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Maneksha et les yogis blancs IV : Lalal et Meetha

Catégorie intérieur
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Depuis plusieurs semaines, la jungle baignait en pleine mousson. Notre tranquillité n’avait rien d’exceptionnelle vu la rareté des visites durant cette saison difficile. Pas un yogi blanc ni aucun autre parasite n’osait s’aventurer dans l’atmosphère lourde où voltigeaient des armées de moustiques affamés. Les sentiers se changeaient en ruisseaux boueux, parfois en rivières. On voyait surgir de nulle part de gros lézards, des serpents multicolores aux poisons mortels et des scorpions par centaines. À l’intérieur des grottes, les sources dégorgeaient aussi et nos lits s’en trouvaient souvent inondés. Il était impossible de stocker les branches sèches à cause des bestioles venimeuses qui, en quête d’un abri étanche, venaient se loger dans le moindre tas. On survivait dans une fumée permanente de bois mouillé et de fibres de noix de coco, une nuée juste bonne à écarter les insectes buveurs de sang. Bref, tout autant d’embêtements dans un quotidien étouffant de chaleur et d’humidité. Pourtant, deux indiens, Lalal et Meetha, venaient tournoyer autour des sources avec en tête l’ébauche d’un projet bien malsain.

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Surya, le légionnaire devenu ascète, se dévouait tant à sa chère déesse qu’il la voyait se manifester partout. Obsédé par les mirages, il ressassait aux villageois bravant les pluies ses histoires farfelues à propos des sois-disant apparitions divines qui faisaient tâche d’huile. La notoriété de l’endroit sporulait dangereusement le long du fleuve. Beaucoup de dévots motivés par cette recrudescence de prodiges espéraient voir ressurgir les fameux oracles du temps de Maneksha (cf : la légende). Tous ces gens pouvaient devenir de bons donateurs. En effet, il était courant en Inde de céder une partie de sa fortune aux œuvres charitables et dans les temples pour amadouer ou apaiser les dieux. Ainsi, le pays voyait naître des dharamsalas, lieux destinés aux plus démunis qui pouvaient trouver pitance et refuge pour la nuit. Certains contribuaient plutôt à la construction d’Ashrams, les sites sacrés abritant gurus et disciples. D’autres riches faisaient édifier des temples pour leur postérité. Toutes sortes de structures hôtelières et boutiques à bondieuseries jaillissaient inévitablement autour de ces lieux de culte, incitant vivement le pèlerin à consommer. En s’impliquant dans un business religieux semblable, on pouvait espérer obtenir le respect ainsi qu’une bonne recette quotidienne. L’idée saugrenue qui motivait nos visiteurs en proie à un vif désir de reconnaissance sortait tout droit de cette coutume populaire.

Lalal tenait une pâtisserie dans une célèbre ville sacrée de la vallée. Il vendait ses gâteaux aux pèlerins qui les écrasaient ensuite avec ferveur contre les photos ornant les temples où sur les bouches des divinités en marbre. Le marchand se fichait bien que ses sucreries finissent entre les pattes des fourmis tant qu’il les écoulait par kilos. Les offrandes de douceurs s’avérant essentielles dans le culte hindou, presque tous les passants lui en achetaient avant d’aller prier. Pourtant, ce business fructueux ne semblait pas lui suffire, tout comme son grand ami Meetha qui vendait des voitures japonaises dernier cri faisant fureur dans la nouvelle classe riche. Prospère, il admirait le Gange aux rives argentées du haut de sa somptueuse demeure. Mais seule lui manquait une réputation d’honorable et pieux citoyen.

(JPEG) Un jour, les marchands entendirent parler des phénomènes ésotériques survenus au temple anciennement maudit. Sentant venir à eux la bonne fortune et l’opportunité de laver leurs âmes corrompues, ils décidèrent d’y faire construire tout un complexe moderne en prenant exemple sur un édifice surplombant les collines avoisinantes. Là bas, l’homme avait complètement salopé la nature sauvage en l’engloutissant sous des couches de béton et de peinture vanille-fraise.

