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Maneksha et les yogis blancs VI : Yvan et Bindi

Catégorie intérieur
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Depuis la découverte de l’antre de Maneksha, la principale obsession qui hantait mes séjours dans l’enfer occidental était de déguerpir au plus vite pour retourner en Inde. Désormais, au pays, presque tous mes proches s’inquiétaient des mutations dues aux voyages. Pour eux, la décroissance naturelle de la vie dans la forêt s’apparentait plus à une forme de régression qu’à de la sagesse. Le fossé entre nous devenait lentement un canyon infranchissable puisque qu’à cette époque, je vivais en décalage total avec le système matérialiste. Les ambiances aseptisées des maisons aux murs carrés et l’air conditionné devenaient étouffantes. Il trainait en ces lieux toutes sortes d’énergies voleuses de sommeil et je terminais souvent les nuits sur l’herbe des jardins avec la nostalgie collée au ventre. Fréquemment, des migraines m’assaillaient dans les lieux publics, ce qui finît de me persuader qu’il était temps de s’en aller. Au fond du zinc qui survolait les hauteurs himalayennes, je me libérais de l’armure européenne devenue superflue avant d’enfiler, non sans mal, un long sari dans les toilettes riquiqui. Les paires de vieux jeans et de baskets disparaissaient au fond d’un sac jusqu’au prochain retour alors que nous nous apprêtions à atterrir.

(JPEG) Dès la sortie de l’aéroport, une rude bataille commençait pour monter dans un taxi acceptant le tarif normal. L’arrivée d’un blanc provoquait toujours une marée de chauffeurs rabatteurs ultra motivés. Mais quelle joie lorsqu’un peu plus tard, la vieille ville apparut enfin, enivrante de sa chaleur moite et de son boucan. Ici, on se retrouvait agréablement chahuté entre les pousse-pousse, les scooters et les vaches au son des klaxons et des sonnettes. Au milieu de ce joyeux bordel typique, le doux mélange d’odeurs de cuisine, d’encens, de Kérosène, de sucre et de lait vous grisait de la tête aux pieds. À pas lents, je parcourais gaiement les rues gluantes en respirant profondément. Une paix salvatrice m’emplissait peu à peu, loin des ennuis de l’incompréhension. Tout en déambulant dans le Pahar-Ganj (1), mes pensées voguaient déjà au loin vers la jungle qu’il me tardait de retrouver. Demain, le bus allait m’y déposer...

Les quelques kilomètres avant d’atteindre la piste menant aux grottes se consumaient. J’étais coincée à l’intérieur d’un rikshaw (2) dans lequel les passagers étouffés tâchaient de rester vivants. Nous étions une quinzaine de personnes entassées pour six places assises seulement, une situation des plus habituelles. Au bus stand du village, le conducteur prétendait ne pas connaître l’endroit où j’allais avant de me diriger vers un véhicule privé. Ce comportement systématique avec les Angrish (3) m’agaçait profondément. Je refusais tout mouvement avec un sourire éloquent. Le temps passait tandis que la lassitude des indiens à moitié cuits montait en puissance. Le garçon céda rapidement à leurs remontrances en démarrant son scooter pour prendre la route de la forêt.

Au détour du dernier virage, l’entrée du sentier se profilait enfin. Ayant stoppé son engin, le chauffeur antipathique me réclamait un triple tarif pour le trajet. Je le plantais rapidement avec la somme exacte avant même qu’il ne commence à broncher. Les autochtones ne semblaient pas tous décidés à me rendre la vie facile. Une blanche installée dans l’antre de la prêtresse brûlée vive (cf :la légende) suscitait des sentiments divers et personne ne parvenait à oublier l’histoire de Maneksha. Tous se méfiaient des nouveautés en ces lieux encore récemment maudits. En bas de la piste, assis dans sa cabane miteuse, un sadhu crasseux qui pensait investir un jour les grottes me salua au passage d’un sourire narquois.

Un peu plus haut, je retrouvais Surya, le mercenaire assagi, en compagnie d’un couple d’hurluberlus blonds habillés en Sadhus. Ils arrivaient de Kashi pour faire notre connaissance, encouragés à faire ce voyage par une yogi francophone d’âge mûr qui prêchait sur les gaths (4). Germaine et ses mauvaises pensées me firent craindre le pire. Ces deux babas aussi. Pour s’émanciper après leur bref séjour chez un guru arnaqueur, ils convoitaient la caverne abritant autrefois Indra le fourbe. Malgré la certitude d’un avenir parasité, Surya les invita à rester quelques temps en notre compagnie. Le bonheur d’arriver dans la jungle semblait alors menacé...

