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CPE : La France n’est pas seule dans la tourmente, la Grande-Bretagne et l’Allemagne sont en proie aux grèves

Catégorie politique
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(JPEG) Ce mardi 28 mars 2006 près de 3 millions de Français ont déferlé dans les rues. Le climat est très tendu et le gouvernement de Mr de Villepin ne semble pas vouloir changer de cap quant au CPE espérant un pourissement pendant les vacances scolaires.

Depuis quelques temps, les médias bien pensants mettent un point d’honneur à nous prévenir de la mauvaise image que donnent les citoyens Français au travers le monde et de ce fait les risques encourus pour notre économie.

En filigrane, on peut entendre ou lire :

La France est un pays où l’on ne fait que contester, manifester, refuser toute ouverture sur l’avenir (ultra-libérale) ect...

Evidemment, nous entendons ici l’écho de ce que nous avions refusé le 29 mai 2005.

Mais il est des informations bien différentes qui pourraient bien nous rappeler un viel adage.

« Avant de regarder la paille dans l’oeil de ton voisin regarde d’abord la poutre dans le tien »

Contrairement à ce que ces médias laissent entendre, la France ne serait pas la seule à se battre contre ce tout libéralisme : l’Allemagne et l’Angleterre connaissent eux aussi de sérieux mouvements sociaux.

-  Voici une dépêche AFP

Comme la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne en proie aux grèves

mardi 28 mars 2006, 14h57

Comme la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne en proie aux grèvesLONDRES (AFP) - A l’instar de la France, des mouvements sociaux touchent la Grande-Bretagne, où plus d’un million de fonctionnaires des administrations locales britanniques étaient grève mardi pour défendre leurs retraites et l’Allemagne, en proie à des arrêts de travail dans l’industrie automobile et la fonction publique.

Les fonctionnaires des administrations locales britanniques protestent contre une réforme menace de les faire travailler jusqu’à 65 ans contre 60 ans pour leurs collègues de l’administration centrale. Le gouvernement avait maintenu le départ à 60 ans pour ces derniers à l’automne, mais veut retirer la règle dite des 85 ans qui permet à un fonctionnaire local de toucher une indemnité complète à 60 ans si la somme de son âge et de ses années de services est supérieure à 85 ans.

Les salariés estiment qu’il leur faudra donc travailler plus longtemps, jusqu’à 65 ans pour la plupart, pour obtenir une retraite décente.

Ce mouvement de 24 heures, le plus important du pays depuis la grève générale de 1926 selon les syndicats, était très suivi d’après les premières estimations, qui chiffraient jusqu’à 1,5 million le nombre de grévistes.

Le secteur de l’éducation était le plus touché, quelque 2.000 écoles n’ayant pas ouvert leurs portes, avec un taux de 70% à Londres où une manifestation est prévue à 13H00 GMT à Westminster.

Services administratifs et sociaux, bibliothèques et musées, centres sportifs et de loisirs, services de police et pompiers, ramassage des ordures et transports en commun étaient également perturbés.

Le ministre britannique des Finances Gordon Brown a croisé des grévistes à l’entrée d’un bâtiment public de la City mais ne leur a pas dit un mot, contrairement à l’ancien président américain Bill Clinton qui l’accompagnait pour une conférence.

L’appel à la grève, lancé par 11 organisations, a reçu une "réponse fantastique", a souligné le syndicat de la construction Ucatt, alors que le syndicat Unison, le premier de la fonction publique locale, a prévenu qu’il y aurait d’autres grèves si celle de mardi ne débouchait pas sur des négociations.

L’Allemagne, quant à elle, est en proie à une agitation sociale importante qui va des agents de la fonction publique aux médecins et depuis mardi à l’industrie automobile mais ces conflits sociaux ne défient pas le gouvernement d’Angela Merkel.

Un millier de salariés du constructeur BMW ont cessé le travail mardi à Leipzig (est) pour une "grève d’avertissement" qui devrait à partir de mercredi toucher de nombreux autres groupes automobiles.

C’est même quasiment tout le secteur industriel allemand, de la construction mécanique aux technologies de pointe et à l’acier, qui devrait à terme être touché par des mouvements sporadiques d’arrêt du travail.

Objectif de ces débrayages ? Faire pression sur le patronat alors que les négociations avec les syndicats autour des revalorisations salariales s’enlisent.

Le syndicat de la métallurgie IG Metall réclame 5% d’augmentation de salaires pour les 3,4 millions de salariés du secteur. Le patronat n’a pas fait de proposition officielle mais estime que la hausse ne doit pas dépasser les gains de productivité, évalués entre 1,2% et 1,4%.

Quelle que soit l’aprêté du conflit social à venir, patronat et syndicat respectent certaines "règles du jeu". Ainsi, dans la plupart des Etats régionaux, les grèves d’avertissement étaient interdites jusqu’au 28 mars, les syndicats devant respecter une trêve d’un mois entre l’expiration de l’accord salarial précédent et le début de leur protestation.

Les responsables politiques n’ont pas pour habitude de s’immiscer dans les conflits salariaux dont la résolution relève exclusivement des organisations patronales et syndicales.

Depuis huit semaines, les services publics des communes du Bade-Wurtemberg (sud-ouest de l’Allemagne) sont touchés par un mouvement de grève. Ce conflit, le plus dur depuis 14 ans dans le secteur public, porte sur l’allongement de la durée du temps de travail.

Pour autant, cette grève n’a pas eu d’incidences sur les élections régionales qui se sont tenues ce dimanche dans ce Land prospère. Durant la campagne électorale, les "ténors" politiques locaux se sont bien gardés d’intervenir dans le débat et les électeurs ne leur ont pas non plus demandé.

Enfin le secteur de la santé est lui aussi en proie à une vaste protestation, dans la médecine libérale et les hôpitaux universitaires.

Les quelque 22.000 médecins des 34 hôpitaux universitaires du pays réclament une hausse de 30% de leurs salaires et de meilleures conditions de travail.

Quant aux médecins libéraux, ils étaient 30.000 à défiler vendredi dernier dans Berlin pour protester contre un projet de loi actuellement à l’étude qui prévoit de sanctionner financièrement ceux qui prescriraient trop de médicaments coûteux.

http://fr.news.yahoo.com/28032006/2...

De : AFP
mardi28mars2006



Publié le 28 mars 2006  par di2


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