Je suis partie aujourd’hui
Les soins palliatifs à domicile ou le dernier train avant le bleu du ciel par Franca Maï
Franca Maï : Fleurs vénéneuses extrait Crescendo (vidéo)

L’Elysée compose un public pour accueillir le président sur un chantier
Les nouveaux chiens de garde font leur cinéma
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Pier Paolo Pasolini par Serge Rivron
Charlie Bauer : le redresseur de clous parution Cherche-Midi Editeur
Franca Maï & Andy Vérol à Beaumesnil : un frelon & un concombre + Vidéo réalisée par Didier Delaine
"L’écriture et avant tout un rituel jubilatoire " une interview de Franca Maï par Marc Alpozzo
Michel Onfray par Gilles Delcuse
Les séances de travail d’écriture de ce roman noir se déroulent à Giverny dans l’antre de Lény Escudero, entrecoupées de chansons, de souvenirs d’Espagne ou d’ailleurs et quelques merveilles mélodiques jouées par ses petits enfants musiciens lors de récréations improvisées. Au rythme Manouche chaleureux. Du pur bonheur.
Extrait en cours
...Je caresse et j’efface les caresses. J’observe Sue sur mes écrans géants. Dieu qu’elle est belle. Sa poitrine généreuse est une invitation à la volupté et sa petite taille fine la rend fragile. Sa constance à vouloir vivre coûte que coûte m’émeut. L’archet en main, elle s’obstine à faire gémir le violon, les yeux rivés vers le plafond. De temps en temps, elle ferme les paupières et des larmes coulent mais elle ne prend pas le temps de les essuyer, trop concentrée à déjouer la fausse note. Elle s’exerce à ne pas me froisser. A dire vrai, cela me plaît bien qu’elle veuille combler mes vœux. Elle a toute ma compassion. Il est curieux de constater comme les êtres humains s’accrochent à cette vie d’une banalité effrayante. Se sustenter, courir, dormir, travailler ... triste bilan au bout du compte... que leurs errances sont vaines !... Les pieds plombés à la terre, ils oublient qu’elle les répudiera un jour. On vient au monde en hurlant, on croit vivre des merveilles parce-qu’on les voit en rêvant et c’est la mort qui nous réveille. Le projet auquel je destine Sue est unique. Elle peut me remercier. Mon doigt effleure l’écran magnétique et contourne ses hanches et son pubis, archipels de chair tendre. Je caresse et j’efface les caresses. Mon sexe ne réagit pas. Il dort. Il se repose.
leny escudero "pour une amourette’ par GERARDSERGE
Site de la romancière Franca Maï
Site de l’artiste Lény Escudero

