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La France, furture bonne poire, veut subventionner les producteurs américains en infantilisant les producteurs français

Catégorie Cinema
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(JPEG) La France décide « d’Américaniser » son Cinema

Après l’histoire des brevets , la constitution, VIVENDI via le RIAA et sa chasse aux pirates, voici le cinéma Français menacé. Non pas, par d’odieux « pirates », mais par un projet de loi culturel .

Oyez... très chers contribuables !

Les subventions versées pour les réalisations de films dans l’hexagone, iraient alimenter des productions US, qui selon les dires de nos politiques aideraient le cinéma made in France. Mais pourquoi venir au secours d’une production en forme, si ce n’est que pour lui administrer quelques neuroleptiques ou anxiolitiques. Bien évidemment les protagonistes prétextent une ouverture qui n’entrainerait pas de grands changements et condamnent les réfractaires baptisés paresseusement conservateurs frileux

En ces temps, il est fou de constater à quel point nous sommes fermés. Des anti-tout. Mais ces nouvelles dispositions tournées vers le 7ème art sont inacceptables.

Il semble évident qu’une poignée de bien-pensants soit encore la grande gagnante de cette raffarinade attitude.

Sans dresser une liste noire des partisans de cette nouvelle idée, il serait intéressant de connaître leur position quant au projet de la constitution Européenne !

Ne nous leurrons pas , ces dispositions profiteront aux plus connus, aux plus cossus de cet Art. Exit petits acteurs, réalisateurs, auto-didactes, producteurs hors modes, inventeurs et cinéma underground.

Des C. Deneuve, G. Depardieu etc...verront leur contrats à la hausse, tandis que les indépendants - ceux auxquels, devraient servir ces subventions- lutteront en apnée, pour s’offrir un bout de pellicule et nous faire partager les rêves les plus fous.

Actuellement, le cinéma est sous la dictature des chaînes télévisées. Ces même chaînes achètent une majorité de programmes et films US. Une alliance directe avec ce type de productions et les barrières de la différence culturelle explosée, engendrerait un profit énorme à court terme. Fini les quotas obligatoires des productions internes.

Mais à qui profite la saignée de la production indépendante ?

Quand on connaît les lois protectionnistes du cinéma Américain on se demande vraiment si les nouveaux riches ne sont pas les producteurs de vaseline.

Allez, bien ouverte la culture !

Triste constat sur LIBERATION :

Culture

Du « Long Dimanche de fiançailles » au divorce Les opposants à la réforme de l’aide au cinéma se sont mobilisés hier à Paris.

Par Ange-Dominique BOUZET mardi 26 avril 2005

« Nous ne sommes pas contre Un long dimanche de fiançailles, ni contre les investissements américains dans les films français, au contraire ! Ce que nous refusons c’est la dérégulation irréfléchie d’un système efficace qui a sauvé notre cinéma. » Jean-François Lepetit (Flasch film) a d’emblée posé les enjeux de la conférence de presse réunissant, hier aux Champs-Elysées, les opposants à la réforme du soutien récemment décidée par le ministre de la Culture (Libération du 11 avril). Quatorze organismes « de tous les métiers du cinéma » s’étaient unis, mais ils ne remplissaient qu’à moitié la salle de l’Elysée-Biarritz. Avec quelque quatre-vingts participants, en comptant les journalistes, on était loin des grandes mobilisations professionnelles pour l’exception culturelle. A l’évidence, tout le cinéma national n’était pas là. Manquaient les partisans de la discussion sur les modalités de la réforme : les troupes de l’ARP (Auteurs réalisateurs producteurs), de l’Union des producteurs de films (UPF) et de la SACD (Société des auteurs compositeurs dramatiques).

Faisaient défaut aussi des organismes qu’on avait cru associés aux opposants, telle la Fédération des industries techniques ou le Syndicat des éditeurs vidéo. En revanche figuraient dans l’assistance des personnalités comme Marin Karmitz (président de la Fédération des distributeurs) et Jean Labé (Fédération des exploitants), tandis que la tribune réunissait Claude Michel pour la CGT spectacle, Pascal Thomas pour la Société des réalisateurs de films, Marie Masmonteil pour le Syndicat des producteurs indépendants, Jean-François Lepetit pour la Chambre syndicale des producteurs de films, et Guy Verrecchia (UGC) pour l’Association des producteurs indépendants (UGC, Pathé/Gaumont et MK2).

Leur plaidoyer, pédagogique, a insisté sur l’absence d’urgence d’une réforme, selon eux, dangereuse : le cinéma français, bien portant, est déjà ouvert par le biais des coproductions. La réforme projetée n’augmenterait pas l’emploi mais durcirait la concurrence pour les producteurs français face aux Américains, et ferait flamber les cachets des stars. Conclusion : un appel à « une vraie concertation préalable sur l’opportunité de la réforme »... Le ministre se dédira-t-il ? Le PS, lui, via Anne Hidalgo et Stéphane Pellet, défend les « insurgés ».

-http://www.liberation.fr



Publié le 26 avril 2005  par di2


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