(JPEG) Yvan, le jeune canadien, se prenait pour la réincarnation d’un Pandit (5). Sublimant son rôle selon les codes de la plus haute caste, il ne devait surtout pas s’essayer aux basses tâches et ne participait à aucune de nos activités quotidiennes. Assis près du temple, le garçon préférait étudier les textes religieux afin de perfectionner son sanscrit. Seuls les singes le perturbaient en s’attaquant régulièrement à ses affaires, l’obligeant à s’armer de pierres volantes pour les tenir en respect. Ces satanées bestioles lui faisaient monter des bouffées de haine...

Soucieux du paraitre, Yvan revêtait l’indispensable doti (6) orangé. Il portait aussi sur son poitrail, bien en évidence, la cordelette de coton blanc qui le distinguait des autres castes. L’aspect « civil » de Surya qui refusait toujours de troquer son costume de prolo le dérangeait au plus haut point. Le vieux chaman prenait ainsi plaisir à jouer d’une apparence si importante aux yeux des Hindous et des blancs. Mais Yvan, qui ne pouvait prendre le yogi au sérieux dans son habit de « monsieur tout le monde », le défiait sans cesse sur ses connaissances. Il prétendait maîtriser mieux que l’ascète l’art de la récitation des Mantras (7) et des Puranas (8 ) et se ventait de pouvoir accéder au rang de prêtre ritualiste. Ainsi, le sage Surya, qui pouvait enfin assouvir sa soif de parler, embarquait Yvan dans des discussions interminables au coin du feu. Je préférais amplement rester assise sur un rocher face à la jungle pour admirer les singes parader...

Bindi, l’australienne vêtue de rouge qui accompagnait Yvan se voyait déjà prêtresse au service de sa déesse adorée. Sa venue ici représentait un défi personnel. Tout comme son ami, elle se félicitait d’avoir franchi les étapes essentielles menant à l’apogée de la vie spirituelle. Autant dire qu’à vingt-cinq ans et après quelques mois passés dans un ashram, elle frôlait le nirvana !. Le sentiment de supériorité hantait pas mal de blancs en Inde et beaucoup d’entre eux semblaient dotés d’un karma exceptionnel. Il existait pourtant tout un tas de voyageurs sympathiques errant dans ce pays, mais aux grottes, tout semblait nous destiner à recevoir les pires phénomènes ! Dotée d’un ego sur-dimensionné, Bindi trônait en sage yogi qui en pinçait manifestement pour la sorcellerie. Elle se vantait de détenir quelques pouvoirs occultes et planquait dans son sac tout un attirail de petits grimoires et d’objets. Au fond de la caverne voisine, elle passait ses nuits à réciter des incantations tantriques, se concentrant particulièrement sur des cérémonies censées me rendre malade. Dans son délire de puissance, je devais disparaître des grottes qu’elle pensait investir car toute blanche demeurant en son fief représentait une rivale à éradiquer. Heureusement, ses formules glissaient sur moi sans m’atteindre, la forçant à recommencer encore et encore...

Face à ces attaques, mon cerveau s’emplissait de doutes. L’envie de revoir Kashi grandissait. Je pensais sérieusement abandonner ces deux malades avec Surya qui les avait invités à séjourner ici. Mais tout compte fait, je cédais à mon instinct qui me soufflait d’attendre et d’observer. Devant l’évidence des soucis à venir, Surya devint rapidement mon allié. Adoptant la devise du "laisser faire", nous nous occupions des tâches habituelles de ramassage de bois, de lessive et de cuisine dans le calme le plus total. Surya passait une partie des nuits à lire dans le petit temple pendant que je restais devant le feu, hypnotisée par les flammes. Pourquoi diable devait-on sans arrêt se faire parasiter ? Je posais la question à l’âtre muet qui me répondait par des dragons aléatoires se formant dans le foyer rougeoyant, laissant planer tout le mystère.

Les nuits vouées aux pratiques tantriques commençaient à épuiser les deux yogis. Yvan et bindi se levaient l’après midi, déguenillés, les cheveux ébouriffés et les yeux cernés. L’une s’épuisait sur ses sortilège tandis que l’autre apprenait par cœur des pages de sanscrit. Pourtant, nous demeurions désespérément en pleine forme et rien ne semblait troubler la paix du sanctuaire. Yvan hésitait désormais à poursuivre son plan, inquiet de la tournure obsessionnelle des agissements de sa compagne. Très vite, les acolytes se déglinguèrent complètement. Bindi marmonnait continuellement à voix basse, jetant partout des regards furtifs et paranoïaques. Elle restait recluse dans sa tanière, grognant à chaque fois qu’on lui adressait la parole. Yvan, qui commençait à douter de sa partenaire, devenait plus irritable. Il se mettait à cuisiner des chapatis (9) en quantités astronomiques pour les distribuer aux singes, étonnés et ravis de cette soudaine attention à leur égard. Depuis son arrivée, il montrait une agressivité démesurée envers les macaques, leur balançant à la figure tout ce qu’il trouvait. Maintenant, s’il souhaitait rester ici, le jeune baba devait nettement améliorer son karma. Yvan prenait goût aux prises de bec sur les questions philosophiques avec le chamane et souhaitait faire perdurer leur relation. Mais plus que tout, il lui tardait de découvrir tous les secrets de cet endroit particulièrement puissant.

