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PS : Le cadavre bouge encore... et la démocratie meurt...

Catégorie politique
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Il est toujours dur d’assister à l’agonie d’un ami ! Celui-ci, porté au monde par des gens particulièrement généreux et intelligents, a éclairé d’une espérance sans borne le peuple souffrant et exploité par les esclavagistes patronaux et bourgeois de l’Europe du 19ème siècle.

Mais qu’ont-ils fait de Jaurès ?

L’agonie de cet ami est d’autant plus cruelle qu’elle est faite de soubresauts et ne cesse de traîner. La première crise grave remonte au début de la dernière guerre et nous rapproche singulièrement des soubresauts actuels du cadavre. Ce fut déjà l’alliance avec la droite extrême. Ce fut la honte des pleins pouvoirs accordés à Pétain et son gouvernement de collabos. 170 élus socialistes votèrent pour, seulement 36 contre... Hormis Blum et cette poignée de socialistes fidèles à leurs convictions et à leur propre personne, les autres avaient porté le premier coup, ce coup qui devait saigner les espérances du peuple en France. C’était le début de la gangrène...

La SFIO, l’ancêtre des socialistes des années Mitterrand, retrouva, plus tard, le pouvoir. Guy Mollet allait le plonger dans les affres de la guerre coloniale d’Algérie. Jaurès n’aurait pas reconnu ces descendants qui n’avaient plus qu’un nom pour se rattacher à son œuvre. Ce fut, là encore, un de ces coups qui ont rapproché ce parti de l’état de cadavre. Quand on songe que Jaurès a tout fait pour éviter la guerre de 14, qu’il en est mort, et que l’on se rappelle ensuite que Guy Mollet fit tout pour envoyer les appelés en Algérie afin qu’ils servent de chair à canon et de bourreaux du peuple algérien, quel abîme entre eux !

Qu’ont-ils fait de Jaurès ?

La SFIO, bien plus tard, après la période du pouvoir gaulliste, redevint le Parti Socialiste par la « grâce » de François Mitterrand. Nous y avons cru, nous autres, les gens du peuple, les ouvriers, les petits employés ; oui, nous avons cru qu’un souffle nouveau redonnait vie au corps mourant du socialisme à la française. Et nous avons fait la fête après la défaite de Giscard le libéral, une fête sincère, débordante de joie et d’espérance pour la victoire de François Mitterrand, un soir de mai 81. Ah oui ! Que nous y avons cru ! Ah oui ! Que nous avons été bernés ! Ce n’était pas le socialisme qui renaissait, mais un « ectoplasme » qui avait pris son apparence ! La fête fut de courte durée...

A la fin du règne de François Mitterrand, déjà, les dégâts étaient évidents pour les plus lucides, notamment au travers de Maastricht. Chirac nous fut imposé, certes, démocratiquement, mais déjà sur un mensonge ; l’homme à la pomme promettait de s’attaquer à la « fracture sociale ». Cela n’a bien sûr pas duré et nous avons vite compris qu’il nous prenait pour des pommes !

Puis, nous avons rêvé, encore, parce que, dans le fond, nous sommes de grands rêveurs, oui, nous avons rêvé qu’avec Lionel Jospin quelque chose de socialiste allait renaître. Las, ce ne furent qu’abandons sur abandons... En fait, non, nous avons cru qu’il s’agissait d’abandons, mais c’étaient trahisons sur trahisons : Traité de Nice, agenda de Lisbonne, l’économie livrée aux fonds de pensions américains, un trop plein de faveurs aux voleurs institutionnels que sont les joueurs de Bourse et autres actionnaires, sans parler de la brosse à reluire pour le baron EAS et consorts...

Mais enfin, qu’ont-ils fait de Jaurès ?

Jaurès, ils n’en ont rien à faire, sauf lorsqu’il s’agit de quelque cérémonie commémorative. Cela fait toujours bien auprès des militants du parti. Ah, nostalgie, quand tu nous tiens ! Ça paye, en termes de pub, de communication, comme ils disent, pour être cohérents avec la « novlangue ». Ce qui, bien sûr, ne les a pas empêchés de vouloir nous faire tomber dans le piège de Giscard, la constitution européenne... Pour un peu, nous aurions pu nous laisser berner, une fois de plus... Mais voilà, un troupeau de moutons noirs est passé...

