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Ingrid Betancourt est libérée et le président Sarkozy est au Creusot

Catégorie société
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(JPEG) Quand la communication façonne une politique et modèle ses images édifiantes, les absences comptent tout autant que les présences. Que le président Sarkozy ait choisi d’aller au Creusot le jour même où Ingrid Betancourt retrouve la liberté, au lieu de se précipiter en Colombie à sa rencontre, dans l’avion affrété à grands frais par la République française aux côtés de ses enfants et de son ministre des Affaires étrangères, n’est pas anodin.

Une mise en scène minimale

Il faut l’avouer, le change a beau être donné, le coup est rude. Le dénouement médiatique tant espéré n’a rien de comparable avec la libération des infirmières bulgares en juillet 2007.

Sans doute, le président Sarkozy a-t-il organisé de toute urgence mercredi 2 juillet, en fin de soirée, une conférence de presse aux côtés des enfants et de la sœur d’Ingrid Betancourt, à l’annonce de la libération des quinze otages par l’armée colombienne, pour évoquer avec sa joie son engagement personnel en faveur de l’otage des Farc.

Les radios nationales de service public, de leur côté, ont beau rappeler, comme France Info, dans une « Émission spéciale », jeudi 3 juillet, les preuves de la détermination du président pour arracher l’otage à ses bourreaux, et, comme d’habitude, avoir introduit dans l’avion officiel une journaliste accréditée pour rendre compte très officiellement des retrouvailles évidemment émouvantes entre une mère et ses enfants sous l’œil réjoui du ministre des Affaires étrangères. Ces manifestations médiatiques pour saluer cette libération ne sont pas à la mesure des efforts déployés par le président Sarkozy depuis des mois pour l’obtenir.

L’échec de la voie politique

Les faits sont là. La stratégie du président français a échoué quand celle du président colombien l’a emporté : c’est par la ruse et la force que les otages ont été libérés et non par la négociation. On entend bien une autre explication qui ferait des deux stratégies deux fers au feu complémentaires comme les deux faces de la même pièce : la négociation prônée par le président français aurait aidé au succès de l’opération militaire en endormant l’ennemi et surtout en faisant d’Ingrid Betancourt un symbole mondial de la liberté outragée.

Il n’est pas douteux que la campagne en faveur de sa libération a permis qu’elle ne tombe pas dans l’oubli. Cette stratégie est celle que suit depuis longtemps Amnesty International. On se souvient, par exemple, d’une de ses affiches de 1982 : « Son crime : penser. Si on l’oublie, il mourra » était le slogan à deux vigoureux paradoxes incrusté sur la photo d’un prisonnier agrippé à des barreaux et regardant fixement le lecteur. Le crime a besoin de silence pour être perpétré, quand le bourreau tient à sa réputation de démocrate.

C’est une loi médiatique : un fait dont ne parle pas, n’existe pas. « Le scandale du monde est ce qui fait l’offense, explique Tartuffe de Molière. Et ce n’est pas pécher que pécher en silence ». Un crime devient affaire d’État, au contraire, en fonction du grand nombre de personnes qui en ont connaissance. L’action du président Sarkozy a manifestement contribué à faire de la libération d’Ingrid Betancourt et des otages qui l’accompagnaient, une priorité internationale.

Mais du même coup, elle a donné à l’otage un prix que ses bourreaux n’entendaient pas brader, et qui les incitait à retarder le plus longtemps possible l’instant de sa libération.

Le succès du recours à la force

On sait que cette voie politique, choisie également par le président du Venezuela, n’avait pas la faveur du président colombien. Celui-ci avait opté depuis longtemps pour la force, comme le montre l’opération qui vient de se dérouler : elle a demandé manifestement de longs mois de préparation minutieuse et délicate pour infiltrer les Farc, voire retourner certains de ses cadres. Et il paraît certain que les forces armées américaines ont prêté leur concours. Or, c’est cette option militaire, et rien d’autre, qui a arraché les otages à leurs geôliers.

À la question de savoir si le président Sarkozy avait été informé de l’action militaire, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, n’a pu apporter aucune réponse sur France Info, dans son édition de midi, jeudi 3 juillet : tout au plus a-t-il répété que le président avait été en contact avec son homologue colombien ; mais, a-t-il dû convenir, il ne savait pas ce qu’ils s’étaient dit. Il est vraisemblable que si le président avait été informé de l’opération, le porte-parole gouvernemental ne se serait pas privé de le répandre.

