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L’amour ne flirte jamais avec la médiocrité

Catégorie free littérature
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Les Aiguilles, Hautes-Alpes, 21 septembre 2010, (Dans une heure, je suis en partance pour remettre le monde à l’ endroit, j’emmerde la concordance des temps),

Pas évident de faire le choix d’entrer dans son enveloppe de vivant-mort dans un lieu aussi beau qu’ici. Les montagnes sont immenses, aussi imposantes qu’une ligne de basse flanquée dans les oreilles pour des siècles acouphènes... Le désert s’étale plus bas, la rocaille. J’ai couru comme un damné sur ce chemin de rando boueux, dénué de présence humaine.

Je n’avais pas l’impression que le monde m’appartenait, mais bien que j’étais sa pute.

J’avais donné ma vie pour la société humaine, au point de me trancher deux doigts, et me broyer les couilles avec une masse. Coup sec, coup chiadé dans l’sexe, précis, violent. Si je n’avais pas eu ces appareils génitaux pendants, hyper actifs, j’aurais évité de vivre, reclus dans une bedaine purement utilitaire : manger, chier, croire en dieu, adorer le JT, flipper de la mort... Je ne parlerai plus de l’amour puisqu’il est conditionné par l’autre, par des règles, des lois, des contraintes et des obligations. Il ne sert qu’à se priver de liberté, il est le faciès attirant de la vie... Aimer, être aimé, avoir les moyens de le vivre dans les conditions fixées par avance.

En m’asseyant sur le rocher, j’ai téléphoné. J’ai senti sa voix distante et gênée. « Puisqu’il faut que tous les paramètres soient réunis pour que notre relation se vive pleinement, que ces paramètres ne sont pas tous présents, j’en déduis que nous devons arrêter, n’est-ce pas ? »

Je voyais une relation passionnelle comme l’ultime moyen de déguerpir de la vie, tout en laissant le droit aux organes internes de vivre, de servir les mouvements doux d’un corps convié a vieillir et a disparaître. J’avais eu a choisir : courir la mort et me suicider, ou vivre l’osmose rare avec un être que je ne classerais pas dans la mare piteuse dans laquelle j’avais jeté l’humain.

La cicatrisation avait été douloureuse. Le cerveau sécrète de l’endorphine et shoote l’esprit. Il essaie de faire du bien : « Ne souffres pas, je m’occupe du reste ».

Même si ma libido avait été réduite à zéro, je ne m’étais pas résolu à aimer dieu, pour compenser le désir perdu. Finalement, j’avais la confirmation qu’il fallait bander ou mouiller pour produire de la foi, tout comme générer de l’amour, du désir, de l’amitié, de la reconnaissance pour ses parents... ses enfants, ses proches. Comme l’envie physique de pénétrer l’autre était vautrée dans les oubliettes, je n’avais plus une sainte horreur des Hommes. J’étais devenu un non-être. Tout était insipide, inexistant, y compris la douleur.

Je détestais la montagne. Je la savais belle, mais je ne la voyais pas belle. Lorsque j’eus raccroché, j’ai ressenti ce que je ressentais toujours quand je vivais une relation gigantesque : j’entrais dans l’autre, et soudain, je vivais ses émotions, ses pensées. Je devenais cet autre, de façon floue, lointaine, mais omniprésente.

Dans quelques jours, j’allais rentrer chez moi, reprendre mon poste dans la sorte de guérite de la gare de Lyon. Les voitures défileraient toute la journée. Certains abrutis, des citoyens zombies, viendraient se plaindre, demander de l’aide « parce que je comprends pas, la barrière ne se soulève pas. »

J’aurai envie de certaines de ces clientes paniquées, sans pouvoir ressentir l’envie de les baiser. La seule frustration profonde, après ma castration.

