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De l’apaisement à l’oubli de Gilles Delcuse

Catégorie société
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« Cet excrément de l’esprit qu’on appelle réalité... » A. Artaud

(JPEG) Combien d’oubli faudra-t-il encore pour qu’enfin, apparaisse l’esprit de liberté ?

Il y a tant de silence... Trop de silence... Des silences ineffables qui font croire à l’insouciance afin d’ignorer l’impuissance...

Oh, bien sûr, il y a tellement de gens qui affichent leur bonheur, tellement de gens heureux que rien ne semble atteindre ; tellement de couples amoureux qui gèrent leur petite histoire ; Et, sans aucun doute, rien, pour eux, n’est mieux que de s’aimer ainsi.

Il leur suffit d’être empreints d’une petite ambition, une ambition à peine perceptible, mais qui maintient dans l’assurance de partager une certaine responsabilité de la vie ; une petite responsabilité, humble, mais que l’on croit réelle, et cependant totalement dénuée de liberté ; cette responsabilité qui rend heureux parce qu’on s’y prend au sérieux ; cette responsabilité qui garantit à chacun une liberté limitée sous cette forme très spéciale que d’aucuns nomme, dans la confusion : le travail, et qu’un moment de lucidité fait dénoncer comme : une fonction, une corvée, une peine...

Il y a tant de silence... Trop de silence...Un silence de plomb qui se justifie... Un silence de plomb qui recouvre le tumulte de sa chair d’épuisé...

Il y a ceux qui justifient leur silence par l’absorption de leur emploi du temps par le travail ; pas le temps, n’est-ce pas ? Il ya ceux qui le justifient par l’absorption de leur apathie ; Il y a le temps, n’est-ce pas ? Et puis, il y a ceux qui ne sont absorbés que par l’inconvénient des deux premiers.

Parmi ceux-ci, il y a la troupe des blindés, indolores à toute manifestation, et les épluchures, sensibles à la moindre expression. Cela ne constitue pas la totalité du monde.

Pour faire ce monde, il n’y a pas de tout ; seulement l’essentiel qui le produit ; ce qui fait qu’il existe ; des éléments distincts et nommables, fonctions particulières manipulées par des esprits retors et redoutables, mais plébiscités par l’immense majorité du silence complice.

Le silence est le produit qui justifie ce produit.

Le silence traduit une sorte de mépris austère vis-à-vis de l’interlocuteur, qui se trouve, par ce fait, privé de toute dialectique. Il est la nuit qui suit une journée harassante de labeurs. Les bruits diurnes ne sont pas ceux d’enfants enchantés, mais ceux de la mécanique du travail.

L’individu se retrouve au centre de cette mécanique, non plus comme individu, mais comme salarié, cette entité qui redoute la vie parce qu’elle redoute la mort. Ca se traduit par la perte absolue de la liberté, au profit de la libre circulation des marchandises et de ses transporteurs. Car, être libre, c’est s’affronter à la vie. La liberté à un prix : celui de la mort. C’est pourquoi, elle est, partout dans le monde des marchandises, jugulée pour la réduire à son plus petit dénominateur commun : le salariat. Ainsi, comme l’avaient si bien compris les Nazis, dans leur folle ascension du mépris de la vie, par un extraordinaire renversement des concepts, est libre celui qui travaille.

L’absence, voilà ce que redoute le plus le salarié. L’absence, c’est-à-dire, avoir le sentiment redoutable de ne plus servir à rien, d’être inutile. Car le salarié identifie la vie à une fonction dont la jouissance n’est qu’un mérite, et non un dû. Etre inutile, c’est-à-dire, devenir nuisible, en somme. Ne devoir sa vie qu’à la volonté de nos maîtres de devoir la leur qu’à notre soumission.

La valeur ; c’est par cette notion bien étrange qu’il est reconnu au travail une vertu, alors qu’il est le pire des esclavages, par ce simple fait qu’il soumet l’individu dans sa volonté, le privant, du même coup, de celle-ci. Le salariat est incompatible avec la volonté.

