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Les voeux 2011 de René Balme Maire de Grigny 69 520

Catégorie société
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Mesdames, Messieurs, Chers amis,

C’est avec beaucoup de plaisir que la municipalité et moi-même, nous vous accueillons ce soir, pour cette traditionnelle cérémonie des vœux. Mes souhaits de bonne année, de bonne santé, de réussite dans les projets vont à chacun de vous, à vos familles, vos entreprises ainsi qu’à l’ensemble de la population Grignerote avec une pensée particulière pour ceux qui sont le plus démunis ou qui souffrent de solitude ou d’isolement et pour ceux qui nous ont quittés en 2010.

Nous vivons parait-il un des hivers les plus froids de ces 30 dernières années. Il fait froid en hiver et crime de lèse majesté, il a neigé ! Rendez-vous compte que certains énarques et autre technocrates ont découvert cette évidence relayée par les médias :

il neige en hiver.

Et 20 centimètres de neige suffisent à paralyser le pays et à créer une pagaille indescriptible et dont on pourrait se tordre de rire si nos compatriotes et les touristes venus nous rendre visite n’en avaient fait les frais, parfois de façon dramatique.

Et je n’ai entendu personne dire - peut être parce que l’on a pas donné la parole aux bons interlocuteurs - que cette gigantesque pagaille issue d’un léger dérèglement climatique était due, essentiellement, à des suppressions dramatiques d’emplois dans des secteurs stratégiques. En résumé : à une politique qui vise a démolir l’emploi, notamment public, partout ou il est éminemment nécessaire, pour ne pas dire indispensable.

Une posture qui visent à permettre aux riches d’être encore plus riches, et que les dividendes boursiers soient de plus en plus juteux.

Le cheminot que je fus et qui le reste, dans l’âme, ne peut que dénoncer l’entretien, à minima, des infrastructures et du patrimoine auquel s’ajoute une politique de suppression d’emplois qui produit les résultats que l’on connait. On ne gère pas une grande entreprise publique comme la SNCF en présentant des excuses à chaque dysfonctionnement, on la gère en lui donnant les moyens d’accomplir sa mission de service public, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Même remarque pour les 18 000 km de routes nationales transférées aux départements en 2006, sans les moyens financiers qui vont avec et qui conduisent à une impossibilité matérielle de procéder au déneigement de leur réseau routier.

Même remarque aussi pour les aéroports incapables d’assumer leur responsabilité dès la première perturbation par manque d’anticipation mais surtout, parce que, entre le profit et un service public de qualité qui requiert des moyens humains et financiers, les différents gestionnaires ont choisi.

Et la liste serait longue, très longue....

Localement, et avec le grand Lyon, nous avons su anticiper pour répondre à cette période climatique particulière et l’ensemble de nos voiries publiques - et aussi privées, parfois - a toujours été dégagé dans les premières heures de la matinée. Nous n’avons pas, il est vrai, la même notion du service public que certains et nous avons la faiblesse de croire que c’est nous qui sommes dans le vrai.

Comment évoquer le froid et la neige sans parler des sans abris ou les mal logés ? Dans un pays qui se réclame toujours des droits de l’homme et qui est une des puissances les plus riche du monde, comment accepter cet état de fait ? Comment accepter, aussi, que la loi DALO (rendant le droit au logement opposable) ne soit toujours pas appliquée, puisqu’une infime partie seulement, des demandeurs ayant saisi le TA est relogée...

faute de logements !

Je rappelle qu’à Grigny, et depuis 7 ans déjà, il n’y a plus d’expulsion locative pour les personnes de bonne foi grâce à la cellule de veille sociale qui nous avons créée. Et nous participons toujours à la construction de logements sociaux en en imposant, en plus des programmes spécifiques, 30 % dans tous les programmes immobiliers qui voient le jour sur notre commune. Nous sommes fiers de mener cette politique qui consiste à placer l’être humain au centre de toutes nos décisions.

La ville s’est donnée pour mission, depuis plus de 30 ans, de développer un service public de qualité et elle en offre une palette conséquente en partant de la petite enfance, jusqu’au 3ème âge en passant par la jeunesse et l’adolescence.

