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Référendum : J moins deux, où en sommes nous ?

Catégorie société
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Deux jours et où en sommes nous ?

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A deux jours du référendum, et quelque soit le résultat, l’on peut se poser des questions quant à l’humain et ses aspirations.

Cette campagne a mis à jour un bon nombre de pratiques douteuses de notre élite politique et a clairement démontrée qu’elle était mains et poings liés au monde Industriel.

Un triste constat de citoyen désabusé.

A grands coups de renforts médiatiques, les protagonistes, n’ont cherché qu’à ringardiser et diaboliser les arguments du NON.

De duperies en pieds de nez, toujours hautains, ils se sont ridiculisés, pratiquant la force contre tout mouvement d’opposition démontrant ainsi leur puissance et par-là même leur faiblesse.

Nous pourrions citer en autres, le mouvement étudiant, et récemment l’utilisation brutale du GIGN à Bègles

Il émergera de cette campagne que le premier argument -et le seul des partisans du OUI- serait que le TCE ne changerait pas grand-chose et que s’il était ratifié, ce ne serait que dans le seul but de clarifier une situation opaque.

Sans être ultralucide, il paraît évident que les directions prises depuis vingt ne sont pas les bonnes !

Mais voila, ce texte est aussi claire que les arcanes hasardeux Bruxellois.

Alors le doute du citoyen s’installe.

Nous étions nombreux à essayer de comprendre et à disséquer ce projet. Puis sont arrivés les ténors politiques liés pour l’occasion qui nous ont abreuvés de mensonges, d’amalgames troublants, d’amnésies généralisées, de contradictions, d’ aveux tardifs.

Leurs ennemis seraient des extrémistes des deux bords : des souverainistes, des xénophobes, des jeunes aux idées vieillottes, en un mot des "Cons" fermés.

A aucun moment, ils ne mentionneront le terme de citoyen, sans doute un mot sombré dans la désuétude depuis vingt années de souverainisme économique.

Sans l’aide des médias et d’une presse agenouillée dite officielle, des loups sont découverts : Bruxelles et les lobbyistes, les salaires pharaoniques des PDG et le plus écœurant leurs primes de licenciement pour fautes professionnelles, le montant des subventions octroyées à des entreprises qui délocalisent et licencient, les abus immobiliers et l’impunité de l’élite politique, et surtout... la place de la démocratie dans notre société. Cette liste n’étant pas exhaustive. Mais ce ne sont pas les exemples qui manquent.

Evidemment, une question naît en chacun d’entre nous, " voulons nous que ça change" ou laisserons nous fuir la dernière chance, car sans entrer dans un débat clos, rien ne pourra plus changer.

Refuser ce traité n’est pas un non sens, l’accepter serait une indécence. Ce serait l’acceptation d’un compromis entre une démocratie picturale et une économie ultralibéraliste sans l’once d’un regard sur le dessein de notre humanité.

Il est nécéssaire de rapeler que des solutions, des critiques, et des oppositions ont été muselées, ignorées et censurées durant ces vingt années.

Mon Non je le choisis apolitique et libre.

Je tiens ici à remercier les rédacteurs du e-torpedo pour leur travail énorme de tous les jours et leur patience pertinente qui ont pu permettre d’entamer de vrais dialogues et d’ouvrir les frontières bien au-delà de la France et de l’Europe.

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Ci-joint 3 dépêches significatives :

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500 syndicalistes appellent à rejeter le projet de constitution européenne

Responsables syndicaux locaux ou nationaux, appartenant à différentes organisations syndicales, nous avons décidé de nous exprimer ensemble sur le projet de traité constitutionnel européen.

Nous le faisons en tant que syndicalistes, c’est-à-dire en tant que femmes et hommes engagés quotidiennement dans la défense des droits des salariés, jeunes et retraités et dans le combat pour un monde plus juste et plus solidaire. C‚est au nom de cet engagement que nous nous sommes prononcés contre ce texte et que nous appelons les salariés à le rejeter.

Jean-Michel DREVON ; Pierre KHALFA ; Christian PILICHOWSKI

Pour signer l’Appel des 500 : appeldes500@ras.eu.org

APPEL DE 500 SYNDICALISTES CONTRE LE PROJET DE TRAITE CONSTITUTIONNEL.

