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Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !

Catégorie société
Il y a (20) contribution(s).

Un papa un peu bouleversé et très en colère !!!

J’ai eu cette semaine un mail concernant un descente de police dans un lycée du Gers ...On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. J’étais absolument abasourdi par les méthodes utilisées....Mais vous savez parfois on se dit que les gens exagèrent dans leur témoignage.... Bref je reste interrogateur !

Mais voilà que ce WE, j’accueille ma fille Zoé -elle a 13 ans- de retour du collège de Marciac.... Elle me raconte son mercredi au collège....colère à l’intérieur de moi.... révolte...... que faire ???

J’ai demandé à Zoé d’écrire ce qu’elle me disait là. Elle a accepté.

Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle :

« Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.

Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.

A peine 10 minutes plus tard - nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde !?? » . Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes... Enfin non, pas exactement !!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en fait !) et un gendarme très gros.

Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! »

Enfin il a dit ça, à peu près... Je me rappelle surtout du

« Quand il mord, ça pique ! »

Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.

Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir mais le dresseur l’a repris vite : « Et ton manteau ! »

Elle a rougi et emporté aussi son blouson.

Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes... Enfin, non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe.

Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme.

Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.

La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.

C’était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes.....

Je décris : Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais... » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!!

Je dis à l’intention de tous « C’est bon arrêtez, je n’ai rien !!!! »

La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit : « tu peux ranger ! ».

J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j’habite.

De retour en classe, la prof m’a demandé ce qu’ils ont fait. Je lui ai répondu qu’ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j’ai eu du mal à me consacrer au math !

Tout ça c’est ce que j’ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m’a aussi raconté.

Le chien s’est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l’ont carrément emmené à l’internat où nous dormons. Le chien s’est acharné sur toutes ses affaires m’a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu’ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert !

Le CPE l’a ramené ensuite au collège et elle m’a raconté.

Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.

Une prévention ? Avec des chiens ? Armés comme aujourd’hui ?

Une élève de 4ème nous a dit que le chien s’est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur.

Les profs ne nous en ont pas reparlé....Ils avaient l’air aussi surpris que nous !

Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question :

Que se passe t il ?

Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n’ont pas été directement concernés ! »

Zoé.D.R

Qu’en pensez vous ? Que dois je faire ? Qui parle de violence ?

Il me semble important d’écrire ici que ni personne du collège a juger important de communiquer sur ces faits( ???). Nous sommes lundi 24/11/2008, il est 15h30 et si Zoé ne m’en avait pas parlé, je n’en saurais rien. Combien de parents sont au courant ?

Les enfants « victimes » -et je pèse ce mot- de ces actes sont en 4ème et 3ème.

Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n’en reviens pas....

Frédéric

Source : Réseau RESISTONS-L’AUTRE NET



Publié le 28 novembre 2008  par torpedo


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Forum de l'article
  • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
    28 novembre 2008, par paul

    Ce qui m’effare

    c’est comment des gens peuvent croire faire quelque chose de bien en se livrant à ça

    ça me rappelle tout ce qu’on a dit au sujet du comment s’installe et perdure le nazisme, le procès heichmann entre autre...

    on y est

    ça fait froid dans le dos

    • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
      29 novembre 2008

      Si cela est vrai (et c’est à peine croyable...) une opération de "prévention" s’est transformée en contrôle de police sur des mineurs...Et si l’un d’entre eux avait été mordu ? C’est au proviseur du collége de prendre ses responsabilités et de demander des explications à la hiérarchie militaire. Et si il ne le fait pas , les parents doivent se mobiliser. A quand la célébration du GIGN sous les préaus ? A quand la BAC à la place du bac ?

      Prévenez ce qu’il de reste de presse dans ce pays.

    • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
      29 novembre 2008, par Tof

      J’ai reçu le témoignage d’un prof de ce même évènement. Ca craint vraiment !