Elle était apparue tel un fantôme : « prends moi dans tes bras, arrache moi le cœur, sauve moi, met moi en vrac jusqu’à la mort... Tu seras un jour mon chien, un autre, je serai ta chienne. »

J’ai pris de nouveau le portable : « Excuse-moi, je suis tendu, je me suis explosé les couilles depuis la dernière fois où on s’est vus.
-  Mais pourquoi tu as fait ca ?
-  Pour notre bien.
-  Tu es taré !!!!
-  Je suis taré de toi, j’ai obéi aux injonctions, j’ai coupé court aux flots de sang sexuel... J’ai réglé ce problème...
-  A quoi ca te sert merde ?!
-  Pour te prouver mon amour, te montrer que je n’en avais pas qu’a ton cul, a ta féminité et tout le fourbi qui va avec cette chiotte.
-  Je t’ai jamais demandé de faire ca !
-  D’une certaine manière si.
-  Mais quand ?
-  Tu m’as dit, le jour où tu me quittais, que tu ne savais pas si je t’aimerais pour l’éternité, que tant que tu serais belle et jeune, je te voudrais, mais qu’ensuite...
-  Il fallait juste me dire que tu m’aimerais toujours !
-  Je te l’ai dit quinze fois... Tu étais ma rose pleine de pics, ma louve sensuelle, je ne voulais pas te perdre... Comprends-moi, tu me demandais sans cesse si je t’aimais, tu réclamais des preuves de mon amour. J’ai tout quitté pour toi, mon taf, ma vie d’avant, mes cadavres intérieurs et mes amis de carton... et tu as fini par me quitter... parce que j’étais trop envahissant, trop sexuel, trop présent...
-  Je t’aimais, mais j’avais aussi envie d’avoir de l’espace pour moi !
-  Tu m’aimais, tu ne m’aimes plus.
-  On en a parlé Léonel, on en a parlé cent fois... Je n’ai pas perdu ta présence dans mon cœur, mais le temps a passé.
-  Il a passé pour toi... pour moi, il s’est arrêté... »

Le temps pour voir, le temps pour croupir dans l’indécision, le temps pour fabriquer des liens avec la salive épaisse de l’angoisse... La montagne semble plier sur moi, mettre de grands bras massifs autour de ma bidoche... Viandard des sentiments, écrivain de lose, shit foireux par le cul, la cantine des mouches... La fraîcheur est apaisante, sa voix a disparu du téléphone.

J’ai raccroché.

Je donnerais dix ans de ma vie pour qu’on me rende mes couilles... Plus de douleurs, plus de libido, pas une seconde pour construire des châteaux de sang pour épater les femmes fumistes qui fistèrent ma vie a répétition. « Casse la glace noire »... Le morceau chie dans mon crâne, sa mélodie funèbre. On a le droit de diviniser la merde, les chiottes publiques, l’encens de mauvaise qualité, et mes pieds pleins d’ampoules puent, posés sur les baskets... Quel était son prénom ? Quel état psychique l’a autorisée à défoncer ma vie. Des caves d’oiseaux fiottes, des pédés s’enculent, des couples se séparent, des « Darfour » rêvent de petits fours... « Casse la glace noire »... Mes yeux sont congestionnés. Je ne sais plus son prénom, me rappelle simplement son regard de louve envoûtante... « Un ange est un sadique, mon corps est drôle, mes graines de couilles jetées dans un sac a l’hosto... »

Je rappelle : « Désolé d’avoir raccroché » Elle pleure. « Je n’aurais pas du ?
-  Non taré ! Tu n’aurais jamais du !
-  Tu n’aurais pas du minimiser tes actes avec moi. J’ai fait ce qu’il fallait faire. Je ne me rappelle plus ton visage, je ne sais même plus ce qu’on a pu vivre de si beau pour que je crève a ce point... Tu as dansé la salsa, tortillage de cul avec moi... Tu m’as demandé d’agir. J’ai agi, j’ai détruit pour toi. Prends-moi dans tes bras, meures avec moi, j’aurais voulu être le premier, pas le suivant, puis le précédent d’un autre. J’aurais voulu être ton père, ton frère, pour te garder pour moi, t’éduquer autrement, t’inculquer un amour insécable pour moi, que tu me prennes a jamais...
-  Arrête, mais qu’est-ce que tu as fait ?!
-  J’ai tué l’homme que tu n’aimais plus... »

J’entends les cris d’enfants que je n’aurai jamais. Ces petites choses molles et dégueulasses. La paillasse sur lequel l’amour se décrotte la boue. La nuit commence à s’installer. Le froid ne me fait pas mal, il m’engourdit. Tout le monde se fout de ma gueule maintenant. « Tu étais dans l’hôtel, allongée sur le lit basique, matelas ferme, tu me souriais, les cuisses ouvertes. J’allais te baiser pour la première fois. Tes côtes sortaient un peu. Je venais de pisser. Nos corps s’unirent dans une furie sans précédent ».