Alors, et Jaurès ?

N’ayant plus rien à dire, plus rien à faire, ils ont mis à leur tête un autre François... un Hollande... Cette fois, le corps semble se refroidir pour de bon et Jaurès, ma foi, ils l’ont jeté aux oubliettes de leurs reniements...

L’insignifiance de ce parti auquel ils sont de plus en plus nombreux à vouloir rajouter le terme odieux de « libéral », pour en faire un « libéral-socialisme », éclate aux yeux du plus grand nombre. La bataille de chiffonnier qu’ils mènent déjà pour savoir lequel d’entre eux sera le candidat du jackpot de la candidature présidentielle a quelque chose de pathétique. Et ils affirment tous, que c’est pour notre bien, pour battre la droite !

Mais que n’entendent-ils pas les rires chargés d’un profond désespoir qui monte des villes et des campagnes, qui sort de la gorge des nouveaux prolétaires, ceux qu’ils ont contribué à faire naître depuis plus de vingt ans ? Sont-ils donc si fiers des cohortes de travailleurs pauvres ? Sont-ils donc si fiers des masses de chômeurs ? Sont-ils donc si fiers du massacre moral des banlieues ?

Rocard, l’ancien « révolutionnaire », jette son mépris sur le socialisme comme Bush largue ses bombes sur l’Irak ; Lang, pour mieux briller, triche dans le nord sur les résultats des votes pour le congrès du Mans ; DSK peaufine son programme libéral-socialiste ; Jospin tente l’éternel retour ; et Hollande attend la prochaine photo de Paris-Match avec Nicolas...

Lorsqu’on est mort, ou plutôt sur le point de l’être, on accumule les erreurs et les horreurs. C’est ainsi que, dès hier soir, j’apprenais avec stupeur que ce PS moribond s’apprêterait à voter le projet de loi anti terroriste du ministre Sarkozy.

Un petit doute, comme un petit remords, subsiste encore. Mais un tel vote, si profondément révoltant, en soi, cela n’aurait rien d’étonnant si l’on comprend que la maladie qui tue le PS est la même dans toute l’Europe.

Nos ex-socialistes à la sauce française lorgnent, l’œil humide et l’âme envieuse, vers l’élégant Tony, Blair de son nom. C’est tellement socialiste d’envoyer des bombes en Irak à côté de l’oncle George ; c’est tellement socialiste les travailleurs pauvres, tiens, comme chez George ; c’est tellement socialiste de lutter contre la grande menace terroriste, tiens, encore comme chez George !

Il est donc naturel que Hollande et ses amis veuillent voter le projet Sarkozy qui massacrera encore un peu plus nos libertés. Oui, François pourra bientôt parader à nouveau aux côtés de Nicolas, tous deux plein sourire aux lèvres comme deux amoureux qui se retrouvent...

Qu’ont-ils fait de Jaurès ? C’est qui ? C’est quoi ?

Au regard de l’évolution actuelle du cadavre, mon hypothèse concernant ces personnages qui n’ont rigoureusement plus rien à voir avec le socialisme, est simple : Sachant, d’ores et déjà, qu’ils n’ont aucune chance de gagner les futures élections, sauf à réussir le lavage de cerveau de tout un peuple, ils se préparent à imiter leur ex-collègue Schroeder. Ils préparent l’alliance avec l’UMP, leur allié de plus en plus naturel. Ecoutez, pour vous en convaincre, le député de Mulhouse, Jean-Marie Bockel. Tout est beau chez Sarkozy pour cet élu qu’on croyait socialiste. Il a d’ailleurs, et ce n’est pas un détail, trouvé qu’Ariel Sharon était un homme tout à fait charmant. C’est à peu de choses près ce que disent George et Tony... Comme par hasard...

Ce qui attend ce cadavre, c’est la dernière étape de son abominable agonie : la fusion avec les néoconservateurs UMP pour assurer une meilleure et définitive disparition du parti.

L’héritage du trop grand Jaurès était bien trop lourd pour ces petites pointures du marché mondialisé !

Oui c’est le dernier pas à accomplir pour tuer définitivement l’espérance née avec Jaurès et quelques hommes de sa génération. Qu’ils furent beaux, eux ; qu’ils sont laids, ceux d’aujourd’hui.