Des milliers de dévots venants des quatre coins de l’Inde défilaient dans cet endroit. Du coup, les brahmanes avaient vite éjecté de là les ascètes drogués qui gardaient ancestralement les lieux pour profiter pleinement des paquets de roupies tombant généreusement chaque jour. Monnayant désormais la moindre prière, ils instaurèrent même une bénédiction payante obligatoire à l’entrée pour empêcher les plus pauvres d’accéder à l’édifice sacré.

Lalal et Meetha jubilaient comme des gosses en imaginant la plaque dorée à l’entrée du temple sur laquelle seraient gravés leurs noms d’honorables et généreux donateurs. Le pâtissier voyait déjà sa boutique aux pieds de l’antre de Maneksha et le concessionnaire, quand à lui, pensait assurer le taxi-service menant les riches de Dehli aux grottes. Ils avaient même envisagé la construction d’un escalier cimenté facilitant l’accès aux fleurs de la société moderne croulant sous les kilos de la nouvelle obésité, ceux qui n’avaient plus l’habitude de marcher dans la nature. Dans leur projet fou, ils songeaient également à bâtir des citernes bétonnées ainsi qu’un grand hôtel pour accueillir les pèlerins aisés. Pas une seconde ils ne se soucièrent de priver les animaux des sources forts rares dans cette forêt, ni de ruiner le paysage si cher à la yogi qui vivait là. Leur plan mettait en route une machine infernale que nous tentions d’éloigner à tout prix.

Rêvant obstinément d’un nouveau Mansa Devi (1) les deux complices commencèrent à nous visiter de plus en plus régulièrement, les bras chargés de gâteaux et de vivres qui nous faisaient forcément défaut en ces temps difficiles. Ils se donnaient bien du mal pour franchir les ruisseaux et les chemins glissants sous les trombes d’eau. La cause qui les animait semblait valoir cette peine. Ils connaissaient déjà mes colères noires dès qu’on abordait le sujet des constructions sur le site. Mais les deux hommes qui refusaient de se laisser mener par une Angrish (2) concentrèrent tous leurs efforts de persuasion vers mon acolyte indien. Mes doutes grandissaient à son sujet. C’étaient bien ses histoires exagérées qui attiraient de tels requins aux grottes et je craignais qu’il ne cède à leurs promesses de confort. Mais il semblait s’amuser de la mauvaise foi de nos deux "promoteurs" qui avaient définitivement besoin d’une leçon.

Nous cherchions à créer une diversion capable de détourner leurs esprits tordus. Un soir de grand questionnement autour du feu, l’idée d’une "chasse au trésor" germa dans nos pensées. Il existait une grotte inexplorée dans la falaise juste en dessous du temple. L’entrée, une fente étroite dans la roche, menait à un couloir où l’on ne pouvait avancer qu’en se tassant contre les parois gluantes. Toute rencontre avec les cobras pullulants par ici s’avérait aussi probable que fatale. Le sol était couvert d’une épaisse couche de feuilles mortes sous laquelle sévissait l’inconnu et nous n’avions jamais tenté d’y poser nos pieds nus. Les méditations pratiquées juste au dessus engendraient des ressentis si puissants que nous préférions laisser libre cours à notre imagination ! Ce lieu étrange et chargé de mystère se prêtait donc parfaitement au jeu pour appâter nos crapules.

Lalal tomba en premier dans le piège tendu. L’image d’un amas d’or et de pierres précieuses, peut être le trésor de quelque ancien maharajah enfoui dans cette grotte lui fit monter une fièvre tenace qui ne s’apaisa plus. Il perdit le sommeil et harcela Meetha. Ce dernier, excédé par la folie de son ami, accepta finalement de l’accompagner dans la caverne. Pour gagner un peu plus de temps, il nous fallut mettre en place toute une série de pseudo purifications impliquant de longues préparations ascétiques et méditatives pour nos marchands. Nous utilisâmes également un calendrier astral afin de choisir la date la plus éloignée possible pour descendre dans l’antre secrète. Après avoir dressé une incroyable liste d’ingrédients nécessaires aux rituels précédant l’événement, nous fîmes poireauter Lalal et Meetha presque trois semaines avant d’atteindre Poornima (3). J’en profitais pour leur faire nettoyer tous les plastiques jetés par les dévots dans la falaise devenue une vaste poubelle. Bien sur, ils ragèrent devant ma requête. Il s’agissait là d’un boulot de basse caste. Pourtant, par peur de se faire éjecter des lieux sans pouvoir atteindre le potentiel magot, ils retroussèrent leurs manches et entassèrent avec dégoût les plastiques gluants dans un coin avant d’y mettre le feu devant mes yeux ravis. Je savourais là une vengeance secrète contre tous les salopiauds qui ne respectaient pas les lieux. Ces deux là, comme beaucoup d’autres, avaient maintes fois balancé les sacs transportant leurs chères offrandes dans la nature. Il ne furent donc pas épargnés des besognes "d’intouchables".

