40 ont vu leur rémunération augmenter en moyenne de 13% en 2002, avec un revenu moyen de 2,07 millions d’euros, alors que l’indice boursier chutait dans le même temps de 33%, selon une étude publiée fin juin par le Journal des Finances. En tant que président de la holding Wendel Investissement, M. Seillière a touché en 2002 un salaire de 1,37 millions d’euros, indiquait le 9 juillet le quotidien Libération

Quoi ? Le MEDEF ne représenterait que les grosses entreprises du CAC40 et les donneurs d’ordre ?

Et les PME/PMI, alors... ?

Les PME/PMI sont représentées en France, par la CGPME :
-  cgpme

Créée en octobre 1944, la CGPME assure une mission de représentation des PME de 0 à 500 salariés (soit plus de 90% des entreprises françaises). Elle défend « celui qui engage dans son entreprise tout son avoir financier ». Le « patronat réel » se distingue du « patronat de gestion » lequel dirige une entreprise qui ne lui appartient pas.

La représentativité des "syndicats" patronaux est un amusant sujet : le Medef ne fait pas recette avec seulement 11,3 % des suffrages exprimés aux dernières élections prud’homales qui ont vu 73 % d’abstentions dans le collège employeur. Lui qui donne en permanence des leçons de représentativité, n’en a guère.

Janvier 2001 : Retraites. Le patronat de l’artisanat et des PME se démarque de l’appel du MEDEF à ne plus verser les cotisations vieillesse. Le MEDEF prétend parler au nom de tous les entrepreneurs, mais son dogmatisme contraste avec les réalités des pratiques d’entreprises.

Avril 2004 : Les Français et l’entreprise : La CGPME réunit 52% d’opinions favorables, devant l’ensemble des autres organisations syndicales patronales ou salariales. Citons, dans un ordre décroissant : l’UPA 51%, la CFDT 48%, la CGT 45%, FO 45%, la CFDT 42%, la CGC 42%, le MEDEF 24%.

-  cgpme

15 Juin 2004 : Relation MEDEF avec les PME/PMI

" Il y a un blocage de nos adhérents sur cette question, les grands donneurs d’ordres représentés au conseil exécutif du MEDEF ne veulent pas qu’on en parle. Il y a un veto interne sur ce sujet. " C’est tout ce qu’on voulait savoir. Et pour être sûr, on ose une dernière question : " Est-ce à dire que le MEDEF ne parlera jamais de la relation entre les PME et les grands donneurs d’ordres ? " La réponse claque : " Effectivement, nous ne voulons pas en parler. Adressez-vous plutôt aux fédérations industrielles. "

Juillet 2004 : le MEDEF soutient les brevets logiciels alors qu’il est clair que ce mécanisme va nuire irrémédiablement aux PME/PMI.
-  Medef

30 Septembre 2004 : Le MEDEF désavoué par 94 % des patrons ?

L’IFOP, pour le compte du journal "Le Nouvel Objectif", a sondé 801 patrons du département du Rhône pour savoir par qui ils se sentent représentés : leMEDEF, la CGPME (Confédération générale des Petites et moyennes entreprises) ou par aucun des deux.

Réponse : 23 % des sondés se sentent représentés par la CGPME. 6 % seulement se reconnaissent dans le MEDEF, ce qui indique par défaut que 94 % des patrons sondés désavouent l’excellent Seillière.

Cette information est reprise par l’hebdo "Politis" (jeudi 30 septembre,page 12) qui ajoute avec raison : "Gageons qu’un sondage identique au niveau national donnerait le même résultat".

Quoi ? Le MEDEF ne représenterait que les grosses entreprises du CAC40 et les donneurs d’ordre ?

Et les TPE (Très Petites Entreprises), alors... ?

6 Avril 2005 : TPE et MEDEF, même combat ?

Le Medef "vote oui" à la Constitution européenne, a déclaré mercredi à Pékin le président du Medef, Ernest-Antoine Seillière, de passage en Chine à l’occasion du 11ème colloque économique franco-chinois. Il a toutefois précisé "que "ce sont bien sûr les deux millions d’entrepreneurs et de cadres dirigeants qui les accompagnent qui déterminent en citoyen leur position." Et justement, selon le baromètre trimestriel Ifop/Fiducial, rendu public mercredi, environ 54% des patrons des très petites entreprises (TPE, moins de 20 salariés) voteraient "non" au Traité constitutionnel européen.