Les jours passaient et conduisaient gentiment notre patience à ses limites. Un soir, Surya surprit le canadien en pleine fabrication d’une poupée à percer d’aiguilles lui ressemblant vaguement, réalisée avec le tissu des sacs de farine. À ses cotés, Bindi préparait les instruments en marmonnant. Après avoir traversé bien des enfers militaires, Surya commençait à trouver ces enfantillages lassants et décida faire tourner les vents. Le vieux prêtre passa la nuit à faire des incantations au fond du petit temple rouge, appelant les esprits de la forêt. Au matin, les deux terreurs se levaient sans pouvoir parler. Une fièvre étrange venait de les attaquer et leurs langues toutes noires brûlaient douloureusement. Yvan comprit le premier la nécessité de vivre en harmonie avec les forces présentes. Il devint dès lors parfaitement docile.

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Pour Bindi, céder semblait inconcevable. Dans un ultime élan de méchanceté, elle s’enferma au fond de la caverne pour y réciter ses sortilèges. Un doute en son esprit lui fit stopper ses travaux pour se questionner alors qu’un félin se mettait à rugir tout près de là. Le bond de l’animal faisait trembler les pierres au dessus de la grotte. L’australienne, qui percevait là un message divin, pensait qu’il s’agissait de l’approbation de la Déesse lui envoyant sa monture (10). Rassurée, elle déploya le reste de son énergie pour appeler tous les feux dévastateurs et les foudres cosmiques qui lui revinrent en pleine face. Bindi surgit de la caverne au matin, cheveux au vent, les yeux hagards, avec son sari pendouillant qui balayait le sol derrière elle. Plongée dans la démence, elle déclarait d’un ton fébrile avoir vu un fantôme bleuté. Sa gorge ressemblait à un cratère en éruption dans laquelle une langue gonflée et noircie l’empêchait de s’exprimer. Je remerciais intérieurement les esprits de la forêt ainsi que le virus de l’angine himalayenne.

La yogi éplorée vint s’asseoir près de Surya avant de tomber à ses pieds en s’excusant de ses mauvaises actions. Mais le sage, excédé par ses sorcelleries, restait de marbre et lui demandait de quitter le sanctuaire. Sa dernière dignité consistait donc à repartir vers son Ashram. Elle descendit le sentier avec son sac à bibelots sous le bras, secouée de sanglots, le sari toujours à la traîne. Ce fut la dernière image de Bindi. Elle ne revint jamais aux grottes...

Les semaines passaient, nous faisant lentement oublier ce fâcheux épisode. Pour la première fois depuis mon arrivée en Inde, je jouissais d’une paix royale en symbiose avec la nature. Yvan avait filé juste après sa partenaire, prétextant avoir reçu de son guru un message télépathique de première importance. Mais aux fins fonds du Kérala, dans la petite chambre de son ashram, des idées et des plans malsains germaient dans sa sale caboche. Il réapparût un mois plus tard en compagnie de Marylin, une écossaise désireuse d’apprendre la cuisine indienne et le yoga.

Très légèrement vêtue, la jeune fille exposait un décolleté plongeant destiné à tourner le tête de Surya. Marylin s’installait aux pieds de l’ascète pour préparer de la pâte à pain en se penchant volontairement juste en face de lui. Ce dernier, immédiatement charmé par ses rondeurs, invitait la nouvelle venue à nous préparer les chapatis quotidiens et la complimentait sans cesse sur son travail. Grâce aux promesses d’Yvan sur un futur radieux, elle jouait pleinement cette mission de séduction. Mais le canadien, finalement pris d’une jalousie tenace, ne s’éloignait plus de la tava(11) de Marylin.

Malgré certaines appréhensions, je tâchais de rester calme et de me concentrer sur le feu qui, selon la tradition, ne devait jamais s’éteindre. Dans ces dunis, on plaçait de grandes pinces en métal forgé, symbolisant le bras de Shiva à coté du trident. Voyant que je ne quittais presque jamais les lieux, Marylin insistait pour déplacer les objets de l’âtre afin de les laver. Je lui conseillais vivement d’aller s’occuper de ses pains ; attrapant les pinces sacrées pour les planter dans la cendre chaude à quelques millimètres de sa petite main potelée. L’avertissement la découragea définitivement. Marilyn semblait de moins en moins décidée de passer à l’acte avec Surya qui pouvait largement être son père. Quant à Yvan, il la délaissait pour ses prières. Habitée d’un sentiment profond de sévir dans le vide, elle déserta assez vite le navire pour rejoindre les plages de Goa. Surya en restait fort dépité, tout comme Yvan qui, après deux jours en notre compagnie, prenait le même chemin que sa compagne.