      "On lâche les chiens policiers sur les élèves dans les classes Lundi 17 novembre 2008, 10h. 30, Ecole des Métiers du Gers. Descente musclée de la gendarmerie dans les classes. Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le lieu clos de mon travail 4 gendarmes décidés, accompagnés d’un maître-chien affublé de son animal. Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j’insiste, on me fait comprendre qu’il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l’ambiance est lourde, menaçante, j’ouvre une fenêtre qu’un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement. Le chien court partout, mord le sac d’un jeune à qui l’on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d’un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit suspect dans une poche, et là encore on demande à l’élève de sortir. Je veux intervenir une nouvelle fois, on m’impose le silence. Des sacs sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions d’une ironie douteuse fusent. Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus d’une heure. Une trentaine d’élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d’enlever leurs chaussettes, l’un d’eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs. Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l’élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu’il peut toujours porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l’hosto ! » Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande agitation, je vois un gendarme en poste devant les classes. J’apprendrais par la suite qu’aucun évènement particulier dans l’établissement ne justifiait une telle descente. La stupeur, l’effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui suivent qu’ils dramatisent. Ils m’interrogent une fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante. Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l’abattoir sans réagir : l’effet surprise laisse sans voix, l’effet surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie les jambes. Ensuite, dans la journée, je m’étonne de ne lire l’indignation que sur le visage de quelques collègues. On se sent un peu seul au bout du compte. Certains ont même trouvé l’intervention normale, d’autres souhaitable. Je me dis qu’en 50 ans (dont 20 comme prof), je n’ai jamais vu ça. Que les choses empirent ces derniers temps, que des territoires jusque là protégés subissent l’assaut d’une idéologie dure. Ce qui m’a frappé, au-delà de l’aspect légal ou illégal de la démarche, c’est l’attitude des gendarmes  : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d’une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n’y a que des garçons, les félicitant d’avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ». A vrai dire des marlous, de vrais durs n’auraient pas agi autrement. C’est en France, dans une école, en 2008. Je me dis que ces gens-là, les gendarmes, devraient accompagner les gens, les soutenir, qu’ils devraient être des guides lucides et conscients. Au lieu de ça, investis d’un drôle de pouvoir, ils débarquent, on dirait des cow-boys, et terrorisent les jeunes. " Mercredi 19 novembre 2008

  • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
    28 novembre 2008, par Serge Rivron
    Cette histoire est proprement hallucinante. Je n’ai aucune foi dans les média en général, mais si cette histoire est réelle, il faut évidemment tout faire pour que ça se sache, et obtenir pour le moins des explications de la gendarmerie en cause, en espérant que ça ne se reproduise plus. Je suppose que ma réaction paraîtra naïve au père de la petite collégienne, mais je crois encore un tout petit peu à un Etat de droit minimum.
    • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
      28 novembre 2008, par paul

      Il y a longtemps que je ne crois pas en l’état de droit : très tôt, ce qui m’est apparu évident c’est que l’on vit sous la contrainte culturelle des plus forts et de leurs visions du monde.

      Ce qui m’a radicalement fait douter de la liberté dans la république française est mon expérience du service militaire juste avant et pendant la prise de pouvoir du mytherrant.

      J’avais été bassiné pendant toute ma jeunesse par les écrivains et dissidents soviétiques par l’anticommunisme bonapartiste de mon père, ainsi que sa culture "virile".

      J’ai fait exprès d’aller dans les parachutistes pour voir ce qu’il en était : là, j’ai eu sous les yeux les mêmes scénarii que ceux reprochés au stalinisme, l’idéologie du mâle, du guerrier, la misogynie, la volonté de puissance, la hiérarchie, le dénie de réalisme pragmatique etc...

      Puis vint la période des études lors de laquelle je me suis très vite rendu compte que les gens, si jeunes soient-ils ne faisaient que reproduire les croyances dans une hiérarchie de valeurs incorporées, incarnées dans des iconographies dont ils intègrent un sens inconsciemment (dixit jésus, ils ne savent pas ce qu’ils font).

      Puis vint le temps de la recherche de travail, d’emploi ! et là encore force me fût de constater le faschisme populaire ordinaire projetant un sens sur l’iconographie d’autrui sans recherche du sens dont elle se veut expression particulière : bref, on n’embauche pas sur des compétences, mais sur l’idée que l’on se fait de la compétence de quelqu’un à reproduire une iconographie d’une hiérarchie de valeur. En bref, on impose à l’autre ce qu’on veut qu’il reconnaisse de soi.

      Les enfants dans ces écoles subissent cela : des adultes veulent faire croire à d’autres adultes et encore plus à des enfants, des inférieurs sans capacité de répondre, d’analyser, d’exprimer, car ils n’en ont pas le DROIT au bien fondé de leurs valeurs, viriles, autoritaristes, hiérarchisantes.