Malgré tous les sévices subits par mes soins, Lalal et Meetha continuèrent à me couvrir de mes gâteaux préférés. Cherchant à me corrompre à tout prix, ils amenèrent également du haschich, une substance strictement interdite en ces lieux dédiées aux déesses. Je refusais poliment, regardant avec regret les boulettes huileuses repartir à la ville. Les complices espéraient acheter mon âme hantée par les esprits de la forêt avec quelques friandises. Ça me rendait dingue, mais je laissais faire en pensant au jour où nous allions descendre dans l’abîme. Pourtant, certaines craintes ne manquaient pas de venir ternir le tableau. Découvrir avec ces deux là les secrets gardés par la jungle s’avérait peut être dangereux. Si par malheur quelque trace de trésor où de pouvoir ésotérique se trouvait dévoilé aux yeux des malfrats, c’en eut été fini de la tranquillité ici. L’endroit se trouverait dévasté en moins de deux par des centaines de croyants assoiffés.

Cette nuit là, je ne pus dormir tranquille, même si la (JPEG) silhouette bleutée de Maneksha visita mon sommeil comme pour me rassurer, accompagnée de son bataillon de najas. Mais à cette époque, les rêves et leurs messages ne représentaient rien pour moi. Leurs interprétations vaporeuses « new-age » qui remplissaient tout un tas de livres me laissaient d’autant plus septique...

Le jour de l’exploration arriva, annoncé par une magnifique pleine lune opalisant la forêt de sa lumière féérique. Étonnamment, les pluies diluviennes avaient fait place à un vent salvateur qui soufflait calmement sur la colline. Lalal et Meetha se présentèrent comme prévu aux aurores, luisants de propreté et chargés d’offrandes. La fierté d’inaugurer la grotte secrète se lisait sur leurs visages radieux, même si Lalal se montrait particulièrement nerveux. Il gesticulait dans tous les sens en transpirant tel un taureau se débattant dans l’arène. Deux bonnes douches glacées ne suffirent pas à le calmer, les quelques heures de la récitation méditative du Devi Baghavat (4) non plus ! Bien au contraire, l’homme surexcité se tortillait et respirait fortement, gênant notre concentration et agaçant son compère qui tentait de le calmer, visiblement honteux de ses débordements.

Au moment de commencer les célébrations aux divinités de la jungle, Lalal se précipita dans le temple en bousculant son ami sans ménagements et man­qua de me tomber dessus.

D’un signe de tête éloquent, nous nous accor­dâmes tous les trois à l’ignorer cordialement. Durant le rituel, à plusieurs reprises, le pâtissier s’em­porta et se mit à crier violemment des expres­sions incompréhensibles. Puis il se frappa le crâne sur le sol du temple, ne semblant vraiment plus rien contrôler. Possédé par on ne savait trop quoi, il perdait tout bonnement la tête. Les esprits de la forêt semblaient bien veiller au grain, embrouillant inten­tion­nellement toute perception dans les cœurs malintentionnés...

Surya commençait à craindre d’ouvrir le chemin du trésor. Ces hésitations engendrant la fureur de Lalal, le prêtre céda finalement à sa folie. Tous ensembles, nous arrivâmes à l’entrée du couloir naturel avec les thalis (5) remplis de prashads (6). Lalal, encore tout suant, tentait de devancer tout le monde. Mais le chaman le précéda, embarquant avec lui Meetha qui semblait mieux se contrôler. C’était à mon tour d’entrer lorsque le marchand de gâteaux me bouscula violemment pour me dépasser. Au lieu de réagir, je demeurais imperturbable et me délectais à l’avance de la suite des événements. Quelques mètres plus loin, le rondouillard se trouva coincé.