Nous pouvons, définitivement, considérer que le cadavre est froid. Il ne ressuscitera pas...

Quel avenir ? La « Démocratie » ? Pas si sûr...

Il faut à nouveau créer l’espérance dans ce pays pour éviter les drames de la désespérance, ces drames qui ont amené toutes les dictatures, partout dans le monde. Un peuple plongé dans la misère, un peuple qui sait que nul ne tient compte de lui, qui sait n’avoir aucun porte-voix, est un peuple prêt à toutes les folies, prêt à se vendre à la première « grande gueule » venue. Il y a déjà deux candidats de la même famille pour ça : Le Pen et Sarkozy.

Peut-être que ce pays n’est plus fait pour la démocratie ?

C’est la pensée qui me hante depuis plusieurs semaines, une pensée qui m’angoisse. Les Français aimeraient encore la démocratie ? Vous y croyez ?

-  Lorsqu’on accepte un couvre-feu infâme pour protéger des voitures et le confort de la consommation, non, on n’aime pas la démocratie !

-  Lorsqu’on refuse des droits identiques aux nôtres aux immigrés et à leurs descendants, qu’on les enferme dans des ghettos, non, on n’aime pas la démocratie !

-  Lorsqu’on admire un ministre pour les insultes qu’il lance envers les plus pauvres, non, on n’aime pas la démocratie !

-  Lorsqu’on accepte l’idée qu’un homme peut être déchu de sa nationalité pour pouvoir le renvoyer dans un pays qu’il ne connaît pas, non, on n’aime pas la démocratie !

-  Lorsqu’on approuve, que ce soit à 51 ou 70% de sondés, la violence policière voulue par le ministre de l’intérieur, non, on n’aime pas la démocratie !

-  Lorsqu’on accepte les rafles dans les rues de nos grandes villes, non, on n’aime pas la démocratie !

-  Lorsqu’on appelle de ses vœux des caméras de surveillance, non, on n’aime pas la démocratie !

-  Lorsqu’on accepte que les prisons soient des mouroirs, lorsqu’on ne dit rien contre l’enfermement des pauvres dans ces mouroirs, juste parce qu’ils sont pauvres, non, on n’aime pas la démocratie !

-  Lorsqu’on est prêt à accepter que les bambins des pauvres soient suspectés de délinquance entre zéro et trois ans, non, on n’aime pas la démocratie !

-  Lorsqu’on accepte la destruction du droit du travail par des contrats malhonnêtes, type CNE, non, on n’aime pas la démocratie !

Quand un peuple, dans sa majorité, préfère la sécurité à la liberté, Non, il ne mérite pas la Démocratie !

Là, et là seulement se trouve le déclin de la France !



Publié le 26 novembre 2005  par Jean Dornac


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Forum de l'article
  • > PS : Le cadavre bouge encore... et la démocratie meurt...
    5 décembre 2005, par laiguillon

    Trés bien Jean, votre article.

    Mais j’ai peur que Jaurès ne soit pas le seul dont le suaire se tache petit à petit et que la France ne soit pas non plus le seul pays à glisser petit à petit vers la facilité, même si il est vrai que son histoire politique est singulière. Cette avancée millimétrique vers la déliquescence politique, que vous dénoncez fort justement, est ressentie par beaucoup de monde et j’ai peur que cela ne soit de ce fait, encore plus grave. Le manque de réactivité des Français trouve ses racines, selon moi, dans les mêmes mécanismes qui permettent à un Sarko, par exemple, de monter dans les sondages, malgré l’évidente misère intellectuelle dont il fait preuve. Il serait interessant de comprendre ces mécanismes mais aussi d’analyser les causes du désert politique qui nous entoure. Resterait le plus ardu : donner des clefs pour un renouveau, qui ne pourra venir que de la population française et par le truchement des bulletins de vote, certes, mais est-ce tout ?

    Laiguillon

  • > PS : Le cadavre bouge encore... et la démocratie meurt...
    5 décembre 2005, par neb

    Bonsoir,

    Encore une très bonne analyse, merci.

    Le PS ne cherche que les voix des électeurs car ce sont des politicards comme le dit si bien Cornélius Castoriadis dans la seule interview accordée en 1996 à Daniel Mermet sur le site de là-bas (si j’y suis), un peu avant sa disparition en 1997.

