e-torpedo le webzine sans barbeles



G20, Le bal des faux-culs

Catégorie politique
Il y a (3) contribution(s).

(JPEG) « Chiche », titrait Pascal Riché dans l’édito de Rue 89 sur les déclarations d’intention du G20 à propos des paradis fiscaux, de la levée des secrets bancaires, et des « règlements » en tout genre, précédant (forcément) la capricieuse « reprise ».

Bien sûr que non, ils ne seront pas « chiches » !

Tous les « plans » qu’ils échafaudent aujourd’hui, ensemble ou plus souvent chacun de leur côté, vont à l’encontre de cette volonté. Il suffit pour s’en convaincre de décrypter le dernier décret gouvernemental sur la prétendue limitation des stock-options et des bonus pornographiques. Vulgaire leurre à gogos. Moyen grossier de gagner du temps.

Le dernier G20 ? Une parade pathétique ! Une promesse (une de plus) de milliards de milliards pour la « relance » ; quelques paradis fiscaux de seconde zone lâchés en pâture à la populace (comme on lui lâcha un Kerviel ou un Madoff), mais évidemment pas de Lichenstein, de Hong Kong, de Macao ou de City londonienne, ni de Monaco ; quelques éclats de rire pour la photo, avec un Obama un brin crispé aux entournures dans les bras d’un Berlusconi triomphant et un Sarkozy « soulagé » de n’avoir pas eu à « claquer la porte ».

Le grotesque est à son comble.

Sauf que la fête est finie ; que la réalité crue va dès à présent reprendre la main sans que rien n’ait véritablement été fait pour la guérir ; que les boursicoteurs, assommés par une vache de gueule de bois, vomiront leurs excès euphoriques de la veille ; et que les vacillantes entreprises cracheront leur lot désormais quotidien de chômeurs et de laissés-pour-compte...

Derrière les déclarations d’intention de pure façade, le constat d’un vide aussi sidéral dans les mesures techniques appropriées pour remédier au mal, met à nu toute l’impuissance des puissants.

Et leur catastrophique obstination dans l’erreur.

Je veux bien comprendre qu’on ait besoin, en des périodes aussi pesantes, de croire, même en faisant semblant, à la bonne volonté des uns ou des autres. Mais ça ne marche jamais. Au bout du compte on perd un temps précieux pendant lesquelles les choses s’enveniment irrémédiablement.

Car il y a un constat incontournable à prendre d’ores et déjà en compte si l’on ne veut pas prolonger dangereusement l’agonie qui nous menace :

Rien ne sera possible AVEC eux !

Ou on se met bien ça dans la tête et on en tire les conséquences au plus vite. Ou on se condamne à une tragique traversée de l’enfer.

Lors de la dernière grande crise de l’humanité (celle qui commença en 1929, passa par moult G20 de l’époque comme celui de Munich en 1938, et s’acheva seize ans plus tard, en 1945, après une traversée de l’horreur), le mal c’était l’autre, le nazi, l’empire nippon du soleil levant.

Aujourd’hui, le mal, c’est nous, le sinistre empire occidental, et son insatiable et écœurante ambition de puissance et de domination.

Où sont-ils aujourd’hui, nos hilares fêtards d’hier ?

À Strasbourg, dans leur camps retranché, en train de fourbir les armes de l’Otan, au cas où...



Publié le 5 avril 2009  par Le Yéti


envoyer
imprimer
sommaire
Forum de l'article
retour haut de page


Si vous appréciez le e-torpedo.net
participez à son indépendance, faites un don.

Contrat Creative Commonsdri.hebergement
Réalisation et conception Zala . Ce site utilise PHP et mySQL et est réalisé avec SPIP sous license GNU/GPL.
© 2005 e-torpedo.net les articles sont à votre disposition,veillez à mentionner, l'auteur et le site emetteur
ACCUEILPLAN DU SITEContact Syndiquez le contenu de ce site Admin