Une otage reconnaissante qui a de la mémoire

Et comme si ça ne suffisait pas, il a fallu qu’Ingrid Betancourt associe à cette issue heureuse nombre de personnes dont on avait oublié l’action. Sans doute a-t-elle en français remercié en premier le président Sarkozy « qui a tant lutté avec (sa) famille » ; mais on a eu la surprise de l’entendre dire avec encore plus de chaleur toute sa gratitude au «  président Chirac qui (lui) a tendu la main, a-t-elle souligné, dans les moments où lutter pour les otages en Colombie était politiquement inconvenant ». Et qui a t-elle salué encore plus chaleureusement ? « (Son) ami Dominique de Villepin » qu’elle « (porte dans son) cœur » et « sa femme Marie-Laure parce qu’ (elle sait) qu’ils ont été avec (sa) famille et avec (elle) pendant toutes ces années » !

Elle ne pouvait plus vertement remettre chacun à sa place, signifiant ainsi qu’elle n’entendait pas échapper à un ravisseur pour tomber sous la coupe d’un autre et de sa communication.

On comprend mieux que le président Sarkozy ait préféré aller au Creusot plutôt qu’à Bogota.

Lui qui avait fait de cette libération un des symboles de son quinquennat au soir de son élection, en mai 2007, au risque de se l’approprier indûment et faire oublier que d’autres avaient œuvré ou continuaient de le faire discrètement, pouvait-il se résigner à n’être plus qu’un artisan parmi d’autres ? Plutôt être le premier au Creusot que le second à Bogota, enseigne le catéchisme de la communication depuis Jules César.

Paul Villach



Publié le 4 juillet 2008  par paul villach


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Forum de l'article
  • Ingrid Betancourt est libérée et le président Sarkozy est au Creusot
    4 juillet 2008, par Delcuse
    Bon, ben, voilà, la riche héritière Betancourt a vue ce que ça veux dire que d’être entaulé. Elle l’a mal vécu ? Pareil à ceux qui se retrouvent pris en otage par la république, comme, par exemple les "sans papiers". Sauf que cette Ingrid est une monnaie d’échange, alors que les autres sont, pour le dire brutal, de la merde. Humanitaire d’un côté, répression de l’autre. On a pleuré sur le sort d’une riche héritière, et on oublie tous ces misérables qui ont le tord de n’être que des gueux immigrés. Et le pathologique Sarkosy se refait une petite virginité. "Dou-ce fran-ce, tendre pays de mon en-fance..." Au passage, voilà qui discrédite un peu plus l’idée marxiste de vouloir transformer le monde. Tant pis pour nos gueules. Les marxistes, dont font parti les Farc, ont toujours été des contre-révolutionnaires. Et c’est nous autres gueux qui trinquons. "Douce france..." (bis)
    • Ingrid Betancourt est libérée et le président Sarkozy est au Creusot
      4 juillet 2008, par régis duffour

      Comme chaque victoire diplomatique relayée par une presse servile, la coalition de l’exécutif et du médiatique célèbrent la dictature de la duplicité et c’est une insulte et une humiliante torture adressée à toutes ses victimes, évidemment inombrables et autrement moins compromises qu’une grande bourgeoise corrompue aux joutes de la démocrapule.

      Il y aura bien quelques esclaves pour s’en féliciter et le contentement tribal d’une famille derrière laquelle le despote engage un pays qui majoritairement le réprouve. Filmé par d’indécentes caméras, quel fort signe discriminatoire envoyé aux modestes, aux humiliés du quotidien et combien cette joie, qui est une joie de classe, tranche avec le silence et l’écran noir qui se font régulièrement sur l’oppression.

      Des familles notamment déchirées pour un bout de papier qui recouvre l’immensité du globe. Ce n’est plus d’une femme corrompue de pouvoir dont il s’agit mais d’innocences et d’enfants que souillent et brisent les amis de classe de cette femme...

      PLus que jamais la colère est grande et la détermination avec, de n’en rétrocéder en rien à une dictature qui se montre au grand jour, dans toutes ses composantes, du siège présidentiel, aux médias, de la diplomatie aux composantes parlementaires.

      Nous av(i)ons compris... M.G Buffet confirme...