Les marmots fantômes braillent, leurs têtes dégoulinantes de terreur... Me lève, les bras au ciel, exalté, empalé sur le merdique de la vie ! Dans l’obscurité, je sais ta bouche édentée s’ouvrir, m’offrir une langue immense, épaisse, que je suce comme une queue ! Je peux faire ca ! Je la pompe ! Je l’excite ! Je la mords violemment et te défonce le crâne a coups de boule... Ton corps de pute, pend dans l’vide un instant, la jupe soulevée par le vent de la chute ! C’est bien plus beau qu’une clope volée a onze ans ! Tu me dis : « Détruis-moi ! »

Ma main serre mon entre-jambes. J’ai la gaule des fantômes ! Une bite invisible qui bande comme celles des connards des films porno, pourris-moi pas, touche-la où j’te coups d’tête encore connasse... Je veux encore la sueur, l’orgasme, l’essoufflement, les mains, les seins, la chatte, les cheveux tirés ! Je veux te destroy... Mes petits câlins de boue pour ta bouille sexy/dessinée que je ne me rappelle qu’avec les doigts. La bouillie de ton âme dans la paume de ma main.

« Eh toi ! Faut pas rester la hein ? »

Il a un visage vert, un sourire bleu, la carrure d’un gorille, la voix d’un JR Ewing (aucune autre comparaison ne me vient à l’esprit). Je ne sais s’il s’agit d’un homme, d’un loup-garou, d’un dahu, d’un E.T. ou d’un tank taillé dans la viande d’un porc géant. La nuit est étoilée, la montagne en face trace ses courbes sinueuses sur le ciel un poil clair comme un plasma allumé sur un canal sans chaine de télévision.

« T’as une tête de marmotte, t’es une chose, tu me fais peur... »

Il ne regarde pas vers moi, reluque au-dessus de moi, me dépasse - fumet de sueurs âcres anciennes et d’eau de vie artisanale - avant de s’arrêter quelques mètres plus haut.

« Ah merde ! Qu’est-ce que tu as foutu ?!!! »

Il se penche, sa tête de rongeur martien est rempli de terreur, de stupeur... il transpire abondamment comme le sexe crachant son stupre écœurant.

Je l’appelle sans le phone, je laisse mes mots, ma voix engourdie, lasse, sur sa messagerie :

« Un jour, on s’était promis de tomber ensemble, de ne jamais mourir avant l’autre. Tu te rappelles comme nous nous évanouissions l’un dans l’autre, nous avions l’impression d’être passés dans nos au-delàs, juste en deçà des sources de stress que la société vidait en nous. Non, tu ne te rappelles pas, juste un peu peut-être, confusément, ton cœur happé par le chibre et les douceurs d’un autre. Tu m’as éradiqué de ta mémoire, faisant de notre histoire, un simple souvenir, aussi puissant que celui de cette purée infecte bouffée a l’école primaire. Tout se dissout avec le temps pour le vainqueur. Tu as dépassé le manque, tu l’as ligoté et balancé. On devait tomber tous les deux... Je glisse seul vers le bas ».

La main ferme de l’incongru saisit mon épaule.

La douleur n’est pas plus vive qu’un coup d’élastique dans le corps d’une mouche.

« T’as vu ce que t’as fait ? »

Sa colère et son ton menaçant me font sourire, je crois. La distorsion joyeuse de sa voix, du vent qui glisse dans les épines des sapins, la toile pétrole de son manteau de ski, la crête des montagnes, sur les mottes d’herbe séchées, dans les enjoliveurs usés de sa poubelle.