Dans le salariat, il suffit d’obéir et d’appliquer le travail imposé, mais non d’en discuter ce qui le fonde. Le travail s’exerce par un système structuré hiérarchiquement dans la division. Celui qui exécute n’est pas celui qui décide, mais celui qui obéit.

L’ambition des gueux est à la hauteur de leur pauvreté, c’est-à-dire, bien basse.

Et que dire de ceux qui pensent avoir réussi, sans jamais préciser ce qu’ils ont réellement réussi, sinon d’avoir tant marné pour gravir les échelons de leur chétive ambition, qu’après une vie de labeur, ils se retrouvent à la retraite, comme l’échec d’une bataille oblige à battre en retraite.

Partir en retraite, c’est-à-dire, se replier dans la défaite et l’humiliation, avant une fin de vie aseptisée par la médecine. Voilà, en réalité, le résultat de tant d’effort : l’illusion d’un perpétuel espoir que la fin découvre vénal.

La vie est arrêtée. On le voit bien, il n’y a rien sinon l’abusement d’un salaire épuisant. Peut-être que la vie est arrêtée depuis longtemps ; Qu’importe, puisque le futur a disparu. C’est bien dans cette disparition du futur, au fond de l’horizon, que la vie se retrouve bornée dans le champ limité du Bien et du Mal.

Toute borne inscrit sa limite, quelque soit la dimension de cette limite, et l’éloignement des bornes. L’erreur de parallaxe que produit notre vision du Bien et du Mal, nous rend impropre l’appréhension de ces limites. La déformation induite ne nous parvient pas. Et c’est ainsi que l’on tient pour vrai ce qui n’est qu’une déformation, et pour faux, tout ce qui s’y oppose.

La morale du Bien et du Mal, issue du christianisme, est bien la justification théorique des bornes imposées autoritairement à la vie. Nous nous débattons à l’intérieur sans jamais pouvoir s’en extraire, parce que nous manquons d’imagination.

Notre imagination est limitée par ces bornes, au-delà desquelles, l’effroi s’empare de notre âme, au-delà desquelles l’imagination fait place aux fantasmes. Et cela fait peur. Nous sommes maintenus en apnée, sous le joug de la peur.

C’est pourquoi on se convainc de cette étrange idée qui fait croire que le travail rend libre, alors qu’il n’est qu’un avatar de la dépendance à un joug. Et cette conviction est plus tenace encore que la croyance envers un dieu, parce qu’elle nous protège, non de la mort, qui est le domaine des dieux, mais de la vie, parce que la vie nous semble folle, non pas exaltante, mais effrayante.

Les manifestations de la vie remplissent d’effroi la quiétude la plus ordinaire, parce que la quiétude n’a pas sa place dans le monde du travail, sinon comme mérite ou mépris.

L’athéisme seul, ne suffit pas à redonner à la vie la passion de sa chair, car le refus d’un dieu, pour la reconnaissance du labeur, parachève le contenu du christianisme.

L’athéisme qui s’accorde avec le travail, se réduit à n’être qu’une forme particulière de christianisme, sa forme la plus radicale parce qu’immédiatement saisissable dans ses conséquences. L’athéisme qui conserve l’essence du travail est la forme la plus radicale du Christianisme.

L’illusion de cette liberté, et l’illusion de la richesse qu’elle procure par le difficile achat de marchandises, fait de nous des contemporains heureux, et nous nous en réjouissons.

Nous, les clones (et aussi, les clowns) des résultats rigoristes des scientistes positivistes du XIXème siècle ; Que nos scientistes modernes parachèvent le travail théorisé par Auguste Comte, et s’en réjouissent, il n’y a là rien d’étonnant, sinon à l’œil abusé. L’eugénisme diabolique de Hitler et ses associés a enfin rencontré son époque. C’est qu’il manquait à Hitler le verrouillage de la morale chrétienne. Il n’était pas assez justifiable. Il fut donc inexcusable.

C’est aux USA que revient ce verrouillage, depuis qu’ils ont commencé à s’emparer du monde contemporain, à partir de leur débarquement sur les côtes européennes, en 1945, année de la disparition d’Hiroshima.