Quoi ? Le MEDEF ne représenterait que les grosses entreprises du CAC40 et les donneurs d’ordre ?

Et les Artisans, alors... ?

Les artisans sont représentés en France, par l’UPA :
-  UPA

Créée en 1975 : elle est pour les 35 heures, la retraite par répartition, et craint la concurrence des PECO (Pays d’Europe Centrale et Orientale). Tout le monde sait que ces PECO sont une manne géniale pour les consortiums et les multinationales. De quoi comprendre certaines divergences de point de vue...

27 Mars 2001 : Quoi, on veut nous écarter ?
-  UPA

25 Avril 2002 : L’UPA met en avant son statut d’acteur représentatif dans le secteur de l’artisanat et conteste la représentativité du MEDEF sur ce terrain...

-  Eurofound

Europe : C’est quoi, l’UNICE ?

Dans les grandes lignes l’UNICE est le pendant du MEDEF à l’échelle européenne, D’ailleurs nous y trouvons le pendant des autres structures aussi. Ce qu’il faut garder en tête, c’est que les enjeux, les objectifs et les moyens sont totalement différents. L’entreprise nationale, familiale ou l’artisan n’y a plus sa place.

Pour la résolution des problèmes dans le marché intérieur, au service des entreprises :

SOLVIT repose sur deux piliers. Le premier est une base de données en ligne, facile à utiliser, qui permettra aux centres SOLVIT d’enregistrer les cas rencontrés et d’échanger des informations entre eux. Le second pilier est un ensemble de principes de travail, s’adressant aux centres SOLVIT, qui définit leurs responsabilités et les délais assignés à l’instruction des dossiers (en principe, 10 semaines). Le conseil du marché intérieur a, dans sa résolution du 1er mars 2002, confirmé l’engagement des États membres vis-à-vis de l’utilisation effective du système et des principes posés.

SOLVIT : Allez sur le site et vous verrez que Francois Loos vous renseigne. Mais qui est-il ? Il est ministre délégué au Commerce extérieur en France. Apprenez à mieux le connaître :

-  Hors-agcs

-  l’Expansion

Institutions

Le Groupe Politique des Entreprises (GPE) conseille. Organe consultatif de haut niveau conseillant la Commission sur la politique d’entreprise, le groupe politique d’entreprise (GPE) a été créé en novembre 2000. Le GPE se divise en deux formations : un groupe comprenant les directeurs généraux responsables de l’industrie et des PME dans les États membres, et une chambre professionnelle rassemblant un échantillon représentatif des entreprises européennes présentes dans l’industrie, les services et l’action syndicale ou dans l’encouragement de l’innovation.

Dialogue Social : En décembre 1998, l’UNICE (Union des confédérations de l’industrie et des employeurs d’Europe) et l’UEAPME (Union européenne de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises) ont conclu un accord qui définissait leur coopération future dans les réunions de dialogue social, y compris lors de négociations, et dans lequel les préoccupations des PME étaient dûment prises en compte. En 1998 également, le Comité permanent de l’emploi a été réformé et rationalisé. Cet organe sert de forum de discussion entre le Conseil, la Commission et les partenaires sociaux en matière de stratégie pour l’emploi. Les employeurs sont représentés au sein du Comité par l’UNICE, le CEEP, l’UEAPME, Eurocommerce (Association du commerce de la Communauté européenne) et le COPA (Comité des organisations professionnelles agricoles de l’Union européenne).

En résumé provisoire, malgré une apparente cohésion entre ces trois syndicats patronaux nationaux, les points de divergence sont nombreux. Cette façade n’est pas surprenante car elle émane tout simplement des différences dans les structures, les tailles et les intérêts des différents types d’entreprises.

EAS vient de s’envoler vers d’autres sphères encore plus éloignées des problèmes des PME/PMI ou des artisans, laissant le bébé à ... Guillaume Sarkozy (patron de Tissage de Picardie). Fin 2004, il a annoncé 15 suppressions de postes sur 95. "ça lui va bien, au patron, d’ouvrir au MEDEF des négociations sur le sort des séniors. Quand il licencie, il commence par les plus vieux !"

Quelle noblesse dans les déclarations ?

