Un peu de pratique et moins de littérature : tuer pour manger
’’ Murs en fer ’’ nouvelle de Ghassane Kanafani ; traduction : Abderrahmane Laghzali
La Burqa comme révélateur de nos propres désarrois
Combat de basse-cour par Pierre Drachline
Le nouveau Brian Evenson est arrivé, ne le ratez pas !

Si notre assurance maladie était une banque, ils l’auraient déjà sauvée !
Une drôle d’aide à Haïti par Nestor Nunez
Communiqué de l’UNEF sur le budget des Universités de Haute Normandie
GAZA
Pourquoi l’économie mondiale ne s’est-elle pas effondrée en 2009 ?
Luisantes comme la salive épaisse du matin par Andy Vérol
Mater Dolorosa une nouvelle de Franca Maï
Fantômes... Début de ma tournée d’adieu par Andy Vérol
Quicky
La dérive une nouvelle de Franca Maï dans la revue les chemins de traverse
C’est assez trouble. On a les mains jointes. ça ressemble à une prière collective, mais ça n’est en fait qu’un acte de contrition psychologique (C’est une combinaison salvatrice). Autour du corps, nous nous taisons, puis nous murmurons, puis nous fredonnons, doucement. ça fait un biiippp par dessus nos mots grossiers, nos insultes, comme à la télé. ça fait biiip quand nous citons des marques. Nous sommes perturbés, nous plongeons dans la transe. P’tit Meurtrier chiale à grosses larmes, alarmé par la puissance, la force qu’il a mis pour posséder son corps. ça fait aussi clop clop de la pluie orageuse qui s’abat sur la ville au dehors du garage. Les chaudes larmes. La réalisation progressive de notre acte collectif. "Qu’est-ce qu’on va faire putain ?" La voix granuleuse. Son thorax se soulève et s’effondre lentement. Sa respiration est très lente. C’est tout juste avant le dernier souffle. Nous avons encore le chimique de nos shoots qui rampe dans nos corps, nos veines, désorganisent toujours nos organes vitaux... Un instant de paix dans la peur absolue d’avoir détruit sa vie, et nos vies...
Je risque de tomber si je marche.
Source : Andy Vérol et Hirsute