« Lâche-moi l’épaule tout d’suite ou je te fais goûter mon hardcore. »

La pression de ses doigts se fait moins forte. Je vais lui faire la leçon, droit dans les yeux :

« Avant que tu m’amènes chez les flics, bouffon, je vais te dire mon monde, les fleuves de sang, les têtes de marmotte comme toi qui jouent aux baltringues... mon monde a vécu l’amour, le plus grand qu’aucun être n’a jamais rencontré. Tellement grand, sale crevard, que j’en ai crevé mes couilles, que j’en ai niqué les doigts qui fouillaient sa chatte ! Mon monde s’en branle des lois, du Dieu, de son enfer, ses fientes de Commandements ! Mon monde met du temps à envahir le tien, tête de grosses dents, t’es rien ! J’suis dangereux, pas toi ! Je suis criminel quand tu n’es que violent, petite chose qui tacle sur les terrains de foot, bastonne dans les bars, tape le cul de sa moche en levrette ! TU NE ME TOUCHES PAS ! Dans mon monde, la loi, c’est moi ! Et moi je te réduis en gelée de lymphe, en pâté de cartilages humains ! »

Il est à genoux devant moi, la masse, les traits tirés par la douleur, les mains larges plaquées dans le gravier. Suis debout devant lui, ma main bourrine écrasant sa gorge.

« Mon monde est en paix, pas une pute d’homme comme toi qui vient y gueuler « mais qu’est-c’t’as fait ? ». T’as fait quoi toi dans ce monde ?! T’as trimé comme une merde, t’as baisé comme un ours, t’as voté comme une brèle ! T’as aimé la poésie de merde, les émissions de variété, t’as dragué comme un plouc dans des bars, des boîtes ! T’as joué au gros dur et t’as enseigné les principes, les convictions, les règles a tes cons de gosses ! T’en a fait des vrais hommes, des vraies femmes ! T’en a fait des chiens de société, des grognasses serviles ! »

Sa salive épaisse sort de sa bouche entre-ouverte. « Tu crois que je parle au vent ?! Aux pierres ? Aux arbres ? A Dieu ? A ta ruine de mère ? »

Je lâche prise.

Il s’effondre un peu plus sur le sol. Je vois ses grosses cuisses. Il doit être berger.

« Il y a ceux qui courbent l’échine. Il y a ceux qui la tranchent et la bouffent. Les fous, les paumés, les insoumis, les barbares et les abandonnés. Des doigts dans la gorge pour dégueuler ».

Il y a le cadavre de la poufiasse un peu plus loin. Je l’appelle :

« J’ai vengé mon amour propre, j’ai niqué ton amour sale...
-  Tu m’fais peur Léonel ! T’as pété les plombs !
-  J’ai remis de l’ordre dans l’univers. On ne lèse pas sans conséquences ! Tu aurais du être reconnaissante, tu aurais du me féliciter quand je me refusais à te démonter la gueule, quand tu me prenais de haut avec des phrases faciles : « Tu me colles tôt ! Tu m’étouffes ! J’en peux plus ! », gnagnagna... Tu me cassais tellement les couilles parfois que je sniffais tes serviettes pleines de règles pour calmer ma rage ! Je te disais rien de tout c’que j’faisais pour sauver mon âme, calmer ma rage, ma haine !
-  T’es dingue, je te déteste !
-  C’est beau comme une décharge publique c’que tu viens de dire. T’as toujours été une conne, tu rêvais du mec idéal, t’en voulais un pour toi, fraîchement déballé du paquet cadeau... T’en voulais un tout beau, un parfait, un qui irait au rythme de tes putains de névroses de cinglée, tes images stéréotypées de la vie !
-  Arrête ou je raccroche ! Calme-toi ! Qu’est-ce que tu fais la ?
-  J’arrête pas. J’ai un gros con qui parvient à peine à respirer parce que je lui ai serré la gorge comme la corde de pendu ! J’ai une poufiasse en morceau prête à se faire engloutir par les vautours... J’ai ma bite invisible en l’air, triomphante ! J’ai la haine de toi, j’ai la haine de ce que t’as fait de moi ! »

Je raccroche. M’assois de nouveau sur le rocher, et tente de reprendre ma respiration. Saccades teigneuses dans la cage thoracique. Ma carcasse est vivante, MA CARCASSE EST VIVANTE !

