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Economie et Valeurs

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(JPEG) L’insipide est en train de gagner nos vies quotidiennes, on nous passe le ripolin sur les carreaux à longueur de journée, mais le gris s’installe dans les têtes.

Est-ce la condition sine qua non pour imposer la déshumanisation/perte d’identité, propice à la dictature ?

De grands esprits ont dit que la pente naturelle des dominants est de rendre triste les autres pour faire accepter la contrainte, et, ma foi ! il faut bien admettre que c’est une tactique éprouvée, depuis des siècles : de la cellule familiale à la communauté mondiale !

Aujourd’hui, du moins en Occident, par les vues du libéralisme économique, on dissèque le monde en parts de marché, on entend y trouver son profit, on moule les dividendes et on parle de développement... Mais il s’agirait plutôt de l’esprit de conquête, un moderne mais atavique esprit, qui rappelle les pires fléaux de l’Histoire !

Là-dessous, sans parler d’une supposée conspiration, il y a une vaste entreprise d’aliénation, de déstabilisation même de l’individu, ramené à des fonctions organiques, qui n’intéresse plus que par ses besoins de consommation.

Le sens de l’existence s’est tellement évaporé qu’il y a un mal-être général, dans les sociétés des pays riches, qui se traduit en statistiques comme la fuite en avant : boulimie ou défonce par exemple et les dépenses sont en conséquence... Mais les dieux s’intéressent si peu à nous, qu’on peut toujours leur demander du secours, et ils ont du succès, pour la plus grande satisfaction des exploiteurs !

Il ne faut pas oublier que nous sommes encore dans une époque où on définit la qualité du citoyen par son pouvoir d’achat (de consommation donc) : vues très simplistes, surtout avec les objectifs de dirigeants, réputés pour leur admiration des milliardaires, tel que monsieur Sarkozy de Nagy Bocsa. Parmi les tabous qui illustrent, dans les entreprises, l’esprit de conquête moderne (n’utilise-t-on pas avec prédilection un langage guerrier dans ces milieux ?)

il y a le marketing. Là, mes braves !

pour parodier les exclamations de certains écoliers, je dirai : c’est grave ! Pour moi, iconoclaste patenté, le marketing n’est rien moins que l’art d’entuber le consommateur : l’art de pousser à la faute l’individu en somme ; mais il faut reconnaître son élaboration : une vraie étude de l’animal qui sommeille en nous !

C’est comme les sondages, devenu l’art de poser des questions, autre technique éprouvée des manipulateurs ! ...

Elles sont orientées, bien entendu, ces questions.

La plupart du temps, le choix est fermé, et quoi que vous répondiez, il y a toujours une case à cocher... Et avec un petit panel, choisi à dessein, sous des apparences d’objectivité, les sondeurs influent sur les avis et le ressenti de tous : histoire de psychologie élémentaire qu’on appelle l’attraction du nombre ou le suivisme, si vous préférez. Ces derniers temps, on a eu droit à de véritables « symphonies » en la matière. L’opinion, la meilleure manière de la façonner avec les apparences du crédit, c’est de la laisser faire sans façons...

En vérité, elle est comme l’eau, elle cherchera toujours à rejoindre un grand lit ! Sauf extraordinaire dont la Lune, c’est la loi de la pente qui fait le courant, l’unité de masse qui compte ; alors on descend toujours plus bas dans le débat de société, comme fait le populisme, et il y en a qui sont passés experts à travailler là-dessus, au détriment de la clairvoyance qui favorise l’exercice de la citoyenneté !

Autre sujet du désastre intellectuel auquel nous assistons en ce moment : la politique du chiffre, vous savez tout comme moi, les excès qu’elle entraîne ; mais quand j’ai vu dernièrement le « triomphe » de notre ministre de l’économie qui s’accrochait à son +0,14 de croissance, comme à un radeau de survie en plein océan de la récession, j’avoue : j’étais tout ébaubi ! Cela ressemblait un peu « à Rome brûle, mais nous tenons toujours le Capitole ! » ou alors pour ceux qui préfèrent la bande dessinée : à l’attitude du pirate dans Astérix qui s’accroche à la hune du mât, pendant que son bateau coule, en criant qu’il l’a échappé belle ! Oui, elle est belle l’affaire, on évite la récession technique, mazette ! il y a de quoi s’en couper un rognon ! Sans parler des falsifications incessantes des statistiques, dites-moi : +0,1 ou -0,5 de croissance, cela va changer quoi à la face du monde ?

En tout cas, je peux vous dire qu’il ne va pas s’arrêter de tourner pour si peu ! Et puis au niveau d’un idéal de civilisation, par rapport à des objectifs comme le Développement du Millénaire, voulu par l’O.N.U., est-ce une garantie ?

À en croire certains, c’est tout le contraire et même avec de meilleurs chiffres !

J’arrête là, parce que ce n’est pas la peine de penser au peu d’incidence que procurent, de telles annonces, sur notre sort quotidien, à nous, gens du peuple ! ... Ils sont pitoyables avec leurs chiffres, et je le crains, ils ne s’en rendent même pas compte ! Ces technocrates néo-libéraux ne peuvent rien apporter de neuf aux idées, s’ils ne l’ont jamais fait. Ils ont fait leur temps et ils sont même congelés dans leur compartiment ! Ils sont dépassés et leur savoir, déjà vicié à l’origine, est obsolète. Leur monde s’écroule et c’est tant mieux, ce n’est pas le nôtre ! Sous des formes variés, ces « robots » des marchands ont perpétué la féodalité et souhaitons qu’ils n’aient pas trop le temps de nuire à la Nature et aux lumières de l’esprit. Il n’en tient qu’à nous ! Mais dans ce combat, nous ne sommes pas seuls, comme je l’ai déjà dit, on n’insulte pas impunément la Vie et son Origine sur Terre...

Monsieur Sarkozy de Nagy Bocsa essaie de jouer les bons offices, il espère contribuer au sauvetage d’un système qui le met en valeur, avec d’autres « commis » portés aux commandes des Etats. C’est possible, hélas ! Mais ce n’est point d’une refondation du capitalisme qu’il faut, mais d’un vrai changement d’idéal, qui, sans virer à l’extrémisme, doit être radical.

Ainsi plaît-il à la Vie !

L’économie, à présent accaparée par des ânes de la Finance, apparaît une science malade, elle doit redevenir un moyen d’éclairer les vues et pas le contraire. Elle doit également ne pas prétendre à régenter tout sur Terre et même son évolution et surtout pas les valeurs de l’âme et les besoins fondamentaux du corps. Il y a des droits imprescriptibles et sacrés, liés à la personne humaine, reconnus au moins depuis 1948, qui ont été trop bafoués au nom de ses perversions utilitaristes, à elle, l’économie : en vertu d’une doctrine qui ne veut qu’habiller des volontés de prédation et qui est devenue, ad vitam aeternam, un cauchemar pour l’humanité entière !

-  Jean-Jacques REY



Publié le 23 novembre 2008  par Jean Jacques Rey


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