      • e-torpedo-le webzine sans barbel s - Forum
        25 juillet 2014, par tanpitt
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    • Ingrid Betancourt est libérée et le président Sarkozy est au Creusot
      5 juillet 2008, par Raphaël Zacharie de Izarra

      INGRID BETANCOURT : UN SUCCES MEDIATICO-COMMERCIAL

      La libération de madame Bétancourt est en soi un fait anecdotique et ne concerne réellement que la personne elle-même et son entourage. Le reste est pur matraquage médiatique de la population. Cette histoire n’aurait jamais dû concerner les millions de lobotomisés télévisuels mais exclusivement les gens qui étaient dans la partie : famille, amis, proches politiques.

      Il ne s’agit pas des funérailles de Hugo ici, juste d’une épopée médiatico-pseudo-politique, voire simplement mondaine. Un roman-feuilletons créé par de vaniteux journalistes.

      Les médias ont pris en otage des millions de personnes qu’ils ont captivées artificiellement avec leurs méthodes habituelles de manipulations des esprits. Après le grand matraquage des masses, ce sera l’adoucisseur larmoyant qui incitera à faire écouler un pavé relatant les six ans de captivité de Bétancourt, pavé publié en centaines de milliers, voire en millions d’exemplaires.

      Bref, un excellent coup d’édition que les petits Machiavels de la presse devaient préparer depuis longtemps. Sa libération devait être attendue, commercialement parlant, depuis des années. Plus sa captivité durait, plus l’affaire prenait de la valeur. Le vin a bien vieilli depuis six ans, il n’en sera que meilleur en "produit-culturel" star des supermarchés.

      Ce sont les médias et les médias seuls qui avec patience et perversité (saupoudrées d’une bonne dose de gravité étudiée) ont fait entrer dans le crâne de qui le voulait bien des vérités unilatérales, uniformes, univoques et racoleuses. Ils ont réussi à faire croire à des millions de gens qui étaient au départ parfaitement étrangers à cette affaire que Madame Bétancourt était leur cousine, leur camarade de classe, leur voisine de palier.

      Sous prétexte d’humanisme les "créateurs d’actualité" ou "décideurs d’événements" monopolisent un fait, le médiatisent à l’échelle mondiale pour mieux niveler les sensibilités, les opinions et finalement faire converger les vues vers un seul horizon : celui choisi par eux, les médias.

      Fatalement vendeur.

      Aujourd’hui Bétancourt, à qui le tour demain de servir de prétexte au "média-marketing" ?

      La libération de madame Bétancourt est un immense soulagement, je ne le conteste pas. Mais uniquement pour les gens concernés : otages, familles, amis. Pas pour les Marcel Dupont se croyant investis d’une mission dupontesque largement orchestrée par les médias avides de pouvoir, d’actualités à leur avantage, de vision du monde à sens unique...

      Je n’ai aucune haine, juste une rage saine contre les manitous de la manipulation médiatique qui ont l’art de créer des événements à la mesure de leur intérêts mercantilo-vaniteux.

      Je refuse de me faire lobotomiser par un groupe de prétendus journalistes-humanistes à la solde des marchands de lessive. Madame Bétancourt est une invention médiatique à but lucratif en sens large du terme : faire tourner la machine à "news".

      L’exploitation éhontée de l’affaire Bétancourt à l’avantage de faire bêler les populations dociles, de détourner leur attention, de leur faire penser à autre chose qu’à l’essentiel. Les journalistes sont des charognards prêts à toutes les manipulations pour se sentir exister, tirant profit des causes les plus "flatteuses" pour ennoblir la profession à bon compte.

      Certains prétendent que c’est l’opinion publique qui a libéré l’otage...

      Faux !

      Et quand cela serait vrai, est-ce une raison suffisante pour prendre en otage des millions d’esprits à des fins strictement privées, artificiellement montées en affaire d’Etat ?