-  Trop de ventre, lui lançais-je avec un sourire radieux, peut être ne pourras tu pas aller plus loin, ce serait tellement dommage !

Vexé et offusqué de mon culot, il poussa de toutes ses forces, retenant son souffle et rentrant le ventre. Les secousses démentes qui le parcouraient encore l’obligeaient à se frapper la tête sur les parois de la grotte. Il m’énervait. Je lui envoyais une bonne baffe afin de le calmer, lui rappelant que le chaman et Meetha devaient déjà nous attendre dans la caverne secrète. Je ne voulais surtout pas rester coincée là avec ce malade alors que je sentais de plus en plus l’énergie des reptiles autour de nous. L’effet fut immédiat, Lalal reprit son calme en inspirant à fond et avança dans les entrailles de Mata (7)

Enfin le couloir s’élargit, laissant apparaitre la lueur des lampes à huile de nos deux prédécesseurs qui patientaient dans une première salle toute ronde. Lalal et son compère gardaient la bouche grande ouverte, cherchant du regard quelques joyaux. Pour atteindre la crypte, il fallait d’abord traverser une caverne dont le sol disparaissait sous un amas de feuilles mortes. Il faisait presque froid. L’eau coulait doucement le long des parois. Lalal et Meetha commençaient à s’affoler des mouvements autour de nous et du son émanant d’en dessous. D’un coup, le chaman se tut et nous regarda avec des grands yeux. Ses gestes silencieux indiquaient que nous avions de la visite. Quelque chose bougea entre les jambes de Lalal et ce dernier, dans un élan de panique, fit un bond en direction de la sortie.

-  des serpents, c’est plein de serpents ! On aurait pas du venir ici ! s’écria t-il.

-  On te l’avait bien dit Lalal, maintenant tu restes et on finit les rituels ! lui dit le chaman. Allons ! un homme comme toi, apeuré par quelques petites bêtes rampantes ! Et tu voudrais t’installer dans cette jungle ?!

-  Peut être que la déesse ne veut pas de vous ici ! rajoutais-je en pouffant, vous feriez mieux de partir ! Parce que des bestioles, il y en a plein d’autres, partout, tout autour de vous...

(JPEG) Un autre serpent passa non loin de Meetha. La panique les saisît tous les deux. Des bruits de glissements arrivaient maintenant de toutes parts, faisant frémir les feuilles mortes autant que les chairs angoissées de nos deux terreurs. Une force oppressante emplissait maintenant la grotte. Lalal et Metha se précipitèrent vers la sortie, s’écorchant au passage le long des parois étroites. Le plan était un succès total, nos promoteurs crevaient de trouille ! Les cobras grouillaient partout ici. Ce que nous ressentions en méditant dans le temple ne venait donc pas seulement de notre imagination.

Doucement, pour ne pas énerver les cobras, nous gagnâmes la sortie. Dehors un orage finissait de s’abattre sur les montagnes. Dans le ciel lourd grondait un tonnerre mourant sous les derniers éclairs. La pluie tombait de nouveau. Nos poltrons ne se montraient plus si fiers, grelottants près du temple tel deux chiens mouillés. Nous les invitâmes à se réchauffer devant notre âtre enfumé. Les cerveaux englués par les superstitions ancestrales, Lalal et Meetha semblaient sincèrement préoccupés d’avoir fâché la déesse.

-  Rien ne peut être construit ici Lalal, luis dis-je. C’est le royaume des animaux, les serpents en sont les rois.

-  Tu ne seras pas toujours là ! rétorqua t-il

-  Mais ça n’a rien à voir avec moi, ni avec vous non plus, d’ailleurs !