Directive Bolkestein : Le Baron Ernest-Antoine Seillière.déclarait dernièrement que la proposition de directive Bolkestein sur la libéralisation des services représente « une belle opportunité » pour les entreprises françaises.

UNICE : Comme le révèle le journal « L’Humanité » (19-20 mars 2005), dans des documents internes, l’UNICE affiche son soutien résolu au traité établissant une Constitution pour l’Europe :

« La référence à une Union européenne hautement compétitive a été incorporée dans la première partie de la Constitution parmi les objectifs de l’Union.(...), la nouvelle Constitution donne à la compétitivité une place réellement prééminente. »

« "L’UNICE est satisfaite que le traité constitutionnel n’accroisse pas les compétences de l’Union européenne dans le domaine social, pas plus qu’il n’étende l’utilisation de la majorité qualifiée. »

« L’UNICE est ravie que les décisions du Conseil à la majorité qualifiée soient généralisées, sauf dans les cas prévus par la Constitution, comme la fiscalité et les politiques sociales, où l’unanimité demeure."

Féminisme (propos pas de EAS mais d’un membre du MEDEF) Dans un article intitulé « 25 000 patrons réunis par le Medef dénoncent une réforme "archaïque" », Le Monde du 6 octobre 1999 cite les propos d’un chef d’entreprise, Jean-Paul Luce : « Le problème, c’est Martine Aubry. Cette dame est dogmatique. C’est une frustrée. Comme dirait Bigeard, il faudrait lui envoyer un parachutiste ! »

Ces propos, rapportés par la journaliste Caroline Monnot, ont été prononcés devant témoins le 4 octobre.

Durée du travail
-  site tendance floue

"La limite de travailler plus pour gagner plus est, pour nous, clairement posée par une directive européenne qui dit ’48 heures par semaine’. C’est pour nous la limite du travail en entreprise en Europe. C’est le cadrage social tel que nous pensons qu’il devrait exister dans de nombreux domaines" a poursuivi M. Seillière, citant ainsi la directive européenne de novembre 1993.

5 Octobre 1999 : Grand raout d’entrepreneurs aigris, hier après-midi à Paris : « Qui fait la richesse de la France ? » « C’est nous ! » hurlent 25 000 bouches ravies. « Qui assure l’emploi de millions de Français ? » « C’est nous », hurlent-elles encore plus fort. « Qui est ignoré, méprisé ? » « C’est nous ! » s’étranglent les entrepreneurs, ravis.

5 Octobre 1999 : Même Juppé paraît socialiste Ainsi, aux termes de l’article 13 du prochain projet de loi, les plus-values des stock-options ne seront plus imposées qu’à hauteur de 26% (contre 40% actuellement), et le délai de détention des stock-options avant de pouvoir acheter l’action est ramené de cinq à trois ans. « Enfin, et surtout, parce que, contrairement aux dispositions prises par [le finalement très socialiste] Juppé, les entreprises n’acquitteront plus de charges sociales quand elles distribueront des stock-options ». Selon le magazine l’Expansion, les plus-values virtuelles représenteraient une trentaine de milliards de francs.

Octobre 2001 : Ingérence des patrons dans le débat public

« Quelle part les entrepreneurs doivent-ils prendre dans le débat qui s’ouvre dans notre pays avec les échéances électorales capitales du début de 2002 ? Je réponds sans hésitation : la plus large possible. (...) Faire entendre la voix des entrepreneurs dans la cité, au nom de la société civile à laquelle nous appartenons et dont nous sommes un élément essentiel. Inspirer et encourager les futurs élus à prendre énergiquement le chemin de la refondation avec courage et hauteur »
-  Le Monde

2003 : Nous avions compris...

"Le Medef souhaite proposer à la société française et à ses partenaires d’innover, sans hésiter à remettre en cause les systèmes sociaux existants, à l’origine de nombreux dysfonctionnements."

22 Juillet 2003 : les intermittents du Spectacle coûtent cher Faux. EAS ment encore une fois. Mais pourquoi ?
-  site Rushes

2004 : Le Medef soutient le SPAM

"L’Assemblée nationale a adopté, en deuxième lecture, le projet de loi pour la confiance dans l’économie numérique. Les députés ont adopté plusieurs amendements répondant aux demandes des entreprises et du MEDEF. Ils ont notamment limité l’obligation de recueil du consentement préalable à toute prospection par courrier électronique, télécopie ou automate d’appel de personnes physiques."