Le gros avance à quatre pattes, agonisant, vers la portière passager de sa bagnole. J’avance lentement vers lui, tranquille, serein, et lui assène un coup sec de pointu du pied dans le sternum. Il s’écroule lourdement, le souffle coupé. Lui fais les poches, tire son portefeuille, et son laguiole. Déplie la lame et dans un ultime accès de fureur, le poignarde à plusieurs reprises dans le dos, le cul, sur ses grosses cuisses de molosse, sa nuque, sa gueule... Un enfant qui envoie l’eau d’une fontaine vers le ciel en riant !

« VIVE LE SANG GROS CON ! »

Je sautille autour de son corps, danse-rituelle pseudo-indienne, à-coups d’cou, poings frappant l’air, pogo divin, bousculade ludique et violente avec les fantômes qui m’accompagnent !

Mes paluches dégoulinent ! « J’ai d’la confiture de mûre ! J’ai d’la confiture qui s’coule l’par terre ! ». Je ris, je suis libre, je « bis » son numéro :

« T’es contente ?! T’es heureuse avec ton nouveau derche ! Hein ?! T’as ce que la nature t’ordonne de faire dans le ventre ! Tu vas faire la poussette ! Le bavoir, les areuh areuh ! Tu vas l’éduquer, tu vas en faire un connard ! Un citoyen ! T’en voulais pas d’moi hein !? Tu m’aimais trop moi ! Tu m’aimais hein ?! Mais j’entrais pas dans tes cases ! J’ai pas d’gosse ! J’ai plus d’couilles ! J’ai plus les doigts pour le clito ! Mais j’ai mon monde ! J’ai l’univers ! J’ai le droit de vie et de mort sur tes putasses de congénères humains ! J’suis la hache qui défonce les membres ! J’suis Dieu ! Je marche sur le monde, le tien ! Je détruis tout sur mon passage ! Cette poufiasse était une abrutie avec qui j’étais à l’école !
-  De qui tu parles ?!
-  Une ruineuse qui te ressemble ! Physiquement ! Psychiquement ! Mon premier amour ! Celle qui a été mon premier amour ! Elle était comme toi, elle m’aimait trop, mais je l’envahissais, je lui perturbais la cervelle, je la laissais pas respirer ! On baisait bien pourtant, je lui tenais la main a l’hosto quand elle avait été opérée !
-  Tu parles de cette Natacha ?
-  Ouais.
-  Mais c’était une amourette d’ado !
-  NON ! Ce sont des promesses non tenues ! Comme toi !
-  Tu lui as fait quoi ?!
-  T’occupes, bientôt ce sera à ton tour... Les vraies histoires finissent toujours dans les pages Faits divers des presses-torchons ! Sa p’tite famille, ses marmots, son Jules jouisseur m’en voudront jusqu’à leurs morts ! »

Je raccroche.

J’essuie mes doigts sur un pli de son pantalon qui n’est pas souillé. Sa voiture fera l’affaire. Je passerai dans mon chalet-squat, récupérer mes fringues, ma trousse de toilette, mes disques et mes bouquins. Je déboulerai, roulerai à fond jusqu’en bas de la montagne, en espérant pour elle, que je perde le contrôle et m’écrase dans le fond d’un ravin. On n’aime pas les cadavres, mais on peut en produire. On court l’amour pour qu’il finisse par nous anéantir. On jouit dedans, on rêve que ca ne s’arrête jamais...

Andy Vérol



Publié le 4 octobre 2010  par torpedo


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Forum de l'article
  • L’amour ne flirte jamais avec la médiocrité
    6 octobre 2010, par LENORMAND
    Merci Andy. Belle épitaphe...
  • L’amour ne flirte jamais avec la médiocrité
    22 avril 2014, par waynedavies222
    Pero esta pieza única Relojes Imitacion se distingue de otros relojes de la marca por su esfera. Encuentro sutil entre Relojes replicas miniatura pintura y acristalamiento... La técnica de la "miniatura" está reservada para los más talentosos de las esmaltadores. Punto Replicas Hublot tras punto, cada partícula encontrará su lugar en el dibujo y encajar al otro en una armonía que el paso al fuego será eterno e inmutable.
  • L’amour ne flirte jamais avec la médiocrité
    23 avril 2014, par Doriane
    Ce site est si belle. Il me donne tout ce que j’aime lire.
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