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Angela Merkel au Bundestag : c’est Poutine en Allemagne !

Catégorie politique
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(GIF) Les élections législatives anticipées après dissolution de l’Assemblée (the Bundestag) par le Président de la République Horst Köhler se dérouleront le 18 septembre prochain et devraient donner un coup de fouet à une sociale démocratie qui s’embourgeoise et s’enlise.

Le chancelier vacant ou en partance Gerhard Schröder déclarait lui-même qu’il y avait comme une paralysie de l’action gouvernementale provoquée par une opposition qui taperait presque du pied depuis la dernière visite de la conservatrice chrétienne-capitaliste-de l’Est Angela Merkel, situation affublée d’une situation économique qui bat de l’aile avec 5 millions de chômeurs certainement peu enclins à suivre les propositions françaises des plans de relance de l’économie qui prévoyaient, en France, d’envoyer pour quelques centaines d’euros des ouvriers à l’étranger, en Roumanie, en Tunisie.

On imagine effectivement assez mal l’ouvrier allemand partir pour 300 € en Sibérie développer un projet pétrolifère ou de pêche à la baleine se voyant infliger, par nécessité de miracle économique d’une Angela Merkel attirée par une France mal inspirée, l’obligation d’un service militaire économique, histoire de reprendre goût avec le travail...

Le sursaut d’orgueil - si sursaut d’orgueil il peut encore y avoir dans un libéralisme qui différencie de moins en moins les rivages opposés et différents des droites et des gauches - devrait consister, pour reprendre un sens démocratique et politique détaché de la seule et unique raison économique, à se tourner vers le programme défini comme étant le plus à gauche.

Car là se situe un changement possible pour aller vers une évolution historique des liens qui associent le social avec l’économique.

Mais on imagine assez mal un Schröder déprécié se tourner avec les Verts « industriels » vers la plus logique des réponses à apporter à une situation de crise que beaucoup voudraient mettre sur le dos d’un manque de « positive attitude », de taxes trop élevées, d’un manque de compétitivité presque dû à des périodes d’essais à l’embauche pas suffisamment longues (2 ans en France c’est docile et suffisamment allongé pour être éjectable et répondre au doigt et à l’œil du patronat !) ; que sais-je encore comme excuses tournées en fausses interprétations mais fonctionnant parfaitement sur les électeurs embarqués dans des simplifications argumentaires pour s’excuser tout en poursuivant sa légitimation du capitalisme alors qu’aujourd’hui, il n’y a pas ou du moins il n’y a plus une, deux ou trois voies qui peuvent mener vers une politique vraiment à gauche inspirée d’une Alternative électorale pour le travail et la justice sociale.

Tant que les sommités de la gauche allemande ne comprendront pas qu’ils doivent impérativement se mettre au niveau d’accepter la critique de ces anciens communistes de l’Allemagne de l’Est et des déçus de la sociale démocratie (SPD), la majorité d’une gauche restera fragile voire quasiment hypothétique du moment que cette formation politique, qui rappellerait presque l’engouement social saisissant outre-Rhin la génération Mitterrand qui amorçait son virage à gauche, est créditée de plus d’une dizaine du pourcentage électoral mais cela n’est pas beaucoup dit non plus, hélas !

Le sens politique réellement moderne aujourd’hui consiste à se détourner du modèle conservateur jonglant toujours avec les mêmes paradigmes des hausses de TVA et de relance de l’emploi là où ils sont limités ou freinés dans son développement du moment que la politique du gouvernement ne convient pas pour s’instituer ainsi, un peu partout en Europe, comme une mesquine opposition aux gouvernements socialistes et progressistes dits plus classiquement de gauche.

La réponse de l’Allemagne étant alors confrontée à l’abandon d’une visée un peu trop idolâtre de l’équilibre social tout en parvenant à faire obstacle à des conservateurs toujours aux frondes de tous les enjeux réservés aux domaines d’une élite et qui concernent finalement que très peu de gens. Solution la pire à envisager puisqu’elle poursuivrait la « stalinisation économique » de l’Europe...



Publié le 2 septembre 2005  par ichlo


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