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David Storey a dépensé 26 500 dollars pour une île virtuelle

Catégorie faits divers
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chômeurs,rmistes,sans-abri,pays en voie de développement,libertaires et aux énervés.

A conseiller à tous les grands fauves en manque d’idées pour des placements financiers fructueux !

David Storey : « Pourquoi j’ai dépensé 26 500 dollars pour une île virtuelle »

(GIF)

Cet Australien vient de débourser la somme record de 26 500 dollars pour acquérir une île qui n’existe que dans le jeu en réseau « Project Entropia ». Le promoteur numérique explique comment il compte tirer profit de son investissement.

Propos recueillis par Guillaume Deleurence , 01net.

Project Entropia est un jeu de rôle multijoueur sur Internet à part, puisqu’il est le seul à permettre aux joueurs de gagner directement de l’argent réel. Cet univers de science-fiction dispose de son propre système économique, où les gamers s’achètent et se vendent des éléments (des armes, des maisons...) plus ou moins cotés, puis les échangent contre des dollars réels. Cette économie s’avère de moins en moins ludique, en regard des sommes engagées.

Ainsi, l’éditeur du jeu, Mindark, a entamé en août des enchères concernant une île, baptisée Amathera. David Storey, un joueur australien de 22 ans n’a pas hésité à investir 26 500 dollars bien réels pour acquérir ce territoire virtuel. Son challenge sera désormais de tirer le meilleur parti de son île, en percevant des impôts, des droits de passage, en vendant des immeubles. Il devient ainsi le premier grand promoteur de l’ère numérique. David Storey, désormais célèbre sous le pseudonyme Deathifier, explique à 01net. pourquoi il a déboursé autant d’argent, quelles sont ses ambitions et pourquoi il considère cet achat comme un réel investissement patrimonial.

01net. : Dans le jeu en ligne Project Entropia, vous avez dépensé une somme incroyable, du jamais vu, pour acquérir une île virtuelle : 26 500 dollars, soit 19 456 euros... Est-ce de l’argent virtuel gagné dans le jeu ou de l’argent bien réel ?

David Storey : J’ai dépensé de l’argent réel, bien entendu. La majorité de cette somme a été déposée spécifiquement pour acheter cette île. Il est très difficile d’amasser une telle somme d’argent au sein du jeu lui-même, pour ne pas dire impossible. J’ai converti des dollars en Project Entropia Dollars (PED) pour cette acquisition. Plus tard, je pourrai convertir les PED gagnés en dollars bien réels.

Avez-vous dû emprunter de l’argent pour cet investissement ?

L’argent m’a été fourni par des investisseurs que je connais. Je leur ai expliqué le concept, montré des plans, une analyse des revenus espérés, et ils ont pensé que c’était une super idée. Ils ne jouent pas à Project Entropia et notre accord est des plus clairs : ils veulent que je réussisse et espèrent récupérer leur mise, accompagnée d’un petit bonus.

Espérez-vous gagner de l’argent avec cette île ? Pourriez-vous en vivre ?

J’espère obtenir assez pour couvrir le coût d’achat et générer un revenu constant, quoique modeste. Ce revenu permanent ne sera pas suffisant pour se débrouiller dans la vraie vie, cependant, il le sera pour évoluer confortablement dans Project Entropia.

Que comptez-vous faire de cette île exactement ?

Mon but est d’en faire l’un des meilleurs endroits de ce monde virtuel, que chacun pourra apprécier. Pour y arriver, il me faudra construire une ville convenable, entre autres. Pour la ville, j’entends proposer les services que proposent les villes réelles et inciter les gens à la visiter régulièrement, venir y faire du business.

Des parcelles de terrain (bâtiments et autres projets immobiliers) seront également vendues [David Storey pourra commercialiser 5 lots par mois, NDLR], puisqu’elles représentent la source principale d’argent pour l’année prochaine. Concernant le reste de l’île, j’entends la gérer de manière à ce que la chasse et l’exploitation minière [deux des grandes activités à Project Entropia, NDLR] satisfassent les joueurs. L’idée est d’encourager les joueurs à y installer leurs activités. Il est difficile d’en dire plus pour le moment.