      Cette prise d’otage est à l’origine une affaire policière et non politique. Ce sont les médias qui ont fait de cette histoire une priorité nationale. Ce sont eux qui ont "réquisitionné" l’opinion, créé l’événement à des fins journalistiques. Bref, tout ceci n’est rien qu’une opération médiatique parfaitement arbitraire, savamment ciblée pour servir les intérêts d’une corporation. Les français dupes, pauvres moutons conditionnés par les médias, se réjouissent de la libération de celle qui il y a six ans encore était une parfaite inconnue... Vaste mascarade ! On fait pleurer dans les chaumières pour cette histoire mondaine pendant que le clochard du coin n’a droit à aucune attention médiatique, lui qui est pourtant pris en otage économique depuis, 10, 15, 20 ans par la société parfaitement indifférente sur son sort. Evidemment, Dédé Lacloche le SDF du quartier qui fait la manche à la sortie des magasins, c’est moins vendeur, moins romantique, moins à la mode que Ingrid Bétancourt, otage de "qualité, faire-valoir de la "pensée de référence" au visage bien photogénique et femme nécessairement "courageuse".

      Bref, Bétancourt est un otage télégénique susceptible d’être reçu avec le tapis rouge.

      Les médias, pervers, manichéens, sélectifs, ont fait insidieusement passer Bétancourt pour une héroïne par le simple fait de son statut d’otage. En six années d’habiles manoeuvres journalistiques quasi subliminales, le fait est établi dans les esprits.

      A quand la légion d’honneur pour Bétancourt ?

      (Que l’on ne se méprenne pas sur mon discours : il n’est nullement question ici de remettre en cause la légitimité de la libération de l’otage mais de dénoncer la prise d’otage médiatique, subtile celle-là, de millions d’esprits inaptes à la critique pour mieux les instrumentaliser. Si le but est louable, le procédé est malhonnête, anti démocratique, et même définitivement immoral. D’ailleurs on prétend fort judicieusement que sans les médias, la captive aurait été libérée plus tôt. L’effet pervers de l’écho médiatique de cette affaire est que plus on parlait de l’otage, plus il prenait de la valeur entre les mains de ses geôliers...)

      L’affaire Bétancourt est un pur produit médiatique. Qu’on me laisse au moins la liberté de ne pas penser selon les normes de cette "presse émotive".

      Moi, je suis un bel esprit, autrement dit un lion. Et surtout pas un âne, encore moins un mouton.

      Raphaël Zacharie de Izarra

      =======

      Mes détracteurs qualifient les hommes du FARC de méchants terroristes... Objectivement ils ne sont pas plus terroristes que les Résistants de la Seconde Guerre Mondiale, considérés eux aussi comme tels à l’époque par Vichy. Les hommes du FARC, même si ce sont des criminels, ont leurs raisons d’agir ainsi. Même si je n’approuve pas leurs méthodes, ils ont leur vérité et je peux comprendre que l’on puisse penser et agir à contre-courant des masses civilisées. Les états utilisent eux-mêmes les méthodes criminelles les plus ignobles pour maintenir leur légitimité de nantis et personne ne semble s’offusquer de la chose. La prolifération de la détention de l’arme atomique en est le meilleur exemple.

      On qualifie les preneurs d’otages de terroristes. Derrière le mot TERRORISTE la réalité n’est pas toujours toute noire ou toute blanche.

      Bref, le point de vue de mes contradicteurs n’est pas le leur mais celui instillé par les médias.

      La presse demande à la population française de s’apitoyer sur le sort de Bétancourt et le peuple gagné d’avance par le discours des "gentils journalistes anti FARC" bêle en choeur ! Les médias auraient demandé de mobiliser la sensibilité nationale pour Dédé Lacloche le SDF du coin, aujourd’hui l’opinion publique ne jurerait que par Dédé Lacloche...

      A partir du moment où la population dans son ensemble suit l’ornière des sentiments médiatiques, plus de place à l’esprit critique ! La prochaine étape de "l’émotion civique" consistera à acheter le livre-témoignage de la maintenant "très courageuse" et surtout si télégénique ex-captive...

      Je n’ai rien contre la personne de madame Bétancourt. Je me sens juste offensé par l’outrance médiatique consistant à transformer des victimes en héros malgré eux du simple fait qu’ils ont été pris en otage. Ne confondons pas courage avec le simple état de captif-passif. Un otage ne peut rien faire d’autre que subir. Ce n’est pas du courage, c’est juste de l’immobilité forcée.

      Le reste n’est que "romantisme médiatique" et fumée télévisuelle pour citadins pleins d’éphémère sensiblerie.