C’est pour cette raison que, tout au long de l’année, nous avons tenté de mobiliser la population contre la loi portant sur la réforme des collectivités locales - sans grand succès, je dois l’avouer. Cette loi a été votée, ce qui va avoir des conséquences dramatiques, pour nos communes et bien sûr pour les habitants.

Le dernier lieu de résistance, le dernier lieu de proximité et d’écoute en direction de la population risque de disparaître au profit de grandes Métropoles ou de « communes nouvelles » qui videront l’échelon communal de sa substance. Grigny risque donc de devenir une coquille vide qui ne collectera plus l’impôt et qui n’en fixera plus les taux !

Il faut que chacun comprenne bien, et je pèse mes mots, que si la « Métropole » voit le jour, le sport, la culture, la restauration, l’urbanisme, la réalisation et la gestion d’équipements publics, par exemple ne seront plus de notre compétence. C’est à terme la mort du tissu associatif, c’est la route tracée vers une gestion technocratique de nos communes et vers la privatisation d’un certain nombre de services et d’associations. C’est une attaque frontale contre la démocratie et la gestion des affaires publiques par le peuple et ses représentants élus.

Ce sera, aussi, sans doute, la fin de notre expérience de démocratie participative.

A moins que nous nous donnions les moyens de résister, comme nous avons su bien souvent le faire. C’est pourquoi je proposerai que nous fassions de l’année 2011 (qui va marquer notre mi-mandat), une véritable année de résistance et de désobéissance. Nous affirmerons très fort et d’une seule voix qu’à Grigny, lorsque la loi est contraire aux intérêts de la population, lorsqu’elle entre en contradiction avec l’intérêt général, lorsqu’elle se heurte au principe de précaution, lorsqu’elle porte atteinte au service public, lorsqu’elle favorise les intérêts de quelques uns au détriment des intérêts du plus grand nombre, nous ne l’appliquerons pas ou nous freinerons son application. Et nous ferons de la désobéissance civile le fer de lance de nos actions tout en invitant les autres élus à nous suivre dans cette voie qui demeure un des derniers moyens de nous faire entendre et de résister.

Nous ne nous compromettrons jamais avec celles et ceux qui gouvernent contre le peuple.

Permettez-moi, à ce propos de citer Stephane Hessel, (93 ans, ancien déporté, ancien résistant, membre du CNR, ancien ambassadeur... enfin un monument et un défenseur inlassable des droits de l’homme) qui dit, dans le texte de la présentation de ses vœux : _ « La première décennie de notre siècle s’achève aujourd’hui sur un échec. Un échec pénible pour la France ; un échec grave pour l’Europe ; un échec inquiétant pour la société mondiale. Souvenez-vous des objectifs du millénaire pour le développement, proclamés en 2000 par la Conférence mondiale des Nations Unies. On se proposait de diviser par deux en quinze ans le nombre des pauvres dans le monde. A la même date, on entamait une nouvelle négociation pour mettre un terme au conflit vieux de trente ans du Proche Orient - les Palestiniens auraient droit à un État sous deux ans. Échec sur toute la ligne ! Une plus équitable répartition entre tous des biens communs essentiels que sont l’eau, l’air la terre et la lumière ? Elle a plutôt régressé, avec plus de très riches et plus de très très pauvres que jamais. Les motifs d’indignation sont donc nombreux. » Conclut Stéphane Hessel.

Et je rajouterai, pour ma part, qu’au-delà de la boulimie consumériste (qui est le triste lot de consolation des gens de peu), ces derniers jours de la décennie auront été marqués par une sourde inquiétude : baisse constante du pouvoir d’achat, augmentation inégalée du prix des services vitaux (EDF, GDF, par exemple) montée désespérante du chômage, désindustrialisation du pays, « pipolisation » lamentable du débat démocratique, crise générale des institutions, massacre des services publics comme l’école, la justice, les transports, l’hôpital... Et si toutefois, la tentation était grande de céder à une « panne psychique », c’est-à-dire de baisser les bras, il convient de s’imprégner du message de Stéphane Hessel. Ce n’est certainement pas au découragement que nous invite ce jeune homme de 93 ans. Ce qu’il nous appelle à retrouver, au plus profond de nous-mêmes, c’est ce qu’il appelle l’« esprit de résistance », au sens le plus strict du terme. L’indignation est le contraire du découragement et de l’indignation et il n’en peut naitre que l’espoir et la volonté de changement.

