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The Velvet Underground

Catégorie Musique
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(GIF) Alors voilà que j’ose m’attaquer à la tour de Babel du rock roll et pondre ou tout du moins essayer une chronique tant de fois réfléchie, commencée et tant de fois abandonnée, Oui je vais oser parler du Velvet Underground.Je ne pourrai pas avec quelques mots faire partager ni faire comprendre l’émotion qui fût mienne, lorsque le Velvet débarqua dans ma vie un soir, au milieu des années 80.

J’adresse par ailleurs mes sincères remerciements à Etienne Daho qui bien que baignant (malgré lui) dans la variété française -certes de qualité- fût l’un des tous premiers à oser parler du Velvet mais aussi de Joy division ou encore de Jesus and Mary Chain dans les interviews réalisés pour la télévision française et pour les radios.

Mais de qui donc parle-t-il, me disais-je à l’époque ?

A une période ou tout artiste se revendique des Beatles , des Stones ou du Zep voilà un chanteur qui parle d’artistes ignorés du grand public (en tout cas de celui qui achète les disques).

Découvrir coup sur coup les 3 premiers albums du Velvet Underground est un choc tant musical que culturel et c’est évidemment avec le premier fameux album dit la banane (the Velvet Underground & Nico) pierre philosophale du rock moderne que j’entrai chez le Velvet comme on entre en religion.

D’abord rappelons la célébrissime pochette d’Andy Warhol qui profita pour inscrire à jamais son nom dans l’histoire d’un rock’n roll qu’il détestait pourtant. (Il récidivera de fort brillante manière avec la non moins célèbre pochette de Stincky fingers des Rolling stones).

C’est lui également qui imposa Nico sur des titres de légende femme fatale, venus in furs, I’ll be your mirror et All tomorrow’s parties, la chanson préférée de Warhol

Parmi les autres titres de cet album citons I’ m waiting for the man et Heroin deux des plus grandes chansons de dope de tous les temps (avec le stairway to heaven de Led Zeppelin )Black’s angel death song et Européan song où planent l’ombre et le souvenir de Delmore Schwartz le seul vrai héros de Lou Reed.

Ajoutons Run ,run , run, There she goes again et Sunday morning et les onze titres sont là ? Définitivement là !

Derrière le Velvet on sent -presque palpable- l’odeur de New York mais aussi la dope,le macadam ,le sang , la sueur l’acide ; le souffle d’une époque où se télescopent Burroughs, Kenneth Anger, Gerard Malanga, la belle Eddie Sedgwick ; le Plastic inevitable explosion et la Factory.

Lou Reed et John Cale qui ne s’aimaient guère (mais il est vrai que le Lou n’aimait personne.. à part lui !) vont réussir le tour de force de fixer à jamais une ville et une ambiance sur une galette de vinyle.

Maureen Tucker et Sterling Morrison vont entrer bien malgré eux dans l’histoire à l’ombre de ces deux frères ennemis.

Pareil au fouet qui claque sur Séverine et à l’image de l’alto crissant et furieux de John Cale le Velvet Underground vous remue les entrailles et vous marque au fer rouge pour laisser des traces qui torturent votre esprit et ne s’effacent jamais...

I don’t know where I am

But I want to try

Help me

I’ m a velvet addict



Publié le 17 août 2005  par Jimbo


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