      Pour en revenir à Dédé Lacloche qui semble décidément n’intéresser aucune de ces belles âmes réglées sur les mouvements de la baguette médiatique servant une musique bien sucrée, certes il n’est pas photogénique, certes il pue, certes il bredouille quand il a bu et qu’il fait la manche au coin de vos rues. Aucun caméraman ne fait de gros plans sur sa face rougeaude et pourtant il est là tous les jours, toujours otage de notre système terroriste économique particulièrement injuste, lui et des milliers d’autres. Dédé est à portée de caméra et pourtant aucune ne prend la peine de faire un scoop sur lui. Madame Bétancourt a une réelle valeur médiatique, pas le clochard du coin dont la solitude, la souffrance, la détresse sont parfois pires et plus durables que celles endurées par "l’illustre otage" lors de sa captivité.

      Ce sont les médias qui ont choisi pour vous votre sujet d’émoi du jour : ils ne sont pas bêtes les médias, ils préfèrent servir de la Bétancourt plutôt que du Dédé, c’est beaucoup plus fédérateur.

      Et pendant que les caméras braquées sur Bétancourt pour servir au peuple (artificiellement réjouit par la liberté retrouvée d’une pseudo-connaissance) sa dose de "news" sucrées à la gloire de "l’héroïne nationale", pendant ce temps-là Dédé Lacloche n’existe toujours pas, médiatiquement parlant. Il est pourtant sous nos yeux mais il n’a aucune valeur en terme d’image. Juste bon pour alimenter minablement les journaux de rues vendus par les SDF.

      Beau travail messieurs les journalistes ! Un peuple entier lobotomisé en six années de savantes manoeuvres subliminales...

      =======

      Les médias s’accaparent l’honneur d’avoir fait libérer l’otage.

      Comme le pensent certains, il est en fait très probable qu’elle aurait été libérée depuis lontgtemps si on avait laissé agir les forces diplomatiques dans l’ombre.

      L’illusion médiatique fonctionne à merveille : tous pensent que la libération de la captive est à mettre sur le compte des journalistes. Le silence est d’or dit-on. Moi je suis persuadé que le silence diplomatique aurait été plus efficace que le fracas de la presse.

      Evidemment, tout est orchestré de manière à donner l’impression que ce sont les trompettes médiatiques qui ont rendu sa liberté à Bétancourt : shows télévisés sur shows télévisés, tapis rouges et sourires présidentiels sont là pour faire écran.

      Les médias n’ont fait que retarder sa libération mais qu’importe, tout fonctionne sur le modèle illusoire : ainsi ils décrètent que le soleil se lèvera à telle heure sous leur seule volonté et miracle, le soleil se lève effectivement à l’heure indiquée par les médias...

      Conclusion spécieuse des sots : c’est grâce aux médias que l’astre brille !

      Raphaël Zacharie de Izarra

      =======

      Vraiment comique et pitoyable, la dérive se poursuit sur les BLOGS : l’ex-captive est maintenant accommodée à diverses sauces : "Bétancourt les images", "Bétancourt les retrouvailles", "Bétancourt en famille", "Bétancourt avec Sarkozy", etc.

      Quand je disais que l’affaire Bétancourt était une cause nationale créée de toutes pièces par les médias...

      Attendons-nous bientôt à : "Bétancourt et ses recettes de cuisine", "Bétancourt le Loft", "Bétancourt et ses secrets de beauté"...

      Raphaël Zacharie de Izarra raphael.de-izarra@wanadoo.fr 2, Escalier de la Grande Poterne 72000 Le Mans France Téléphone : 02 43 80 42 98