Août 2004 : Une logique singulière « L’affaire » Bosch, entreprise qui demande à ses salariés de « travailler plus pour garder leur emploi » démontre « qu’actuellement en France, on ne travaille pas assez pour être compétitif ».

Aout 2004 : SMICard, envoyez vos dons à EAS ... Seillière attaque en force et réaffirme « le SMIC est trop élevé en France, non pas en termes sociaux mais en termes économiques »

14 Aout 2004 : moralité élastique et à géométrie variable "si les gens sont partis avec de l’argent en trichant, c’est tout de même parce que la fiscalité est devenue tellement insupportable que beaucoup ont cru devoir le faire".

-  site anneau de la justice

5 Septembre 2004 : "Les salaires tout compris (bonus et avantages en nature) des 40 patrons hexagonaux dont les entreprises sont cotées au premier marché ont connu une hausse moyenne en 2000 de 36%, en 2001 de 20%, en 2002 de 13%, et en 2003 de 11%. Ils sont les mieux payés d’Europe", souligne Le Canard Enchaîné du 26 mai. Ils sont aussi "champions du monde des stock-options". A part cela, comme éructe Seillière, le Smic est "trop élevé" et les charges insupportables...

5 Février 2005 : EAS menteur ! Le patron du MEDEF affirme que le partage de la richesse n’a pas évolué au détriment du travail. Les chiffres le démentent ->

-  Humanité

Mars 2005 : Nous sommes honnêtes, mais on ne sait jamais...

Le Monde du 24 février 2005 révèle des extraits d’une note du MEDEF des Hauts-de-Seine à ses adhérents sur la conduite à tenir en cas de garde-à-vue : "Convoqué par le police, habillez-vous d’un jogging, enlevez votre cravate et prenez des chaussures sans lacet ; revêtez un pull chaud, les cellules ne sont pas chauffées ; ne prévenez surtout pas votre conjoint ; durant l’interrogatoire, dites-en le moins possible".

L’amitié en affaire a des limites : "Evitez l’erreur de faire état devant un policier de protections. Surtout, ne prononcez pas de phrase du genre : "Je prends mon petit-déjeuner avec Sarkozy." De toute façon, vous ne serez jamais soutenus par vos relations."

Etc, etc, etc ... jetez un œil sur :
-  lire

Conclusion

De noblesse, vous l’avez compris, il n’en est pas question, sauf peut-être concernant l’attitude suffisante et méprisante. Mais n’est-ce pas finalement, qu’un digne représentant des gens de sa race ? Oh, je ne veux pas vous faire le coup du grand patron qui mange les entrailles des travailleurs devant leurs enfants. Tout ceci est devenu malheureusement un lieu commun.

Lorsque EAS est apparu aux yeux des français, c’était lors de son arrivée au CNPF. Son prédécesseur a dit : « je laisse ma place à un tueur !! ». Il ne se trompait pas beaucoup. Très vite, par des méthodes bulldozer, notre champion a rapidement imposé son style : « un organisateur de combats de coqs ». Sous son œil attentif, les coqs s’écharpent joyeusement pendant que les parieurs misent et que tout ce petit monde, en final, se fait plumer.

Ce champion de la réussite pourrait faire l’objet d’une certaine admiration de la part de ses ouailles, adeptes de la secte ultra libérale. Mais de quelle étroitesse d’esprit, l’admiration d’un type aussi « gros sabots » pourrait émaner ?

Non, en ce qui me concerne, hormis le dégoût que ce personnage m’inspire, il soulève, selon moi, un problème et un questionnement.

Le problème est le suivant : voilà un personnage qui est né habillé. Il ne s’est pas fait tout seul, la famille Wendel l’a largement épaulé dans tout son parcours, du financement des études habituelles dans ce milieu jusqu’au passage de pouvoir dans la holding familiale. Rien a voir avec un « self made man », sa route était tracée d’avance et seul un miséreux intellectuel aurait pu rater une voie aussi royale. Et bien c’est ce qu’il a failli faire à de nombreuses reprises.