      Ils entrent dans les lieux, ils s’imposent de part un discours puis ils imposent des actes qui font sens : soumets toi sinon rien, de toute façon nous te soumettront.

      Où est le droit dans la réalité populaire ?

      Certes, les manifestations du fascisme ordinaires manquent-elles de moyens de spectacles : et encore, pour moi, la crânerie des crânes rasés de guerriers, les grosses cylindrée clinquantes, les costards cravates uniformes, les aftershave et autres désodorisants dépersonnalisants... procèdent tous de ces faschisme fonctionnant d’abord par iconographie : ils affirment la dominance et la domination de la volonté de puissance. Ils affirment et produisent la médiation du désir mimétique : désire-moi ou soumets toi !

      Je vis loin des grandes mégapôles maintenant, réfugié économiques dans un isolement campagnard : mais à bien y réfléchir, ici aussi il y a une domination d’une certaine iconographie de gens obèses et montrant les stygmates de l’alcoolisme ordinaire, de la viande qu’on mange et qu’on consomme (la baise), du sexe latent de toute fonction sociale et de toute situation conformiste de rapport : on ne parle pas de la même manière à quelqu’un selon qu’il est homme ou femme, selon qu’il est jeune ou vieux, selon qu’il est en bleu, en botte ou en "tenue de ville"... et surtout, on doit exprimer l’appartenance à un lien familiale : le célibat est méprisable par exemple et les célibataires sont souvent timides et prudents ! (j’ai en mémoire plusieurs exemple de paysans de mon âge dans ce cas).

      Le comment les gens peuvent être fiers de faire de telles choses commence avec ça : la reproduction valorisante de valeurs sectaires, iconographiées, dominatrices et non discutables car nondites.

      Aucun patron ne vous avouera qu’il embauche à la tête du client : or c’est l’évidence même. Le premier tri est fait par le travailleurs lui-même qui ne répond que parce qu’il sait qu’il peut défendre ses compétences réelles, autrement il ne postule pas. Et puis il y a ensuite le poids de l’offre très nombreuse par rapport à la demande : alors ce n’est pas la compétence mais la confiance que l’on a en l’autre et cette confiance, parce que la connaissance est superficielle puisqu’on na pas le temps nécessaire à la réelle connaissance de l’autre, qui fait le choix. Cette confiance est une projection de valeur arbitraire à chaque décideur.

      Pour la reconnaissance des femmes et des hommes, c’est la même chose : on juge sur la compétence de conformité à une insertion stable et économiquement viable dans un contexte social et économique bien précis ! l’amour n’a rien à y voir. Ce qui importe, c’est que dans la violence induite par la pression du conformisme, le conjoint ou la conjointe apporte le maximum de certitude de stabilité et de confort dans le monde.

      Ce qui fait la force de brutalité du système des flics qui entrent pour fouiller des gens, ce n’est pas leur analyse de la situation, ce n’est pas le réalisme du danger que des enfants de collège peuvent présenter pour la société locale ou pour l’état. C’est la conviction que ces gens, des flics, ont que leur valeurs représentent le conformisme dominant, qu’en le reproduisant ils assurent leur devenir, la pérénité de leur confort, de leur place dans une hiérarchie où chacun domine un autre et oublie qu’il est dominé en convoitant la place du dominant.

      Et pour moi, ce faschisme là commence avec la famille : on se reproduit parce que comme ça, on pourra dominer des enfants comme on a été dominé, et on se fera reconnaître du social comme compétent en domination puisque parent.

      Le fascisme de ces flics est ordinaire et trivial, radicalement inscrit dans la violence ordinaire populaire.

      Simplement, jusque là, on avait encore des gouvernants peut-être encore inspiré d’une autre morale ou d’une autre conception que populaire de la gestion des rapports humains.

      Il semble qu’internationnalement ce soit fini : on replonge comme en d’autre période dans une épidémie d’obscurantisme populaire.

      Ben non je n’exagère pas : écoutez les conversations des gens sur "les jeunes" ou toute population dont ils se différencient de façon totalement arbitraire : les jeunes, les basanés, "les autres"... ce ne sont jamais leurs enfants, ce n’est jamais leur copain arabe, ce n’est jamais le copain chômeur qui lui est courageux pas comme les autres...

      • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
        29 novembre 2008, par Serge Rivron

        Cher Paul,

        Quand arrêterez-vous d’obvier le sens - ou la revendication, ou la contestation - contenue dans le moindre article révélateur d’oppression, pour engloutir le lecteur sous vos obsessions personnelles ? Je vous aime beaucoup, et j’espère que vous le savez. Mais je suis désolé de vous dire (encore, sous une nouvelle forme) qu’avec des argumentaires comme les vôtres, la subversion a toute chance de rester l’apanage des commentaires qu’on entend, après lecture de Voici et de Jours de France, chez le coiffeur.

        • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
          29 novembre 2008, par paul
          eh ben heureusement que vous m’aimez beaucoup ! ah ouai je ne lis rien chez le coiffeur !
          • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
            2 décembre 2008, par régis
            Sur ce qui émerge au travers de Tarnac et des établissements du Gers, ce qui émerge maintenant de manière plus spectaculaire, dans ce sens où le spectacle pose ses conditions, ce pourrait être une proclamation officielle de la haine des faibles et des opposants. Souvenez-vous des mots de Sarkozy à Yasmina Reza "maintenant ceux qui ne peuvent pas suivre il faut les jeter". Voici ce que ça donne en acte.
  • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
    29 novembre 2008, par Manuelo
    d’autres infos ici : http:// escalbibli
    • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
      29 novembre 2008, par régis
      ça vous surprend ? J’avais écrit, ici même, que depuis le moyen âge jamais l’enfance n’avait été criminalisée à ce point. Cette affaire de Marciac vient au même moment où le gouvernement envisage de mettre des enfants en prison dès l’âge de douze ans. Il n’y a qu’une chose qui m’étonne c’est l’absence de réactions générales. Indifférents au sort des expulsés, indifférents à l’arrestation d’innocents dans l’affaire de Tarnac, indifférents aux dispositifs biométriques, indifférents au fichage des enfants. Parce que l’absence de réactions radicales et concertées relèvent de l’indifférence. La seule question que je me pose désormais c’est de savoir quand les gendarmes violeront ces jeunes gens. La réponse de la société je la connais déjà : l’indifférence et la peur.
      • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
        29 novembre 2008

        Email de l’inspection académique d’Auch

        cio.auch@ac-toulouse.fr

  • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
    29 novembre 2008, par Michel

    Pour complément d’infos : La Dépêche

    La Dépêche 2

    Demain vos enfants ?

    • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
      30 novembre 2008
      Entre ce matin et 17 heures le contenu d’un des deux articles de "La Dépêche" a été modifié.
      • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
        2 décembre 2008, par régis

        Des amis évoquent le nazisme et le fascisme mais en ce qui concerne la manière dont l’enfance est traitée par ce régime. Ces interventions policières dans le Gers infirment la comparaison. C’est pourquoi j’ai pris l’exemple du moyen age parce qu’alors l’enfant avait un statut semblable à celui d’aujourd’hui, sur des principes fantasmatiques il était alors craint. Les enfants mourraient beaucoup au Moyen age. Ils travaillaient très tôt durement. On manque de sources les concernant ce qui indique qu’ils avaient une place minime. la diffusion du christianisme a modelé la double perception de l’enfant qui était celle des clercs médiévaux : innocent, pur et sacré comme Jésus ou « puant » et vicieux de nature, à cause d’un péché originel dont il faut châtier sévèrement les méfaits.

        J’emploie cette comparaison à dessein parce que dans les régimes fascistes et nazis la jeunesse ordinaire était enrôlée. Les enfants métèques étaient seuls sujet à répression.

        Mais comparaison n’est pas raison...

        • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
          2 décembre 2008, par Tof

          J’ai encore reçu ça ce matin.... La chasse aux jeunes est ouverte !!!!

          "et encore dans un lycée..... Ce matin mardi 2 décembre, j’ai reçu un texto de mon fils en première dans un lycée de Tourcoing. Il m’a signalé la présence des flics. Sa classe n’a pas été contrôlée, mais d’autres élèves l’ont été. je vais me renseigner auprès du proviseur. Les flics n’ont rien à faire dans les établissements scolaires !