Est-ce que cette île vous offre des possibilités de développement infinies ?

En théorie, c’est illimité. En pratique, tout dépend de ce que les développeurs de Mindark me permettent de faire. En ce moment, j’accumule de l’information et je mets en place les immeubles, pour qu’ils soient habitables. Je sais que dans un futur proche, j’aurai des outils pour gérer mon île au mieux, même si tout n’est pas encore très clair.

Je sais que les développeurs ont des projets importants pour cette île, j’ai les miens aussi. Il sera intéressant de voir comment tout cela évolue d’ici six mois.

Comptez-vous vendre cette île une fois que vous estimerez réaliser un bénéfice ? Ou voulez-vous demeurer propriétaire ?

Mon intention est de demeurer propriétaire tant que je jouerai à Project Entropia. Cela fait deux ans déjà, et j’espère y jouer encore au moins deux ans. Ce qui est intéressant avec l’île, c’est qu’elle est en majorité automatisée, donc si je suis très pris dans la vraie vie, il me suffira de passer une heure ou deux par jour en contact avec la communauté [les joueurs qui viendront sur l’île, NDLR] et m’occuper des problèmes urgents.

Certains joueurs estiment qu’au final, vous n’avez pas payé très cher pour cette île qui n’existe pas...

C’est vrai que certains estiment que c’était finalement une bonne affaire. Pour ma part, j’estimais, comme les développeurs, qu’elle atteindrait au moins 30 000 dollars. Certains m’ont dit qu’ils auraient enchéri s’ils avaient su que cela s’arrêterait à 26 000 dollars.

D’autres avaient envisagé de monter jusqu’à 60 000 dollars, avant de se raviser. L’île a un potentiel incroyable, mais elle présente aussi un certain risque. Pourquoi n’y a-t-il pas eu plus de participants à l’enchère ? Je l’ignore. Mais cela aurait rendu les choses plus intéressantes.

Pensez-vous que cet achat record va faire de vous une célébrité dans le monde des jeux en réseau ?

Cet achat me fait sans doute déjà bénéficier d’une large reconnaissance, ce fut une réelle surprise pour tout le monde. De nombreuses personnes ont suivi l’enchère avec intérêt, beaucoup ont rejoint le jeu après avoir entendu ce qui s’est passé.

Désormais, je suis reconnu partout où je vais dans le jeu. Maintenant, nous verrons si mes décisions et ma façon de gérer l’île seront suffisantes pour me permettre d’atteindre un statut de légende dans le jeu, en temps voulu. Un jeu de rôle et d’économie

« Pour moi ce jeu est unique » . Lamnam-Moon, pseudonyme d’un étudiant français qui joue à Project Entropia (PE) entre 5 et 10 heures par jour ne cache pas son enthousiasme. Il faut dire que Project Entropia n’est pas un jeu de rôle en ligne massivement multijoueurs (un MMORPG, soit Massively Multiplayer Online Role Playing Game) comme les autres. Il compte 200 000 adeptes à travers le monde et puise son originalité dans le fait que les joueurs investissent de l’argent réel. Et peuvent en gagner.

Project Entropia est proposé gratuitement en téléchargement et sans abonnement par la société Mindark. Les joueurs doivent injecter de l’argent dans le jeu pour faire évoluer leur personnage. Certains auraient déjà investi jusqu’à 30 000 dollars, soit le prix d’une voiture de grand luxe. Cet argent converti en Project Entropia Dollars (PED) possède une parité fixe avec le dollar (10 PED = 1 dollar). De fait, tous les échanges économiques dans le jeu s’effectuent avec une valeur monétaire véritable. « Le jeu est la nouvelle frontière »

Il existe ainsi un marché des items, des éléments de jeu, qui fluctue en fonction de l’offre et de la demande. Certains items se négocient jusqu’à 6 000 dollars pièce ! Dès lors, ceux qui réalisent de bonnes affaires peuvent demander à convertir leurs PED en argent réel, qui est transféré par Mindark sur leur compte en banque. « L’atout majeur de PE est son aspect économique et le mélange entre casino et MMORPG. Mais attention, les risques sont les mêmes qu’à la Bourse, il faut bien gérer ses investissements sous peine de perdre plutôt que gagner », résume Seifer, un autre joueur français.