La folle Amérique, née sur les cadavres des indigènes qui peuplaient cette terre magique, poursuit son parcours autoritaire de sa volonté à s’emparer du monde, de la totalité du monde, parce que tel est la logique de l’Etat.

Il revient au plus grand d’entres eux d’obtenir la légitimité de cet excès. Simplement parce qu’il est le plus Romain.

Et, l’Amérique le fait avec un certain succès, parce qu’elle détient le plus grand des pouvoirs : l’information, c’est-à-dire, l’usage de la désinformation, à l’échelle du monde.

Nous sommes enfermés dans un système de soumission si puissant que nous ne pouvons qu’en dénoncer ses manifestations les plus injustifiables, c’est-à-dire, celles sur lesquelles nous n’avons aucune prise possible, et nous ignorons les autres, celles qui nous préoccupent directement sous la forme du labeur salarial, par crainte de se voir exclu de la masse des prolétaires, c’est-à-dire, de se voir plus paupérisé encore, par le rejet de nos congénères, du centre de l’abstraction de l’existence ; de perdre toute reconnaissance possible sur ce terrain qui ignore ce que signifie la reconnaissance.

Tant que subsistera la morale chrétienne du Bien et du Mal, subsisteront les démons qu’elle prétend combattre. L’antagonisme ne résout les conflits que dans l’apparence, parce qu’il ne les résout que dans la division, et non par la recherche d’un résultat aboutissant à leur conclusion.

C’est la manière qu’ont les petits hommes d’imposer leur misérable vanité -qu’ils confondent avec la vérité- dans une concurrence déloyale et frénétique, qui met en jeu des puissances difficile à imaginer, parce que l’imagination s’arrête quand la folie commence.

La vie est devenue visiblement un jeu d’échec ; et elle l’est à l’échelle du monde, c’est-à-dire, partout ; partout où un enjeu, semblable au jeu de piste d’une proie pour un carnivore, met en scène un pari dont l’issue est fatale à l’une des parties, tandis qu’à l’autre, il lui revient d’étendre son champ d’activité.

La beauté ne se trouve pas dans le bien, que l’on associe trop facilement au bonheur qu’il est censé provoquer ; de même que la laideur n’est pas le fruit du malheur, ni son produit. La beauté se trouve dans la logique. La nature est belle en cela que chacune de ses manifestations trouve leur raison d’être, lesquelles s’emboîtent dans un assemblage de désespoir, d’amour, de cruauté, de sommeil et de jeux, dans une frénésie de couleurs, de sons, de variations tactiles, d’odeurs et de goûts, toutes plus fantastiques les unes des autres.

Ce qui s’oppose à ce fantastique champ est le travail. L’esthétique ne traduit pas une plastique d’apparence, mais celle de la logique. Il n’est rien de beau qui ne soit vrai. Il n’est rien de vrai, que le sentiment de sa seule raison, c’est pourquoi il n’est rien de faux.

Le sentiment de la fausseté appartient à la sensibilité, de sorte que l’on trouve faux ce que l’on répugne ; et à l’opposé, rien n’est plus vrai que ce qui soumet le cœur.

On aime naturellement ce que l’on conçoit pour vrai, et qui se traduit par l’esthétique de notre seule conception de la vérité : Est vrai ce que l’on imagine comme beau.

Les rapports humains se transforment, sensiblement et inégalement, en rapports de force. Rien, jusqu’à présent, n’a su convaincre de l’impasse dans laquelle cette marche forcée emmène l’humanité tout entière, parce que, tout ce qui s’y oppose est englouti par la lave incandescente qui jaillit, tel le sperme, du méat sexuel de l’intérêt ; du sexe même du profit, parce que la possession de l’argent, que l’on identifie à la richesse, est la seule valeur réelle qui fait bander même les sexes les plus impuissants.

Pour de l’argent, tout le monde se met à quatre pattes ; tout le monde veut, dans un rapport équivoque inavouable, lécher la chatte de la vieillesse et de la mort qui l’accompagne, cette si rassurante vieillesse qui frôle la mort en permanence sans jamais y succomber, nonobstant les us et coutumes particuliers qui revient à chacun, s’entend, parce que tout le monde veut l’argent. C’est le secret du salariat.