Je forme le vœu que cette indignation guide chaque électeur lors des prochaines échéances électorales.

Pour ma part, je répèterai inlassablement que le monde que l’on nous prépare, n’est pas celui que nous voulons pour nos enfants et pour les générations futures. Nous avons placé nos rêves et la révolte au cœur de notre démarche politique. Il n’est pas d’avenir possible sans une dose d’utopie, d’indignation et de désobéissance.

Travailler sur un concept novateur de démocratie participative, ouvrir le débat sur les besoins vitaux des gens et sur la gratuité, adhérer au concept de villes lentes, refuser les OGM, imposer des produits bio dans la restauration, se battre contre la mal bouffe, contre les expulsions locatives, militer pour une véritable décroissance est en soi une démarche qui s’appuie sur une autre vision du monde et qui réclame une capacité de révolte qui, soyez-en convaincus, ne se tarit pas chez nous.

Et tant pis si nous sommes en avance, tant pis si l’on nous traite de fous, tant pis si le brouhaha médiatique couvre notre voix et tant pis, encore, si cette démarche n’est pas électoraliste. Il vaut mieux risquer de perdre en défendant ses idées et une noble cause que de gagner en se fourvoyant dans le mensonge, la cupidité, en acceptant d’être finalement que le valet complice, sinon servile d’un système qui conduit l’humanité à sa perte.

Le monde que nous voulons n’est pas celui des banques et de la finance.

Ce n’est pas celui de l’argent facile pour quelques uns. Alors soyons inventifs et imposons une autre forme de société. Il ne s’agit pas pour nous d’adapter le capitalisme aux grands défis de ce siècle ! Non. Il s’agit d’adapter les besoins humains aux grands défis du XXIème siècle et aux contraintes que nous fixe notre planète. Et pour ce faire, il faut inventer un système nouveau qui ne peut naître que de l’addition de nos rêves et de nos expériences personnelles.

Nous avons cette obligation si nous voulons que demain ait une chance d’être. Ce n’est donc pas seulement la planète qu’il faut sauver, mais l’homme qui en est le coeur !

Je vous donne rendez-vous en septembre 2011 pour une rencontre qui aura lieu à Grigny et qui aura pour thème la désobéissance. 2011 marquera pour la municipalité une étape à mi-mandat.

Nous aurons l’occasion de publier un document qui donnera a voir tout ce qui a été fait et ce qu’il reste à faire pour que le programme sur la base duquel nous avons été élus soit mis en œuvre. Vous verrez que, non seulement les promesses ont été tenues mais que nous sommes allés, biens souvent, au delà de ce qui avait été annoncé.

Alors j’ai entendu, dire, par ci, par là, que les impôts sont trop chers à Grigny. Là encore, nous aurons l’occasion de nous en expliquer dans un document, pédagogique, qui va être distribué à toutes le familles. Car si, en effet, les impôts sont très élevés pour certains, ils sont sous évalués pour d’autres. Et c’est cette injustice qu’il faut expliquer et dénoncer, car elle est à la base de cette grande incompréhension qui est exploitée par nos opposants.

Faut-il rappeler, et je le fais ce soir puisque c’est très important, que les bases d’impositions reposent sur des estimations faites en 1970 et qu’aucun gouvernement, depuis, n’a eu le courage de s’attaquer à la réforme de ces bases - qui je le rappelle sont fixées par le services fiscaux - pour qu’elles collent réellement à la réalité de 2011.

Si cette réforme avait eu lieu, les bases des habitations nouvelles ne seraient pas surévaluées pour compenser la sous évaluation des habitations anciennes. Le taux défini par la commune étant identique pour tous, la disparité que nous constatons est bien due essentiellement à l’incohérence des bases d’imposition.