      • Ingrid Betancourt est libérée et le président Sarkozy est au Creusot
        5 juillet 2008, par Delcuse
        Personnellement, ce ne sont pas les méthodes des gens du Farc que je réprouve, mais leur idée, qui est fondamentalement stalinienne. Savoir qu’il existe bien d’autres groupes, dans ces contrées, plus près de l’anarchie que des Farcs.
    • Ingrid Betancourt est libérée et le président Sarkozy est au Creusot
      5 juillet 2008, par Delcuse
      Lorsqu’on prétend parler au nom de la révolte des pauvres, comme le font les Farcs, alors il est inadmissible de maltraiter les prisonniers, fusse une Betancourt. Parler en terme de révolution, c’est chercher l’humanité qui nous manque cruellement. Betancourt est une grande bourgeoise. Ce n’est pas la bonne raison pour la maltraiter. C’est même l’inverse. Lui porter une humanité, dont elle aurait pu témoigner, voilà qui aurait marqué les esprit positivement sur la justesse de cette lutte dont elle fut prisonnière. Au lieu de cela, c’est l’inverse, son témoignage est totalement affligent, qui fait que aujourd’hui, parler au nom du marxisme fait confondre avec un vulgaire tortionnaire. Cela est grave, voilà tout.
      • Ingrid Betancourt est libérée et le président Sarkozy est au Creusot
        5 juillet 2008, par Delcuse
        Après avoir parcouru quelques sites ayant trait à ce sujet, il apparait que Bétancourt aurait menti quant au traitement qu’elle aurait subis par ses gardiens. Il est vrai que en rapport à ses propos, et la manière dont elle a vite récupérée, il y a de quoi mettre en doute sa parole (j’ai même entendu dire qu’elle était atteinte d’une hépatite... Ben voyons... Et puis quoi encore...) C’est l’effet spectacle qui oriente les esprits vers un faux sujet, pour justifier son leurre. Cela dit, qu’elle ait menti est bien dans ce que cette personne est, une riche héritière, parlementaire de surcroit, c’est-à-dire fondamentalement un ennemi de classe.
  • Ingrid Betancourt est libérée et le président Sarkozy est au Creusot
    4 juillet 2008, par Delcuse
    Il est une question qui n’est jamais posée : pourquoi les Farc ? Il me semble évident que les Farc existent parce que l’Etat Colombien est violemment répressif.
  • Ingrid Betancourt est libérée et le président Sarkozy est au Creusot
    6 juillet 2008, par RIO BRAVO
    Elle a eu le sort qu’elle méritait , braver les FARC , faut pas se plaindre , à chercher les embrouilles ...... je ne la plaint pas .....je déplore sa libération....... Ingrid n’est rien et j’espère qu’elle restera ancienne otage.....on à tout à craindre de ce genre de personne..... je suis éffrayé à l’idée qu’elle parvienne au pouvoir
    • Ingrid Betancourt est libérée et le président Sarkozy est au Creusot
      6 juillet 2008, par régis duffour
      Et le MRAP confirme également....
  • Ingrid Betancourt est libérée et le président Sarkozy est au Creusot
    11 juillet 2008, par paul

    De notre envoyé spécial déguisé en nettoyeur de chiote à l’Elysée, nous apprenons de source sûre qu’Ingrid Biteencours actuellement en stage de resociabilisation capitalisticolibérale dans le lit du président des français aurait prévue de s’évader de sa nouvelle captivité.

    En effet, c’est par une odieuse prise d’otage dans une école maternelle des Farcs que les sbires du chef du mauvais état français ont obtenu la complicité de La pauvre Ingrid dans sa fausse libération.

    Car nous savons désormais, grace aux messages codés qu’elle livre discrètement à notre correspondant sur papier toilette en utilisant la méthode préconisée par le docteur Lecter dans Dragon rouge que celle-ci n’était absolument pas retiendu prisonnière mais en fait suivait un stage de réadaptation à la vie naturelle en milieu dé-civilisé et de ré-éducation civique et sociale auprès des communautés autogérées de la jungle. Elle est d’ailleurs profondément nosthalgique de cette periode de profonde liberté et de prise de conscience de sa condition de citoyenne de Gaïa.

    Son stage forcé de retoxication capitaliste bourgeoise et sexuelle en france est attroce.

    Par ailleurs, elle aurait eu des informations sur une vérité incroyable : le che n’aurait jamais été assassiné et en fait ce serait fait faussement éliminer pour entrer dans la légende d’une part et poursuivre la lutte d’une façon moins sanguinaire et plus propice au développement culturel des populations locales partout dans le monde.

    En fait, Ingrid espère pouvoir retourner dans la jungle pour y retrouver toutes les senteurs naturelles des espèces végétales et animales en voie de revalorisation et aider la révolution clandestine. Elle espère aussi mettre à jour les informations extraordinaires qu’elle à eu par bribe sporadique concernant cette organisation pacifique de révolution éducative internationale contre la destruction capitaliste du monde, prônant un retour à des conditions de vie plus naturelles d’une part mais surtout une humilité de l’individu, constituant d’une société sans classe fondée sur le partage des connaissances et des biens.

    L’éden existe et résiste.

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