Derrière le masque aphrodisiaque du salariat, se répand une exhalaison d’ordure et de pétrole incontrôlables : l’idée que le pouvoir de l’argent offre de la richesse, alors qu’il n’est qu’un égoïsme. Et on ne bâtit pas la richesse sur l’égoïsme. Sur l’égoïsme, on bâtit la division. Le travail est la version sanctifiée de l’égoïsme vulgaire.

Nous ne sommes pas dans le registre de la guerre, qui contient la négociation comme alternative à la force, mais dans celui de la veulerie, qui ne reconnaît les siens qu’à la disposition de leur soumission.

L’Art est définitivement perdu. Nous avons placé le Bien et le Mal en lieu du Beau et du Laid, de sorte que ce que l’on conçoit comme beau agit comme le bien, et le laid, comme le mal.

Cette substitution outrageuse a pour but de nous imposer l’oubli, de sorte que rien hors de la valeur marchande, dont le beau n’est qu’un moment du bien, un moment instable et éphémère, ne puisse s’établir comme valeur indépendante à la valeur marchande.

Mais, dois-je ajouter, il n’est de beau que la conception que l’on s’en fait, de sorte que rien n’est véritablement beau ; de la même manière qu’il n’est de mal que ce que l’on réprouve, indépendamment de la justesse contenue dans ce que l’on croit être blâmable.

Rien n’est vrai absolument, tant on serait bien en peine de trouver des erreurs d’interprétation dans ce que le monde exerce de force sur ses habitants ; ni, non plus, de la maladresse, parce que l’idée de révolte, de révolte véritable, de celle qui vise à la suppression de ce monde, et non de sa transformation, s’est éclipsée des esprits.

Nous vivons le monde sur le mode de la magie, même lorsqu’il prend la couleur noire de la misère et du meurtre, parce que nous ne ressentons pas ses manifestations les plus cruelles ; nous ne faisons que le regarder à travers des images éblouissantes qui nous retiennent en captivité, mais non à la manière d’un fauve ; plutôt à la manière d’un animal domestique. C’est pourquoi, nous sommes convaincus d’être libres. Et la cruauté des manifestations qui nous étreint, nous les reposons sur une cause étrangère à ce monde ; nous les reposons sur notre propre culpabilité, comme si nous étions étranger à ce monde ; comme si la force nous appartenait de pouvoir agir dessus.

Ne saisissant pas le sens du négatif, ce négatif qui fait tant peur, nous convenons du positif par l’opposé du négatif, plutôt que de le concevoir, non comme opposé, mais comme complémentarité, c’est-à-dire, comme mouvement critique visant à dépasser les limites rencontrées, soit en les supprimant, soit en les provoquant, de sorte à aller au-delà de leurs singulières exigences.

L’esprit étroit -l’esprit chrétien- ne saisit les choses que dans son antagonisme plutôt que dans le mouvement du temps qui le renvoie au-delà de son antagonisme. On admet les contradictions, mais non pour les dépasser ; seulement dans le sens de prendre parti ; non pas, prendre parti vers la suppression des choses existantes dans le but de les dépasser parce que contradictoires, et donc, comme telle, sans usage réel ni vérité possible, sinon d’être imposées par la force, mais dans celui d’une restauration perpétuelle et, chaque fois, améliorée, au regard de ses partisans.

L’Art rendait hommage aux grandeurs, qu’elles soient d’ordre militaire, spirituel ou esthétique.

La première guerre mondiale a mis fin, définitivement, à l’esprit de ces trois grandeurs ; Elle les a aplaties, de sorte à ce qu’elles apparaissent sous le strict angle de l’utilitarisme.

Il est demandé à une armée d’être efficace, et non d’arborer des armoiries décoratives pour des parades dont le seul motif est de présenter une part de ses forces -la part inutile- l’autre restant dans le secret.