    Il notait l’insignifiance de la politique de toutes ces dernières années et son discours est toujours d’actualité.

    A écouter sans modération et à faire connaître. http://www.la-bas.org/article.php3 ?id_article=81 Très bonne écoute.

    • > PS : Le cadavre bouge encore... et la démocratie meurt...
      5 décembre 2005
      C’est quand même dingue que vous vous appropriez Jaures alors que vous faites dans le plus pur guesdisme. Je me demande, mais je reconnais que j’ai une tendance à la parano, si vous n’etes pas tout simplement pilotés par des gens pas vraiment de gauche, histoire de foutre un peu plus la merde.
      • > PS : Le cadavre bouge encore... et la démocratie meurt...
        5 décembre 2005, par Jean Dornac

        Je m’approprie Jaurès, dites-vous ? Non, je ne me permettrais pas, désolé. Mais, je "pleure" son esprit, celui que ses descendants ont trahi.

        Pour le reste, en effet, vous avez une bonne tendance à la parano. Ne cherchez pas à vous rassurer à bon compte en imaginant des choses farfelues sur ceux qui tentent de réfléchir loin de l’appartenance aux appareils et aux idéologies partisanes.

      • > PS : Le cadavre bouge encore... et la démocratie meurt...
        5 décembre 2005, par Franca Mai

        Dis le courageux anonyme qui sévit sur ce forum sans adresse électronique, si tu veux une réponse à ta parano galopante commence par assumer tes dires en te présentant au lieu de balancer tes insinuations glauques.

        Je te conseille également de te promener sur ce webzine en toute tranquillité, ça t’évitera des impairs.

        Lecture enrichissante.

      • > PS : Le cadavre bouge encore... et la démocratie meurt...
        5 décembre 2005, par LENORMAND

        C’est grâce à des gens comme vous, « paranos », que rien a été fait depuis bien longtemps et que la situation est devenue telle. Il est peut-être déjà trop tard pour l’ouvrir et pour espérer un changement au PS. Vous vous permettez des insinuations douteuses quant aux convictions politiques de Jean et de ce webzine.

        , si vous n’etes pas tout simplement pilotés par des gens pas vraiment de gauche, histoire de foutre un peu plus la merde

        Ce genre de phrasé qui a une fâcheuse tendance à clore tout débat nous est servi tous les jours dès que l’on émet une opinion différente ou une critique à l’égard du socialisme Français.

        Actuellement, nous assistons à l’éviction pure et simple des nouvelles tendances qui vont à l’encontre de la politique menée par les dinosaures indécrottables du PS (ils sont plus occupés à dynamiter leur sièges et à négocier avec la droite en vue de 2007, ce qui leur laisse peu de temps pour écouter les citoyens) .

        Cet article va dans le bon sens et contrairement à ce que vous dites, je n’y entends pas de chant glorieux au chevet du moribond, mais plutôt une tentative de trouver un remède pour le sauver.

  • > PS : Le cadavre bouge encore... et la démocratie meurt...
    5 décembre 2005, par Charles

    Faire parler les morts pour avoir raison ...

    Que vous a dit Jaurès dans votre séance de spiritisme ? et Saint Just ?

    Concrètement dans la série d’assertions qui termine votre article je ne voies pas par exemple exactement le rapport entre démocratie et caméras de surveillance ...

    D’autre part vous utilisez le mot rafle qui a une certaine connotation historique (2nd guerre mondiale - guerre d’Algérie) qui n’est pas de mise aujourd’hui.

    • > PS : Le cadavre bouge encore... et la démocratie meurt...
      5 décembre 2005, par Jean Dornac

      Bonjour Charles,

      J’ignorais être un adepte du spiritisme... Vous me l’apprenez...

      Vous ne voyez pas le rapport entre la vidéo surveillance et la démocratie ? Eh bien je vous donne le rapport que, moi, je vois, avis que je ne suis pas seul à avoir : c’est le même rapport que les barreaux d’une prison pour un prisonnier qui voit, derrière eux, la liberté. Autrement dit, là où vous et tant d’autres, ne voyez que sécurité, moi je vois surveillance et donc fin de la liberté, fin de la démocratie.

