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Nouveau pas en avant à gauche de la gauche autour des forces politiques favorables au « non » du projet de constitution européenne.

Catégorie politique
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L’heure n’est plus aux palabres, à savoir si la gauche doit poursuivre son orientation libérale au préfixe de ce que tu voudras (néo - post - conformo) ou aurait plutôt intérêt à se positionner fermement contre ce capitalisme qu’elle a toujours prétendue combattre sans jamais réellement parvenir à cette fin historique que serait l’abolition de ce système de production mercantile, élitiste et inégalitaire - il y a bien eu celle de l’esclavagisme alors pourquoi pas celle du capitalisme après tout ?

L’heure est à la mobilisation et au rassemblement révolutionnaire dont la politique a aujourd’hui besoin, à cette ferme conviction qu’une gauche issue ou encore ancrée au libéralisme ne sera dans ses positions idéologiques et ses orientations partisanes jamais suffisamment placée à gauche pour combattre efficacement cet univers droitier post yaltiste ou schengennien qui finit par morceler jusqu’en son ventre le plus mou la prétendue manière de gouverner à gauche.

La large victoire du « non » encore a démontré que sans nul doute le combat promettait de prendre de l’ampleur et qu’au contraire de synthétiser un pavé dans la mare de l’ensemble des maintenant « 25 » elle en constituait une remise en question fondamentale de l’organisation attachée à un certain système de valeurs politiques. Au mieux de prouver que la démocratie ne pouvait se contenter de danser sur une jambe, l’accentuation des pôles militants se permet d’espérer dorénavant plus qu’un hypothétique droit à l’existence, à savoir un devoir d’intervention !

Cette base politique aux allures de nouveau-né tant sa fragilité provoquée par l’habituel écrasement du Parti Socialiste joue pourtant les coudées franches et semble décidée à poursuivre la construction et l’élaboration d’une alternative en vue des élections à venir, du moins sont-ce les chemins que prennent les réunions des collectifs pour le « non » affirmées par une réunion des leaders à Arles fin juin et réitérées lors de l’université d’été de la Ligue Communiste Révolutionnaire qui vit une tribune parler le même langage pour dépasser les ancestrales rivalités en ouvrant avec Olivier Besancenot une tradition anticapitaliste basée sur le fait que si des gens désirent faire de l’argent ce n’est pas une raison pour que ceux qui n’en font pas soient obligés d’en subir la précarité ou d’en crever.

Autour du candidat LCR, José Bové s’est lancé dans une allégorie présidentielle au toupet qu’on lui connaît tandis que la fondatrice d’AC Claire Villiers plaidait pour une candidature unitaire antilibérale. A leurs côtés Yves Salesse de la fondation Copernic et Annick Coupé de Sud se rallient à cette perspective alors que Jean-Luc Mélenchon semblait être venu faire le clown tant son exclamation « vous voulez me tuer » semblait déjà acquise pendant que Marie-George Buffet faisait profession de vouloir gagner pour changer la vie des gens. En tous cas tous s’accordent pour définir de manière pragmatique un programme efficace pour lutter contre le capitalisme inégalitaire et définir un rassemblement politique qui sorte pour une fois des sentiers battus.

Au programme casse sociale, services publics, précarisation de la main d’œuvre, emplois flottants et sévère remise en question du libéralisme allant jusqu’à situer le Parti Socialiste comme un appareil politique ne représentant rien d’autre qu’un parti de droite dans son fonctionnement.

Loin de paraître fastidieuse et lointaine, la rencontre à Port Leucate tablée sur un « non » de gauche et ce qu’il signifie en tant que perspective pour une autre Europe titillera au moins le subconscient socialiste dans ses formes d’allégeances envers certains pouvoirs mais la conscience de la gauche ne pourra qu’en ressortir revivifiée car il n’y a de véritable changement possible qu’en s’opposant aux germes du capitalisme de plus en plus perfectionné jusqu’à mener les sociétés à leur propre destruction et ce n’est pas sombrer dans cette forme de « happening baba » qu’accolait Libération à l’université d’été écologiste...

Avec la droite on vivra le temps de crever.



Publié le 1er septembre 2005  par ichlo


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