          Ne Laissons Pas Faire"

        • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
          2 décembre 2008, par fabrice
          il ne s’agit ni d’une opération politique, ni policière, ni d’un problème gauche/droite ni d’une dérive du régime sarkozy ;c’est beaucoup plus simple : il s’agit tout simplement d’une tentative de voyeurisme et d’attouchements sur mineures de la part de gendarmes mâles, qui se sont offert un petit divertissement croustillant ;les fouilles au corps n’ont que très peu d’utilité juridique la plupart du temps et servent essentiellement à exciter les policiers, douaniers et gendarmes mâles , qui en profitent aussi souvent qu’ils le peuvent quand ils font face à de jeunes filles apeurées ; je propose que les gendarmes de sexe masculin ayant fantasmé sur ces collégiennes aient leur nom+adresse+photo publiés sur internet
          • la scientologie prend le contrôle de la france !
            3 décembre 2008, par laozi
            une news à diffuser à tous ceux qui n’auraient pas encore compris la portée de leur geste en votant sarko... et aussi à tous ceux qui approuvent la guerre (sainte) contre la drogue : informez vous au lieu de vous laisser gaver d’intox, allez sur le site d’encod par exemple, et diffusez leurs informations autour de vous : ça devient urgent !
        • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
          4 décembre 2008, par Dramstein

          ...surtout lorsque cette comparaison est ridicule et hors sujet. L’enfant-roi d’aujourd’hui n’a en aucun cas un statut semblable à celui du Moyen-Age (mémoire sur Philippe Ariès) Et la peur de la jeunesse est récurrente dans l’Histoire depuis les premiers écrits.

          Dans cette histoire, on ne s’attaque pas spécifiquement à la jeunesse en tant que tel, mais aussi à la jeunesse qui ne respecte pas la loi. (Même si les accusations ne reposent sur rien ou au plus sur un faciès) Sarkozy, qui use de la sécurité comme paravent, montre à ses électeurs qu’il va remettre dans le rang tout ce qui va à l’encontre de l’ordre : drogués, racaille, immigrés, gauchistes, profs, journalistes...et ceci sans prendre de gants. Tout pour plaire à la partie borgne de son électorat. Il œuvre pour la France réactionnaire, celle qui a peur, et répond à ce titre à la description d’Alain Badiou : « Sarkozy et sa "rupture" sont le produit d’un "pétainisme" transcendantal de la France, qui se nourrit de peurs. »

          • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
            5 décembre 2008, par régis duffiour

            Vous les connaissez fort mal Dramstein. Vous minimisez. C’est que vous n’êtes pas si loin de basculer dans leur sens. Il ne suffit pas d’avoir lu chez Badiou le mot "Pétainisme" pour se rassurer à bon compte du moment que nous n’étiez pas un réprouvé du régime de Pétain. Vous êtes rétif à la métaphore sur le Moyen âge parce qu’elle vous fait peur. je vais vous dire que l’imagination est puissante. Oscar Wilde disait d’un directeur de prison "cet homme là est dangereux parce qu’il n’a pas d’imagination". Il y a une année mon imagination me conduisait à envisager que les flics débarqueraient chez moi. Il y a trois semaines ils l’ont fait à Tarnac pour des raisons assez semblables qui me poussaient alors à l’imaginer. J’ai précédé en quelque sorte d’une année leur décision la plus spectaculaire du moment. Je les connais assez par conséquent. Cette connaissance je la dois à la manière qu’ils emploient, elle porte en elle tous les crimes du monde. C’est l’envers de Pessoa "Je ne suis rien. Jamais je ne serai tien. Je ne puis vouloir être rien. Ceci dit, je porte en moi tous les rêves du monde".

            Je ne vous dirai pas où me conduit mon imagination aujourd’hui mais je ne donne pas plus d’une année pour qu’elle se réalise.

          • Collège de Marciac : Les chiens policiers lâchés sur les élèves...qui témoignent !
            5 décembre 2008, par régis duffour
            Mais il ne se contente pas et il n’a besoin de remettre dans le rang du moment que la surveillance est accrue par toutes sortes de procédés et ces dispositions techniques invalident votre jugement Dramstein. De même que le recours à l’arbitraire qui est étrangement absent du tableau que vous nous dressez. Peut-être même l’incomplétude de votre raisonnement relève t elle déjà de cette peur des procédés techniciens qui sont à l’oeuvre et de l’arbitraire.... On est jamais de teinte rose pour rien...
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