Du spirituel, il n’en reste que son idéologie, et de l’esthétique, elle n’est approuvée que pour se vendre.

La réduction de l’Art à des fins de rentabilité, apparue dès la fin de la première boucherie mondiale, a fait rentrer le monde dans l’ère de la toute puissance de l’argent.

C’est Lénine, en Russie devenue pour la circonstance l’U.R.S.S., avec la N.E.P., qui l’a inaugurée, et Ford, dans la nouvelle Europe, devenue pour la circonstance, les U.S.A., avec ses usines automobiles, qui l’a sacralisée. Puissance absolue qu’aucun dieu ne peut réduire.

Ces deux entités, seulement opposées sur la forme, ont fait prospérer le principe de l’égoïsme, que l’on nomme économie, sur l’entière surface du globe, de sorte que ce principe -qui n’est ni une théorie, ni une réalité vérifiable par les lois universelles déterminées par l’observation et le raisonnement- soit vécu par tous comme la seule réalité du monde réel, en opposition au monde de la nature dont la réalité ne tient pas à l’interprétation du monde par l’économie / égoïsme, parce qu’il n’existe rien du monde vivant qui ne vive que parce qu’il a faim, hormis l’espèce humaine qui a réduit le monde dans l’antagonisme entre le monde de la famine et celui de la famille.

Le manque de l’un justifiant l’abondance de l’autre. Il revient à l’Art et à la religion d’être porteur du projet du dépassement de ce monde contradictoire.

Ainsi, l’Art et la religion, qui sont une émancipation de la tutelle naturelle de l’espèce humaine pour la déterminer en homme, le premier, par la sublimation de l’esprit ; le second, par son aliénation, se sont-ils émancipés de l’homme pour se voir déterminés par l’argent et son monde.

L’économie, cette pensée qui justifie l’argent par la pénurie, divise la théorie du monde en ces deux formes : l’Art et la religion. Le premier, pour sublimer le décor terrestre désastreusement modifié que le second transpose au ciel abstrait de l’idéalisme. Ainsi, le monde est-il devenu déraisonnablement beau, tandis qu’il expose sa nature religieuse.

Alors que les religions rendaient le monde beau, l’éblouissaient par l’Art, afin d’asseoir leur vanité dans l’histoire, la pensée « économie », qui est une pensée du calcul, le méprise au point de ne rien saisir de ce qui est beau ou laid, parce qu’elle ignore l’histoire et la remplace par le commerce.

Seule, est vraie, sa seule vanité à gouverner les esprits, et d’abord sous la forme du commerce. Alors que le monde des religions avait besoin de l’histoire pour s’imposer, Le monde de l’économie a supprimé l’histoire parce qu’il la redoute, afin d’imposer la plus abstraite des activités humaines, le commerce.

De fait, l’antagonisme des peuples qui marquaient le monde des religions, a été remplacé par l’antagonisme des classes sociales qui marquent le monde de l’économie. La fin de l’histoire a commencé avec l’unification du monde par l’emprise de la théorie de l’économie sur le monde.

Cette unification est en cours d’achèvement depuis le début du XXIème siècle, c’est-à-dire, le siècle qui a commencé avec la guerre dite du Golfe, vers les années 1990, guerre entièrement américaine, c’est-à-dire, profondément marquée par le pouvoir que procure l’argent, pouvoir rendu possible de manière autonome par l’usage du pétrole, c’est-à-dire, la maîtrise de la circulation des marchandises, condition de la maîtrise du monde.

Il n’y a rien de vrai ; il n’existe aucun critère réel qui puisse déterminer ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas. Il n’existe que la conviction de ceux qu’emportent leur passion pour déterminer ce qui serait vrai de ce qui ne le serait pas. La question est tranchée ; et elle l’est de manière contradictoire, de telle sorte que ce qui apparaît pour vrai n’est que le résultat de la force de celui qui a su convaincre, face à celui qui a échoué. Qu’en importe la méthode argumentaire !

La paix d’ici n’est que la domestication de la guerre de là-bas.

Voir : des troubles de ce temps



Publié le 25 septembre 2005  par Gilles Delcuse


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