2010 a été une année riche en réalisations de toutes sortes, dont la plupart ont été portées par le budget participatif.
-  La construction de l’Espace Sportif de Grigny, inauguré récemment, en est la meilleure illustration.
-  Le stade Jean Zay a été réaménagé,
-  Nous avons développé les activités en période de vacances scolaires,
-  Nous avons créé un Conseil local des jeunes, crée un Conseil de ville, développé l’accès des services publics par internet afin d’offrir de meilleurs outils numériques aux habitants,
-  Nous avons réorganisé les services publics, notamment en liaison avec le transfert de compétences au Grand Lyon, développé des échanges internationaux dans le domaine des TIC. Nous avons pris des mesures pour que tous les enfants handicapés puissent être accueillis dans toutes les écoles.
-  Nous avons créé un groupe de travail pour préparer le vote du budget participatif et qui va travailler en 2011 sur la fiscalité locale. Les taux seront, dorénavant, défini de manière participative, par les habitants.

Pour 2011, il nous restera à :
-  amplifier les chantiers jeunes,
-  créer un journal des jeunes distribué dans les écoles primaires et au collège
-  mettre en place des permanences municipales dans les différents quartiers
-  exiger l’augmentation du cadencement du réseau ferroviaire et la réouverture de la ligne Givors-Grigny- Brignais
-  créer un ouvrage sur l’histoire locale écrit par et pour les enfants
-  mettre à la disposition de tous les documents Grand Lyon réaménager le parc et les abords de la mairie
-  créer une Commission extra-municipale Grand Lyon étendre au plus grand nombre la participation au budget participatif

2010 a vu l’achèvement de plusieurs programmes immobiliers :
-  Rue Charles de-Gaulle : 16 logements et 5 maisons individuelles
-  Rue Jean-Sellier : 5 maisons groupées D’autres ont été lancés récemment :
-  25 logements individuels ICF « le Hameau des berges du Rhône »., rue Jules Ferry.
-  18 logements collectifs au 144 avenue de la Colombe « Le domaine de la Source ».
-  84 logements. à l’angle de l’avenue Jean Durand et de la rue de la République qui constituent le projet AGORA dans lequel prendront place, en rez de chaussée et sur 1500 m², le centre social, et bon nombre de services municipaux
-  35 logements avenue Jean Moulin
-  40 logements intermédiaires rue Jules Ferry.

Ce seront 184 logements qui vont sortir de terre afin de compléter l’offre déjà existante et permettre aux quelques 200 demandeurs de logements, et plus, en attente de trouver un logement correspondant à leurs besoins.

Vous le constatez, l’attractivité de notre ville n’est plus a démontrer. Grigny, c’est un parcours résidentiel complet, c’est 42% d’espaces verts désormais figés dans le PLU, c’est une population maîtrisée aux alentours de 10 000 habitants et c’est toujours la ville la plus jeune du département. 2010 a vu se réaliser toute une série de travaux d’aménagement de rues ou de carrefours financés par le Grand Lyon ainsi que de nombreuses mises en conformité (feux tricolores, passages piétons, etc.)

2011 sera l’année où nous allons finir la planification de notre plan de mandat 2008 - 2014 en partenariat avec le Grand Lyon.
-  Le dossier des berges du Rhône incluant leur aménagement et la création d’une voirie est toujours d’actualité.
-  Il va falloir se pencher sur l’agrandissement de certaines écoles et trouver une solution afin de pouvoir répondre à une demande croissante en matière de restauration municipale. Pour ce qui est de cette dernière, il va de soi que nous renforcerons notre politique d’achat de produits issus de l’agriculture biologique et de produits issus de l’agriculture de proximité.
-  La m@ison est devenue, officiellement, pôle ressource du Grand Lyon pour les usages publics de l’internet et le multimédia et ce depuis le 29 novembre 2010. Nous avons donc, sur notre territoire un outil unique et qui fait référence dans de nombreux domaines et notamment celui du logiciel libre et le développement de projets innovants.
-  Le Centre Social qui a connu de très fortes turbulences en ce début d’année a été définitivement sauvé et remis à flot avec une nouvelle équipe associative et grâce, aussi, au soutien sans faille de la CAF et de la ville.
-  Notre ouverture au monde sera confirmée. Nous sommes à la recherche d’une ville italienne porteuse, comme nous, du concert de ville lente et adhérente au réseau Città Slow qui viendra compléter la palette des jumelages que nous avons avec les villes de Koupéla, Linares Alcantara et Bromont, et un partenariat actuellement en cours d’élaboration avec Beit Sahour en Palestine.