Jon Jacobs, un joueur célèbre (pseudo Neverdie) pour avoir composé un des tubes musicaux du jeu, raconte : « Avec seulement deux items que je possède, je pourrais, si je le voulais, éventuellement récupérer jusqu’à 10 000 dollars. Mais je préfère conserver cet argent dans le jeu, je peux y faire des investissements bien plus intéressants que dans la vraie vie. Le jeu est la nouvelle frontière. » Selon Jon Jacobs, qui officie aussi comme porte-parole de Mindark, ce serait près de 100 millions de dollars américains qui auraient transité sur Project Entropia depuis janvier 2004.

Des chiffres qui devraient modifier les regards portés sur les jeux en réseau. Edward Castronova, l’économiste de référence du secteur, évalue ainsi à 1,5 milliard de dollars les revenus générés par les MMORPG en 2004.


Complément d’informations du 28.01.2005------

-  source 01net.com

Un jeu de rôle et d’économie

« Pour moi ce jeu est unique » . Lamnam-Moon, pseudonyme d’un étudiant français qui joue à Project Entropia (PE) entre 5 et 10 heures par jour ne cache pas son enthousiasme. Il faut dire que Project Entropia n’est pas un jeu de rôle en ligne massivement multijoueurs (un MMORPG, soit Massively Multiplayer Online Role Playing Game) comme les autres. Il compte 200 000 adeptes à travers le monde et puise son originalité dans le fait que les joueurs investissent de l’argent réel. Et peuvent en gagner.

Project Entropia est proposé gratuitement en téléchargement et sans abonnement par la société Mindark. Les joueurs doivent injecter de l’argent dans le jeu pour faire évoluer leur personnage. Certains auraient déjà investi jusqu’à 30 000 dollars, soit le prix d’une voiture de grand luxe. Cet argent converti en Project Entropia Dollars (PED) possède une parité fixe avec le dollar (10 PED = 1 dollar). De fait, tous les échanges économiques dans le jeu s’effectuent avec une valeur monétaire véritable. « Le jeu est la nouvelle frontière »

Il existe ainsi un marché des items, des éléments de jeu, qui fluctue en fonction de l’offre et de la demande. Certains items se négocient jusqu’à 6 000 dollars pièce ! Dès lors, ceux qui réalisent de bonnes affaires peuvent demander à convertir leurs PED en argent réel, qui est transféré par Mindark sur leur compte en banque. « L’atout majeur de PE est son aspect économique et le mélange entre casino et MMORPG. Mais attention, les risques sont les mêmes qu’à la Bourse, il faut bien gérer ses investissements sous peine de perdre plutôt que gagner », résume Seifer, un autre joueur français.

Jon Jacobs, un joueur célèbre (pseudo Neverdie) pour avoir composé un des tubes musicaux du jeu, raconte : « Avec seulement deux items que je possède, je pourrais, si je le voulais, éventuellement récupérer jusqu’à 10 000 dollars. Mais je préfère conserver cet argent dans le jeu, je peux y faire des investissements bien plus intéressants que dans la vraie vie. Le jeu est la nouvelle frontière. » Selon Jon Jacobs, qui officie aussi comme porte-parole de Mindark, ce serait près de 100 millions de dollars américains qui auraient transité sur Project Entropia depuis janvier 2004.

Des chiffres qui devraient modifier les regards portés sur les jeux en réseau. Edward Castronova, l’économiste de référence du secteur, évalue ainsi à 1,5 milliard de dollars les revenus générés par les MMORPG en 2004.



Publié le 15 janvier 2005  par di2


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