Je cessais de leur parler, nul besoin de s’étendre davantage sur le sujet. Nous étions ennemis, mais l’endroit où je vivais m’interdisait toute mauvaise parole où action envers un visiteur dévoué, aussi pourri fut-il à mes yeux. Je préférais leur tourner le dos pour entamer une méditation silencieuse et ne les vit même pas partir, explorant mon centre et ses univers secrets. Demeurer immobile quoiqu’il se passe aux alentours jusqu’à ce que les perturbateurs se découragent et s’en aillent était une chose importante apprise ici. Je fis donc souvent de nombreux voyages fantastiques en moi même.

Lalal et Meetha n’avaient pas dit leur dernier en quittant le sanctuaire, car, quelques jours plus tard, la visite d’un fonctionnaire de l’immigration accompagné d’un policier me rappela à leur souvenir. La claque envoyée au pâtissier n’était visiblement pas digérée. Faisant jouer de ses relations, Lalal tentait indirectement de me chasser des grottes. C’était un fait, je n’avais pas vraiment le droit de rester dans la jungle sans le fameux visa de résidente qui se délivrait au compte-goutte. On pouvait s’en procurer en acceptant d’entrer dans certaines communautés religieuses plutôt mafieuses où en s’inscrivant à l’université. Sans cela, on obtenait des visas de tourisme qui impliquaient de toujours s’enregistrer dans une structure hôtelière. Les gredins, déçus de ne pas avoir réussi la conquête de la colline sacrée pensaient alors tenir leur revanche.

Le contrôle de mes papiers terminé, j’envoyais paître le policier et son bureaucrate, refusant de leur parler d’avantage avant qu’il n’aient rendu visite à mon ami Swami Brahmananda (8) Le vieux yogi m’avait inscrite sur le registre de sa pension en prévention de ce type de problèmes et assurait son rôle de protecteur discret et efficace comme il me l’avait promis un jour. En attendant, j’entrais de nouveau en exploration intérieure, tournant le dos aux inspecteurs médusés.

Après toutes les vérifications, plus rien ne m’empêchait de rester au sanctuaire. Je mentis au type de l’immigration et au policier en leur promettant de retourner chaque soir en ville. Les craintes de la jungle abritant bêtes féroces et vieilles superstitions empêcheraient certainement leurs visites nocturnes. Il me restait encore quelques semaines à passer en Inde en toute tranquillité avant une nouvelle bataille administrative pour renouveler mon visa. Soudain, l’envie me prit de jeter ce maudit passeport dans la jungle. Après l’avoir sorti de son sac, je m’avançais au bord de la falaise pour l’envoyer dans les airs sous la pluie et les moustiques à la merci des singes. Mais ce fut dans les restes de notre cérémonie qu’il échoua, alors que Surya nettoyait justement l’entrée de la grotte secrète avant de la dissimuler sous les feuillages. Mieux valait cacher les secrets de Maneksha et éviter toute intrusion.

Lalal et Meetha avaient laissé de coté leurs projets de chantier et n’allaient certainement pas vanter leur courage légendaire en ville. Retournés à leurs business respectifs, ils oublièrent momentanément leurs idées de grandeur. Malgré cette victoire, je savais pertinemment que ce n’était pas là ma dernière bataille à mener. J’allais devoir affronter bien d’autres idiots et autres êtres malintentionnés. Mais tant que les esprits de la forêt veillaient, ils pouvaient bien tenter le pire. J’étais hantée par la jungle qui m’emplissait d’une immense volonté de la défendre. La venue onirique de Maneksha durant la nuit de pleine lune me confirmait aussi que les rêves, si intenses au cœur des éléments naturels, semblaient porter des messages plus importants que je ne le croyais. Je repris mon passeport mouillé, curieuse de connaître la suite de cette aventure.

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notes :

1 Célèbre temple de la vallée cité auparavant devenu un gros tiroir-caisse

2 Nom péjoratif donné aux blancs depuis les colonies anglaises.

3 la pleine lune

4 Récit épique sacré de la déesse Durga nécessitant une longue récitation

5 Assiettes de métal utilisées pour diverses occasions, repas ou rituels.

6 Offrandes de nourriture aux dieux et déesses.

7 La déesse suprême Durga (l’inaccessible).

8 Conteur de la légende de Maneksha

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Publié le 27 mai 2009  par manuji

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