Si notre ville investit pour votre avenir, elle le fait de manière participative et en s’appuyant sur l’ensemble des réflexions qui sont menées dans les conseils de quartiers, dans les groupes de travail ou au sein même du budget participatif.

Chaque grignerot qui le souhaite a donc la possibilité de faire entendre sa voix.

Après avoir connu, en début d’année, une situation financière extrêmement préoccupante nous pouvons dire que, grâce aux restructurations mises en œuvre, aux efforts entrepris et aux moyens humains que nous nous sommes donnés, le pire a été évité et nous allons terminer l’année avec un bilan financier positif. Cela nous permettra, si le conseil municipal en est d’accord, de ne pas augmenter la pression fiscale en 2011 et d’envisager l’avenir très sereinement, même si, la situation financière de la ZAC de Chantelot reste une de nos préoccupations majeures qu’il va falloir réexaminer avec le Grand Lyon.

Notre ville n’est pas coupée du reste du monde, et vous le savez bien. Tout ce qui se passe sur notre planète a des répercussions directes ou indirectes sur le fonctionnement de notre collectivité. Et j’affirme que l’on ne peut pas gérer une ville quelle qu’elle soit, sans être parfaitement imprégné de la situation nationale, européenne et internationale et sans un engament politique fort.

Aujourd’hui plus de 9 millions d’enfants meurent chaque année avant d’atteindre l’âge de 5 ans. L’espérance de vie de la planète est de 67 ans. Dans plusieurs nations pauvres cet âge est de seulement 40 ans ! S’ajoutent les 1 milliard 100 millions d’habitants qui n’ont pas accès à l’eau potable ; 2 milliards 600 millions sans assainissement ; plus de 800 millions d’analphabètes et plus d’un milliard de personnes affamées. Voilà l’état du monde dans lequel nous vivons.

La responsabilité des pays riches, dont le nôtre, est écrasante.

Ce sont eux qui affament l’Afrique et qui lui pillent ses richesses en organisant les guerres civiles et les révoltes pour installer des chefs d’états à la solde des puissances coloniales. La Côte d’Ivoire est un cas d’école dans ce domaine et la désinformation médiatique peine à cacher cette réalité.

Ce sont eux qui embrasent le moyen orient dans le seul but de s’approprier les richesses de son sous-sol et y ouvrir des corridors énergétiques destinés à acheminer le pétrole volé vers l’Occident. Ce sont eux qui soutiennent l’État d’Israël coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza toujours sous embargo.

Et je voudrai que nous ayons une pensée émue pour notre compatriote Salah Hamouri, citoyen d’honneur de notre ville - cet otage dont personne ne parle - et qui croupit dans les prisons israélienne pour un crime qu’il n’a pas commis.

Toutes ces barbaries, ces ingérences, ces occupations, ces assassinats poussent à l’exode des hommes et des femmes qui n’ont plus rien à perdre et pas d’autre solution de survie que d’émigrer. La France, qui est en partie responsable, de cette situation, les refoule dans des conditions honteuses et exécrables.

Notre pays est un pays riche, très triche, mais l’argent produit ne sert qu’une petite élite alors qu’il devrait profiter au plus grand nombre.

Les lois votées au parlement ne prennent pas la défense des plus pauvres, comme cela devrait être le cas. Au contraire, tout un arsenal est mis en place pour culpabiliser les gens de peu, pour leur faire croire que les caisses sont vides, que la Sécu est en faillite, que la retraite par répartition n’est plus possible, etc. La réalité est toute autre et les sommes considérables qui transitent de par les bourses mondiales ou les fonds de pensions ne servent qu’une petite poignée d’individus qui n’en a jamais assez. D ’aucun dénonçaient il y a quelques temps ces gens qui s’enrichissent en dormant. Rien a changé depuis.