Syndicalistes, nous sommes quotidiennement confrontées, en France et en Europe, aux conséquences d‚une politique européenne basée sur le seul principe d‚une « économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée ». C‚est ce principe que le projet de traité soumis au référendum entend constitutionnaliser.

En janvier pour défendre les services publics, en février et en mars pour l‚emploi, la réduction du temps de travail et les salaires, nous avons fait grève et défilé ensemble pour nos revendications. A Bruxelles le 19 mars, nous avons manifesté pour une Europe du plein emploi, des droits et de la solidarité entre les peuples : défendre la protection sociale et refuser l‚incitation à l‚allongement de la durée du travail et sa flexibilisation ; refuser que les droits des salariés en activité ou privés d‚emploi soient remis en cause, que le chômage et la précarité s‚accroissent ; maintenir, partout et pour tous, des services publics. Ces derniers sont confrontés, malgré toutes les déclarations d‚intentions sur les Services dŒintérêt général, aux directives européennes qui organisent les ouvertures à la concurrence et favorisent ainsi les privatisations. Elles encouragent les délocalisations et le dumping social à l‚image du projet de directive de libéralisation des services (Bolkestein).

L‚intégration de la Charte des droits fondamentaux, si elle peut apparaître comme un premier pas pour la prise en compte par l‚Union des questions sociales, ne crée cependant pas de droit social européen susceptible de rééquilibrer le droit de la concurrence. Celui-ci restera donc le seul droit de nature communautaire et continuera donc à régir la vie de l‚Union. Cette Charte est, d‚autre part, problématique sur de nombreux points : elle remplace le droit à l‚emploi par le droit de travailler, elle ne reconnaît pas le droit de grève européen et elle refuse l‚égalité des droits de ceux qui résident en Europe sans posséder la nationalité d‚un État membre, etc.

Syndicalistes, nous savons que nous avons besoin de l‚Europe face à la mondialisation libérale et aux firmes transnationales. Il est urgent de lui donner de nouvelles fondations qui l‚émancipent du libéralisme financier prédateur, qui la réconcilient avec le progrès social, la paix, la démocratie, le développement soutenable, la coopération entre les peuples de la planète. Nous sommes des partisans résolus d‚une Europe mobilisée contre le chômage, la précarité et la dégradation du cadre de vie. Il faut renforcer les garanties sociales, développer et coordonner des politiques économiques favorisant l‚emploi et harmoniser les fiscalités, promouvoir une Europe des Services publics pour faire pendant à la libre concurrence. Il faut mettre en oeuvre un développement économique respectueux des équilibres écologiques et enfin reconnaître l’égalité et les droits pour les femmes autant que pour tous. Nous aspirons à une Europe démocratique, fondée sur la citoyenneté pleine et entière de tous ses résidents.

Nous sommes convaincus que le rejet du projet de traité constitutionnel est aujourd‚hui la condition pour que cette Europe voie le jour. Ce rejet donnerait un nouveau souffle à tous ceux qui veulent construire une société plus juste et plus solidaire. C‚est pourquoi nous appelons à rejeter le projet de traité constitutionnel.

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Des oui cotés en Bourse

On connaissait l’ "Appel des 200" lancé par la Fondation Copernic, et qui a servi de support à la création de nombreux collectifs pour le "non" dans toute la France.

Le "oui" peut désormais, lui aussi, s’appuyer sur un Appel prestigieux : certes il ne comporte que 100 signataires, mais des signataires qui « pèsent » des centaines de milliards d’euros. L’Institut de l’entreprise, filiale du Medef, a en effet mobilisé son prestigieux carnet d’adresses pour soutenir un texte intitulé "Les entreprises et le référendum constitutionnel".