      Oui, j’utilise, je persiste et je signe pour le mot "rafle" que je ne suis encore pas le seul à utiliser. Bien sûr, je sais que cela possède les connotations que vous indiquez. Et alors ? C’est quoi d’autre, selon vous, s’il ne s’agit pas de rafles ? Une gentille excursion organisée par un gentil organisateur qui est en même temps un gentil ministre de l’Intérieur pour de gentils touristes étrangers ?

      Mettez-vous, un instant, à la place de ces gens ramassés, très souvent brutalement, par des policiers, sous le regard de leurs enfants ! Enfants qui, dans plusieurs cas, ensuite, ont été abandonnés seuls dans la rue par ces policiers. Si vous parvenez à vous mettre à leur place, vous verrez que le terme n’est pas trop fort ! Tout cela est triste, lamentable et indigne d’un pays comme le nôtre.

      • > PS : Le cadavre bouge encore... et la démocratie meurt...
        5 décembre 2005, par harles

        1/ La démocratie et la liberté ne sont pas en contradiction avec la sécurité, je me permettrais de rappeler l’article 3 des droits de l’homme : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ainsi que l’article 17 : Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété. Il s’agit de trouver un équilibre. Les caméras que vous citez n’améliorent pas directement la sécurité mais permettent comme l’ont prouvé les attentats de Londres de retrouver des "fauteurs de trouble".

        2/ Rafle : entre la rafle du Vel d’Hiv et une gentille excursion il y a un écart, non ? Que la violence d’état soit soit parfois (je n’ai pas de stat) outrancière est malheureusement connue.

        • > PS : Le cadavre bouge encore... et la démocratie meurt...
          5 décembre 2005, par Jean Dornac

          Charles,

          Nous ne ressentons visiblement pas la même chose face à une surveillance accrue de nos faits et gestes. Ces caméras, vous les ressentez comme une sorte d’amélioration, malgré tout, de votre sécurité. Pour moi, c’est un danger évident quant à ma liberté. Je n’ai rien à me reprocher, je ne fomente aucun complot et je ne peux admettre, pour autant, d’être espionné où que j’aille. C’est l’essence même de ma liberté, mon anonymat qui est directement mis en cause.

          De plus, si une large part de la population se trouve en accord avec cette méthode de surveillance, ne doutez pas que bientôt on vous proposera, avant de vous imposer, pour votre sécurité ou votre santé, bien entendu, de vous injecter une puce qui sera "la meilleure de vos amies" dans "le meilleur des mondes".

          Cette "aimable" proposition a déjà lieu aux USA. Ici, on installe un peu partout et à propos de n’importe quoi, les cartes à puce. Elles aussi permettront que vous soyez suivi à la trace. Si ce monde-là vous convient, je suis désolé de vous le dire, c’est que vous avez une notion déjà tronquée de ce qu’est et devrait être la liberté. Un oiseau dans une très grande cage peut éventuellement avoir le sentiment d’être libre ; il ne l’est pas pour autant !

          Pour respecter le droit de propriété, il n’est nullement besoin de caméras ou autre dispositifs. Il faut deux choses essentielles, à mon avis : La justice par le partage des biens réellement équitable et l’exemple du respect de tous venant en priorité de ceux qui sont chargés de nous gouverner. Aucun de ces deux points ne sont totalement vrais et ils en sont même loin, de plus en plus loin.

          Aucune caméra n’arrêtera des gens qu’on pousse au désespoir. C’est entretenir de funestes illusions que de coire le contraire.

          • > PS : Le cadavre bouge encore... et la démocratie meurt...
            5 décembre 2005, par Charles

            Je suis resté mal à l’aise par rapport à vote argument qui me fait penser à la théorie du feu rouge. " Il n’y a pas de liberté car au premier feu rouge il faut s’arrêter". Je croies que vous avez une pensée peut être trop manicheiste : liberte totale ou absente.

            D’autre part pour ce qui est du suivi informatique, la CNIL fait respecter des règles d’accès aux données et de durée de sauvegarde.

            Bien sûr qu’une caméra n’empèche pas les agressions, personne n’en doute, mais peut être facilite t’elle le travail de la justice ?

            Qu’est ce qu’un partage des biens "rellement équitable" ?

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