Le jour va bientôt venir ou il va falloir aller chercher l’argent où il se trouve pour le redistribuer à celles et ceux qui en ont le plus besoin. _ Le jour va bientôt venir où il faudra que les banques s’expliquent. _ C’est inéluctable.

Et pendant ce temps là - j’y avais fait référence l’an dernier et je trouve utile de le répéter - l’indemnité qui est versée au maire de Grigny est de 1600 euros net. Ce qui tord le cou à l’idée très répandue et qui consiste à dire que les élus coûtent beaucoup trop cher pour gérer les communes. 1600 euros pour gérer une ville de presque 10 000 habitants qui emploie 200 salariés et qui gère 15 millions de budget de fonctionnement, je ne pense pas qu’il y ait un seul PDG en France qui accepterait une somme aussi modique pour autant de responsabilités !

Les 36 000 maires et les 375 000 conseillers municipaux qui donnent de leur temps pour gérer et améliorer le quotidien de leurs administrés, méritent mieux que la campagne de dénigrement qui leur est faite. Ils ont tous, et ce, quelque soit leur couleur politique, le sens aigu de la gestion de proximité et ils participent à faire fonctionner de belle manière la dernière administration de proximité, le dernier service public de proximité qu’est la commune et qu’il convient de préserver.

Pour ma part, je remercie particulièrement l’équipe qui m’entoure pour son investissement, ses compétences et son dévouement à la chose publique. Béatrice Rollat, Angèle Masala, Daniel Royer, Daniel Cerqua, Catheriene Verzier, Michel Vaissière, Alexandra Pigeon, Christian Goubert, Jérôme Richon, André Dartois, Abdelkader Larouci sont de précieux maires adjoints ou conseillers délégués dont il faut saluer la disponibilité et le sérieux.

Les conseillers municipaux ne sont pas en reste pour apporter leur pierre à l’édifice, conscients qu’ils sont de participer à une expérience unique et tellement enrichissante.

Mais cette équipe d’élus, ne serait que peu de chose sans la compétence des cadres, notamment, et du personnel communal qui s’investissent pleinement, au quotidien dans leur mission de service public. Nous avons la chance d’avoir une équipe d’encadrement jeune, compétente et dynamique, mais aussi d’être entourés de fonctionnaires qui sont très éloignés de la caricature que certains veulent donner d’eux. Je les remercie, ce soir, au nom de l’ensemble des grignerots.

Et puis, il y a les associations locales qui complètent cet ensemble et sans qui, nous serions quelque peu handicapés. C’est, en effet, une chance, une richesse, pour des élus que de pouvoir s’appuyer sur un tissu associatif aussi dense et dynamique que celui de Grigny et qui accomplit des prouesses dans de nombreux domaines tels que le sport, la culture, le social, les loisirs...

Qu’il me soit permis, ce soir, de remercier chaleureusement les présidentes et présidents de ces associations et l’ensemble des bénévoles qui avec très peu de moyens accomplissent tous les jours des choses qui tiennent parfois du miracle.

Mesdames et messieurs, au moment où certains rêvent, pour mieux nous dominer, d’une société qui génère le repli sur soi, la peur de l’autre, le communautarisme, l’affrontement intergénérationnel, ethnique ou religieux, additionnons nos compétences, enrichissons-nous de nos différences, ouvrons nous aux autres, partageons nos savoirs, notre histoire, coopérons et créons les liens indispensables au rapprochement des être humains.

Encore une fois, mesdames et messieurs, chers amis, je vous souhaite de construire une excellente année 2011 et je vous invite à visionner la film qui a été réalisé par ViVé, notre école de vidéo et de télévision participative.

Bonne année à vous tous.

René BALME Maire de Grigny Le 3 janvier 2011



Publié le 7 janvier 2011  par torpedo


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