Parmi ces citoyens (il n’y a en effet que des hommes) qui signent vraisemblablement là leur première pétition, on relève les noms de Lindsay Owen-Jones, PDG de L’Oréal (salaire 2004 de 6, 6 millions d’euros) ; Antoine Zacharias, PDG de Vinci, (salaire 2004 de 3,43 millions d’euros) ; Thierry Desmarest, PDG de Total (salaire 2004 de 2,79 millions d’euros, et dont le groupe a dégagé l’an dernier un bénéfice de 10 milliards d’euros, soit 5 fois le montant de la retenue du lundi de Pentecôte travaillé ; Jean-François Dehecq, PDG de Sanofi Aventis (salaire 2004 de 2, 74 millions d’euros ) ; Henri de Castries, PDG d’Axa (salaire 2004 de 2,54 millions d’euros) ; Henri Lachman, PDG de Schneider Electric (salaire 2004 de 2,16 millions d’euros) ; Michel Pébereau, président de BNP Paribas et de l’Institut de l’entreprise (salaire 2004 (salaire 2004 de 1,93 million d’euros. On arrête là ces emprunts au Bottin mondain.

Sans dire explicitement que « L’Europe sociale passe par le oui », l’Appel précise que « les entreprises françaises savent qu’elles doivent rester compétitives, mais elles savent aussi que, pour le rester, elles doivent contribuer à la préservation du modèle social français auquel sont attachés leurs salariés ». En somme une « économie sociale de marché hautement compétitive » comme le dit la Constitution. On notera que ces PDG semblent réserver à leurs seuls salariés l’attachement au modèle social français. Qu’en pensent-ils eux-mêmes ?

Jack Lang avait constitué un très chic comité « paillettes » qui n’a pas peu fait pour enraciner le « oui » dans les milieux populaires. Avec son « Appel des cent », Michel Pébereau poursuit cet effort d’élargissement de la base sociale du soutien à la Constitution.

Bernard Cassen

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le gign donc l’armée brise violement une gréve a bégles

cette dépêche est publié sur Bellacio Une provocation répressive de trop

Le Gign ou groupe d’intervention de la gendarmerie nationale c’est une unité anti terroriste dépendant de la gendarmerie donc de l’armée

Est ce que le fait de revendiquer ses droits salariaux et syndicaux dans ce pays des soit disant " droits " de l’homme est du " terrorisme " pour le gouvernement Raffétain , de villepin et le ministre de la fronction publique apparement oui puisqu’on envoie ce genre milices pour briser une gréve

Intervention du GIGN contre des grèvistes postiers à Bordeaux.Libération des syndicalistes en garde-à-vue

Fédération syndicales des activvités postales et télécommunications

25/27 rue des envierges 75020 PARIS Téléphone : 01 44 62 12 00 Télécopie : 01 44 62 12 34 Site internet :

www.sudptt.fr

Depuis le début de l’année, le centre de tri de Bordeaux est réorganisé à la hussarde. Le projet de la direction est la suppression de 68 emplois en deux nuits sur quatre, le redimensionnement de la 22/6, une réorganisation des horaires de nuit, la fin du BO en nuit, la polyvalence de tous les agents...

Dans ce contexte, cela fait plusieurs mois que le personnel se mobilise contre ces projets et la tension est grande.

Mercredi 25 mai, la direction refuse de mettre à l’ordre du jour la réorganisation du centre lors de la tenue d’un CHS-CT sur les problèmes de climatisation. Le soir même, le centre est bloqué par le personnel, mais la direction refuse de dialoguer. Pire que ça, jeudi 26 mai, en fin de matinée, elle fait évacuer le centre par les forces de l’ordre (GIPN). 5 militants sont accusés « d’enlèvement et sequestration », dont 2 militants SUD et 3 militants CGT.

La fédération SUD-PTT condamne les méthodes musclées de la direction alors qu’elle ne cesse de prôner le dialogue social.

La fédération SUD-PTT exige la libération immédiate des militants inculpés.

La fédération SUD-PTT apporte son soutien total et entier au personnel de Bordeaux dans son combat contre la réorganisation du centre.

La fédération SUD-PTT appelle le personnel à organiser des Assemblées Générales et à faire voter des motions.

NON à la répression syndicale

Paris le 26 mai à 16h00

Libération immédiate et sans conditions ni poursuites judiciaires de nos camarades de Bégles

Non a la Criminalisation du Mouvement Social

Lire également bellaciao NOTRE DEVOIR, DIMANCHE ET APRES De Raoul Marc JENNAR

http://bellaciao.org/fr/article.php3 ?id_article=15503



Publié le 27 mai 2005  par di2


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