Seulement voilà... Là où EAS a du nez, c’est lorsqu’il comprend que la meilleure façon de bétonner une situation, c’est de la noyer dans un tissu de relations.
-  Et que je suis membre de tel ou tel « groupe de pression » (oh pardon, il faut dire « think tank ») et de ce point de vue EAS possède la panoplie complète. Extrêmement pratique comme instrument car il n’est dés lors plus du tout nécessaire et énormément moins risqué que d’être membre d’un parti politique. Ce qui n’empêche aucunement de se frotter aux décideurs politiques avec un avantage énorme : « les politiques passent, les groupes de pression restent ». Dans bilderberg ou autre, certains membres sont fluctuants, mais les autres restent !!

-  Et que je rends service à toute une panoplie de personnages, du financier véreux au politique entaché. Un service gratuit aujourd’hui sera une aide payante demain. La liste des « amis », des « sponsors » et des « sponsorisés » de EAS fait ressembler le bottin parisien à une liste de commissions. Les avantages sont énormes et la seule précaution à prendre est de serrer les mains en prenant les bouts des doigts seulement pour être sûr de pouvoir lâcher à tout moment.

Dés lors, tout est permis. Dire n’importe quoi et avec une morgue cynique : qui va oser l’ouvrir en face ? Même les journalistes courbent l’échine.

Etre le symbole de la réussite en ayant licencié près de cinq milles personnes, directement ou indirectement, coulé des sociétés, fait des erreurs grossières de management : j’m’en fous je suis au MEDEF, c’est bien la preuve que je me soucie des entreprises, non ? Prôner les entreprises franco-françaises et les vendre par morceau aux Etats-Unis : ta gueule politicien, c’est ton rôle de t’occuper du pays, pas le mien !!

Nous savions que les politiciens ne gouvernaient plus vraiment, mais avec ce requin, nous en avons la preuve. Ce n’est pas tant par soucis de satisfaire l’entreprenariat français que les politiques suivent les recommandations du MEDEF, c’est pour satisfaire notre cher Baron et par son truchement le CAC40 et les actionnaires de ceux-ci. Ils ont trempé, pour la plupart, leurs pieds dans la vase des même groupes et ils essaient de s’essuyer en traînant les pieds.

Mon questionnement est le suivant : malgré les divergences évidentes, la CGPME et l’UPA sont le plus souvent au coté du MEDEF. Croient-ils vraiment que le MEDEF va défendre leurs intérêts ?

Ils le font tant que ceux-ci ne viennent pas contrarier les leurs (brevets logiciels, bolkenstein, concurrence, etc...).

Comment un dirigeant d’une PME ou pire, un artisan, peut croire un seul instant dans ce que dit EAS ?

Ce type n’a jamais eu à affronter votre quotidien. Il vous achète par LBO quand ça lui chante, vous lâche en pâture aux actionnaires issus des fonds de pension. EAS est à des années lumière d’un patron de PME ou d’un artisan.

Il progresse par cooptation et se dirige en ce moment vers des sphères européennes.

Patrons et artisans, pensez-vous réellement que le champion de la macro-économie, qui n’a que faire des entreprises françaises (regarder la composition de sa holding) va être sensibilisé par vos intérêts microscopiques ?

Réveillez-vous, il préfère les multinationales de service à vos industries nationales. Vous croyez jouer sur le même terrrain mais vous faites de la direction d’entreprise dans le meilleur des cas, alors qu’il fait de la gouvernance d’entreprises.

Maintenant qu’il a diversifié Wendel Investissement (biologie, presse, services, etc...) plus rien ne pourra lui arriver. Il est dés lors prêt, comme dans un jeu vidéo, d’atteindre le niveau supérieur : l’Europe.

Soyez certain qu’à ce niveau, ce champion de la maquereau-économie (pardon, macro-économie) trouvera un terrain de jeu à sa mesure.

Références :

Historique rapide :

Biographie :

Ambroise Roux approche le FN -

Dynastie des Wendel

-  Les Wendel -

Article de Raoul-M. Jennar -

Le Bilderberg -

Le groupe Bilderberg -

-  Le groupe Bilderberg

-  Opus Dei -

-  Opus Dei -

-  Fondation Concorde :

-  Site de l’ANSA :

-  L’Europe et les entreprise :

Cet Article est également disponible ici :
-  Site de l’Aiguillon

Lire également feuilleton à épisodes N°1



Publié le 22 avril 2005  par Laiguillon


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