Quelques temps plus tard, Yvan débarquait de nouveau avec un amant japonais en descente de produits narcotiques rencontré sur les plages endiablées du sud. Avant de venir ici, il s’était offert un détour festif. Le canadien connaissait visiblement quelques difficultés à définir sa vraie nature. Laissant momentanément de coté ses études védiques, il préférait les tendres roulades sur les fleurs et les poursuites coquines entre les arbres avec son partenaire. Surya, qui ne pouvait tolérer ce genre d’agissements le pria maintes fois de raccompagner son ami à la gare la plus proche. Mais rien n’y faisait, le yogi amoureux semblait planer sur une autre sphère. De son coté, le charmant nippon qui courait joyeusement dans la nature redescendrait difficilement des psychédéliques.

(JPEG) Un beau matin, il prit peur après une rencontre fortuite avec un serpent jaune fluorescent totalement inoffensif qu’il percevait tout autrement. Profitant de cette occasion qui me rappelait bien à point à l’épisode de Lalal et Meetha (cf :chapitre 4), je racontais au jeune homme que leur poison pouvait tuer. J’ajoutais sournoisement qu’ils pullulaient en cette saison. La réalité du moment présent commençait enfin à le rattraper. La descente s’annonçait coriace ! Vint ensuite une période orageuse qui acheva de le ramener à la raison. L’humidité sévissait, avec l’arrivée massive des redoutables moustiques tigrés. Le bois mouillé nous enfumait comme des harengs et le ciel lourd nous sapait l’énergie vitale. Habitué aux ambiances aseptisées et confortables, le citadin finît par craquer. Il chagrina fortement Yvan en s’enfuyant des grottes sans plus d’explications. Dégouté, le canadien regagna l’ashram mystérieux qui l’appelait encore dans son sommeil. Nous restions persuadés que, contrairement à Bindi, il réapparaitrait un de ces jours.

La paix régnait de nouveau sur le royaume des animaux, mais pour combien de temps ? Surya, fortement émoustillé par le décolleté de Marilyn contrôlait difficilement ses chimies intérieures malgré son âge avancé. Il se mettait à parader devant les villageoises fascinées. Une voix intérieure m’avertissait que son comportement risquait tôt ou tard de poser problème. L’image de Maneksha et son compagnon Indra me le rappelait sans cesse. Les femmes tombaient de plus en plus souvent en transe pour appeler l’oracle. La notoriété des lieux grandissait dangereusement. Tout le monde voulait participer à ces « miracles » qui prouvaient aux indiens une présence divine. Certains y voyaient même l’apparition de la déesse en personne...

On parlait de nouveau d’agrandir le temple, d’enfermer les bassins d’eau dans du ciment pour subvenir aux besoins des visiteurs. Surya semblait apprécier l’idée d’un certain confort, ce qui me perturbait au plus haut point. Il acceptait les donations d’argent en se frottant les mains et faisait tout un tas de plans sur la comète. Je ne pouvais imaginer une seconde le sanctuaire bétonné abritant les parasites. L’affluence massive du moment me dérangeait déjà et m’obligeait à entrer dans des longues méditations pour avoir la paix dans la grotte. Malgré tout, les visiteurs se pendouillaient en jacassant à la grille qui fermait la caverne. Ils tentaient de m’apercevoir au milieu de la fumée des dizaines de morceaux de doop (12) allumés volontairement. Pour quelqu’un souhaitant vivre loin du monde, la situation commençait à se dégrader même si à la longue, les introspections forcées engendraient des phénomènes surprenants. Au bout de quelques temps, je décidais de prendre un billet pour Kashi afin d’aller flâner librement sur les rives brûlantes du Gange nonchalant. À certaines heures, seuls les lampadaires et les fils électriques rappelaient au siècle présent...

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notes

1. Quartier des voyageurs dans le vieux Delhi.

2. Taxi scooter mené à un train d’enfer, très polluant et toujours surchargé.

3. Ancien surnom donné aux colons anglais.

4. Escaliers descendant au Gange.

5. Brahmane qui pratique les rituels et les sacrifices religieux.

6. Tissu porté autour de la taille par les sadhus.

7. Incantations sacrées.

8. Grandes épopées racontant les exploits des divinités.

9. Galettes traditionnelles de farine complète.

10. Durga est représentée assise sur un tigre ou un lion.

11. Poêle à chapati.

12. Encens fait d’une pâtre noirâtre huileuse dégageant une épaisse fumée.


blog de l’auteur : l’antre de Manuji



Publié le 12 décembre 2010  par manuji


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